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samedi 16 novembre 2019

Pass the Dutchie, Musical Youth, 1982

Musicat Youth, Pass the Dutchie. 


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Ce titre fait partie de ceux qui submergent les ondes quelques semaines après mon arrivée à Londres où je resterai deux ans. Les ondes britanniques donc… 


Les radios françaises “recevaient” les ‘hits” plusieurs semaines, quelques mois parfois, plus tard. Ça prête à sourire, de nos jours, où l’instantanéïté est la règle. 

C’était le temps du Walkman, mais aussi le temps des Beatboxes, ces gros et puissants radio K7 stéréo avec des gros hauts parleurs, parfois détachables et souvent assez puissants. 

A Leicester (prononcer Lei’ster) Square, à l’angle d’Oxford Street et de Totteham Court Road, mais, plus encore, autour de Coven Garden, de jeunes gars (je les trouvais jeunes du haut de mes 20 ans…, Beatbox à l’épaule, dansaient le Smurf, et le reggae, parfois sur Pass the Dutchie… (j’ai pas réussi à couper cette phrase…).

En tout cas, c’est ce titre qui vient à mes oreilles quand je repense à ça, et quand je retourne à Londres vers Coven Garden. Mémoire audiobidule, j’ai Pass the Dutchie sur l’image de Coven Garden… 

C’était déjà devenu endroit touristique et festif, pas le Coven Garden montré par Hitchcock… Mais pas aussi snob et propret qu’aujourd’hui! 

Il y avait, aux coins de la “halle”, des groupes de gars autour de leur Beatbox, des smurfeurs donc, mais aussi les derniers punks, cannette de Lager à la main. Pas loin de là, il y avait Soho, le Blitz, dont l’entrée était farouchement filtrée par Steve Strange…. Comme mes articles sont rarement encyclopédiques, vous irez lire sur Wikipedia l’histoire courte de ce groupe, et de ce titre “One Hit Wonder”, qui me revient en tête ces jours-ci. 


 Mondialiste, le propos jouait sur les mots et cherchait à sensibiliser sur la faim dans le monde (avant les méga concerts pour l’Ethiopie), en parodiant l’original qui lui, proposait de faire tourner non pas une assiette de bouffe, mais un joint...







jeudi 1 août 2019

Talk Talk, Mark Hollis

Such a shame

TALK TALK




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J’avais prévu de faire un mot sur Talk Talk au début de l’année, mais la disparition de Mark Hollis m’a pris de court: je ne voulais pas, ça ne me plaisait pas, de poster cet article à ce moment là.

Talk Talk, c’est l’un des coups de cœur de nos années 80, de notre “auberge londonienne”.. 

Du temps où on avait décidé d’aller “voir là-bas si j’y suis”, j’ai déjà raconté. 

A cette époque, mon univers était plutôt nourri des Kinks, des Stones, des Beatles et, bien sûr, des Animals et de la voix, de l’aura, d’Eric Burdon.

Mais il y avait cette effervescence post punk, là-bas, cette New Wave, parfois cold, parfois synthétique, et, parfois, très étonnante sans aucun recours aux artifices de ces nouveaux instruments.

XTC, j’en ai déjà parlé. Les Jams, aussi. Eux, les Jams, étaient très marqués par leurs ainés, à la limite du tribute!

Talk Talk, donc, pas encore évoqué ici. Such a shame! Mon Histoire du Rock est tellement peu cloisonnée! De Kraftwerk à James Brown, d'Elton John à Mike Oldfield, etc.
Talk Talk, c’est bien sur Such a Shame, tellement emblématique de cette année 84. 
Le titre entre tellement en résonance avec la fin de ces années passées à Londres! Quel dommage! 
Such a shame, to believe in escape…

Il y avait, au milieu de la chanson, une espère de rupture, une apostrophe, “The dice decide my faith”, le second couplet n’est pas symetrique au premier, et “ça le fait” vachement, ajoute au vertigineux du titre…
Croire qu’on peut fuir, elle est bien bonne. Fuir.. Londres? Il ne s’agissait pas d’une fuite, sinon celle du temps... Mais ce titre disait tout autre chose, et le débat sur la signification des paroles emplit les pages des forums “faits pour ça”. 

La voix de Mark Hollis, à elle toute seule, résonne tellement de ce parfum londonien, entre gouaille et spleen (écouter Have you heard the news!)

Talk Talk inspirera les groupes des années 90, mais ne poursuivra pas une carrière pourtant prometteuse… 4 albums et puis s’en vont, Mark Hollis fera quelques pas en “solo”, puis disparaîtra de la scène et des “radars” du rock… It’s my life, qu’il disait.

Talk Talk avait, selon moi, trouvé une voie novatrice et intéressante entre synth pop et “pop-rock” traditionnel, une “alchimie” envoûtante qui malheureusement n’aura pas une grande “descendance”! A dire vrai, qui a écouté autre chose que It’s My life, Such a shame et… Peut être Talk Talk? Ou Dum Dum Girl, pas mal, aussi, hein? 
Le jazzy résonne (Happyness is easy) dans certains titres, les influences sont multiples, et on aurait tant aimé continuer à suivre ce groupe!

En quatre albums; Talk Talk impose sa marque, et marque son temps. Il est grand temps de redécouvrir ce groupe!!




lundi 22 juillet 2019

Mike Oldfield, Sailor's Hornpipe

Tubular Bells



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En marge des grands morceaux brillamment composés, sur Tubular bells, bien sûr, mais aussi en d’autres occasion, le grand musicien qu’est Mike Oldfield semblait s’amuser - mais était-ce un jeu? - à composer de petites “pièces” rigolottes, celtisantes...
... Et finalement assez étonnantes comparées à la construction quasi classique des bien connus Tubular Bells part 1 et 2.

Mais aussi à Herdgest Ridge, à Omadawn…. Oldfield, on l’a déjà dit par ici, a composé seul Tubular Bells, et joué pratiquement tous les instruments sur l’enregistrement de l’album… à 17 ans. 

Pour “clotûrer” Tubular Bells, il inclue un “divertissement”, “sailor’s Hornpipe”, qui, dans la version “Boxed”, (un quadruple 33 tours en coffret avec les premiers albums de Mike Oldfield, édité en 1976 et enregistré en … quadriphonie….), est enregistré “live” dans une ambiance “pub”, lors d’une fin de soirée “arrosée” au studio d’enregistrement de Virgin Records ‘the manor’. 

Sur Omadawn, il y avait “on a horseback”, “In Dulci Jubilo” et “Portsmouth”. Mais c’est Sailor’s Horpipe qui m’est revenu à l’esprit ces jours-ci. On avait improvisé une “chorégraphie” débile d’avant sortie du samedi soir,entre étudiants français à Londres, dans notre “auberge espagnole” avant l’heure, en 1982. 

On partageait une colloc, à Boyne Avenue Hendo, NW5. Isabelle, Etienne, Frédéric, et moi. Le souvenir m’en est revenu la semaine dernière, de ce Sailor’s Hornpipe objet de franches rigolades insouciantes, en apprenant les terribles nouvelles de la santé de l’un d’entre nous. 

Que ce petit air traditionnel irlandais, qui rappelle irrésistiblement Popeye, arrive à tes oreilles et te guide vers une meilleure santé!







dimanche 26 juin 2016

Fisher Z, 1982, Grande Bretagne, Red Skies Over Paradise

Fisher Z

l'Europe du Rock dans les années 80 

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Cold War Rock'n Roll




Est-ce vraiment le hasard qui guide ma main en ce jeudi matin, vers la sélection sur Spotify de l’album Red Skies Over Paradise de Fisher Z ?



Je n’ai pas ré-écouté cet album plus d’une dizaine de fois depuis 1982. Nous étions quatre co-locataires de ce petit pavillon de la banlieue nord ouest de Londres (Hendon, NW5), étudiants d’un prototype d’Erasmus. Pas très éloigné de ce que montrera 20 ans plus tard Cédric Klapisch dans L’Auberge Espagnole… mais à Londres.

Je l’ai souvent écrit ici, 1982, la Grande-Bretagne vogue entre crise économique, quasi état de guerre (Irlande du Nord), et tiraillements géopolitiques : Faut-il rester une ile, se rapprocher encore de l’Europe, revenir vers l’Oncle Sam ? 


Les tensions de la guerre froide n’arrangent rien et planent au dessus de nos têtes. Au point qu’en 1983 la reine préparera, à toutes fins utiles, un discours annonçant à son peuple la 3ème guerre mondiale. 

Que faisiez vous en septembre 1983? 
Quand, au début du mois, l'URSS flingue un Boeing 747 civil? 
Quand, le 26, un gradé soviétique choisit de ne pas croire les alertes radar qui indiquent l'arrivée de 5 missiles US? Dédions cet article au Lieutenant Colonel Stanislav Ievgrafovitch Petrov, qui décida au risque de sa carrière, de ne pas enclencher la riposte, ce qui nous permet d'être ici pour en parler.

Nous habitions donc, non loin de Camden Town, et c’est là qu’Etienne, l’un des co-locataires de ce home sweet home, apporta un soir une cassette de Fisher Z. Red Skies over Paradise, dernier album du groupe original.

Autant dire une météorite, puisque c’est le troisième album du groupe. D’autres formations ou reformations émergeront ensuite, mais la fougue et l’énergie créatrice ne seront plus vraiment au rendez-vous.





Red Skies Over Paradise. Le ton est donné. Dans un style musical très particulier, qui prend racine quelque part entre Garage rock, Punk et Reggae, tout en intégrant la modernité d’une New Wave à venir.

L’album navigue entre satire sociale (You’ never find Brian here, Bathroom Scenario, Wristcutter Lullaby, Multinationals Bite, The Writer ) et un thème récurrent (5 titres sur les 13 de l’album), la guerre froide, la peur des autres, la menace de la troisième. La dramaturgie est bien entendu marquée par les mélodies, qui collent parfaitement au propos.

Ce jeudi, je ré-écoute donc, sans doute pas par hasard, cet album qui n’a pas pris une ride, musicalement parlant, et fait regretter que ce groupe n’ait pas persévéré. Fisher Z maintenait, en ce début des années 80, la flamme du "contest song", avec une énergie et un talent évident, loin de la légèreté des Smith par exemple, mais un succès bien moindre que les Jams par exemple...

Ce sont bien sûr Cruise Missiles, Red Skies Over Paradise qui résonnent âprement aujourd’hui. Batallions of Strangers aussi, qui montrait l’urgence de construire un modèle qui effacerai la peur de l’autre, du voisin, cette peur qui avait déchiré les peuples du vieux continent des décennies durant. L’Europe portait alors encore, y compris en Albion, l’espoir que les pères fondateurs avait essayé d’introduire, d’une possibilité de vivre ensemble au dessus des nations sans se foutre sur la gueule à coup de missiles intercontinentaux, et sans doute pour empêcher que certains aient envie de le faire..

Ce jeudi, Fisher Z fait résonner ce temps ou Berlin (cf ce titre) était une ile déchirée et coupée par un mur, et montre le chemin parcouru depuis, par une volonté populaire capable de démanteler les murs que les élites n’osent toucher. Un temps ou la volonté d’un destin commun était plus forte que la peur de l’autre, et ou l’espoir des peuples était plus fort que le conservatisme des dirigeants.

Brexit? Et si le signal du peuple britannique était de la même veine, en refusant de l’Europe que ce qu’elle est devenue, pour la faire renaître sur les fondement de nos vieux idéaux ?



vendredi 26 février 2016

School Days, les années 80, et Lycée de Versailles: Le Sac US

Un vent de nostalgie soufflerait sur 

Mon Histoire du Rock?

Digression sans musique autour du sac US

 Dans un sens, la nostalgie est une valeur fondatrice de Mon Histoire du Rock, alors, allons-y gaiement. 

Ne partez pas!!! Ce billet n'a pas pour sujet Chuck Berry, AC/DC ou Led Zep, maintes fois évoqués ici: j'ai les tempes grises mais suis loin d'être gâteux.

Ce billet m'est inspiré par un amical message de soutien à ce blog  de l'Ami Marc. Son touchant témoignage soulignait également à quel point il n'était pas "certain d'avoir pris de l'âge depuis nos années lycée". Tu as raison, Marc, le Rock nous garde jeunes d'esprit. Long life et keep rockin' old mate! 

L'idée donc est plutôt (qui n'est pas une idée, mais un chien) de faire hommage à ces temps anciens où on (c’est-à-dire certains de mes chers lecteurs, et moi-même) avait 18/20 ans, au travers de la culture qui était devenue la nôtre, et que nous revendiquions.

Riche à souhait, quoiqu'un peu clanique et sectaire, cette culture était composée de sous-groupes (Punk, Mods, baba-cools, glam, new wave, rockers…). Certains adoptaient résolument les codes d'un de ces sous groupes, et ne les quitteraient jamais.

D'autres, quoi qu’écoutant sans doute, au fil des modes, parfois les mêmes musiques que nous, restaient cependant en dehors, sans rejet véritable de cette culture, probablement plus par manque d'intérêt ou d'identification.

D'autres enfin, évitant soigneusement l'enfermement dans un sous-groupe, grappillaient et j'en faisait partie, avec gourmandise, les pépites offertes par chaque "ethnie" vielle ou récente.

Certains portaient le cheveux long dans le cou et vestes en jean/santiag ne juraient que par Lou Reed, d'autres, tee shirt blanc parfois déchiré et jeans au-dessus des chevilles, Doc Martens au pied, le cheveux ras mais rarement teint en ver, faut pas pousser… 

J'apprendrai d'un prof de sociologie à Londres, que le Skin Head portait des lacets de couleur différente suivant qu'il était pacifiste ou "prêchait" la violence… Là-bas, les uns foutaient facilement sur la gueule des autres, mais semblaient aussi cohabiter relativement: On croisait des punkettes pures et dures (percings, iroquois violets) caissières au supermarché).

Mais un accessoire faisait presque l'unanimité de notre costume de lycéen: le sac dit "US".

Voulais-tu être has been avant d'avoir été? Tu négligeait cet accessoire.

Contrairement aux Nikes, Vans de maintenant, contrairement aux godasses Stan Smith d'Adidas pré- B.Tapie, et aux chaussettes Burlington lamentablement versaillaises d'alors, le "Sac US" était un "must" pas cher. Plus il avait l'air usagé, d'avoir déjà vécu, mieux il se portait…
J'allais aussi aux puces  acheter les vestes two tones et les godasses 50's à bout pointu (les santiags me faisaient mal aux pieds!). On fuiyait le loden bleu marine et les mocassins à glandouilles, tu penses bien!

La bandoulière du sac était détachable, avec des mousquetons. On pouvait "porter" le sac US, qui transportait les hypothèses et promesse de savoirs qui nous seraient c'est sûr, utiles "plus tard", de deux façons différentes au moins: au dos tel un cartables, un peu ringard, ou sur le côté, sur une épaule, façon sac à main si j'ose dire. La bandoulière permettait aussi une préhension idéale pour le lancer de sac au bout du couloir, là où on projetait de s’asseoir en attendant les cours.

Bon, par la grâce de ce sac, on aura presque voyagé dans mes souvenirs rock'n roll sans évoquer la musique, dis-donc!

Mais son corollaire était le marqueur indélébile du Baron Bic, grâce auquel on affublait ce pauvre sac de slogans à la pertinence accablante:

"Piss Off", souvent, "Get off my cloud", parfois, "Don't put your feet in my shoes", "Peace and Love" évidement….

Les plus malins englobaient le logo "US" dans leur slogan: "plUS je te vois plus j'aime mon chien", par exemple, ou TRUST, pour marquer son gout pour ce groupe de hard rock français alors en plein essor. Je crois que le miens disait "US and Them", bien que Pink Floyd n'ait pas été ma came de prédilection...

Car forcément, revoici la musique, le sac arborait tes goûts musicaux et le nom des groupes que tu "likes" aujourd'hui sur Facebook…. Certains épinglaient aussi sur le sac des "pin's", comme ils en portaient au revers de leurs vestes, blousons, chemises. Les pin's étaient, eux aussi, aux couleurs d'un groupe, d'un style, d'un slogan. Chez certains, le sac et le blouson disparaissait sous les pins; d'autres n'en portaient qu'un seul, d'autres enfin pas du tout.

Je me souviens avoir pas mal barbouillé mon sac US. Je ne sais plus vraiment ce que j'avais écrit, je me souviens qu'avec malice je faisais voisiner Madness avec AC/DC, The Who avec Kraftwerk, ZZ Top avec The Specials.

Ça ne se faisait pas, ce mélange des genres. 

Je continue aujourd'hui, dans Mon Histoire du Rock, ou tu es le, la, bienvenu(e).

dimanche 1 novembre 2015

Supertramp Even in the quietests moments

Supertramp!

En 1979, on découvre Breakfast in America.... alors, on va chercher Crisis, What Crisis, et Even in the quietest moment, 

chez le disquaire du coin!!


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Fool's Overture, composé par Roger Hodgson Supertramp ne dit plus grand-chose à grand monde aujourd’hui.

C’est dingue, parce qu’à la fin des années 70 (donc, le début des années 80, si vous me suivez, c’est-à-dire, pour nous petits français, 1979, date du fameux concert du pavillon de Paris, salle mythique, d’avant le Zenith, dans laquelle se sont produit tous les groupes de l’époque devant… 10 000 personnes…
Supertramp donc, dont l’album Breakfast in America fut LE révélateur, a en réalité proposé ses meilleurs albums avant celui-ci !
Ce qui suivra sera moins brillant, moins novateur, moins… Ce qui démarquait les albums de Supertramp, c’était le mix entre des titres au format « court », et, sur chaque album, un morceau long, mini « concept morceau », comme au bon vieux temps du psychédélisme… Child Of Vision, Cannonball… et bien sûr Fools Overture, sur Even in the quietest moments.
Supertramp a commencé avec une certaine complicité des deux « leaders », autour d’un rock progressif et ouvert à beaucoup de sonorités et d’instruments (saxo, trombone, orgue Wurlitzer, harmonica, mais aussi mélodica, une espèce d’hybride entre un clavier et une clarinette…), et a « fini » par une bizarre rivalité ou chacun des deux composait un titre en espérant faire mieux que l’autre...

pour aboutir à pas mal de vrai bons morceaux… cossignés. Breakfast In America sera suivi d’un album avant que l’un des deux leaders, Roger Hodgson, ne quitte le groupe. Il manquera ensuite une dimension aux albums de Supertramp, une face au miroir, sans qu’on puisse vraiment déterminer « ce qui manque », et il est difficile de déterminer qui est l’auteur de tel ou tel titre, si ce n’est en écoutant qui le chante (chacun chantant généralement ses propres compositions). Une belle entente transcendée par une homogénéité dans les albums, au point qu’on se demande pourquoi la séparation est devenue tellement conflictuelle qu’elle rend une reformation hypothétique…


Mais les deux anciens co-leaders savent-ils eux..


 

samedi 14 février 2015

Visage - Steve Strange de Fade to Grey au Blitz Club

Le Visage de Steve Strange 


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Hommage 



 Fade to Grey , le feeling d'une époque flippante...

Encore un représentant emblématique du son des années 80. Visage, l’un des (rares) groupes qui, d’un seul titre, ont marqué les esprits, et indiqué le chemin…
Ceux qui ne comprennent pas ce qu’est un « one hit wonder » vont comprendre : 

Visage, avec Fade to Grey, est un one hit wonder.

Un premier titre au succès planétaire, gigantesque et puis… plus rien.

Enfin, plus rien. Enfin, je suis dur. Plus rien de marquant, de significatif, de successful.

Fade to grey est le second single du groupe, après une reprise de « In the Year 2525 », qui, déjà, donnait le ton.

Cette reprise positionne en 1979 les ingrédients de ce que sera la New Wave, et en particulier le courant « Neo Romantics ». Le style de la reprise, bien sûr, ce ton de voix froid qui se mêle à la dureté sèche des « instruments » électroniques et effets de réverbération et autres Vocoders…

Mais le choix du morceau (hérité des années psychédéliques post summer of love) n’est pas innocent, et les paroles résonnent comme le manifeste de ce qui sera bientôt la New Wave, en abordant avec fatalisme le devenir de l’humanité…

Fade To Grey est aujourd’hui considéré comme le premier titre New Wave, l’initiateur.

Sans surprise, ce morceau vient compléter l’argument que portait le premier succès de Visage, en ce qu’il porte et exprime les valeurs androgynes, l’émergence du mouvement Gay, que porteront également Culture Club, Bronsky Beat, Soft Cell et bien d’autres.

Ce qui passe aujourd’hui pour une froide ballade pop, résonnait alors de la glaciale angoisse de la guerre froide, et marquait l’angoisse dans laquelle la jeunesse des années 80 allait se débattre, s’ébattre, entre Cruise missiles et Sida, loin du summer of love… La bande son de ces années là serait glacée, entre Depeche Mode et Ultravox, OMD et The Cure.

Visage avait donné le ton, et on regrettait alors que le groupe aille pas plus loin, et en reste à ce « seul » succès… Mais les gènes de Visage seront en partie transmis à Ultravox!!!

Steve Strange, après avoir un temps tourné du côté des Punks, s’était rapproché des mouvances qui émergeaint, et se chercheaint, sur fond d’androgynie, de rythmes synthétiques et de looks exubérants. Bowie avait donné le ton, ils perpétuent le genre. On se souvient évidement de Boy Georges et Culture Club (pas très rock, mais très « neo romantic », d’Ultravox… et de Visage !! Ce courant se cherche dans les années 1979 1980, de « Futurists » à « Cold Wave », entre disco futuriste, electro-pop, rock industriel, avec un apport déterminant du punk (en partie grâce à Steve Strange, d’ailleurs). Au point de s’auto proclamer « Positive Punk », avant de devenir « Neo Romantics », tant le look, inspiré comme on l’a vu, par le Glam Rock, Roxy Music et Bowie.

L’épicentre du courant londonien est à Soho, ancien territoire glauque de Londres, non loin de Covent Garden qui n’est pas encore le lieu chic en 1979 termine sa reconversion avant de devenir un endroit chic et branché : Ce n’est plus le grouillant marché central de Londres que Hitchock décrit dans Frenzy !!! Un club en particulier, le Blitz Club verra naitre ce courant, et les groupes qui le portent : Visage, évidement, puisque Steve Strange est aux commandes du lieu, Ultravox tout près de Visage puisque le line up de l’un provient de l’autre. Mais aussi Spandau Ballet, pour lesquels le Blitz Club sera un peu ce que le Cavern sera au Beatles...

En 1982, l’endroit sera devenu select, réservé à une élite, n’y avaient accès qu’un happy few, au look forcément exubérant, glam, sévèrement filtrés à l’entrée par Steve Strange himself.


On parlait, ces derniers temps, d’une possible reformation de Visage, espérant quelque chose de plus convainquant que les précédentes tentatives…








samedi 11 octobre 2014

Madness One step beyond

One step beyond  Madness 1979




Hey You, don't watch that, watch this,
this is the heavy heavy monster sound
the nuttiest on the world
So you come along the street
and you're beggining to feel the heat
Well listen Buster, you better start to move your feet
to the Rockanist
rock seady beat of Madness

ONE STEP BEYOND...


Dire que ce 33 tours a compté pour Mon Histoire du Rock est peu dire.

Novembre 1979. Grosse année, 1979 :

AC/DC sort son avant dernier album (Highway to Hell), le suivant, largement encore dû à Bon Scott, ne sera déjà plus pareil.

Pink Floyd sort un remake de Tommy en mode paranoïa-déprime,

Dire Strait sort Sultans of Swings

Mais surtout, Madness, « groupe » de ska-revival, sort One Step Beyond. Cet album, qui fête ses 35 ans (houaou) reste pour moi THE album des 80’s.

J’écris groupe entre parenthèses, parce que c’est pas le genre « guitare basse batterie »… il sont 7. Ça fait du monde…

Les années 80 étant marquées par la mode du synthé, et la presque disparition de la guitare à son profit, Madness contourne le sujet, et la guitare, sans disparaitre totalement ( Chris Foreman) s’éclipse au profit d’un duo piano/saxo, ma foi fort efficace…

Madness, avec d’autres groupes anglais du fameux label ‘two tones’, se démarque donc de la new wave naissante pour faire revivre un style jamaïcain né dans les années 60, le SKA.

Le Ska, c’est un genre de reggae, si on veut. La grosse différence c’est que le Reggae ça endort, le ska, ça réveille plutôt. De la vague Ska, Madness est dès l’origine le groupe le plus pop, le moins « root », tendance qui s’affirmera avec les albums suivants.

The Selecters, The Specials, The Beat, "font" plus "purs", plus "sérieux", plus rasta, aussi. One Step Beyond est cela dit avant tout un album SKA, allez-y sans crainte, et Madness est authentiquement Ska.

Le Ska a son "Bob Marley", c'est "Prince" Buster (le "Hey, listen Buster" de l'intro de One Step Beyond).

One Step Beyond est d'ailleurs une reprise d'un titre de Prince Buster. L'intro en question est aussi reprise d'un titre du même, mais, chose rigolote, d'un autre titre.

L'album fourmille de références à Prince Buster, et, lorsque Madness, en 2004, voudra, se reformer, c'est à ces mêmes sources jamaïcaine que le groupe ira se ressourcer, prenant, un temps, un autre nom (The Dangermen, je recommande l'album) avant d'être certain de replonger pour notre grand bonheur.

Madness donne donc très vite le ton en rendant dès le titre éponyme… Cet instrumental est l’un des deux morceaux de Madness que tout le monde connait (avec Our House, que je n’aime pas beaucoup, trop entendu, au point que les Cranberries…. Mais c’est une autre histoire).




Au point sans doute d’occulter de très nombreux autres titres, et c’est bien triste.

Et triste, c’est exactement ce que la discographie de Madness n’est pas. Nostalgique parfois, mélancolique ici ou là, à mesure que les années et les albums passent.

Mais tâchons de rester concentré sur ce premier album, acheté dès sa sortie et qui ne quittera ma platine que pour être transféré sur une K7, puis remplacé, lorsque le microsillon sera usé, par un cd… Il partage avec Machine Head de Deep Purple et Powerage de AC/DC le privilège d’avoir squatté ma platine disque au point de devenir presque inaudible.

Un de ces albums dans lequel tout est bon, rien n’est à jeter. On pourrait faire une chronique sur chaque titre du 33 tour… ce que je ferai peut-être, après tout !!!

On l’écoutait, j’étais en seconde, au club musique du « bahut », lequel club était « tenu » par deux potes, de terminale, un peu Mods sur les bords. L’un d’eux me fait l’honneur de lire parfois ces pages, et se reconnaitra dans ce vibrant hommage !

Ce disque a aussi beaucoup voyagé de soirée en soirée, et d’un emprunt à l’autre, j’ai bien failli le perdre plusieurs fois.

Comme leurs ainées les Kinks, Madness construira généralement ses morceaux comme des portraits de personnages atypiques, ou de lieux (souvent quartiers de Londres) caractéristiques de la culture populaire britannique. Les Kinks, en leur temps, époque oblige, présentent une vision critique de la société, espérant sans doute participer à son changement. Tout cela n’a plus cours dans les 80’s, on ne changera pas la société par des « protest songs » : on se moque, on déconne, on tourne en dérision.

Et ça donne sur ce magnifique premier album, de petits joyaux comme ‘Bed and Breakfast Man’, ‘In the Middle of The Night’, ‘My Girl’ (qui sera repris en ‘My Boy’s mad at me’ par Tracey Ullman), ‘Tarzan’s Nuts’ (j’en reparlerai) et bien d’autres, que je m’empresserai de connaitre par cœur, au grand bénéfice de mon accent anglais, teinté de sonorités et d’expressions ‘cockney’… L’histoire officielle du rock a tendance à ne retenir que « One Step Beyond » sur cet album : écoutez les autres titres, écoutez ceux cités plus haut : vous m’en direz des nouvelles

samedi 27 septembre 2014

99 LuftBallons ou le rock'n roll de la guerre froide


99 Luftballons :





 99 ème billet du blog !!

C’est vrai, pourquoi marquer le 100 eme billet par un sujet qui colle au numéro ? Le Rock’n Roll est anticonformisme, fêtons donc le 99ème !



Et puis, aucun titre faisant référence au nombre 100 ne m’a sauté aux oreilles, autant être franc…

Alors, évoquons ici Nena, groupe de la New Wave Allemande (Neue Deutsche Welle dans le texte ).

La scène allemande des 80’s est particulièrement riche et dynamique, nous, on s’en rend pas bien compte, si ce n’est parce qu’étudiants en la perfide Albion dans un melting pot britani-germano-français, on côtoie des germains qui, forcément, sont venus avec leur musique..

La Neue Deutsche Welle est issue du brit punk, et étrangement aussi avec une espèce de disco, dance music, non dénué parfois d’une certaine lourdeur (souvenez vous Da Da Da (Trio) : exemplaire, non ?).

Cela étant, les groupes germains foisonnent durant au cours des 80’s. Après Tangerine Dream et Kraftwerk, avant Tokyo Hotel (mais sommes-nous avec ce dernier dans le Rock ?) CERTAINEMENT PAS), nos oreilles résonneront d’un nombre important de tubes venus d’Allemagne (qu’on appelait alors « de l’Ouest » souvenez-vous !!) :

Klaus Nomi, Alphaville, Propaganda, Trio donc, Falco, Lou Bega (pas très rock mais Allemand quand même), Cetu Javu, Nina Hagen évidemment!!!!!! Je fais bien sûr exprès de ne citer Scorpions qu’en dernier lieu… juste avant Modern Talking juste pour rigoler (ne faites pas semblant, ceux qui ont l’age, de ne jamais avoir entendu ça, hein…)


Revenons au Rock dont on vient de s’éloigner avec deux des derniers cités..


Dans les années 80, on avait déjà peur de quelque chose : il ne s’agissait pas alors de terrorisme comme aujourd’hui, mais vous le savez bien, du « bloc de l’Est », du communisme, et, « accessoirement », de la menace suprême qui planait au-dessus des têtes européennes :

Que les deux « grandes puissances », se mettent sur la tronche par missiles interposés. Pour rire, les dits missiles (Pershing à l’ouest, SS20 à l’est) seraient positionnés en Europe et nous exploseraient en pleine poire. Cela dit, l'endroit où ces joujoux seraient installés, ne devait pas faire de différence puisque ces engins étaient réputés pourvoir détruire notre petite planète 30 ou 50 fois minimum…


Tout ça pour dire que le rock permit à certains groupes d’exprimer la peur engendrée par cette situation et le désir de « give peace a chance » (Lennon).

Fisher Z en Grande Bretagne en fit le thème principal de son album « Red Sky over Paradise » en 1981, par exemple : on en reparlera.

Tout cela ne nous éloigne pas, bien au contraire, de Nena !!

En effet, ce titre, qui parait gentillet et poétique, n’est pas (seulement) une ballade guillerette destinée à faire danser dans les soirées branchées… on ne comprend pas les paroles parce qu’on n’a jamais vraiment bossé sérieusement l’Allemand… Et que la version intégrant des paroles en français date de beaucoup plus tard…

Mais il s’agit bien d’une de ces « protest songs » dont les années 60 avaient le secret. L’idée, c’est que se passerait il si des ballons, symbole de paix et de douceur de vivre lâchés en masse (à la fin d’un concert des Rolling Stones, à Berlin en 1982 ce qui donna l’idée de la chanson au guitariste du groupe), étaient vus par un radar pour des missiles, déclenchant alors « la 3ème » et le feu nucléaire..

Le titre est sorti en 1983. Cette année-là, la Reine Elisabeth II avait, au mois de mars, écrit et enregistré un message annonçant le pire : "À présent, cette folie qu'est la guerre se répand une fois encore à travers le monde et notre courageux pays doit se préparer à survivre coûte que coûte".

On rigolait bien, en ce temps là…



dimanche 7 septembre 2014

XTC Making plans for Nigel, 1979

XTC Making plans for Nigel





Un riff de batterie rageur comme un rotor d’hélicoptère, secondé par une basse entêtante, et une guitare qui martèle les 3 mêmes notes « à la folie ». 

Voilà, il n’y a rien d’autre à dire. 

Et pourtant la magie (pas Thatcher..) s’installe, et cette enfant du Punk, auquel il emprunte son rythme, sa simplicité et ses guitares saturées, mais dont il s’affranchit par des thèmes bourrés de dérision et une folie « littérale », fonctionne, un peu dans la trajectoire de DEVO, en moins déjanté. XTC reviendra ensuite à un propos plus radical, plus critique envers la société, mais c’est une autre histoire.

Ce morceau est ce ceux – nombreux, il est vrai – qui nourriront mon désir de Londres. Est-ce que je l’avais écouté, ce matin d’automne 1981, avant que notre prof d’anglais, parfait mélange de flegme britannique et de bon ton versaillais, ne nous demande à tour de rôle ce que nous voulions choisir comme orientation après le Fucking BAC ?

Toujours est-il que je lui répondais, sans y avoir réfléchi avant en ces termes : « je voudrais aller étudier à Londres ».

Etudier… j’ai peut-être dit étudier. Mais le truc c’était d’aller y vivre. J’étais trop sage à l’époque et pas assez piqué de musique pour faire comme un camarade de classe, qui, plus radical, est parti, je le saurai plus tard, la Rickenbacker 360 MG (car il en avait une, magnifique) sous le bras, faire le musicien de studio. Ce prof d'anglais permit d’une phrase au rêve d'exister : « faites comme cet élève que j’avais l’an dernier et qui a passé ce concours…. ». Merci, Madame, où que vous soyez. Car Vous m'avez dicté la voie, en m'indiquant cette formation Européenne, de l'époque ou l'Europe était une idée, formation qu'un élève "ainé" avait trouvé, et suivie, un an avant... Et Merci Mon Franck, camarade de club théâtre d’alors, aujourd'hui lecteur assidu de ces pages, et prédécesseur dans cette école européenne qui nous a tant appris, surtout après les cours! (Car cet élève ainé, dont parlait cette prof, c'est évidement toi!!).

« We’re only making plans for Nigel, we only want what’s best for him. » C’est ça. The best for him.

samedi 1 mars 2014

Safety dance Men Without Hats, 1982

Safety Dance





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Alors voilà, 1982, on arrive à Londres. Banlieue nord ouest précisément.


The Safety Dance, Men without hats..
Wood Green, dans une résidence universitaire qu’on se dépêchera de quitter pour, bien avant l’auberge espagnole, colloquer une maison typique de banlieue avec son bow window, ses pièces minuscules ses fenêtres sans volets et sa porte d’entrée intégralement vitrée.

A Hendon, NW5. Non loin de Finchley, 'fief' de Madness. Dans le Middlesex

Middlesex, ça nous faisait marrer, surtout l’endroit où on allait en cours, un « Polytechnics », en gros l'équivallent de nos universités.

Le « Student Union » vendait des fournitures estampillées du nom de l’école, on avait des classeurs "Middlesex Polytechnics" desquels on cachait el Middle et le Poly, très drôle.

On arrive donc à Wood Green, et le premier soir, il y avait une soirée organisée dans la résidence, ou pas très loin.. Nous eûmes donc très vite notre baptême de soirées à l’anglaise, de Po-Gos ravageurs et découvrîmes cette façon si particulière de danser qu’qu’avaient les nanas anglaises, en ligne, leur sac à main posée par terre devant elles.

Safety Dance, donc…. Gros succès du quasi One Hit Wonder groupe canadien « Men Without Hats ». La version longue, version club, version 12 inch, comme on voudra, est la plus sympa, comme souvent à l’époque. (Tainted Love....).

Je vous raconte pas le clip, comme diraient les Inconnus. Décalé et campagnard, et n’ayant rien à voir avec la musique, les paroles, ou le genre du moment (plutôt glacial et high tech).

La version longue nous gratifie donc d’une intro scandant le titre lettre par lettre, puis d’un premier couplet parlé, avant le lancement du morceau proprement dit.

Au risque de surprendre ceux qui connaissent mon goût pour le rock et le blues de bonne facture, me croient enfermé dans le carcan du BritRock des 60’s qui m’a profondément marqué, et arrêté sur Madness dès qu’il s’agit des années 80 (ça c’est de la phrase longue, et elle n’est pas finie !!), j’affirme que ce titre est énorme qu’il fait partie de ma « top of the pops list » et que je l’ai beaucoup, beaucoup, passé sur MES K7….

Bah oui, c’est easy listening, bah oui, c’est gros rythme et pas grand-chose derrière… Eh bien oui.

Mais bon.... Mais non!!!

Que les amateurs de morceaux à thème, de sens "caché" et de message dans le propos et les paroles se ravisent!!!

En fait ce morceau est une grosse blague, un "message" du chanteur/compositeur, et ça me faisait bien marrer à l’époque, moi qui alternait Po-Gos et danses ska à l’exclusion de toute autres (ah, quelques jerks modernisés pour l’occasion sur « Allways The Sun »…) :

Safety Dance, c’est une diatribe adressée aux videurs des boites de nuits qui, trouvant le Po-Go dangeureux, sortaient les PoGoistes par crainte qu’ils ne blessent les autres danseurs. « You can act really rude and totally removed and I can act like an imbecile »…

Cette petite rengaine gentillette est une farce du chanteur, qui dit aux videurs, au début des années New Wave qui chassent le Disco (et c’est pour ça qu’on a aimé la New Wave !!!) : « On peut danser comme on veut, et laisser vos amis derrière (vos amis, les danseurs disco), etc etc ».

Merci Mon Histoire du Rock pour cette jolie annecdote!



samedi 25 janvier 2014

Mike Oldfield Tubular Bells

Etonnant parcours que celui de Mike Oldfield, 


musicien génial qui peina après ses premiers succès à se renouveler

Étonnante histoire que celle de cet album. Je n'avais pas prévu d'en parler "si vite", et le billet de la semaine devait être consacré à un groupe plus actuel, mais sous l'insistance, hier soir, d'un lecteur fidèle qui se reconnaîtra...




Monument décallé des 70s, œuvre d'un (très) jeune gars tourmenté, premier opus prometteur...qui n'aura pas hélas une grande descendance...

Tubular Bells, qui a extrêmement bien résisté à l'épreuve du temps, est une œuvre étonnante à plus d'un titre.

Cette composition, la construction, la structure, donnent le sentiment d'une grande maîtrise et tout laisse à penser qu'il s'agit de l'oeuvre de maturité du compositeur. Pourtant, lorsqu'il commence à composer Tubular Bells, Mike Oldfield a tout juste 17 ans..
Plus étonnant encore, il s'agit de sa première composition, et elle est déjà magistrale. Difficile à croire!!! Mike Oldfield n'a pas su, ensuite, aller au delà et, mis à part les 2 ou 3 albums suivants, sa création ne retrouvera plus le chemin d'un tel sommet.

L'inspiration est évidente, et Mike Oldfiled s'en réclamera, celtique et folk,mais aussi prog rock.
En fait, il semble même que contre toute attente, la force créatrice et le talent du musicien ira decrescendo après ce premier sommet... Il finira même par se parodier lui même en reprenant son chef d'oeuvre au gré de pathétiques TB II, TB III, Amarok...

L'homme est pourtant presque génial, quoi-qu’humainement suffisamment aigri, par exemple pour envoyer bouler son public en concert (20 ans de Tubular Bells à Wembey Arena en 1983 "fermez la et laissez moi faire mon travail" quand le public reprenait le refrain de la chansonnette disco 'Moonlight Shadow', tube du moment que tout le public reprenait en coeur)... Passons.


A propos de ce très populaire Moonlight Shadow, Oldfield parle d'une référence à Houdini et à l'occulte (I see you inheaven someday), mais aussi d'une probable volonté d'hommage à John Lennon.

Non seulement il compose, mais il joue également seul toutes les partitions, tous les instruments sur Tubular Bells. Comme si cela ne suffisait pas,c'est également seul, sur un magnéto bricolé, qu'il enregistre, une à une, toutes les pistes qu' il joue... imaginez le casse-tête de synchro, quand on voit comme c'est difficile de synchroniser 2 guitares avec un moderne Jamman...

Il compose et enregistre Tubular Bells entre 1971 et 73, et en tout cas fait écouter les premières maquettes dès 71... Ce qui éteint la rumeur malveillante lancée ensuite par Christian (Magma) Wander qui prétendra qu'Oldfield a plagié une de ses compo de 1973..

Mais en 73, le style électro acoustique, les longs morceaux (plus de 20 minutes) sans chant, l'absence de batterie et d'instruments électronique fait peur aux maisons de disques.. Celles ci s’apprêtent à refaire le coup de Wiliam "l'homme qui refusa les Beatles"Rowe ...

Ses bandes sous le bras, Oldfield croise, par un de ces coups de pouce dont le destin a le secret, un homme qui va croire en ses chances de succès.. A cette époque, le patron d'une relativement modeste chaîne de magasins de disque (la boutique de Tottenham Court Road, qui en 1982 était le repère où nous allions fouiner en quête de nouveautés) n'avait rien d'un Megastore), cherche à se diversifier et veut créer un label. Richard Branson, patron de Virgin, 'signe' donc Mike Oldfield et son Tubular Bells.. C'est un succès énorme et immédiat, qui contribuera à asseoir la notoriété et la fortune de Richard "Virgin" Branson...

Le Grand John Peel, animateur de radio vedette (culte!) et découvreur de talents pop rock, passera outre les très strictes consignes de sa radio en passant un soir le disque sans coupure, fameux coup de pub et' scandale'retentissant à l'heure des morceaux formatés à 3 minutes et des...

Avant d'être 'la musique de" l'exorciste" (on entend 30sec à la fin du film),Tubular Bells est donc devenu un grand succès, puis un album mythique de la fin des années 70, une référence, un truc à la fois populaire, apprécié du grand public, et reconnu par les spécialistes:

Une de mes amies de ma période Norwich, (Norwich Union, si tu nous regardes...) étudiante en musicologie à l'University or East Anglia, se plaisait des heures durant, à décortiquer l'oeuvre, récitant ainsi ses cours pendant qu'on l'écoutant en buvant de la bière " Listen here...did you get that?? Let's drink another beer". Il faut dire que Norwich comptait à l'époque, outre une université et mon employeur, 1 Pub par jour de l'année et une église par dimanche, disaient les guides, qui ne décomptaient pas les étudiantes en musicologie et les filles au pair, mais ce n'est pas le sujet...

Il est difficile, de dire simplement quelle partie de Tubular Bells on préfère, tant il se dégage non seulement une sentiment de plaisir de la première à la dernière note... Cet album reste pour moi lié, autant que la New Wave, Madness et le brit rock, à mes 2 années britanniques, et particulièrement, me revient le souvenir de ces nombreux trajets en car Norwich-Londres, quand je' descendait'pour des week end dignes de Woodstock dans un Londres merveilleux pour l'amoureux du rock.. Tubular Bells sur une K7 dans le gros radio-k7 Sony porté dans le sac à dos, la route était moins longue...

La longueur des pistes de Tubular Bells nous contraint à n'écouter que la virgule sonore de fin du disque, le clin d'oeil malicieux d'Oldfield posé à la fin du disque, qui semble dire, comme nos profs le disaient eux même avant un oral "I'n no good before a pint of Lager"....

Regardez bien, sur ce morceau pétillant et plein de bonne humeur, combien notre "ami" semble communier avec son public et partager son bonheur d'être là.....

samedi 21 décembre 2013

The Clash, une raison de plus d'aller vivre à Londres dans les années 80

The Clash




A l'époque on disait que le Punk tuerait le Rock...

La vague Punk, qui naît au milieu des années 70, est souvent considéré à tort comme étant née en Grande Bretagne, vers 1976. C'est sans doute plutôt un retour, initié par des groupes américains un peu plus tôt, vers un rock simple, brut, qui s’oppose aux virtuosités du Heavy Metal et aux lancinances du Prog-rock.

The Clash est souvent cité comme l’un des, comme LE, groupe punk par excellence. Le groupe naît donc en 1976, et adoptera une démarche effectivement assez radicale et politisée, assez en phase avec le discours punk, mais avec plus de sincérité et moins de (voire pas du tout) d’ambitions marketing que quelques autres…

Leurs chansons prennent des distances certaines avec le fameux No Future, le Destroy, ces cris « emblématiques » de la scène rock de la fin des 70s. Il y a souvent (toujours???) un message, adressé à leurs fans, une contestation du système, des médias, mais les incitant à avoir une conscience politique, une réflexion sur la société ("Guns Of Brixton", "Bank Robber"….). Mais ce n'est jamais "chiant", jamais docte, jamais endoctrinant, et la musique est toujours soignée, jamais reléguée au second plan, jamais "recopiée".

Ils iront, par exemple, jusqu’à graver un double 33 tours, vendu au prix d’un simple (mais oui, le fameux London Calling), et sont connus à l’époque pour maintenir une vraie proximité avec leurs fans, un peu comme les Who dans les années 60.

Mais c’est musicalement que The Clash se démarque de la scène punk, pour notre grand plaisir. Là où les Dead Kennedys, les Sex Pistols, les Ramones, collent à la culture punk par un nihilisme mélodique et musical revendiqué, The Clash se nourrit aux sources des multiples courants du Rock, piochant dans le Rockabilly, le Reggae, le Ska, parfois même, on sent une influence jazzy, une bribe hispanisante, et, sur « Magnificent Seven », on tend presque à de la dance music, on n’est pas très loin de Queen, et somme toute loin du Garage (rock) ou certains critiques voulaient les enfermer dans un jeu de mot bidon.

Il en résulte un son qui, presque 40 ans plus tard (oh la vache !!) est toujours terriblement audible, ce qui, pardon pour ceux qui aiment, n’est pas le cas de beaucoup de groupes de cette mouvance, et on en retient une vraie inventivité, un son qui a su efficacement faire la synthèse des courants dont ils se sont inspirés.

J’ai découvert The Clash en 1978, avec l’achat du 33 tour « Give ‘em Enough Rope ». On sent (sur « Safe European Home » l’influence maitrisée de la rythmique « Jungle Beat » chère à Bo Diddley, la maitrise du solo de Chuck Berry (« English Civil War »), un clin d’oeil façon Rockabilly aux Beatles de Lucy in the Sky … (« Julie’s been Working in the Drug Squad »).

Comme The Kinks dix ans plus tôt, The Clash fera de sa musique un support pour une peinture quasi journalistique (engagée) de la société dans laquelle ils vivent. Non pas uniquement pour la détruire, mais pour une prise de conscience, « pour que ça change »).

Influences digérées donc transcendées même, car on sent à chaque morceau, une capacité brillante, après avoir maitrisé le modèle, à se l’approprier et à créer un nouveau style propre aux Clash, et novateur.

Ainsi de quelques morceaux « dans l’air du temps » (Guns On The Roof », « Drug Stabbing Time », « Cheapskates »), et quelques pépites (« Stay Free », qui rappelle, donc, The Kinks, The Jams, bref, qui sent bon l’Angleterre !!). Je n’aurai plus qu’une idée en tête, après ça : « Let’s go to London ! »

Cet album, qui n’est pas aujourd’hui le plus souvent entendu, reste un ensemble homogène et de grande qualité, c’est bien dommage, ça nous changerait de «Magnifiscent Seven » ou « should I stay… », certes très bons, mais sans doute « trop enten
dus ».

dimanche 1 décembre 2013

Madness, les MP3....... La nostalgie des 33 tours et de nos 20 ans…

MADNESS 7


Après un billet modérément et diversement apprécié (il fallait s'en douter...), retour progressif à des préoccupations probablement plus Rock'n Roll.... J'avais espéré vous convaincre au sujet d'Elton John... tant pis.

Vendredi, j'écoutais sous la pluie un cd de Madness dans la voiture. Quoi de mieux pour un feed back dans les méandres de mes souvenirs qu'un air de Madness lors d’une soirée pluvieuse? Evening rain, Londres n'est pas loin diront les mauvaises langues!




Madness est sans doute pour quelque chose dans ma londonmania estudiantine!

That's the way it is, mate!

Au fil des kilomètres embouteillés des banlieues parisiennes, j'ai eu en tête un titre, qui n'est pas sur le bloody cd que j'écoutais: mystery!!

.. Et damned, aussi, je l'ai eu, ce cd mais qu'en ai-je donc fait?.... ... ou était-ce un vinyle???
Tu sais, ces grandes galettes (33 cm) plates, gravées d'un SILLON, fragiles (puisqu'un usage un peu intensif, même sur une "chaine hifi", finissait toujours par endommager irrémédiablement ledit disque (j’aime bien cette allitération « ledit disque », en parant du Royaume Uni! Le premier "microsillon" (nos britons, talentueux abréviants, les appelaient LPs mais je l'ignorais encore) des 7 Madness boys en seraient bientôt les témoins, et en particulier Bed 'n breakfast man, tarzan's nuts ... Titres qui, sur MON disque, devinrent en quelques jours de PoGos exaltés, parfois au club musique du lycée (Marie Curie, si tu nous regardes…),quasiment inaudibles!

A cette époque-là, point de mp3, d'ipod ni même de cd, diskman... nous rêvions devant les Walkman... à K7! Londres et Totteham CR sera bientôt une caverne d’Ali Baba de la hifi à moindre coût…

Mais oui, ce Madness... c'était une cassette !!! Du temps ou, devenu britannique d'adoption pour 2 ans, je privilégiais les K7 pour mes allers retours trans-Chanel !

La cassette présentait l'avantage sur le LP de sa compacité, de sa robustesse dans le transport de ta chambre au lycée, du lycée en soirée... mais la bande magnétique avait la fâcheuse habitude de partir se balader dans le mécanisme du cassetophone, walkman ou autre, au grand désespoir de tes oreilles qui ne l'entendraient plus jamais.

J'ai donc fouillé dans la cave parmi mes mémoires musicales à la recherche de 7, sur lequel... "Shut Up"...

…Le cd, nous avons eu du mal à l'accepter. Pressentions nous qu’il marquait symboliquement notre entrée dans l’Age adulte et la fin de notre estudiantisme? Nous refusions son prétexte de qualité sonore (et pourtant...) car après tout, vu ce qu'on écoute, et là où on l'écoute... Sentions nous qu'il serait chassé par... des puces mémoires, et qu'il faudrait un jour les jeter après avoir jeté les LPs? Avions-nous présagé de la domination naissante que le CD intronisait, du business de la distribution et de l'édition sur la rétribution d'une création? Savions-nous qu’ils seraient récupérés par nos enfants qui les collectionneraient ???

Un jour, on a balancé la sacro-sainte platine disque au PROFIT d'un lecteur CD acheté à prix d'or, et on a rangé les LPs dans un coin, ne pouvant se résoudre à les jeter, icones de nos nuits de java, des copines draguées, des soirées réussies, de ces années passées et de Londres oubliée.

« Aujourd'hui, c’est plus pareil, ça change ça change », complainte-du-progrèssait Boris Vian. Le disque est dématérialisé! Oui, ce que tu achètes, c'est un DROIT d'écouter! Où est tu mon LP, car même si tu t'usait, tu étais toujours là A MOI, avec ta grande et (souvent) belle pochette, témoignage de ce que j'aimais écouter... On te gardait religieusement, acheté pour un titre et écouté pour tous, avec de belles découvertes et parfois de sinistres déconvenues, de ces albums ou seul un titre valait la peine…


…. On avait là un objet, un ensemble artistique (Tommy et Quadrophenia des Who, aux pochettes mémorables, certains disques des Stones, Sgt Peper bien sûr… que longue serait la liste !!) On conservait tout ça religieusement !!

Enfin, c'est vite dit, car pourtant, malgré tout, et j'ai beau rechercher, don't blame me, ce disque, ce lp, cette cassette, je ne l'ai plus!

C'est sûr, un jour, ces galettes, j'ai fini par les jeter. Remplacés les meilleurs par leurs frères cds, qui eux mêmes, un jour... mais je l'ai déjà dit.

Je n'écouterai pas, ce soir, ce Shut up! ……………… à moins que sur Youtube? 

…Le clip???? vive le progrès!!!!

vendredi 25 octobre 2013

Enola Gay, Orchestral Manœuvre in the Dark (OMD), 1980, new wave, cold wave..

OMD




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Cold wave et musique electronique, 


L'après Kraftwerk et l'avant Depeche Mode...

On est en 1980, le 26 septembre : C’est la rentrée, du disco partout, John Lennon est en sursis, Bon Scott et John Bonham n'ont pas cette chance...

Une New Wave synthétique, pathétique envahi les ondes et chasse les sacro-saints groupes à guitare, le rock, le vrai, mis à mal déjà par la soul, le disco et le punk.





Pink Floyd nous a pourtant concocté The Wall, Mc Cartney survit avec les Wings, les Stones tombent dans le disco d’un impardonnable Emotional Rescue… Seuls les Who semblent résister, après avoir pourtant inspiré la ravageuse vague Punk, « Who are You » restant très rock dans ce triste désert… Ils n’en ont pourtant plus pour longtemps, et peineront à se renouveler ensuite.

Pour nous, à l’époque, ce sont tous des vieux nazes et personne ne parierait que 30 ans plus tard, Macca serait encore debout et plutôt en meilleure forme, et que les Stones seraient revenus des bas-fonds du disco..

Ces « vieux », peu les écoutent encore en 1980. Ils regagneront, plus tard « en l’an 2000 », une aura et une notoriété, un statut de mythe vivant : en 1980, qui irait passer la nuit devant l’Olympia pour voir Mac Cartney, alors que le Palace, les « Bains » et le Rose Bonbon nous tendent les bras ?

Mais je digresse… en 80 donc, alors que je rêve déjà de cette culture rock anglo-saxonne et de Londres, sans savoir que je vais y aller poser un temps mes valises, quelques pépites new wave pourraient me faire oublier le british beat et mes chères 60’s…

Je ne sais plus où j’ai entendu Enola Gay pour la première fois ?

Pas le 26 septembre, date de la sortie britannique. A cette époque-là souvenez-vous, il y a un vrai décalage entre les sorties radio grandes bretonnes et l’arrivée des morceaux en France : Je gouterai bientôt le plaisir d’initié d’annoncer (par… lettre manuscrite !!!!) à mes potes français les sorties entendues sur BBC1…

A la radio, sur RFM, certainement pas, la station n’existe pas encore ! Radio 7 ? « Chez » Bernard Lenoir, dont le « FeedBack » nous fera découvrir aussi Blondie ? Je ne sais plus….

Chez ce copain, plus probablement, avec qui je partagerai beaucoup de gouts musicaux et de sottises lycéennes, après une virée chez le disquaire dont j’ai déjà parlé. Je filerai d’ailleurs le 33 tours « Organisation » à sa (très jolie) sœur qui en était très fan. Sur ce 33 tour figurait aussi les très étranges « Misunderstanding » et « Motion and Heart », plus une reprise de « The more I see You », le tout dans un style à la fois froid, glacial, et aérien… Etrange alchimie de la voix hyper grave et du synthé suraigu…

C’est marrant, parce que, comme je l’ai mentionné plus haut, je n’ai pas gardé ce 33 tours très longtemps, et il ne hantera pas longtemps ma platine moins et pourtant, je garde en mémoire cet album et ses sonorités, y compris celles de titres bizarres comme VCL XI, sans pouvoir expliquer pourquoi. En ré-écoutant aujourd’hui, il me semble que les titres cités plus haut me sont hyper familiers..

Enola Gay donc, rien à voir avec « les Gays », comme diront certains, juste l’histoire de cette bombe d’Hiroshima et le sentiment de culpabilité qu’engendre à l’occident ce triste largage un matin du mois d’Aout 1945.

En 1980, on est en pleine guerre froide, crise des missiles de croisière (Cruise Missiles, chantera Fisher Z, autre groupe oublié), et Margaret Thatcher ne tardera pas à préparer, par crainte de la « troisième », l’évacuation de Londres et un discours sorti du secret 30 ans plus tard (en.. 2013). Glacial ? OMD est bien dans l’ambiance du moment !

Il y a dans le son d’OMD une forte référence à la Synth Pop des précurseurs que sont Kraftwerk, mais avec une humanité et un groove qui manque aux ainées teutons, même dans leurs opus les plus « chantants », comme le très typé « Man Machine », dont on reparlera...

Cette new wave, ces synthétiseurs, vocoders, et autres boites à rythmes qui, on l’aurait alors juré, allaient envoyer les guitares au grenier, ne tiendront pas la durée, et cet élan futuriste durera une dizaine d’année avant que les vieux groupes à guitare, ne fassent leur retour et de nouveaux adeptes, et ne relèguent à leur tour les synthés au placard, entraînant presque dans l’oubli la plupart de ces groupes étonnants :

OMD ne mérite pas cet oubli.



lundi 2 septembre 2013

C'est la rentrée, billet paresseux, pas très Rock'n Roll...Souvenirs d'un cinéma à Porchefontaine (Versailles)

Toujours pas retrouvé le nom de ce cinéma, à Porchefontaine.

Billet où on parle du Canon de Pachelbel...

Ce n'est pas très important en soi. Cependant, c'est le genre de petit détail du passé oublié qui semble garder avec lui une suite d'autres souvenirs, enfouis également.


Comme si la réapparition soudaine de ce nom ramènerait avec elle nombre d'images de cette époque...

J'y ai vu Quadrophenia… En plein milieu du film, un mec entre dans la salle, habillé en Mods, et crie « les Mods, nos Scooters !!! les graisseux sont là !!! (en chantant:)

"We are the Mods, we are the Mods we are we are we are the Mods".

les ¾ des mecs assis là se lèvent et sortent en criant avec lui….

J’ai toujours pensé que dehors, il n’y avait personne et que c’était pour le folklore. (mais courageusement je ne suis pas allé voir…).

Le bordel que ces gars avaient mis ce soir là m’ont offert le pretexte de retourner voir le film 6 mois plus tard, à Londres, en late show (deux films pour le prix d’un…).

Dans ce ciné ‘sans nom’ j’ai vu aussi pas mal de vieux films, c’était son créneau: Lily Marlène, La grande illusion( avec Eric Von Stroheim (… qui a fini sa vie à Maurepas, étonnant, non ?) mais aussi "L'énigme de Kaspar Hauser", de Werner Herzog, duquel je crois me rappeler qu'il se dégageait un romantisme fascinant.


L'un des thèmes musicaux de ce film est le célèbre (enfin, depuis les années 1970..) Canon de Pachelbel.


On revient au rock'n roll, avec ça, figurez-vous, parce que le thème de ce 'canon" a servi de base à de nombreux et plus ou moins glorieux morceaux autour de 1969, le plus connu étant le lancinant Rain and Tears, des Aphrodite’s child, trio grec constitué entre autre par, et de Vangelis (qui se rendra célèbre par ses musiques de film, animaliers d'abord, puis Chariots of Fire, 1492...mais j’en ai déjà parlé) et Demis Roussos qui se rendra célèbre pour pas grand-chose….