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samedi 30 janvier 2016

Elvis Presley, 1954

Elvis Presley,


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ou l'antithèse de Mon Histoire du Rock ?


Elvis Presley n'a jamais fait partie de Mon Histoire du Rock. c'était, déjà, "de mon temps", un type fini, has been, hors jeu.

Difficile aujourd'hui d'imaginer que ce type adipeux, vêtu comme un sapin de noel, feulant devant un parterre de vielles radasses à Las Vegas (cf Celine Dion au même endroit!!!) des crooneries italisantes (It's now or never, O Sole Moi revu pour l'occasion), avait pu être la révélation rock'n Roll tant espérée par Sam Philips au milieu des annéées 50.

L'histoire raconte que Sam Philips recherchait un blanc capable de chanter, et de danser, comme le faisait, selon l'image d'épinal un rien raciste, les noirs.

Le gars Elvis va chez Sun records, d'abord enregistrer dans une cabine mise à disposition des quidams pour s'auto enregistrer. La légende dit qu'il enregistrait le disque pour sa mère, à laquelle il vouait une dévotion sans bornes. Il semble qu'il voulait surtout entendre et juger sa propre voix.

Sam Philips, qui avait un flair incroyable pour déceler les talents (on lui doit d'avoir découvert et lancé Howling Wolf BB King, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Johnny Cash, Roy Orbison…. ), est certain que s'il trouve cette perle rare, il deviendra riche à millions.

L'avenir lui donnera à la fois tord et raison: raison parce qu'Elvis Presley ouvrira en effet une voie (voix?), tord parce qu'Elvis tombera dans les griffes du damned "colonel" Parker, pour son malheur et celui du Rock'n Roll… La fortune sera donc là, mais pour un autre…

Cela étant, le "brillant" Parker, qui n'était pas plus Colonel que moi entraînera Elvis Presley sur la pente douteuse du cinema de série B, lui qui semblait fait pour la scène live et la musique. De navet en navet, il tombera ensuite dans un style crooner à paillette que j'évoquais plus haut. Bye bye le rocker blanc, bye bye le groove et le déhanchement sensuel et le rock primal.

L'autre rocker blanc, Jerry Lee Lewis, pourra s'en réjouir un instant, lui qui considérait tous les autres comme des minables et Elvis comme un plouc. Mais c'est une autre histoire. Finalement, ni Jerry Lee, trop politiquement incorrect, on en a déjà parlé, ni Gene Vincent, trop sauvage, ni Eddie Cochran, mort trop tôt, ni Johnny Cash, trop bad boy, ne profiteront de la descente d'Elvis Presley du panthéon du rock.

Mais lui-même ne reprendra jamais le titre, et qui se souvient aujourd'hui de l'Elvis de "That's all right, Mamma"?
 







samedi 19 décembre 2015

John Lennon, 1940, 1980

John Lennon


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John Lennon est mort assassiné le 8 décembre 1980 ; On a donc beaucoup reparlé de lui ces temps-ci, d’autant plus que le morceau emblématique de l’icone Peace and love (Imagine) avait tristement résonné quelques semaines, et quelques mois plus tôt, à Paris et dans plusieurs endroits du globe.

Faut-il encore écrire sur John Lennon? Tout n'a-t-il pas été déjà écrit? Ce blog ne souffre-t-il pas d'une forte disproportion de billets sur les Beatles?

Vas-tu, lecteur, en avoir marre?

Si c'est le cas, dis-le, les commentaires sont fait pour ça. Et ne sois pas rebuté que je te tutoies, piquant deux grammes de style à San Antonio, mais surtout présageant du fait que ce blog n'aie qu'un seul lecteur (à la fois...).

Ce billet est inspiré par le détour au pied du mur Lennon à Prague.

Donc donc, John Lennon.

On le trouvait un peu gnangnan, un peu pontifiant, un peu "grand frère qui va nous dire la vie", en 1980, et ça nous les brisait menu.

On écoutait plutôt du bon gros rock, du blues bien gras, façon AC/DC ou ZZ TOP, ou bien les Ramones, XTC et les Inmates. Mais aussi les Specials et Madness, faut bien rigoler un peu. Debbie Harry semblait plus désirable à nos libido adolescentes que madame Ono.

Il paraissait d'un autre temps celui de l'optimisme, du lendemain qui chante et de ce qu'on appelle aujourd'hui la croissance, toutes choses qui nous paraissaient improbables, tout autant que cette indéfectible volonté de changer le monde: Tout ça nous paraissait à la fois vain et simpliste, dépassé et présomptueux. Artiste engagé, l'engagement des "Bed-ins" nous paraissait bien faible, dans le confort d'un hotel d'Amsterdam….

Lui et Yoko Ono semblaient ressasser encore et encore les thèmes chers aux années 70, qui nous paraissaient alors décalés et hors de propos. Has been.

La New Wave naissait, à rebours des grandes causes qu'elles soient Punk ou Hippies, dans une ambiance de crise, de relations Est-Ouest des plus tendues, d'impasse au plan des relations sexuelles (Sida). Elle se nourrissait de tous ces courants ainés, du pub rock et du glam, aussi. Et y mettait son grain de dérision et de fatalisme.

Faites l'amour, pas la guerre, qu'il disait. Les deux semblaient vouloir mener à la même mort certaine, et Lennon (mais il n'était pas le seul) semblait ne pas avoir vu ça venir, et continuer à prôner l'amour libre, auquel nous n'aurions droit que sous latex.

A vrai dire on lui attribuait sans doute une grande part dans la responsabilité de la séparation des Beatles, et ça jouait pas en sa faveur. Même si au Beatles je préférais les Animals et les Who. Même si je ne viendrai que plus tard reconnaitre la richesse et l'importance des Fab Four. Même si la responsabilité de cette séparation était sans doute bien partagée, et le sujet bien plus complexe qu'il n'y paraissait...

Aujourd'hui Lennon passe pour le pur et dur, le tenant de l'axe Rock des Beatles, quand McCartney serait le responsable de la ligne guimauve. Va savoir.

Et si on s'en foutait un peu? Peut-être Lennon était-il effectivement plus porté sur le rock'n roll, adulant en particulier Mr Rock'n Roll, j'ai nommé Chuck Berry.

Mais dans les années 80, il tendait à le cacher un peu tout de même. N'affirmait-i-il pas que Bob Dylan, qui n'était pas pour nous une icône du Rock'n Roll, était l'un de ses principaux modèles? On retenait plus de lui ses créations mièvres (Imagine, Woman, etc) que ses bœufs télévisés avec Chuck Berry.... Pas mal "téléphonés", et dus aux nécessité d'un accord avec Le Grand Chuck, pour éviter un procès pour plagiat autour de "come together"..


"I've been shot", seront ses derniers mots, un soir de décembre 1980 au pied de son immeuble, le sinistre Dakota Building...

Viendra, plus tard, le temps ou Imagine prendra sa signification, à la porte d'un journal d'abord, puis dans la rue, en face d'une salle de spectacle tristement célèbre d'un soir de folie.









dimanche 18 août 2013

Tommy, The Who

TOMMY , 


Seconde partie, le film de Ken Rusell

Le film Tommy, de Ken Russel d'après l'opéra-rock des Who passe dans la ville voisine. C’était en, voyons ??? 1981 ? 1982 ?? au plus tard…

On y va, avec ma chère soeur et un très bon pote d'alors.

REVELATION !! Je me souviens qu’en sortant du ciné, on sortait de la 4l de ma sœur, ce copain et moi, à chaque feu rouge, pour danser des Po-Gos endiablés (et courts) sur les passages cloutés en chantant I’m Free tan lan lan lan lan lanlan I’m free..

Le copain de l’époque est devenu haut fonctionnaire dans la Culture, et il a certainement oublié tout ça…. 


As-tu oublié?

Comment c’est possible, d’oublier Tommy… ???

Les Who, eux, n’ont pas oublié leurs fans quand ils écrivent successivement Tommy, et plus tard Quadrophenia, puisque les 2 « opéras rock » sont autant d’hommages à ceux qui les suivent depuis 1964.

Quelques années plus tôt, en 1978, on avait appris qu’on pouvait mourir en allant assister à un concert de rock. Une bousculade à l’entrée d’un concert des Who avait fait plusieurs morts. Je me souviens d’avoir frémi en entendant ça à la radio, et qu’à l’époque les Who me paraissaient inaudibles… Je les adorerai 2 ans plus tard !!! Oh, bien sûr, c’était arrivé lors d’un concert des Stones (Altamond, où un membre du service d’ordre flingua un type qui brandissait un couteau, mais l’histoire, pour sordide qu’elle soit, n’a rien à voir). Les Who entraient de ce fait dans le sinistre club des voyous qui jouaient malgré la mort de leurs fans. A leur décharge, ce jour-là, ils n’eurent connaissance de l’accident qu’après le concert, les managers ayant préféré que le concert ait lieu pour éviter d’autres mouvements de foule.

Ce « problème » de fan préoccupe tout de même le groupe au point qu’ils intègrent à Tommy un titre hommage à une fan défigurée lors d’une bousculade : le titre tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’histoire, mais l’intention est là.


PeteTownshend a toujours été très attentif envers ses fans, et aussi envers les membres du groupe : compositeur de pratiquement tous les morceaux des Who, il a, dès l’origine (et le solo de basse (1er du genre) de MyGeneration) fait en sorte de mettre en évidence chaque membre du groupe.


Les Who, connus pour avoir inventé le gros son sur scène (Le guitariste Pete Townshend en a gardé des acoufen et le chanteur Roger Daltrey est presque sourd), mais aussi quasiment inventé le riff hard rock (ce qu’on appelle les power chords, c’est-à-dire des accords joués sur deux cordes, ne conservant que la dominante et la 5ème de dominante). C’est aussi donc le première groupe à avoir créé un « véritable » opéra-rock Tommy, donc, pour y revenir.

Les Who ont joué Tommy sur scène, (et à Woodstock !!! voir article précédent) ce qui est également une prouesse technique dans l’enchainement des morceaux sans coupure entre eux, et l’ajout d’instruments et d’arrangements inhabituels. Les difficultés n’arrêteront pas les Who, qui récidiveront de prouesse et d’innovation avec Quadrophenia, mais l’aventure sur scène finira en quenouille…

Pour en revenir au film, à la version filmée du rock opéra, emmené par Ken Russel est un sommet de psychédélisme kitch, et je trouve qu’il a terriblement vieilli. Pratiquement tous les morceaux ont été réorchestrés, et assez rarement à leur avantage (si ce n’est pour Pinball Wizard joué par Elton John et Eyesight to the Blind par Eric Clapton), et on, (en tout cas, moi), regrette que la version d’origine n’ait pas été retenue : La nécessité de faire chanter les acteurs en lieu et place de Roger Daltrey (qui sur l’album studio chante tous les rôles), n’imposait pas pour autant de ré « arranger » les orchestrations : Hélas, elles y perdent en dynamisme, en spontanéité, le rythme et le groove n’est plus là, c’est dommage !

Cela étant, voyez tout de même ce film s’il passe près de chez vous… Quadrophenia a bien été redistribué dans les (quelques) salles en version remasterisée, on peut rêver ?? A moins qu’Arte, un de ces soir ??? Et, quoi qu’il en soit, (ré) écoutez l’album…

dimanche 11 août 2013

Tommy, The Who, première partie, l'album


Pourquoi TOMMY 

est-il considéré comme un «opéra rock » ? 


Rock, Opéra, c'est compatible?


Eh bien Pete Townshend le compose avec une structure proche de celle d’un opéra classique : une ouverture, dans laquelle les thèmes qui seront développés sont introduits. L’ensemble est écrit autour d’un livret, d’une histoire.

Le prétexte est par ailleurs à rendre hommage aux fans des who, à rigoler un peu, à balayer la période des 60's dans une espèce de fresque de la vie d’un jeune britannique.

Pink Floyd fera plus tard (The Wall) un copié coller en négatif, paranoïaque et dépressif; mettant en exergue le traumatisme, réel, non seulement laissé par la guerre, mais aussi par un système éducatif particulièrement dur.

Là, avec les Who, c’est plus festif et joyeux, et si les traumatismes sont bien là, l’idée est que la musique, (celle des Who…) est salvatrice et source de plaisir. Tant mieux.

Je me souviens que le double 33T avait une pochette « pop art » assez psychédélique, en trois volets. Les faces des 2 33 tours étaient numérotés 1 et 3 pour le disque 1 et 2 et 4 pour le second… bizarre, mais cela permettait à ceux qui disposaient de 2 platines une écoute continue !!... Tout cela n'a plus beaucoup de sens, à l'heure du MP3...


Tommy est donc un enfant dont le père est mort à la guerre. Maman se console avec un autre homme, Tommy assiste à l’assassinat de son père (qui revient inopinément un soir et surprend sa mère au lit avec l’amant : sur ce point le film différera du double album original, ou c’est le contraire !!). Le beau-père et la mère lui hurlent ‘tu n’as rien vu, rien entendu, rien de ce que tu viens de voir n’est jamais arrivé’ et poum le gamin devient « deaf dumb and blind ». Commence alors une série de consultations chez les toubibs, sorciers, dealers, pour le sortir de ‘l’eternal grave’. Mémorable « Tommy can you hear me », dont l’action dans le film se déroule un jour de Noel… Mais le gamin est un sorcier du flipper (mais où vont-ils chercher tout ça), Pinball Wizard qui sera chanté dans le film par Elton John (Steve Wonder voulait le rôle, et fut vexé du refus de Townshend, voire son bouquin (Who I Am »).

..Car le film sera l’occasion de faire intervenir plein de guest stars, qui se prêteront au jeu ( Nicholson, Ann-Margret, Clapton, Tina Turner.. ). Enfin, Tommy voit un psy qui lui conjure de casser le miroir, ce qu’il fait et hop, libéré, il enjoint à tous ses fans de vivre libre, pour eux même, et de ne pas suivre les gourous de toute sorte ni de tomber dans toutes les drogues qui passent par là (I’m Free, puis We’re not Gonna Take It »). Les Who sont donc passés par tous les démons du Rock des 60’s et finissent baba cool, en ayant chassé les démons de la drogue et les gourous indiens…. Keith Moon, le batteur, aura plus de mal à en sortir, et décèdera d’une overdose du médicament sensé le sevrer de son addiction.

La version Live à Woodstock de 'See Me, Feel Me' restera "dans l'histoire": Le groupe jouait en fin de nuit, et le morceau en question fut accompagné par le soleil levant, augmentant le côté magique du morceau...

Tommy est certainement le plus abouti des « opéras rocks », genre qu’aborderont beaucoup de groupes de l’époque (Sgt Peper des Beatles, Pet Sound des Beach Boys, Their Satanic Majesties Request des Stones et Arthur(…) des Kinks) Si les Kinks feront un truc à l’histoire homogène, leur musique ne sera pas « à la hauteur » (cette fois), et le succès sera limité. Quant aux autres, même si le Sgt Peper est un album énorme, il n’a pas l’unité et l’homogénéité d’intentions de Tommy, je n’ai jamais compris pourquoi Pet Sound était tant porté aux nues, et les Stones ne m’ont jamais paru capables d’un truc construit de plus de 3 minutes. Les Who montreront d’ailleurs leur capacité à œuvrer dans l’exercice, en réitérant avec Quadrophenia, dont on a déjà parlé….

jeudi 27 juin 2013

Quadrophenia The Who, Pete Townshend

Quadrophenia

 L’odyssée des MODS: Quadrophenia


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The Who, au meilleur de leur forme

Hey Mates! Un évènement cultissime est passé inaperçu !! Quadrophenia le film ressort sur les écrans !!! ALLEZ -Y !!!!!


Sur mes K7.... Quadrophenia second "opéra rock" des Who. (de qui? hahaha). Un film culte, réalisé un an après la sortie de l'album, ajoute à la bande son quelques titres Rythm'n blues des années 60, puisque l'action se situe en 1964 (on reverra ça plus tard). Autant Tommy, réalisé assez longtemps après la sortie de l’album, est très « marqué », semble aujourd’hui démodé, mais garde le charme d’un style psychédélique très marqué, autant Quadrophenia est moins daté, et reste donc plus regardable aujourd’hui.

Détail rigolo, Sting joue dans le film, c'est 'The Ace', "The Mec", il a la classe, le scooter Vespa "GS", et tout.

Ma soeur m'avait offert une parka identique à celle que porte "Jimmy", l(anti) héros du film! La parka est restée "affichée" dans ma chambre, sortir avec dans la rue (ce que j’ai fait, 2 ou 3 fois) était prendre le risque de se faire péter la tronche… Je m’étais fait courser par des pseudo punk, un jour, dans Versailles, ces conneries n’étaient pas pour moi….

Ce film est, de façon absolument définitive, le film musical qui a marqué mes « années lycée ». Mais avant cela, l’album qui a servi de support à ce film est probablement dans le top du top 5 des albums « milestone ». C’est naze, mais j’ai des frissons à chaque fois que j’écoute le disque ! Pas seulement, pas tellement d’ailleurs, par nostalgie. Les mélodies, les arrangements, la construction, aujourd’hui encore(j’écoute le disque en ce moment), me paraissent « sans faute », prenantes, émouvantes.

Concept, puisque l’époque était aux concepts, ce héros est quadrophenique, c'est à dire qu'il a un double dédoublement de la personnalité !!:

4 Personnalités, 4 membres du groupe (The Who), 4 thème dans l'album, chacun écrit et chanté par l'un des membres du groupe.(vous trouverez une description des thèmes, tout ça, sur la page Wikipédia..C’est la « trouvaille » du scénario, je veux dire du livret puisqu’il s’agit d’un « Rockopéra »… Comme souvent, Pete Townshend compose avec générosité ses morceaux en pensant à donner l’occasion aux membres du groupe de donner le meilleur d’eux-mêmes : déjà sur My Generation (faudra raconter), il écrivait à Entwistle un solo de… basse !

C’est surtout une œuvre (oui, oui) d’inspiration romantique, dans le sens de l’expression de passions exacerbées, d’une outrance de la passion sur la raison, et d’expression des états d’âme par le biais de l’art. Telescopage de l’histoire puisqu’on raconte en 1979 (en pleine crise économique) l’histoire d’une jeunesse de 1964, paumée entre parents bien comme il faut, et promesses d’avenir glauque. Le type est moche, il est paumé, (il s’écoute un peu beaucoup aussi, tiraillé entre admiration de « The Ace », le leader, son rejet de la culure Mods (Is it Me ?) et son désintérêt de tout (I’ve had enough), sa crise d’ado, tendance qu’est ce qui m’arrive (Is it in my head ?), son refuge dans la musique (Love reign o’er me).

J'ai vu le film la première fois à Versailles Porchefontaine en ?? 1981? Dans un cinéma qui n'existe plus aujourd'hui: (Je cherche le nom de ce cinéma dans ma pauvre mémoire depuis des années. Juste après le pont de chemin de fer, sur la gauche... (Damned, je fais une fixation et j'aimerai bien retrouver ce nom). Je me souviens des Pogos endiablés sur le chemin du retour, avenue de Paris, je sais pourquoi LOUIE LOUIE est pour moi un morceau culte, un étendard de cette époque et de cette culture. (regardez le film). Je sais pourquoi j’ai voulu aller vivre à Londres. Parfois il me semble que c’est pour avoir beaucoup écouté Madness. Non. Madness viendra presque « après », comme en filiation directe. Londres, c’est pour moi d’abord les Who, My generation, Quadrophenia (mais aussi Tommy of course, et la performance à Woodstock !!) Je reverrai le film à Londres… évidement ! En late night, on avait 2 films de suite pour le prix d’un, tard, très tard, le soir, dans un glauque cinéma de quartier.

Bizarrement, ce double album, ce film, voulu comme un hommage des Who à leurs fans les Mods, annonce en fait le mouvement Punk, tant dans l’esprit (Cut my Hair, The Punk and the Godfather, Bell Boy..) que dans la musique, pourtant construite, léchée, mais chargée en accords de guitare « basiques » (powerchords, presque inventés par Pete Townshend, accords sur 2 cordes (accords de 5ème de dominante), simples mais puissants, sauvages.

Les Who vivront un cauchemar en tentant de jouer cet album sur scène : bourré d'effets (bandes son avec la mer, melotron (qui sait ce qu'est un MELOTRON? Je vous dirai ça, 'suffit de demander gentiment), lignes à retard.... ce qui fait qu'ils n'arrivaient jamais à jouer "ensemble" en live. Pete Thowshend finira par détruire les bandes en plein concert... Donc, Quadrophenia, avec pas mal de morceau instrumentaux assez imposants et plutôt agréables. L’un d’eux, The Rock, est assez représentatif de la fougue du batteur-fou Keith Moon, et des 4 thèmes du double 33 tours : Bell Boy, Is It Me? Helpless Dancer et Love, Reign O'er Me. (celui qui passe, juste en ce moment.)



mardi 21 mai 2013

Ray Manzarek, clavieriste des Doors

Ray Manzarek


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On a appris hier soir le décès de Ray Manzarek. J'avais "par devers moi" un billet sur les Doors, que j'imaginais poster ces jours-ci. Ne voulant pas mêler (comme tant d'autres) l'hommage à un homme et l'histoire du groupe, et donc de Jim Morisson, je repousse à plus tard le billet sur The Doors.


Les hommages ne se bousculent pas pour cet artiste oublié, caché dans l'ombre de Morisson: la plupart des notices nécrologiques publiées ce matin ne peuvent éviter de mentionner (trop) longuement le chanteur des Doors dans la bio de Ray Manzarek.

C'est nul.

Ce grand pianiste aux influences Jazz a réellement marqué le rock, donné au groupe The Doors un son inimitable auquel le succès du groupe doit beaucoup.

Merci à lui, ne serait-ce que pour le solo extraordinaire sur Light My Fire, aérien et envoutant, mais la partition de Break on Through n'est pas mal, non plus... Bref, ré-écoutez The Doors en prêtant, il est temps, davantage attention aux claviers...
Les observateurs auront not que ce groupe n'a pas de bassiste: c'est la main gauche de Manzarek, encore lui, qui joue la partition basse au clavier!



vendredi 10 mai 2013

Electric Light Orchestra Rock, variété, disco? Un peut de tout ça et quelques succès...

E L O , Electric Light Orchestra ,


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groupe kitch des années 70 80 , a tenté de répondre à une question étonnante...

mais qui a l'époque me concernait!


Peut-on jour du rock au violon ?

C’était une question qui, évidemment, se posait pour moi, qui n’osait pas le poser, ce violon, pour attraper une guitare…

La réponse, me vint, je devais être au lycée, par une camarade de classe qui, avec sa sœur, toutes deux très bonnes violonistes, « s’amusaient » à jouer les titres d’E.L.O en récréation des concertos de Bach, qu’elles jouaient également à la perfection…

Je ne travaillais malheureusement pas assez le violon pour y arriver, et hélas, E.L.O vira très fort vers le disco, ce qui, dans un sectarisme que j’assumais à l’époque, me paraissait rédhibitoire !

M’enfin, ce sectarisme ne devait pas être si profond, puisque chez le disquaire de l’avenue de St Cloud à Versailles où j’avais atterri, j’achetais le même jour Discovery (rien que le nom, déjà…) et Powerage, d’AC/DC, le même jour.

J'ai dit dans un autre billet ce qu’AC/DC représentait à l’époque, eux qui maintenant sont devenus l’un des groupes « repères » de l’histoire du rock…

Mais revenons à nos…violons, ceux d’E.L.O., beaucoup plus respectables à l’époque que les mauvais garçons d’AC/DC.

Electriques, les violons (Electric Light Orchestra, jeu de mot (mot valise) sur « electric Light » ; le logo du groupe étant un néon et « light orchestra », le groupe étant composé comme un orchestre classique "léger" c'est à dire de petite taille). Je disais electriques, les violons, c’est-à-dire que le chevalet contient un micro « piezzo », c’est donc la vibration du chevalet, du bois de l’instrument, qui est transformée en courant électrique.

Dans une guitare électrique, ce n’est pas le cas. C’est la vibration d’une corde métallique devant un aimant qui produit un courant électrique. Dans le premier cas, la vibration de l’instrument est captée, comme un micro capte une voix, dans l’autre, la corde métallique crée le champ electrique.

Plus tard, j’achèterai, à Norwich, UK, un chevalet que je monterai sur mon violon, mais les quelques expériences que je mènerai ne me séduiront pas, je n’irai pas très loin. Jouer devant un public, même (et surtout) si il est limité aux autres membres du groupe représente nécessite de surmonter une pudeur mal placée impossible alors à combattre.

Back to ELO, le groupe se distinguait non seulement par l’utilisation d’instruments à cordes « classiques », mais aussi par un jeu de batterie musclé (le batteur jouera pour le péchu Black Sabbath).

ELO, donc, une fois sorti des relatives mièvreries (Confusion, Last Train to London) donnera quelques titres sympa, Don’t Bring Me Down « grrrrrrrrrrrrrouuuuuuuuuuuuuussssssssssssss », et, (mais pas sur « Discovery ») « Hold on tight to your dream » (au sexy french ‘acowochotoi atonwève ohhh) , et "Rock’n roll is king".

"Don't Bring Me Down" aurait fait un titre rock du plus bel effet, certaines reprises d'ailleurs le montrent plutôt bien.

Ce groupe ne restera pas tellement dans les mémoires, quoiqu’il ait marqué les années 80 par quelques tubes retentissants et par une démarche originale: Une approche trop disco a sans doute daté rapidement le son du groupe, qui tentera de se reformer sans succès plusieurs fois dans les années 90.



vendredi 19 avril 2013

Les 10 morceaux d’une fete reussie….



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Une fête, dix morceaux incontournables?


Un copain m’a demandé (a demandé à pas mal de gens, en fait…) la liste des 10 morceaux ABSOLUMENT IMMANQUABLES dans une fête réussie, « selon toi, ta vie, ton expérience et rien d'autre (ta mémoire aussi..) », prends 5 à 6 minutes pour y réfléchir…

Voici en deux mots la réponse :

10 c’est une petite soirée vit’fait. 20 30 minutes à tout casser ;-)

Je te propose : 2 « disco pour mettre l’ambiance », 2 « gros rock avec des cris de la foule », 2 « rocks pour danser à 2 » , 1 seul « slow parce qu’on n’a plus l’âge », 1 « reggae mais j’en aurai mis un autre (red red wine version ub40) », 2 « trucs des 80’s »

YMCA Village People


VENUS bananarama

I love rock’n roll Joan Jett

It’s only rock’n roll Rolling stones

All Shook Up Billy Joel

Johny B Goode Chuck Berry

Hotel California Eagles

I Wanna Love You Bob Marley

Allways the sun Stranglers

Thriller Michael Jackson

Le cadre est je trouve un peu restrictif, mais comme on dit, dura lex sed lex, l’oie est dure, mais c’est de l’oie. Du coup on dira, ah, ça maque de ceci, de cela, mais 10 titres, c’est vite rempli, ça manque un peu de trucs actuels, par exemple, mais on se refait pas, n’est-ce pas ? Pour élargir le champ, on aurait pu dire bien des choses en somme tenez par exemple :

10 slow, 10 rocks, 10 disco/dance/actuels, 10 “divers ambiance dance” et 10 rocks péchus, ce qui donne 50 titres, à raison de 3 minutes en gros par titre, 150 minutes deux heures et demi.

12 morceaux et non dix, ce qui laissait une possibilité de faire « 2 titres par catégorie », si tant est que les catégorie que j’ai instinctivement défini aient ici un sens.

Mais ce n’était pas la question. L’idée était « en 5 à six minutes » donc de façon assez peu réfléchie, intuitive.

Chacun peut « jouer » ici!

Quelle serait "votre liste"? publiez et commentez !



dimanche 14 avril 2013

Deep Purple album Machine Head ce n'est pas seulement Smoke On The Water!

Deep Purple.....



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Hard Rock ? Rock Psychédélique ? Rock « Symphonique » ?


 



Un peu tout ça successivement », selon l’époque, l’influence dominante de l’un ou de l’autre.

Un grand classique assurément, qui n'est pas de nature à effrayer ceux - dont je suis - que le hard rock, métal, pur et dur, rebute.

L’album le plus marquant est pour moi ‘Machine Head’ avec bien sûr Smoke On The Water dont tout le monde connait l’histoire.

Comme souvent, un riff, une mélodie super simple (fallait-il encore la « trouver »), un morceau construit « au hasard », devient un tube interplanétaire alors qu’il était destiné à servir de bouche trou…

Mais surtout Space Truckin’ et les hurlements félins du chanteur Ian Gillan. Ian Gillan, que j’ai pu voir récemment dans un show assez baroque « Rock Meets Classics » comme les anglais les affectionnent. Péchu et généreux avec le public.

Space Truckin’ donc, très rock, très hard, et aussi sur le même album « Lazy », presque jazzy, dont l’intro est tellement longue que c’est presque un instrumental, le titre du coup résonnant comme un clin d’œil, trop paresseux pour écrire des paroles. Il y a sur cet album d’énormes contrastes, tiraillements entre la tendance rock, blues, hard-rock et le « passé » rock planant, psychédélique. Mais malgré tout l’ensemble a une unité, une homogénéité, tout s’enchaine et je ne vois pas un titre dont on se dise – comme souvent – ce morceau dénote.

Le 33 tours à la maison était l’un de ceux (2 ou 3 ) qui étaient le plus écoutés, et je me souviens que « vers la fin » Lazy et Smoke on the Water » étaient presque inaudibles…

Cet album est à coup sûr selon moi un monument du Rock'n Roll



vendredi 5 avril 2013

Sonnet à la gloire des disquaires

Disquaire


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C'était quoi un disquaire? 
Un gars qui vendait des "Vinyls" dans une boutique. Mais nous on disait pas Vinyls, on disait 33 Tours...


Le disquaire, c’était, dans nos jeunes années,
Un commerçant barbu dans une échoppe noire
Au milieu de vinyls entassés, au comptoir
Un hirsute grognon à la mine fanée
 Pour peu qu’on fréquentât sa boutique damnée
Il pouvait s’adoucir et nous laisser l’espoir
D’un avis, d’un conseil, et nous dire l’histoire
De tel groupe adulé, mais par lui condamné
Il possédait mille disques et les connaissait tous
Sa culture nous semblait plus grande que Larousse
Et ses disques fragiles, qu’on pouvait écouter...
...Au casque, luxe ultime, recueilli et rêveur
Jurant qu’un jour aussi, on serait des rockers
Avant de repartir, les oreilles shootées



jeudi 21 mars 2013

On mettait "ça", dedans, et ça faisait de la musique! ( souvenirs d'une K7, cassette audio)

Mon Histoire du Rock ...


Les K7 audio

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Objet insolite et desuet de la culture rock, la K7...




.. Il y avait des k7 "normales", des "Chromes", et des "Métal", le top du top. Une boutique à Londres au bout de Tottenham CR en vendait pas cher, en gros...

On l'a vu, de temps en temps la bande sortait et s'enroulait dans le mécanisme du cassettophone. D'autres fois, elle frottait sur un côté et se presque déchirait.

Ces situations pénibles, dramatiques, étaient heureusement rares.

On pouvait acheter des K7 enregistrées, mais on aimait surtout faire nos propres compilations ou enregistrer les disques (on disait pas trop "vinyls", les anglais disaient LP (long playing sessions), ceux qu'on n'aimait pas assez pour les acheter, avoir la pochette, les photos, les "crédits", les textes..La reproduction de la pochette du 33T sur la K7 était étriquée, c'était nul. Le CD n'arrangera pas les choses, et préparera la disparition de toute une partie créative autour de la musique rock, mais c'est une histoire.....

C'était assez pratique, le poids, la taille de l'objet (gros comme.... une K7 hahaha) permettait facilement le transport et d'écouter sa musique un peu partout sur des modèles de lecteurs compacts (le fameux Walkman). La cassette se rangeait dans une boite-tiroir, on les empilait les unes sur les autres, Ah bien sûr, le "MP3" restait à inventer, mais on en était encore loin, très loin, et on n'avait pas la patience d'attendre! Nous nous trouvions déjà privilégiés par rapport à nos ainés munis de 45T et de Tepaz, et ces k7, qu'on se prêtait beaucoup plus facilement que les 33t (que, fragiles, on réservait à un usage domestique!).

Tu as entendu le dernier "AC/DC"? Je te ferai une k7!

On écoutait religieusement la k7, et si ça nous plaisait on allait chez le disquaire, on achetait le 33T.

Les k7 ont, comme les disquaires, disparu. Faudra parler des disquaires.

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