On reste dans l’univers Beatles, mais on revient à New York qu’on avait quitté pour parler du concert de McCartney, mais aussi fêter le 200 ème article de ce blog avec ‘THE’ titre originel, fondateur… The House of the Rising Sun. Cette maison du soleil levant devait être paumée quelque part à la Nouvelle Orleans. Loin, encore plus loin, se trouve le Dakota. Le Dakota Building, lui, a été construit à New York, Manhattan au 19ème siècle. Tellement loin et isolé du centre de l’époque, qu’on lui donna ce nom de Dakota, état fédéral qui paraissait alors loin, loin, et isolé. Hahaha. Dans notre petit périple new-yorkais sur fond de lieux mythiques du Rock’n Roll, un passage au Dakota Building était de mise, dans la même foulée qu’un arrêt de mémoire au Strawberry Fields Memorial, pas loin, dans Central Park. Je fais pas une course à l’article pour l’article, je te mets donc un seul article pour les deux: Je suis comme ça.
L’immeuble est à la fois lugubre et majestueux, grandiose et un peu “recroquevillé”.
Pour tout dire, il n’est pas très Rock’n Roll, et on a du mal à figurer une pop star comme John Lennon dans un tel lieu. Il parait davantage correspondre à Tchaïkowsky, qui l’aurait habité avant même la fin de la construction, ou à Leonard Bernstein… Même sa pseudo figuration dans le film ‘Rosemary’s Baby’ de Polansky ne fait rien à l’affaire…
A jamais, le nom de l’immeuble sera lié à la destinée malheureuse (tragique pour faire “presse à sensation” ) de John Lennon.
Ce qui étonne, c’est la sobriété et le calme bourgeois qui règne autour du lieu du “drame”. Pas de groupies, d’attroupement, en fait, personne ou presque. Pas de fleur, pas de… non, rien. Rien ne rappelle ce sinistre 8 décembre 1980..
Après avoir demandé un autographe à Lennon vers 17h, un illuminé (pourquoi le nommer) revient plus tard dans la soirée et, lorsque le père de Sean Lennon sort de chez lui, il lui tire dessus. “I’m shot”, dira John Lennon… Le tueur avait semble t il déjà projeté de tuer John Lennon quelques mois plus tôt, avant de renoncer provisoirement… Le reste est fait divers, comme la longue liste de stars qu’il avait envisager de flinguer, comme James Taylor qu’il aborda en ville la veille, comme Bowie, qui jouait alors dans Elephant Man et pour lequel le mec avait pris une place au premier rang ou il aurait été assis à côté de Lennon…. Pour percevoir une once de rock culture, il faut traverser la rue et aller au Strawberry Fields Memorial, ou deux ou trois “clochards Célestres” gardent un petit peu le lieu en jouant de la gratte… un petit peu, mais pas trop, et n’arrivent pas ) empêcher deux trois connasses de se selfiser grotesquement en plein milieu de la mosaïque.
Du coup on quitte rapidement le lieux, qui n’a plus trop d’interêt depuis que Gary dos Santos ‘The Mayor of Strawberry Fields”, est parti rejoindre Lennon…
What a dismal place this building is.... To be true, it certainly is what we have in mind, that makes the feeling.
We come around, and in these times of all over "street commemorations" and flowers, tags and so on, in every place a dramatic fact has occured, the quietness of the place and lack of any sign of decembre 8th, 1980 seems so odd...
He who feels like a share of commemoration would like to go to Strawberry fields memorial, cross the street in Central Park. But here too, serenity and peace have long lived, Gary Dos Santos has passed away, no longer gaurding the place with his guitar, singing Lennon... And this stupid crowd of silly girls snapshoting "I've been there lol", standing with not an inch of respect right in the middle of the memorial...
Du mythique Chelsea Hotel, il ne reste plus grand trace. Ce sera bientôt un palace haut de gamme.... Admirablement guidés par Helena et Maxence, qui s'est fait un devoir de me conduire devant l’hôtel, nous (Adélaïde, en fait) interroge un des ouvriers, qui fait une pose clope devant. Car le lieux est clos, cerclé d'échafaudages, en travaux..
"Dommage qu'on ne puisse pas entrer.... (je vous traduis, hein :)" Il nous dit:"Yeah man, the place is unbelievable. I didn't know about it when I came to work here. You back in those years long time ago, in the old days, this guy rock'n roll star, I don(t know who t'was, he killed his wife here...". Il parle de “l’ancien temps”, celui des.... années 80.... Le Chelsea Hotel… Nous voulions absolument “le voir”! Tu parles!! Dans la liste des sightseeing points, il était en bonne place. Direction Chelsea village donc…. Ce quartier DOIT SON NOM à l’hotel - c’est pas le contraire!!
Incroyable. Car il a été construit à une époque où.. Il n’y avait rien autour, donc pas de quartier nommé… il faudra nommer le coin plus tard, et Chelsea Hotel prêtera son nom..
Tant d’anecdotes sur ce lieux, qui hébergera les rescapés du Titanic, puis, par la grace de son directeur, Stanley Bard, qui acceptait d’héberger des artistes gratuitement, ou moyenant paiement en would be oeuvres d’art… La période de gloire artistique du lieu est évidement les années soixantes, mais l’aura persistera au delà, et connaitra un second souffle dans les plus noires années que traversera la ville, entre 1970 et la fin des années 80, jusqu'au tragique destin de Nancy Spungen, dans la chambre 100 qu'elle partageait, ce 12 octobre 1978, avec Sid Vicious.... Puis, le manager de l’hôtel sera écarté, tout cela périclitera tristement jusqu’à la vente à une chaîne qui est en train d’en faire un palace, détruisant le mythe, décapant les murs peints par certains artistes en guise de loyer, effaçant le passé et gommant la légende.
Un nouvel album de Paul!
Un nouvel Album de Paul McCartney EST un évènement. Lorsque j’écris ce texte, on vient d’apprendre la sortie d’un nouvel album de Jerry Lee Lewis. Toujours vaillants, les Oldies… ...but... goldies? On va voir… ou entendre!
Restons aujourd’hui sur Egypt Station, on parlera de Jerry Lee une autre fois!
Cet article est donc un break dans la série de textes du blog consacrés à New York… J’évoquerai plus tard Central Park et Strawberry Fields Memorial, plus tard le triste Dakota building, plus tard la mémoire du Chelsea Hotel, plus tard Time Square et le Hard Rock Cafe…
Mais nous ne quittons pas New York tout à fait! Egypt Station, sorti quelques jours avant mon escapade à New York, sera pour Sir Paul l’occasion d’un concert privé - j’y serai pas, faut pas rêver, il faudra attendre les concerts parisiens… - A la gare mythique “Grand Central”, décors de tant de films!! Il y aura sans doute un article aussi sur cet endroit… Revenons à Egypt Station. Je dois admettre que la première écoute n’a pas soulevé chez moi un enthousiasme extrême… D’un commun accord avec l’Ami Bertrand, que je tiens pour spécialiste passionné de la cause Beatlesienne (inventer des mots? Easy, man!), on doit réécouter pour “faire sûr”… Dont acte, après avoir laissé “décanter” quelques jours, sur Spotify remettons notre ouvrage…
Sir Paul explique que c’est un concept album, comme au bon vieux temps. “Ça me rappelle les “album” albums qu’on faisait dans le temps” qu’il dit. OK. En effet, ça commence par une plage de bruitage de scène de gare. Grand Central? Hasard? Chicago? Plagiat (je déconne, et pense ici par clin d’oeil à une compo de l’Ami nommé ci-dessus). Paul McCartney a la réputation de grande maîtrise du genre “ballade”, et cette réputation est méritée.
Il l’entretient avec force dès le premier titre. On va pas ici faire dans le commentaire et l’analyse “à la Rock’n Folk”, de chaque titre, c’est pas le genre de la maison, et je n’ai ni le talent, ni l’expérience pour ce faire. Mais tout de même. La chanson est tout à la fois mélancolique et pétillante, c’est la grâce et le talent du bonhomme! Les titres s’enchaînent ensuite (concept album?). On a tout à la fois l’impression d’un style familier, et d’une agréable surprise, d’une fraîcheur inventive: Incroyable, à 76 ans, l’ancien Beatle continue de nous surprendre d’inventivité, de pêche et de capacité à se renouveler.
J’étais parti avec une telle attente, que ma première écoute avait été suivie d’un sentiment mitigé. Dès la seconde écoute, j’en viens à compter les rares morceaux que je pourrais affubler du qualificatif “décevant”, avec tout le respect dû à l’icône!
Eh bien, à part Who Cares et Confidante, que j'apprécie moins, je dois dire que je suis conquis par cet album, et vous le recommande!
Le dernier titre donnera des frissons aux fans des Beatles période 66/67…
Une virée à New York sans immersion musicale? C’est mal me connaître!!! C’est surtout compter sans le fait que cette virée était placée sous l’éminent guidage de l’ainé de mes fils et ma belle-fille, bien décidés à rendre cette semaine inoubliable. Mission achieved beyond all hopes, kids! Les pages du blogs ces temps-ci vont donc relater nos ballades en New York’n roll! Avec en apothéose, et on va en parler maintenant, cette soirée mémorable au Café Wha? , concoctée par nos New Yorkais d’adoption: des bises, les Enfants, c’était topissime!! “Mais qu’est-ce donc que ce Café Wha?, pour te mettre dans un état pareil? “ Bref retour dans le passé, dans les années 60… Le Cafe Wha? ouvre au début des 60s, et devient le repère New Yorkais de Bob Dylan, et de tant d’autres. Jack Kerouac, Alan Ginsberg aussi, étaient habitués du lieu. A cette époque là, le truc était que qui voulait venait et jouait sur la scène, ou lisait ses textes. C’est là que Jimi Hendrix lança sa carrière en rencontrant celui qui va devenir son impressario: Chas Chandler, ex basssite des Animals, entend jouer celui qui se fait encore appeler Jimmy James, le convainc de le suivre à Londres, parce que c’est là que ça se passe…. On connait la suite. Mais ici, la liste de ceux qui ont joué est incroyable! C’est donc bien un temple du rock, ce Cafe Wha?,
on est bien dans un lieu mythique du rock américain. “On est donc”, car nous avons eu le plaisir immense d’y passer une soirée! Aujourd’hui l’endroit a gardé tout son charme, un brin désuet. Oh, bien sûr, ce ne sont plus les sons de Jimi Hendrix qui font vibrer les foules. Non, Dylan ne viendra pas ce soir… Un groupe “maison” se produit chaque soir. Ambiance à la fois décontractée (la bassiste arrive à la bourre, le groupe commence sans elle. Elle arrive, accorde, branche pendant que le groupe joue et le “rejoint” en cours de morceau, “mine de rien”), et rigoureuse.
Les morceaux s’enchaînent. La set list est éclectique, fondée sur des standards de chaque époque, pour le contentement de tous. Un meddley audacieux même “Cocaine” avec Day Tripper. On navigue entre rock, pop, blues, reggae, grunge, funk, latino, hip hop…
Bref, chacun peut y trouver son plaisir, et le groupe maîtrise parfaitement. L’ambiance est assurée, les musiciens sont dans un contrôle absolu, mêlé à une apparente décontraction qui renforce la proximité avec le public. On n’est pas dans un contexte “je fais mon taf en faisant la tronche”.
Le truc du lieu est clairement à l’inverse dans un objectif d’entertainment. Les gens viennent boire un verre, danser, passer un bon moment. On n‘est pas dans la logique “concert”, avec audience religieusement à l’écoute du groupe. Il faut donc saluer d’autant plus ces musiciens, capables de mettre une ambiance et de la maitriser, en restant humblement “derrière” les morceaux joués. La soirée s’écoule et on ne voit pas le temps passer. La salle est disposée en longueur, et nos avons la chance (car nos chers guides (once again, thanks, Kids) ont pris la précaution de nous faire arriver en avance), D’être assis à une table right in front of the band!!! Certains auront moins de chance. Mais veulent-ils comme moi apprécier ‘de visu’ le jeu des musiciens? Bref, une soirée mémorable. Je recommande à tous ceux qui ont la chance d’un séjour à New York, de prévoir une soirée au Cafe Wha?
After a week spent in New York City, I’ll have the great pleasure of describing here on the blog some of the Rock’n Roll place I was lucky enough to visit, with the great help of my oldest son and his wife: thanks to you kids, this was great!!
So after a first “paper” about the unforgettable “CBGB ‘OMFUG’ “, se second of this list is to talk about the unmissable Cafe Wha?.
Heard about it? The place, originaly held by Manny Roth (uncle of David Lee Roth..), is know to be where Hendrix learnt to play “Hey Joe”, and met Chas Chandler… soon to be his manager and probably to whom he owes part of his success (or at least the great stard of his carreer).
Café Wha? Is also the place where Bob Dylan first came, arriving in “the big city” to sing.. And eventually find somewhere he could sleep…In the 60s, Alan Ginsberg was familiar to the place, as were.. So many legends….
Later, Bruce Springsteen, Kool and the Gang, Chuck Berry, Little Richard… the list is long and stands at the entrance of the place…
We have the great privilege of spending a thursday evening in Cafe Wha?, where a “house band” does the show every night, and “not in a shy way”…
Seated right near the stage, we have a great view of every musician! The band is so good, and plays Rock, pop, reggae, soul, funk and even (not my favorite I confess) Hip Hop standards.
We specialy enjoy a medley with Cocaine and Day Triper, Radiohead’s Creep, Oasis’ Sally can’t wait and many others, played so well, in a very “cool” and “close to the audience” attitude: the band is clearly here to entertain, to make people feel happy, sing, dance.. Not in a “look at me in silence” or “here’s my solo, listen in silence”.
This “Cafe Wha? House Band” is very smart, and they are great professionnals. But they remain respectfully “behind” the music they play, and communicate the pleasure they seem to take playing here.
We all enjoyed this night so much, and I highly recommand to every one having the opportunity of spending some time in New York City to spend an evening in Cafe Wha?
Un séjour à New York, et quelques passages “obligatoires” près de ce qui reste des “monuments” du rock. Le temps manquera pour aller à l’Apollo Théâtre, et de toute façon James Brown est parti depuis longtemps, qu'irions-nous y chercher? je décide que nous n’irons pas… Nous verrons plus tard, dans de futurs articles, que notre semaine New Yorkaise a été suffisamment dense en lieux et événements rock et musicaux!! l'Un des longs détours dans nos flâneries, que j’imposerai à ceux qui m’accompagnent (thanks, Kids... mais ils savent l’attachement de leur father aux lieux du Rock), nous conduira sur Bowery Street. Au 315, une froide boutique de fringue cache les “restes” du CBGB. C’est devenu clean, rangé, branché: c’était aurait-il plutôt brut et franchement underground. C’est aujourd’hui à l’enseigne de John Varvatos: Soyons juste, l’endroit est aussi resté baigné de rock’n roll: un espace vinyls, à écouter, ou à acheter, cotoie les fringues… et une scène est là, au milieu de la boutique, pour des performances live: Elle a eu l’honneur d’accueillir Le Grand Eric Burdon, ainsi que Paul Weller, par exemple!! Un hommage honorable aux dignes précurseurs dans le lieu.. Ce lieu, fut conçu à l’origine pour recevoir les groupes de Country music: CGBG signifie Country, BlueGrass, Blues, mais le nom complet est CBGB OMFUG ( Other Music For Uplifting Gormandizers ) devient l’un des creusets de naissance du Punk New Yorkais, quand Television (Mai siiiiii! Paul Verlaine!!!) s’y produit, d’abord à deux reprise avant de s’y “installer”. Les Ramones se joignent à eux, et la renommée du lieu part de là. Patti Smith deviendra l’égérie du lieux (et, d’après le documentaire “Atomic Blondie” de Pascal Fornery, une assez virulente gardienne de sa position, vis à vis de Debbie Harry…). C’est d’ailleurs Patti Smith qui eût l’honneur de donner le concert final du lieu, en 2006. L'endroit est resté semble-t-il relativement intact, l’atmosphère en moins bien sûr. Il faut sans doute saluer les actuels propriétaires des lieux pour avoir voulu conserver le bar, protégé les murs sur lesquels sont restés les graffitis et affiches. C’est évidemment un peu déconcertant de rentrer dans cette boutique, où se vendent des fringues à des prix …uhhh… astronomiques, là où s’est joué un pan de culture punk… Mais il faut reconnaître l’extrême bienveillance des tenants du lieu à laisser entrer, flâner, photographier, les touristes du rock que nous sommes: de toute évidence pas clients… Nous sommes là, ébahis et respectueux, tentant d’entendre un riff de Johnny Ramone, la voix de Debbie Harry - qu’une fresque murale honore dans une rue proche - ou celle de David Byrne… mais elles appartiennent au passé du lieux et ne résonneraient qu’au moyen d’un enregistrement… Emus, nous quittons les lieux, salués par un portier souriant, destination un autre lieu du rock New Yorkais…
I’ve had the very high pleasure to spend some time in New York recently. Family visit was the aim of the trip, but as a first time ever in “the city that doesn’t sleep”, I acted as a perfect tourist, walking all around the place to see… so many exciting places!!
Thanks must be said to my Guides and hosts there, who will recognize themselves.
They know their father (and father in law) enough to schedule a tour… that includes.. the rock’n roll side of the city.
I will, in the following weeks, write a couple of repports here on the blog, of those places they showed me.
And to start with, what in fact has been the very first place we went to: 315 Bowery Street, formerly CBGB OMFUG club.
As you will know, what has once upon a time been THE New Wave/Punk palce to be in New York City is not any more.
Opened in the mid 70’s by Mr Hilly Kristal, originaly to play “Counrtyn BlueGrass and Blues” … “and Other Music”: the name was made. As you’ll learn, the complete name stands for “ Country, BlueGrass, Blues and Other Music For Uplifting Gormandizers”.
But times are tough, and the bar is not far from bankrupt when an odd band, TELEVISION, quickly followed by another, The Ramones, come in the game and… make the place a Punk headquater.
Patti Smith will soon become The Lady of the place -I recently saw a biopic ( Pascal Fornery’s “Atomic Blondie” ) saying that Debbie Harry was “not very” welcome by Patti Smith who apparently thought there was no other woman to stand in the place.
Nowadays, searching for the famous club, our eyes are attracted by a wall painting on the other side of the street: Debbie Harry standing there whith Blondie. But this is not the place, and we soon head to 315, were we find a fashion shop, bearing the name of “John Varvatos”.
- Shall we get in?
- Yes!
The walls are still black and covered with stickers, graffitis and ggis posters of all kinds. These are protected by glass windows, and surrounded by - quite over - expensive trousers and jackets. That’s what we are not in to, and the guys in the shop very kindly have us go around, take pictures, and stare at every little whatever with wonder.
Bet they are used to it. Still, let they be thanked for such kindness; we even check the toilets, again “as used to be”. The bar’s still in place, a stage, amps, drumset and so on ready to…
For the place still receives audience for gigs: music has not turned quiet since the CBGB closed, a sad day in october 2006.
The Great Eric Burdon, but also Paul Weller and some others did produce themselves here since then.
We finally quit the place, with a smile from the guy at the door, sad not to have heard anything else than the vinyls played on the hifi system(and eventualy sold). No riff from Johnny Ramone, nor the voice of David Byrne, would breach the quietness of the place.
Phantoms do not exist.But Rock’n roll will never die, and we’ll have some soon.
“Le monde”, disait Tuco dans Le bon, La brute et le Truand, se divise en deux catégories d’individus.” Je tordrai ici la citation ici pour dire: ceux qui s’émerveillent de la nobelisation de Bob Dylan, et ceux qui s’insurgent. C’est pas vrai, il y a ceux qui s’en foutent. Façon devoir de philo, tâchons de thèse/antithèser le truc.
Bob Dylan, icone Kerouaquienne des 60’s, est depuis longtemps considéré plus comme un poète que comme un compositeur de chansons. Le débat, enter art mineur et art majeur, est périodiquement relancé…Contribuons.
Bien, tout d’abord, je ne dois pas dire que Bob Dylan ait une place énorme dans ce que j’appelle “Mon Histoire du Rock”, c’est à dire le petit panthéon personnel illustré de mes souvenirs sonores.
Il y a le Dylan “scolaire” et un peu chiant des profs d’anglais qui, pour faire jeune et s’attirer la sympathie des “chères têtes blondes”, croyaient bien faire en nous faisant étudier “Blowin’ in the Wind”. Putain, un futur Nobel! On essaierai de montrer à ces têtes chenues, sauf le respect que je vous dois (Merci Georges Brassens, qui, lui, aimait le Rock’n Roll), de leur montrer donc, que ce qui serait jeune et Rock’n Roll ce serait d’étudier Madness (en 82), Pink FLoyd (The Wall, en 80: écrire “we don’t need no education sur le tableau n’eût pas l’heur de plaire à ce prof…). Ce Dylan là, peut-il prétendre à un prix Nobel? Que dit Nobel (un être Rock’n Roll puisqu’il a inventé la dynamite (chère à Keith Moon)? Le Nobel de literrature doit revenir à un auteur qui je cite (un peu aidé par Wikipedia, je ne sais pas àa par coeur :) ) « a fait la preuve d'un puissant idéal ». Le débat va prendre une hauteur stratosphérique sans l’aide des produites promus par Thimoty Leary (the pape of LSD pour les plus jeunes). Il faudrait pour le coup définir le concept d’idéal. On va s’amuser.
Ensuite, la rigueur intellectuelle incitera l’auteur à se poser la question de la sincérité du propos. Dylan a-t-il “fait preuve” de cet idéal? Qu’est-ce que “faire preuve”? l’homme est-il ce qu’il pense, pense-t-il ce qu’il dit. Je vosu avais promis des hauteurs….Ça risque d’être chiant comme une chanson de Dylan. Oh, pardon.
Puis, si l’on s’accorde sur le fait que Dylan a eu un idéal et a su en faire preuve, et non pas juste surfé sur un courant pour, comme c’est devenu la norme aujourd’hui, prendre l’oseille au passage, peut-être faudra-t-il disserter sur la valeur et la durée de l’engagement?
Par cette entourloupe stylistique et ce pied de nez à la dissertation, le lecteur aura compris que, quoique n’étant pas fan de Dylan, je lui reconnais une fidélité aux idéaux porteurs de rêve des années 60.
C’est en tout cas une validation du fait que le rock est une culture, l’expression d’un idéal. Une reconnaissance.
Du coup, les tristes sires s’insurgent contre l’ingrat qui ne réagit pas à l’annonce de cette reconnaissance. L’arroseur est surpris de n’être pas arrosé!!! Les “sages” du Nobel fulminent de n’être pas “reconnus” par celui qu’ils “reconnaissent”. Un peu de sagesse, de foi en votre Idéal, que diable!!!
Ne couronnez-vous que pour votre seule gloire? Vous seriez suspects d’avoir choisi Dylan pour faire controverse, et ainsi attirer sur vous les lumières du scandale!
Bob Dylan, à vrai dire, ne persiste-til pas, par ce silence, dans la fidélité à cet idéal? Son absence de réaction n’est-elle pas intrinsèquement constitutive de cette fidélité que le Nobel récompense? Dylan prône un détachement par rapport au système que la société moderne propose: accepter le Nobel ne participerait-il pas au un renoncement à cet idéal que le Nobel salue?
Donc, accepter le Nobel serait une raisons suffisante pour ne pas l’attribuer à Dylan.Prenez un cercle, caressez-le, il devient vicieux, disait Ionesco, qui n’est pas Nobel.
En son temps Bob Dylan eût-il cette tentation, passant, (en 1966) à la guitare electrique, au grand dam de ses fans, de rompre avec son idéal?
Est-ce faire entorse à son idéal que de le faire évoluer? Céder, quelque peu, à la mode electrique, fut-ce, pour Dylan, un renoncement à un idéal? L’idéal de Dylan se situe-t-il dans sa guitare? Le Nobel, en gratifiant Dylan, répond par la négative.
Dylan est salué pour l’idée, le verbe, son ivresse, non par le flacon. Il ne se renie pas en electrifiant sa guitare. Dylan est, Nobel ou pas, guitare electrique ou pas, un monument de la culture populaire. Sa Nobelisation est Rock’n Roll. Son silence consécutif l’est tout autant. Il me semble que Dylan fait au moins autant de lumière sur le prix Nobel, devenu un peu poussif et désuet, que Nobel n’en fait pour Dylan.
Bob Dylan Rebel, Nobel ?
So let’s jump on the buzz and talk about Nobel,and Dylan.
Dylan has built his history following Kerouac and Ginsberg steps, not to far from french Arthur Rimbaud. Commnly described as a folk singer, he thus hardly can prentend to any “literature” distinction.
That’s why many shout when the news come saying Dylan is honoured by a Nobel price. Well. Does Bob Dylan fell honoured? What is Nobel Price supposed to honour?
Alfred Nobel, when he testimonies (I required the help of Wikipedia to find this one) and creates the Nobel Price, argues that a Nobel Price in Literature shall reward a “proof of strong ideal”.
I must first of all say that Dylan is not one I am specially fond of. Bob Dylan has honestly a quite modest place in “Mon Histoire du Rock” , this being a shame, or not. I mostly remember english teachers at college so eager to pretend they were “in”, by having us studying “blowing in the rain” rather than Sheakespeare… We had several attempt at showing disaproval by writing “We don’t need no education” on the blackboard…
Dylan then appeared as old, old fashion, and his values, ideal seemed those of our elders… Hoping in a beter future and a society with peace, and love, when we mainly faced cold war and aids…
Nevertheless, I now admit Dylan beard an ideal, even if I hardly could recognise me in it.
From this, we can say he deserves a Nobel price.
More of this, it is quite interesting to notice rock’n roll can be honoured by an institution, as part of human culture.
Opponents raise to the news of Dylan being honoured! Dylan does not deserve such a disctinction, they say. Ok, Let’s see the point on this side:
First, is a song writer to be honoured with a literature price? Is songwriting.. Writing? Are songs to be compared to, or ranked as, poetry? Shall I leave this to eminent specialists? He who read (and shall he be thanked here) this blog know how much the Beatles (and some others) are great to me. But we can agree to the fact that “Love me do”, ‘Drive my Car” or “Back to USSRé are far from what we should call poetry. Is this the same with Dylan’s writing? How far is Dylan from Steibeck (Nobel price)….
Still remains te question: what is literature, and what is not? I would add: Who to judge?
Another argument is held by the silence of Dylan after proclamation. Ungrateful, thankless pop singer, not saying a word after being honoured by the honourables!
This rises a question (close to nonsensical values): Doesn’t the Nobel academy seek honours while honouring a famous personnality? Who, from Dylan and the Nobel Academy, has to gain anything? Are we not in a point where Dylan’s awarding brings more recognition - or, better to say, a touch of modernity they nowadays lack- to Nobel than Dylan has to gain in whatever from this Nobel Price?
To end this, I’d like to point to all people disaproving either this award or Dylan’s reaction (or lack of..) wit a syllogism:
Nobel Academy’s rule is to reward “Proof of strong Ideal”.
Dylan’s ideal is at the margin of society, and a refutation of many of its rules.
Dylan’s silence after reward is a proof of strongness of his ideal.
John Lennon est mort assassiné le 8 décembre 1980 ; On a donc beaucoup reparlé de lui ces temps-ci, d’autant plus que le morceau emblématique de l’icone Peace and love (Imagine) avait tristement résonné quelques semaines, et quelques mois plus tôt, à Paris et dans plusieurs endroits du globe.
Faut-il encore écrire sur John Lennon? Tout n'a-t-il pas été déjà écrit? Ce blog ne souffre-t-il pas d'une forte disproportion de billets sur les Beatles?
Vas-tu, lecteur, en avoir marre?
Si c'est le cas, dis-le, les commentaires sont fait pour ça. Et ne sois pas rebuté que je te tutoies, piquant deux grammes de style à San Antonio, mais surtout présageant du fait que ce blog n'aie qu'un seul lecteur (à la fois...).
Ce billet est inspiré par le détour au pied du mur Lennon à Prague.
Donc donc, John Lennon.
On le trouvait un peu gnangnan, un peu pontifiant, un peu "grand frère qui va nous dire la vie", en 1980, et ça nous les brisait menu.
On écoutait plutôt du bon gros rock, du blues bien gras, façon AC/DC ou ZZ TOP, ou bien les Ramones, XTC et les Inmates. Mais aussi les Specials et Madness, faut bien rigoler un peu. Debbie Harry semblait plus désirable à nos libido adolescentes que madame Ono.
Il paraissait d'un autre temps celui de l'optimisme, du lendemain qui chante et de ce qu'on appelle aujourd'hui la croissance, toutes choses qui nous paraissaient improbables, tout autant que cette indéfectible volonté de changer le monde: Tout ça nous paraissait à la fois vain et simpliste, dépassé et présomptueux. Artiste engagé, l'engagement des "Bed-ins" nous paraissait bien faible, dans le confort d'un hotel d'Amsterdam….
Lui et Yoko Ono semblaient ressasser encore et encore les thèmes chers aux années 70, qui nous paraissaient alors décalés et hors de propos. Has been.
La New Wave naissait, à rebours des grandes causes qu'elles soient Punk ou Hippies, dans une ambiance de crise, de relations Est-Ouest des plus tendues, d'impasse au plan des relations sexuelles (Sida). Elle se nourrissait de tous ces courants ainés, du pub rock et du glam, aussi. Et y mettait son grain de dérision et de fatalisme.
Faites l'amour, pas la guerre, qu'il disait. Les deux semblaient vouloir mener à la même mort certaine, et Lennon (mais il n'était pas le seul) semblait ne pas avoir vu ça venir, et continuer à prôner l'amour libre, auquel nous n'aurions droit que sous latex.
A vrai dire on lui attribuait sans doute une grande part dans la responsabilité de la séparation des Beatles, et ça jouait pas en sa faveur. Même si au Beatles je préférais les Animals et les Who. Même si je ne viendrai que plus tard reconnaitre la richesse et l'importance des Fab Four. Même si la responsabilité de cette séparation était sans doute bien partagée, et le sujet bien plus complexe qu'il n'y paraissait...
Aujourd'hui Lennon passe pour le pur et dur, le tenant de l'axe Rock des Beatles, quand McCartney serait le responsable de la ligne guimauve. Va savoir.
Et si on s'en foutait un peu? Peut-être Lennon était-il effectivement plus porté sur le rock'n roll, adulant en particulier Mr Rock'n Roll, j'ai nommé Chuck Berry.
Mais dans les années 80, il tendait à le cacher un peu tout de même. N'affirmait-i-il pas que Bob Dylan, qui n'était pas pour nous une icône du Rock'n Roll, était l'un de ses principaux modèles? On retenait plus de lui ses créations mièvres (Imagine, Woman, etc) que ses bœufs télévisés avec Chuck Berry.... Pas mal "téléphonés", et dus aux nécessité d'un accord avec Le Grand Chuck, pour éviter un procès pour plagiat autour de "come together".. "I've been shot", seront ses derniers mots, un soir de décembre 1980 au pied de son immeuble, le sinistre Dakota Building...
Viendra, plus tard, le temps ou Imagine prendra sa signification, à la porte d'un journal d'abord, puis dans la rue, en face d'une salle de spectacle tristement célèbre d'un soir de folie.