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dimanche 1 mars 2020

Bronski Beat Small town boy, juin 1984

Bronski Beat Small town boy, juin 1984


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C’est assez marrant.... Ce titre, l’un des symboles de la New Wave, de la SynthPop, résonne pour moi de mes années londoniennes, bien qu’il soit sorti en juin 1984.... 

Je m’apprêtais pourtant alors à quitter cette ville et à y laisser tant de souvenirs, musicaux pour nombre d’entre eux: 

Les pages de ce blog en témoignent. 

Small town boy donc. 

Loin des groupes de la New Wave arborant ostensiblement leur orientation, leur différence, leur mal-être mais ne laissant pas apparaître une démarche “militante” dans leurs textes, le groupe choisi dans ce titre de lancer un manifeste sur le thème de l’homophobie. 

Et tu dois reconnaître que c’était, à l’époque, courageux. 

C’était l’originalité de Bronski Beat, cet engagement militant, en faveur de la province, de la banlieue, du prolétariat, aussi. 

Tout en cherchant à “rester simple” c’est à dire, contrairement à Boy Georges, Elton John ou bien d’autres, sans costume de scène, sans “excentricité scénique”. 

Mais revenons à la musique. Ce titre, évidement marqué par la voix si caractéristique du chanteur, reste musicalement aussi un trait de génie. 

Un Synthé FM star des années 80, le Yamaha DX7!!! Un Synclavier aussi (ou un MemoryMoog? ) et un riff qui deviendra légendaire. 

Oui, on peut marquer la Pop music avec quatre accords, répétés en boucle pendant 5 minutes. 

Oui, on peut, sur cette suite d’accord, créer une intensité dramatique. 

Oui,on peut faire d’une voix un instrument, lui affecter un rôle mélodique extrême. 

Bronski Beat l’a fait. 

Et fait porter à tout ça l’intensité dramatique d’une cause majeure des années 80, dans un monde suspendu aux menaces que j’ai souvent rappelé dans ces pages, entre Sida, tension Est/Ouest, chômage. 

Loin du sentiment d’opulence et de liberté -y compris “sexuelle” de nos ainés depuis les années 50. 

Les années 80 portaient, en même temps qu’une phénoménale volonté de vivre l’instant: Non sans parfois une exubérance et une “gourmandise” extrême, et sans beaucoup d’illusion quant à un avenir qui semblait assez sombre. 

Écoutez Small Town Boy, on l’entend bien, cette désillusion… ça pourrait presque être un blues, dis-donc…

jeudi 1 août 2019

Talk Talk, Mark Hollis

Such a shame

TALK TALK




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J’avais prévu de faire un mot sur Talk Talk au début de l’année, mais la disparition de Mark Hollis m’a pris de court: je ne voulais pas, ça ne me plaisait pas, de poster cet article à ce moment là.

Talk Talk, c’est l’un des coups de cœur de nos années 80, de notre “auberge londonienne”.. 

Du temps où on avait décidé d’aller “voir là-bas si j’y suis”, j’ai déjà raconté. 

A cette époque, mon univers était plutôt nourri des Kinks, des Stones, des Beatles et, bien sûr, des Animals et de la voix, de l’aura, d’Eric Burdon.

Mais il y avait cette effervescence post punk, là-bas, cette New Wave, parfois cold, parfois synthétique, et, parfois, très étonnante sans aucun recours aux artifices de ces nouveaux instruments.

XTC, j’en ai déjà parlé. Les Jams, aussi. Eux, les Jams, étaient très marqués par leurs ainés, à la limite du tribute!

Talk Talk, donc, pas encore évoqué ici. Such a shame! Mon Histoire du Rock est tellement peu cloisonnée! De Kraftwerk à James Brown, d'Elton John à Mike Oldfield, etc.
Talk Talk, c’est bien sur Such a Shame, tellement emblématique de cette année 84. 
Le titre entre tellement en résonance avec la fin de ces années passées à Londres! Quel dommage! 
Such a shame, to believe in escape…

Il y avait, au milieu de la chanson, une espère de rupture, une apostrophe, “The dice decide my faith”, le second couplet n’est pas symetrique au premier, et “ça le fait” vachement, ajoute au vertigineux du titre…
Croire qu’on peut fuir, elle est bien bonne. Fuir.. Londres? Il ne s’agissait pas d’une fuite, sinon celle du temps... Mais ce titre disait tout autre chose, et le débat sur la signification des paroles emplit les pages des forums “faits pour ça”. 

La voix de Mark Hollis, à elle toute seule, résonne tellement de ce parfum londonien, entre gouaille et spleen (écouter Have you heard the news!)

Talk Talk inspirera les groupes des années 90, mais ne poursuivra pas une carrière pourtant prometteuse… 4 albums et puis s’en vont, Mark Hollis fera quelques pas en “solo”, puis disparaîtra de la scène et des “radars” du rock… It’s my life, qu’il disait.

Talk Talk avait, selon moi, trouvé une voie novatrice et intéressante entre synth pop et “pop-rock” traditionnel, une “alchimie” envoûtante qui malheureusement n’aura pas une grande “descendance”! A dire vrai, qui a écouté autre chose que It’s My life, Such a shame et… Peut être Talk Talk? Ou Dum Dum Girl, pas mal, aussi, hein? 
Le jazzy résonne (Happyness is easy) dans certains titres, les influences sont multiples, et on aurait tant aimé continuer à suivre ce groupe!

En quatre albums; Talk Talk impose sa marque, et marque son temps. Il est grand temps de redécouvrir ce groupe!!




mardi 18 septembre 2018

Le CBGB 315 Bowery Street, New York

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New York, CBGB... OMFUG




Un séjour à New York, et quelques passages “obligatoires” près de ce qui reste des “monuments” du rock. 
Le temps manquera pour aller à l’Apollo Théâtre, et de toute façon James Brown est parti depuis longtemps, qu'irions-nous y chercher? je décide que nous n’irons pas… Nous verrons plus tard, dans de futurs articles, que notre semaine New Yorkaise a été suffisamment dense en lieux et événements rock et musicaux!!

l'Un des longs détours dans nos flâneries, que j’imposerai à ceux qui m’accompagnent (thanks, Kids... mais ils savent l’attachement de leur father aux lieux du Rock), nous conduira sur Bowery Street.

Au 315, une froide boutique de fringue cache les “restes” du CBGB. C’est devenu clean, rangé, branché: c’était aurait-il plutôt brut et franchement underground. 
C’est aujourd’hui à l’enseigne de John Varvatos: Soyons juste, l’endroit est aussi resté baigné de rock’n roll: un espace vinyls, à écouter, ou à acheter, cotoie les fringues… et une scène est là, au milieu de la boutique, pour des performances live: Elle a eu l’honneur d’accueillir Le Grand Eric Burdon, ainsi que Paul Weller, par exemple!! Un hommage honorable aux dignes précurseurs dans le lieu..

Ce lieu, fut conçu à l’origine pour recevoir les groupes de Country music: CGBG signifie Country, BlueGrass, Blues, mais le nom complet est CBGB OMFUG ( Other Music For Uplifting Gormandizers ) devient l’un des creusets de naissance du Punk New Yorkais, quand Television (Mai siiiiii! Paul Verlaine!!!) s’y produit, d’abord à deux reprise avant de s’y “installer”.
Les Ramones se joignent à eux, et la renommée du lieu part de là. Patti Smith deviendra l’égérie du lieux (et, d’après le documentaire “Atomic Blondie” de Pascal Fornery, une assez virulente gardienne de sa position, vis à vis de Debbie Harry…).

C’est d’ailleurs Patti Smith qui eût l’honneur de donner le concert final du lieu, en 2006.
L'endroit est resté semble-t-il relativement intact, l’atmosphère en moins bien sûr. Il faut sans doute saluer les actuels propriétaires des lieux pour avoir voulu conserver le bar, protégé les murs sur lesquels sont restés les graffitis et affiches. 
C’est évidemment un peu déconcertant de rentrer dans cette boutique, où se vendent des fringues à des prix …uhhh… astronomiques, là où s’est joué un pan de culture punk…

Mais il faut reconnaître l’extrême bienveillance des tenants du lieu à laisser entrer, flâner, photographier, les touristes du rock que nous sommes: de toute évidence pas clients… Nous sommes là, ébahis et respectueux, tentant d’entendre un riff de Johnny Ramone, la voix de Debbie Harry - qu’une fresque murale honore dans une rue proche - ou celle de David Byrne… mais elles appartiennent au passé du lieux et ne résonneraient qu’au moyen d’un enregistrement…


Emus, nous quittons les lieux, salués par un portier souriant, destination un autre lieu du rock New Yorkais…


jeudi 2 août 2018

1978, il y a 40 ans... La New Wave


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1978, les débuts de la New Wave!




Il est difficile, en 2018, d’imaginer à quel point la “New Wave” a représenté un souffle de modernité extraordinaire dans ce qu’il est convenu d’appeler la culture Rock. 

C’est aussi relativement difficile, pour ceux qui l’ont vécu, de s’en souvenir. 

Même si au début, le terme recoupe aussi bien la vaque Punk que, bizarrement, les groupes qui s’en distinguent, bien vite la terminologie New Wave désigne tout autre chose: 

Ce qui s’est d’abord auto proclamé ‘Neo Romantic”, et qui, prenant le relais du Glam Rock, se démarque “philosophiquement” de la résignation nihiliste punk: 

Là ou le Punk, constatant que la société doit être rejetée, veut la détruire, vers un autre idéal, la New Wave, sur le même constat, entend “s’amuser quand même puisqu’on va tous y passer”. 

Là ou le Punk tend à délivrer de façon rageuse, violente, dépouillée musicalement voire volontairement brouillonne, un message politique fort et destructeur, la New Wave tend à utiliser la technologie (synthés, boites à rythmes, vocoders..) pour délivrer une musique dansante, commerciale et agréable: 

Même détruire est inutile puisqu’à quoi bon reconstruire? Et surtout quoi? 

Ce n’est plus “hope I die before I get old”, c’est “have fun before we die”. 

Sous des aspects plus mélodiques, ludiques, romanesques, kitch,qui confinent parfois au culcul, la New Wave contient quelque chose de profondément romantique au sens classique du terme: 

C’est le triomphe des sentiments et de l’imagination sur la raison. 

C’est le rejet de l’académisme et de la tradition dans un élan vers ce qui est moderne. 

Certains méprisent aujourd’hui, d’autres… ont toujours décrié, d’autres encore ont oublié que ça avait été un sacré renouveau pour le rock qui, en ce temps là, était bien fatigué et mal en point. 

Oh, il en a vu d’autres, et s’en est toujours remis: à la fin des 50’s, quand il a failli tomber dans l’oubli de la surf et des girls groups, avant d’être relancé par les anglais, mais aussi à la fin des 70’s, puis dans les années 90… 

 Pour en revenir à la New Wave, pour la première fois un courant musical émergeait non pas dans un seul pays, non pas aux USA ou en Grande Bretagne, mais… de façon plus globale, A LA FOIS aux US et en Grande Bretagne, mais aussi en Allemagne - d’ailleurs, l’inspiration New Wave était très germanique, de Kraftwerk (dont on ne soulignera pas assez souvent l’influence... The Model, premier hit New Wave???), à la période Berlinoise de Bowie (quoiqu’en partie vécue… à Hérouville dans le Val d’Oise!! 




Il faut dire qu’une partie des angoisses Neo Romantiques prenaient leur source dans les angoisses de la Guerre Froide, et donc, autour du Mur de Berlin… La scène Allemande est donc particulièrement active (Neue deutsche Welle): Alphaville, Nena, Trio, Falco…. Vous en voulez d’autres? 

Vous vous souvenez de Klaus Nomi?

En fait, la New Wave était née d’un besoin urgent de se divertir “pour oublier”, devant le constat qu’il n’y avait pas d’espoir de changer comme nos ainés l’avait naivement cru. 

Alors, à Londres comme à Berlin, la New Wave s’est mis à rythmer la peur des missiles, du Sida et du chômage. 

Oui, je radotte, j’ai déjà dû le dire. 

Au caractère “international”, fortement européen de cette “vague”, vient s’ajouter une résurgence d’une multitude d’influences, et ça aussi c’est nouveau: 

La New Wave est multi forme, du ska revival au post glam, de la synth pop au “pré-boys bans”, de l’electro funk aux prémices de la techno… Ses influences sont multiples et assumées (World Music, Ska, Funk, rock, Punk et bien sur electro). 

Pour la plupart, les groupes New Wave s’en remirent, dans un désir de se démarquer des ainés (et en particulier du Punk), aux synthés, ce qui fit dire que les groupes à guitare étaient morts (on avait déjà entendu ça au debut des 60’s, hein, M Dick Rowe :) ). 

Mais il n’en fut rien, et beaucoup revinrent aux instruments à corde un peu plus tard…





dimanche 13 novembre 2016

YAMAHA DX7: 80's synthetiser & KORG Volca FM

Un synthé mythique!!!

Synthèse FM , son de la New Wave , le synthétiseur pour tous!!!

Mon Histoire du Rock
Yamaha DX 7


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Le synthétiseur YAMAHA DX7, années 80.


  A l’occasion de la sortie d’une petite merveille, le Korg Volca FM, sur lequel je me suis précipité goulûment, Mon Histoire du Rock va évoquer ce synthétiseur mythique, le Yamaha DX7, incontournable machine des années 80. 

Evidement, le rock’n roll est difficilement dissociable de la guitare, le plus souvent électrique. “Le plus souvent”, parce que les pionniers du genre n’avaient pas le bonheur de connaître encore cet engin (voir le magnifique contretemps, bug temporel involontaire, du film “Retour vers le futur” dans la scène “Johnny be Goode”, où Marthy Mac Fly joue en 1955 sur une Gibson ES 335 qui n’existera que 12 ans plus tard. 

Les premiers morceaux Rock’n Roll sont en effet joués sur des acoustiques… et également sans basse ni batterie…. Mais je m’égare. 

 J’ai déjà évoqué dans ces pages les orgues Wurlitzer, Moog et autres synthés préhistoriques, sans doute fasciné par des instruments, souvent dotés de claviers, que je maîtrise moins bien que la guitare… Oui, oui, je viendrai un jour à évoquer aussi les 6 cordes… 

Mais aujourd’hui nous évoquons celui par qui la guitare a bien failli disparaître de l’horizon rock’n roll, ce qui parait incroyable en 2016, ou rares sont les groupes qui prétendraient monter sur scène sans guitare, et où l’instrument atteint des sommets de popularité… A l’inverse, le synthé semble bien être retourné dans sa boite… 

Bon mais, ce DX7, c’est quoi? Techniquement, c’est la simplification, pour un usage de masse, dans un format utilisable assez facilement, des synthétiseurs des années 70. Techniquement, sans vous barber, mais pour ne pas prêter le flanc à la critique des spécialistes: - Tous ces instruments prennent le nom de synthétiseurs en ce qu’ils produisent une musique par la génération de signaux sonores à partir d’un courant électrique (c’est donc un signal sonore de synthèse). 

Le DX7 Yamaha s’appuie sur une technologie différente (la synthèse à Modulation de Fréquence) de celle employée précédèrent, et par exemple par les Moog (synthèse soustractive). 

Mais surtout, le DX7 est présenté dans un format hyper compact, intégré, sans une foret de potentiomètres et une jungle de câbles… ça deviendrait presque pratique. Mais cependant très bidouillage, et riche d’une infinie gamme de possibilité de triturage des sons. 

On peut obtenir, de façon assez empirique, des sons absolument inédits, et la New Wave va s’en emparer. Je ferme bien vite la parenthèse “technique”… je n’irai pas sur le terrain des experts en algorythme, opérateurs et autres bidules. Il faut bien l’avouer, l’arrivée de toutes ces machines, qu’aujourd’hui on regarde avec nostalgie et bienveillance, qu’il s’agisse des Moog, DX7, vocoders ou fairlight CMI a bien fichu la frousse aux bons vieux groupes à guitare(s). Une fois encore (rapellez-vous la prédiction fabuleuse de Dick Rowe (DECCA) auditionnant les Beatles en 1962 et ne donnant aucun avenir aux groupes à guitares!!), “on” cru pouvoir enterrer la 6 cordes! Les plus vertueux guitaristes, parmi lesquels Van Halen (JUMP), Phil Collins “one more night”, Bruce Springsteen “Born in the USA”, Serge Gainsbourg “You’re under Arrest”, Tina Turner “What’s love got to do with it” Queen “A kind of Magic” , mais la liste est infinie Je ne peux pas citer tous les groupes New Wave (Larry Steinbachek de Bronsky Beat, Depeche Mode, tous, je vous dis) !! cédèrent aux sirènes du DX7!!! (Pour sa part, Mike Oldfield, plutôt bon guitariste lui aussi, montait sur scène avec un Fairlight… Il fallait être moderne, dans le vent et…. Faire oublier les méchants punks qui ne respectaient rien et dont certains d’entre eux clamaient qu’ils grattaient la guitare parce qu’ils n’y connaissait rien en musique. Le DX7 offrait l’avantage d’être manipulable assez facilement, proche d’un “piano electrique” à l’usage sur scène, prêt à offrir assez facilement des sons et des sonorités inouïes (haha), et capable de partir dans des vrilles subtiles pour peux qu’on se contraigne à un peu de bidouillage. Lesquels bidouillages se réveillaient en fait plus accessibles que les programmations ou câblages des prédécesseurs: On était plus dans un mode “essai - écoute - nouvel essai”, d’où mon 
qualificatif de “bidouille”.



Rares, je l’ai dit, sont les productions des années 80 qui n’ont pas fait une place au DX7 Yamaha. Le son de ces années-là en a été marqué d’une patte bien particulière. Et aujourd’hui, avouons-le, un peu datée, kitch. Depuis, la plupart des groupes qui ont survécu ont ré-arangé leurs morceaux avec ces bonnes vielles guitares qu’’ils avaient cru devoir ranger au placard… 
Aujourd’hui, en 2016, Korg sort une gamme de “mini synthétiseurs”, minis par la taille, le format…Et l’étonnante présence d’un clavier digne d’un Stylophone qui surprend lorsqu’on prend la peine de jeter un coup d’oeil aux promesses des engins. 

Dans cette gamme, un ovni, par ses origines, ses possibilités, les sonorités dont il nous honore: 

le Volca FM, pour Frequency Modulation. 


Le nom, déjà, est une promesse. Que l’objet tient, puisqu’il renferme un quasi clone du DX7! Branchez dessus un clavier MIDI, pardonnez la polyphonie limitée à 3 notes: Jouez et bidouillez, puis sauvegardez vos pistes sur votre ordi, pour multiplier les voix et la richesse du truc. Aller plus loin? Oui, on peut, si les 32 “patterns” intégrés ne suffisent pas, les bidouiller comme dans le temps! Oui, on peut aussi importer les “sysex” du bon vieux DX7!! Ça y est, on l’a, la machine à remonter le temps!!

samedi 2 janvier 2016

Mad World Tears for Fears 1982

MAD WORLD

Tears for Fears, 1982



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Loin d'être un morceau oublié des années 80, Mad World a admirablement résisté au temps, et a même fait l'objet d'une reprise plutôt habile par Gary Jules, laquelle version sera ensuite "coverisée " au point que certains finissent par penser que Jules a composé l'original.

L'ado des années 80 que j'ai été (et il en reste des séquelles) ne peut valider totalement cette reprise, tant elle parait mollassonne et fade à côté de l'originale.

Je sens que je vais me faire des amis.

Ré-écoutons alors la version de Tears for Fears, pour en convenir: Elle porte tout le poids et le paradoxe des années 80, où l'on croyait encore en un monde meilleur et à une nécessité de rébellion, écartant le fatalisme par une expression virulente de nos craintes et nos peurs: la section rythmique est là, bien présente, même si elle sent très, très fort l'électronique alors omniprésente, et martèle comme il se doit la révolte du propos.

La version de Jules est plus paisible, plus posée, frisant la platitude, et fait regretter le tempo marqué de Tears for Fears:

Ecoute bien le riff de batterie, le premier temps très marqué sur le "pont" "And I …"… rien à voir avec la ballade aimable de Gary Jules, qui frise la tentative de suicide: le gars est sous prozac, c'est sûr!

Les reprises, comme celle de Cats on Trees, sont du même bain, cette dernière étant, peut être, un petit peu plus tendue, plus marquée, moins fade? Mais ça manque de nuance, de montée en tension, de punch.


Du nerfs, que diable, c'est vous les jeunes, c'est pas moi!

Le second couplet résonnait pour moi comme une évidence, en 1982: "Went to school and I was very nervous, no one new me, no one new me…". Du vécu, après ces quelques années passées comme un étranger dans la ville du Roi Soleil que j'avais alors fui pour Londres. L'intensité dramatique croissante est parfaitement marquée par la rythmique soutenue.

Ce titre est en fait une référence au cri primal: 

Théorie d'Arthur Janov (bien chère à John Lennon qui fut son patient et à Iggy Pop), et appliquée avec soin sans le savoir par Little Richard). Cette théorie prétend guérir les névroses par l'expression primale des douleurs liées à la naissance. Je schématise, évidement, à outrance! 

"The dreams in which I'm Dying are the best I've ever had". Tout un programme.

Cela exclut donc toute interprétation mièvre et doucereuse....

Enfin, bref, qu'on se le dise, les version de G Jules, de Cats on Trees, sont à écouter, mais seule la version de Tears for Fears garde nos faveurs. 


Il faut que vous la ré-écoutiez. Dites-m'en des nouvelles.

Bonne année 2016.



samedi 5 décembre 2015

T.REX, Marc Bolan

T.REX


Marc Bolan, icone du Glam Rock

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 Tout le monde ou presque a oublié T Rex. 

Bowie seul règne dans les mémoires quand on évoque le Glam Rock, et il me semble que c'est un peu injuste. 

Je prends donc le sujet et Mon Histoire du Rock va tâcher de vous donner envie d'écouter ce groupe!

Difficile aujourd'hui d'imaginer le succès énorme que ce groupe a connu au tout début des années 1970. On compare presque, à l'époque, T.Rex aux Beatles!!! (parrenthèse, je vous rappele qu'on a fêté Rubber Soul cette semaine!)

Si si si!!! Il faut dire que ces derniers se sont séparés en 1969 et que la place est libre, pour Marc Bolan et son groupe!

Formé en 1967, le groupe est alors d'influence folk, un brin ésotérique sans doute pas très loin d'un Magma par exemple. Cela ne tient pas très longtemps, et c'est sans doute John Peel, l'animateur phare de la BBC, qui poussera Marc Bolan à faire prendre à T.rex ce virage "Glam".

En 1971 T.Rex sort Electric warior, puis The Slider, qui lancent la vague "Glam Rock". Le groupe est produit par Tony Visconti, qui produit également David Bowie…. On reste en famille.

Ceux qui lisent un peu ce blog savent que selon moi, le Glam est pour partie à l'origine de la New wave de nos années 80. C'est dire l'importance que je donne à T.Rex, que je mentionne peu souvent pour ne pas passer pour un has been trop irrécupérable…

Cette scène Glam, ce "courant", dans lequel on retrouvera Bowie, évidement, mais aussi Queen, compte également Elton John dans ses rangs. 

On sait ici que je considère Elton John pour bien plus que le rôle de vieux chanteur de variété dans lequel beaucoup l'ont laissé choir:la preuve dans ce "Children of the revolution", dans lequel vous ne manquerez pas d'apercevoir aussi Ringo Starr:


Children of the revolution sera repris entre autre par Pete Doherty


Mais je me souviens surtout de "Get it On", évidement, écouté sur les routes du Vexin, où nous passions les week ends, pas très loin du lieu où T.Rex avait enregistré l'album suivant, 'the Slider'. 
Le Glam rock était déjà tombé dans l'oubli. C'est l'année ou Marc Bolan, se tue en bagnole, T.Rex meurt avec lui. Reste Bowie, "évidement", et sans doute un peu Queen, tandis qu'Elton John s'éloigne des frontières du rock. En France, Au Bonheur des Dames s'inspirera du Glam.
Marc Bolan était en train de se rapprocher du mouvement Punk, il n'aura pas le temps d'aller très loin en ce sens…

Le pub rock (dont nous a parlé l'ami "ça dépend des jours" (voir le lien)) aura donc eu raison du Glam? À moins donc que la new wave, quelques années plus tard, ait assuré une suite?



samedi 7 novembre 2015

1979

1979



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La bande son des années Lycée



1979 dans le rock

Une année entre Punk et Disco


Un cher Ami et fidèle lecteur, qui est aussi camarade d'évasion musicale (c'est bon, pour le cirage, Patrick? Tu ne rougis pas trop?) me taquinait récemment sur l'année 1979. Je pourrais selon lui considérer les titres de ces année-là comme trop récents.. Et donc nuls.


Tu oublies que 1979 est l'année de mes 16 ans, mes années Lycée, les années Feed Back de Bernard Lenoir qui nous a tout (ou presque) appris!

Mis au défi, je vais me livrer ici à un inventaire nécessairement incomplet de l'année 1979. Nous allons nous balader parmi (comme écrivait Frédéric Dard, que je lisais beaucoup à cette époque-là).

Un autre camarade, dont je suis le lecteur, me dit se documenter sur le son des early 80's pour un prochain ouvrage; Marc, puisses-tu trouver ici quelques souvenirs de cette année 1979 où nous avons partagé les bancs d'un Lycée de Versailles.


Ce sera sans doute amusant de comparer l'avis qu'on s'en faisait, à l'époque, et le regard qu'on y porte aujourd'hui. Chacun pourra commenter en bas de page.

1979 est une année charnière: coincée entre le Punk qui devait tout remettre à plat et crachait sur le Rock'n Roll, et la New Wave qui le réinterpréterait en usant des mêmes codes.

1979 est aussi une grosse année pour la disco, que le Rock peinait à étouffer (voir déjà "Goodbye Sister Disco" des Who en 1978..d'autres titres ci après partagent la même rage). 


C'est aussi l'année que choisit Elton John pour une tournée mondiale avec Ray Cooper, qui les mènera en URSS: Je garde intact et ému le souvenir de ce reportage, et du magnifique Bennie and the Jets

L'opposition rock disco tourne parfois au cirque, comme en juillet à Chicago (j'avais posté sur Facebook des images de la DDN, Disco Demolition Night, où chacun devait apporter ses vynils de Disco pour les faire littéralement sauter lors d'un spectacle dans un stade!

Mais c'est une année ou je pensais trouver Queen, les Wings (que je n'aimais vraiment pas), et où je ne pensais pas trouver déjà les chers Blues Brothers

C'est aussi l'année de Grease et de Starmania, je juge que leur place n'est pas ici.

On va le voir, le Rock s'efforce de résister, avec parfois une véhémence dans le propos et le titre, au disco, omniprésent.

On y va, façon éphéméride (quoi mes rides, qu'est-ce qu'elles ont mes rides): J'avoue avoir eu besoin de l'aide de Wikipedia et autres sources web, pour dater mes souvenirs et les cadrer dans les limites de 1979.

Que ces sources soient ici remerciées, m'évitant d'introduire dans la liste un 'Bicycle Race' de Queen, et d'oublier les Blues Brothers que ma mémoire faisaient naître autour de 1980, 81, par exemple: Il fallait pour l'exercice rester en 1979.

https://en.wikipedia.org/wiki/1979_in_music
http://www.playlistresearch.com/1970s/1979rockhits.htm
http://www.rockmusictimeline.com/1979.html

Janvier:
Ça commence "mal" pour le Rock, avec Village People YMCA
Mais ça commence bien avec Dire Straits "Sultans of Swing"
Entre les deux, Blondie "Heart of Glass", dont j'ai déjà parlé sur ce blog.
Elvis Costello (armed forces) Accident will Happen, un rock énergique et teinté de beat new wave.

Février:
Rod Stewarts, qui était mieux inspiré lors qu'il était leader des Faces, succombe à la mode disco et sort 'D'ya think I'm sexy' , qu'on entendra jusqu'à plus soif.
Les Bee Gess sortent "Tragedy" Février est donc dramatiquement disco
The Blues Brothers relèvent le niveau - Soul Man

Mars:
Supertramp sort Breakfast in America
Bob Seger vent debut contre le disco: Old Time Rock'n roll
Gainsbourg sort l'album reggae "aux armes et caetera", en s'entourant des musiciens de Bob Marley

Avril:
Amii Stewart Knock on wood, en plein disco, une pépite?
Telephone, Crache ton venin. Le début de la fin

Mai:
The Undertones Teenage Kids
ELO Discovery (very disco, faut l'avouer)
Kiss I was made for loving you: t'en veux du kitch?
Earth Wind and Fire Boogie Wonderland
Trust sort son premier album et affiche sa filiation avec AC/DC (reprise de Ride On)

Juin:
Joy Division Unknown pleasures
The Cure Three imaginary boys (et Boys don't cry !!)
The Cars Let's go, le 12 juin. On a complètement oublié The Cars Quelle erreur!! c'était en plein à la charnière rock/new wave. Candy-O, quelle pochette, Blondie n'a qu'à aller se .. Rhabiller… (souvenez vous Just What I needed en 1978..)
Pat Benatar ou la vache, ça me rappelle un truc très très très précis!! (Heartbreaker, I need a lover)
Robert Palmer - Bad Case of Loving You. Il sera ensuite plus "New Wave".

Juillet:
AC DC Highway to hell: le groupe devient populaire, lâche un peu le Blues rock pour aller vers un rock FM plus consensuel, mais ici avec maestria!
B52'S rock lobsters
Boomtown Rats I don't like mondays, moi j'aimais les Boomtown Rats.
(Sortie du Walkman de Sony)
12 juillet : à Chicago, la Disco Demolition Night manque de dégénérer en émeute.

Aout:
Pop Musik (M, mais pas celui que vous croyez)
The Knack My Sharona
Foreigners - Dirty White Boy, rock pur et dur qui parle d'Elvis Presley..
Neil Young Hey Hey My MY (Rock'n Roll can never die), comme quoi ça inquiète tout le monde!
Septembre:
Sugarhill Gang Rapper's Delight premier tube hip hop?
Led Zeppelin In Though th Out Door, les héros sont fatigués?
Gary Numan The Pleasure principal: La new wave sort de son cocon, façon electro-pop. Du Krafkwerk léger, en quelques sortes.
Sniff'n the tears - Drivers Seat
Buggles Video killed the Radio Stars

Octobre:
Rickenbacker en bandoulière: Tom Petty and the Hartbreakers sort Refugee: encore un oublié!
Fleetwood Mac Tusk
Blondie Eat to the beat (Atomic)
The Police second album Regatta de Blanc (Roxane, Walking on the Moon, message in a bottle)
Prince I wanna be your Lover
Status Quo Whatever you want, bon gros rock puissant, là encore oubliés aujourd'hui

Novembre:
The Wall Pink Floyd
Madness One Step Beyond
The Specials Gangster

Décembre:
The Clash London Calling, à tort considéré comme album Punk: c'est du rock mes amis. Du bon.
Jacques Higelin Champagne pour tout le monde et Caviar pour les autres... , enregistré en partie à Herouville (95).

Voilà, la promenade est finie, j'espère n'avoir rien oublié!



mardi 4 août 2015

The Police , clap de fin: Every Breath you Take

Every Breath you Take

The Police


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C'est pas la première fois que Sting le beau gosse nous fait le coup de l'amoureux transi, du lover déçu.

Après Roxane, ou l'amour improbable d'une prostituée qui, comble du romanesque, emprunte son nom au personnage d'Edmond Rostand, il y a eu Can't stand loosing you.

Je me souviens que les radios britanniques avaient boycotté Can't Stand.. car il faisait, selon Messieurs les Censeurs, l'apologie du suicide.


Boum, quelques temps plus tard Sting récidive. Consciemment ou pas, il prend le thème de "Stand ByMe" (Ben E King), l'affuble d'une rythmique dont Police a le secret (reggae rapide, alternance de couplets lents et calmes et de refrains, ponts, rapides et vifs).



Les accords sont savamment arpégés, la voix est criarde et haut perchée. Le hit est garanti, le morceau est du pur Police. Moins énergique que les morceaux des premiers 33 tours, ça sent un peu la fin, mais ça reste fidèle et efficace.

Synchronicity, l'album, sera un succès. Mais il ne fait pas revenir le groupe vers le style "reggae Blanc" inventé par Police, et véritable « innovation » rythmique au lendemain du Punk volontairement simplificateur. Un abandon coupable de l'energie post Punk, constaté après le second album après lequel… Mon Histoire du Rock oubliera The Police.

Tout le monde prend le titre pour un hymne amoureux, une espèce de "ne me quitte pas" des 80's. Une lecture des paroles fait apparaître qu'il s'agit d'une tirade qui frôle à le toucher le harcèlement. Cela dit, Ne Me Quitte Pas est, dans son genre, un truc assez space, aussi "laisse-moi devenir l'ombre de ton ombre, l'ombre de ton chien…"…

Il se dit que la méprise amusera Sting.

Abstraction faire du thème de ce titre, celui-ci reste un morceau magique et parmi les plus réussis de la fin de règne de Police:

il marque malgré tout la fin du groupe et l'incapacité de Steward Copeland et Sting à "recoller les morceaux": il ne se parlent plus et enregistrent leur piste chacun de leur côté, s'arrangeant pour limiter au maximum les contacts (leur nombre, pas leur violence). On pardonnera donc aisément l'emprunt au thème de Stand By Me et on pourrait y voir une forme d'hommage involontaire à ce titre (souvent objet de mépris et de rigolades).

Allez-vous balader sur Youtube pour découvrir des mix étonnants où Sting chante Every Breath sur Stand by Me, et Ben E King Stand By Me sur Every breath… bien foutu, à voir.

Après tout, la liste des chansons composées sur une anatole qui a d'ailleurs fini par prendre pour nom chez nos amis anglo-saxons: "50s progression"(progression d'accords de degrés I-vi-IV-V pour les fans de technique).

Si l'on mesure la réussite d'un titre au nombre de reprises, Every Breath you take est une réussite. Reggae, metal, Hip Hop, piano bar… Même Melanie, venue des années 60, et dont on a parlé ici, s'en ira de sa version: "folk song", forcément.

Allez, j'ai boudé ce titre à l'époque; en prenant de l'âge, je reconnais son efficacité, et le plaisir qu'on prend à l'écouter... et à le jouer, aussi.



samedi 2 mai 2015

Forever young, Alphaville, 1984 : New Wave and cold war

ALPHAVILLE


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Dans les années 80, ceux d’entre nous qui avaient les cheveux ondulés avaient plus de chance, ils pouvaient arborer fièrement une coiffure comme celle de Marian Gold, ras sur les côtés et « choucroute » au dessus.





Mais là n’est pas le sujet.

On est en 1984.

Soviétiques et Américains ont décidé depuis quelques temps que se foutre sur la gueule serait plus marrant, et techniquement plus facile, en utilisant des l’Europe comme terrain de jeu et des missiles dits « de croisière » pour détruire la planète. Leurs jouets avaient pour nom SS20 et Pershing.

La guerre est froide, ainsi sera aussi la « vague » musicale et artistique qui succèdera au psychédélique et au punk.


Il ne s’agit plus de changer la société, ou de la détruire pour en fonder une meilleure : nos ainés semblant d’accord pour tout détruire, on est partagés entre la trouille de « la troisième », de l’extermination totale, et la volonté de finir en dansant, les yeux braqués vers le ciel en espérant ne pas y voir de missiles. (« Heaven can wait we’re only watching the skies »).

Alphaville montre dans ce titre la même crainte, la même obsession que Nena, autre groupe Allemand, dans "99Luftballons", et de façon plus explicite Fisher Z dans « Cruise Missiles » ou « Red Sky over paradise ».

Forever Young est typique de la cold wave des années 80, planant et synthétique, contrairement aux titres de Fisher Z et Nena, plus conformes aux canons du rock traditionnel.

Les allusions à la guerre froide sont plus directes que dans le titre de Nena, comme si l’évocation risquait de formaliser l’objet de la peur. D’autres S’y mettront également, preuve que le sujet marque l’époque (Sting, « I Hope the Russian love their children too ».

Pour finir, clin d’œil peut être involontaire au symbole fort de la guerre froide qu’est James Bond, on trouve dans les paroles de Forever Young quelques titres de films : « Diamonds are forever », « Never say Never », ainsi qu’une allusion à Live and let die…

Ce titre a été un vrai succès, au point de devenir un symbole générationnel. Succès encore plus fort dans l’Europe germanophone, particulièrement sensibilisée au déchirement Est/Ouest d’alors, et pour cause.

Il sera repris de nombreuses fois, et les « covers » ne manquent pas…. Sans égaler, à mon goût, l’orriginal, mais suis-je objectif ?