3 février, 2013 c'est pas "que" la Saint Blaise...
La drogue et l'alcool ne sont pas les engins les plus meurtriers de l'histoire du rock...
'The day the music died".
C'est de cette façon qu'aux Etats Unis on parle du 3 février.
Le jour où la musique est morte.
En référence au 3 février 1959, au petit matin duquel Buddy Holly et Richie Valens (ainsi qu'un autre musicien que nous connaissons moins, en europe, The Big Bopper, (Jiles Perry Richardson)).
Buddy Holly avait 22 ans et déjà une carrière "derrière lui": Premier groupe à 13 ans, premier disque à 19.
En 1957, avec son groupe les Criquets, premiers succès, avec "That'll be the day", puis "Peggy Sue", et les tournées ou il côtoie les plus grands (Chuck Berry....).
L'une des théories sur l'origine du nom des Beatles (mot valise mélangeant Beat, et Beetle), est qu'il s'agit d'un hommage au groupe de Buddy Holly (The Beetle /The Criquets).
C'est assez étonnant aujourd'hui de revoir une video de Buddy Holly: On est loin de l'image d'Epinal du rocker blouson noir, avec ce grand type en costard-noeud papillon somme toute bien sage... Et c’est difficile d’imaginer à quel point ce jeune gars représentait une rébellion, la fougue de la jeunesse et la hargne du rock…
Richie Valens, lui, est un jeune latino-américain qui signe son contrat à 17. Autodidacte (il a fabriqué également lui-même sa première guitare), son succès est presque immédiat avec des titres comme « Donna », et bien sûr « La Bamba », sorti un mois plus tôt.
La légende dit qu'il était terrorisé à l'idée de prendre l'avion, ayant, enfant, fait un cauchemar où il voyait un avion s'écraser sous ses yeux... Ce 3 février, c’est la première fois qu’il prend l’avion, ayant gagné sa place dans le minuscule monomoteur à pile ou face.
The Bip Bopper n'est pas passé à la postérité, du moins chez nous. Ancien "DJ", il était en 1959 en pleine gloire lui aussi pour avoir décroché le record du monde du programme radio le plus long, puis pour avoir composé un succès de l'époque "Chantilly Lace".
Donc ce 3 Février 59, au cours d'une tournée, les 3 décident de gagner la ville étape suivante non pas donc en bus comme à l'habitude (le chauffage du bus est en panne, ils espèrent, en voyageant en avion, gagner du temps et donc pouvoir se reposer davantage en arrivant)...Ils n’arriveront jamais, l’avions s’écrase dans un champ.
« Un avion surgissant de l'ombre
S'est écrasé dans un bruit d'enfer
Un avion surgissant de l'ombre
M'a privé de Buddy à jamais » (« J’avais Deux Amis », C. Moine)
Voici donc "that'll be the day", en "live", mais sans le riff d'intro si célèbre.. Regarde la basse, tenue encore à cette époque-là avec une contrebasse accoustique!
Hey Mates! Un évènement cultissime est passé inaperçu !! Quadrophenia le film ressort sur les écrans !!! ALLEZ -Y !!!!!
Sur mes K7.... Quadrophenia second "opéra rock" des Who. (de qui? hahaha). Un film culte, réalisé un an après la sortie de l'album, ajoute à la bande son quelques titres Rythm'n blues des années 60, puisque l'action se situe en 1964 (on reverra ça plus tard). Autant Tommy, réalisé assez longtemps après la sortie de l’album, est très « marqué », semble aujourd’hui démodé, mais garde le charme d’un style psychédélique très marqué, autant Quadrophenia est moins daté, et reste donc plus regardable aujourd’hui.
Détail rigolo, Sting joue dans le film, c'est 'The Ace', "The Mec", il a la classe, le scooter Vespa "GS", et tout.
Ma soeur m'avait offert une parka identique à celle que porte "Jimmy", l(anti) héros du film! La parka est restée "affichée" dans ma chambre, sortir avec dans la rue (ce que j’ai fait, 2 ou 3 fois) était prendre le risque de se faire péter la tronche… Je m’étais fait courser par des pseudo punk, un jour, dans Versailles, ces conneries n’étaient pas pour moi….
Ce film est, de façon absolument définitive, le film musical qui a marqué mes « années lycée ». Mais avant cela, l’album qui a servi de support à ce film est probablement dans le top du top 5 des albums « milestone ». C’est naze, mais j’ai des frissons à chaque fois que j’écoute le disque ! Pas seulement, pas tellement d’ailleurs, par nostalgie. Les mélodies, les arrangements, la construction, aujourd’hui encore(j’écoute le disque en ce moment), me paraissent « sans faute », prenantes, émouvantes.
Concept, puisque l’époque était aux concepts, ce héros est quadrophenique, c'est à dire qu'il a un double dédoublement de la personnalité !!:
4 Personnalités, 4 membres du groupe (The Who), 4 thème dans l'album, chacun écrit et chanté par l'un des membres du groupe.(vous trouverez une description des thèmes, tout ça, sur la page Wikipédia..C’est la « trouvaille » du scénario, je veux dire du livret puisqu’il s’agit d’un « Rockopéra »… Comme souvent, Pete Townshend compose avec générosité ses morceaux en pensant à donner l’occasion aux membres du groupe de donner le meilleur d’eux-mêmes : déjà sur My Generation (faudra raconter), il écrivait à Entwistle un solo de… basse !
C’est surtout une œuvre (oui, oui) d’inspiration romantique, dans le sens de l’expression de passions exacerbées, d’une outrance de la passion sur la raison, et d’expression des états d’âme par le biais de l’art. Telescopage de l’histoire puisqu’on raconte en 1979 (en pleine crise économique) l’histoire d’une jeunesse de 1964, paumée entre parents bien comme il faut, et promesses d’avenir glauque. Le type est moche, il est paumé, (il s’écoute un peu beaucoup aussi, tiraillé entre admiration de « The Ace », le leader, son rejet de la culure Mods (Is it Me ?) et son désintérêt de tout (I’ve had enough), sa crise d’ado, tendance qu’est ce qui m’arrive (Is it in my head ?), son refuge dans la musique (Love reign o’er me).
J'ai vu le film la première fois à Versailles Porchefontaine en ?? 1981? Dans un cinéma qui n'existe plus aujourd'hui: (Je cherche le nom de ce cinéma dans ma pauvre mémoire depuis des années. Juste après le pont de chemin de fer, sur la gauche... (Damned, je fais une fixation et j'aimerai bien retrouver ce nom). Je me souviens des Pogos endiablés sur le chemin du retour, avenue de Paris, je sais pourquoi LOUIE LOUIE est pour moi un morceau culte, un étendard de cette époque et de cette culture. (regardez le film). Je sais pourquoi j’ai voulu aller vivre à Londres. Parfois il me semble que c’est pour avoir beaucoup écouté Madness. Non. Madness viendra presque « après », comme en filiation directe. Londres, c’est pour moi d’abord les Who, My generation, Quadrophenia (mais aussi Tommy of course, et la performance à Woodstock !!) Je reverrai le film à Londres… évidement ! En late night, on avait 2 films de suite pour le prix d’un, tard, très tard, le soir, dans un glauque cinéma de quartier.
Bizarrement, ce double album, ce film, voulu comme un hommage des Who à leurs fans les Mods, annonce en fait le mouvement Punk, tant dans l’esprit (Cut my Hair, The Punk and the Godfather, Bell Boy..) que dans la musique, pourtant construite, léchée, mais chargée en accords de guitare « basiques » (powerchords, presque inventés par Pete Townshend, accords sur 2 cordes (accords de 5ème de dominante), simples mais puissants, sauvages.
Les Who vivront un cauchemar en tentant de jouer cet album sur scène : bourré d'effets (bandes son avec la mer, melotron (qui sait ce qu'est un MELOTRON? Je vous dirai ça, 'suffit de demander gentiment), lignes à retard.... ce qui fait qu'ils n'arrivaient jamais à jouer "ensemble" en live. Pete Thowshend finira par détruire les bandes en plein concert... Donc, Quadrophenia, avec pas mal de morceau instrumentaux assez imposants et plutôt agréables. L’un d’eux, The Rock, est assez représentatif de la fougue du batteur-fou Keith Moon, et des 4 thèmes du double 33 tours : Bell Boy, Is It Me? Helpless Dancer et Love, Reign O'er Me. (celui qui passe, juste en ce moment.)
MODS Odysee: Quadrophenia
First time I saw Quadrophenia is at an epic film show in a little movie theatre in Porchefontaine (Versaille’s surburb). Might seem anecdotic, but still I clearly remember this moment. At the time, the world famous town of Versailles was not only a must seen for thousands of tourists, but also divided, as far as rock culture was concerned, in two parts: a Mod-district, (Montreuil district) and a Punk district ( porchefontaine). No one ever mentionned rock’n roll in central Versailles. Not convenant enough for them.
There was in porchefontaine district a movie theater, that uselly showed either ancien movies, or musicals. No box office films were shown there.
As odd as it seems, they then had, once a year, a Mod show (in this Punk area!!!), a show that made all Mods around come with their parkas and scooters: I name Quadrophenia.
I then decided to go and attend the show, not really aware of the context. This I think took place in 1980 or 1981. My then so good friend Christophe ,quite fond of Rock’n roll and sharing the same taste for The Who) did not join, don’t know why. I remember we shared the discovery of Tommy some time before (related in another post on this blog).
The guys around me in the cinema all were Mods, wearing Parkas, zoot suits, and so ever. Some did not attend the show, waiting outside looking after the scooters and eventually trying to engage a quarell, or more a fight, with whoever would look at them, talk to them in a way they’d disaprove.
The film started (guys shouting at rockers when they appear on the screen, and giving appreciations in a low tone (as it is the use for example in Rocky Horror Picture Show movie performances)… At a point in time, a guy entered the room shouting “Mods! All the Mods with me! Come, they are after our scooters…). The romm epties as all the guys go out to fight, singing the famosu “We are the Mods”.
Fernch Mods were aiming at standing comparaison to their British likes… forgetting Mods culture cannot be anything but british….
As the show was stopped with the police getting everywhere, I had to forget the hope of seing Quadrophenia untill I get to leave in London, were I saw it quietly at a late night show….
I realise here now that I did not say much about the LP, and the movie. Quadrophenia is a real milestone, a monument, and may be the last really good Who album. Thowsend, as usual, writes for his fans, and for his mates, his familly, the Who. No matter they actually feel as
4 individuals rather than a band. After all, that’s preciselly what Quadrophenia states: The Who is not a unity, they are 4 individuals, and might only have been able to stay together for the sake of Keith Moon, the loon, the young funny brother perpetually making fun of everithing to level the tensions in the band, and attract the sympathy on him? Or to give the best of what Townshend wrote for each of them, as he considered them as his only familly?
Anyway Quadrophenia’s composed with faith, soul and devotion to the Who and the Mods fans, dedicated to the ones, in memory of the others. So technically sophisticated (with synthetisers, Melotrons and pre-recorded tracks), it was nearly impossible to give live. The film ended un giving the soundtrack it’s best.
Bienvenue sur ce blog consacre à la culture Rock,
Pourquoi un Blog? Eh bien, pour essayer, d'abord. Parce que le rock'n Roll est une culture, quoiqu'on en dise. Et puisque celle-ci est "populaire", chacun d'entre nous y participe, et en retour, cette culture imprègne, façonne, influence chacun d'entre nous. C'est un peu cela qui dictera les mots, qui guidera mes doigts, au long des pages qui vont suivre. Il ne s'agit pas d'un dictionnaire, d'une encyclopédie, d'un A to Z, d'une chronique savante et précise, je n'ai pas la prétention de lutter avec les maitres en la matière. Au gré des envies, du feeling du moment, je raconterai ici ce que tel fait, tel groupe, tel morceau... m'a inspiré quand je l'ai découvert, le contexte de cette époque: l'idée n'est pas de décrire les faits, mais la perception qui fut alors la mienne, ou celle que j'en ai, aujourd'hui.
Les premiers posts de ce blog, si, demain matin, je persiste, seront sans doute une ré-édition de posts créés précédemment.
... Histoire du Rock'n Roll? Mon histoire du Rock !
Welcome here on Mon Histoire du Rock.
First, I went into bloging.. Just because I wanted to know how to do it, how the whole thong “works”… More of that, I believe Rock’n Roll is more than a rithm and three chords, it is a culture, a poular culture. Thus, being popular, anyone, you, me, him, her, is part of it and can participate. One would play drums, he other is willing to twist and shout, the third would play guitar (and sometime play the fool (G Harrison).
That’s how I went into writing something, which became this blog.
Do not thonk you are going to read accurate, historical, dictionnary like rock and roll history here. The Internet is full of very well made encyclopedias of the kind.
My purpose here is, with no particular place to go, to describe my day to day feeling, “souvenirs”, about a song, a group, events… and describe how I feel part of this culture, this music without which life would certainly be a pain somewhere.
A rock’n Roll History? MY Rock’n Roll story. Enjoy and have fun.