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samedi 12 septembre 2015

LOW R.E.M. ( 1991, OUT OF TIME )

R.E.M.

low

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On n'a jamais parlé de REM ici, did we ever?




On va saisir l'occasion, aujourd'hui.

R.E.M. revient au devant de la scène, hélàs pas avec un album, pas avec un single…

D'un autre côté:
si ils ne veulent plus jouer ensemble, faut pas insister: le coup de la reformation d'un soir pour "faire plaisir aux fans", et au compte en banque, c'est un peu téléphoné, et indigne de R.E.M.
Si c'est pour faire parler d'eux en disant que Sergent Peper est une merde, Keith se sent morveux, se mouche.
Mieux vaut ne rien composer que de s'accrocher au premier jingle ferroviaire venu dans l'espoir de revoir voler les flamands roses, même solitaires.

Donc rien de tout ça chez REM, juste une mise au point pour stopper l'utilisation de leur musique à des fins commerciales, electorales, etc.

Ah ben voilà une transition qu'elle est bonne, comme disait Coluche, dont l'image est fort exploitée elle aussi.

J'écoutais Low, dites donc. C'était le matin, sur le chemin du boulot. Morning suits me fine, qu'ils disent. Ah bon.

Moi, le "morning" me "suits" moyen. Surtout le matin.

Enfin, hier matin, Low convenait parfaitement à l'humeur. Montée en puissance, voix caverneuse, filet de cordes (violons (Denis, viens on se le joue!! et violoncelles). Crescendo maitrisé, puis à nouveau le calme.

Presque 5 minutes de cette chaude et langoureuse ballade dans ce jeudi matin de septembre.

Est-ce le traitement lancinant de l'orgue? La voix de Michael Stipe? Jim Morrison sort de ce corps! The Doors, désenvoutez R.EM.!

Ou plutôt non, magnifique hommage!! Car ce matin, le Grand Maulne du Rock'n Roll m'est apparu à nouveau, "ce fut comme une apparition"!!

R.EM. Peut, comme les Doors, refuser l'exploitation commerciale de leurs titres (il est là, le lien, la voici la transition)!!!!!!!

Ils sont de la même trempe! Low incarne une filiation, un esprit non pas d'escalier mais de "Doors" façon The End, Ridders on the Storm.

Mais peu importe. REM est un groupe énorme qui n'a pas besoin de la filiation dont je l'affuble ( !) pour mériter cet éloge. Quinze albums et presque 30 ans de carrière, quand même, nous laissent un gout de trop peu:

Le jeu de guitare en arpège (et quelle guitare!), le rejet par Peter Buck du solo de guitare pour le solo de guitare, celui-ci préférant ponctuer les morceaux d'enluminures bien venues, plus discrètes et moins m'as-tu-vu (entendues).L'apport d'instruments inattendus ( mandoline, violon, etc), le jeu de basse mélodique et pas uniquement "rythmique"….

Rickenbacker
Peter Buck, Rickenbacker (from Wikipedia)
Que des chose que j'aime et dans lesquelles je trouve des repères. Pas vous?

J'ai parlé des Doors, je veux pas fâcher en parlant de Brian Jones qui dans les Rolling Stones apportait lui aussi des instruments "incongrus", on peut se référer au jeu de guitare de Roger Mc Guynn (The Byrds)ou plus proche de nous de Johnny Marr: Mais la Rickenbacker est un fil conducteur!!

Mais le groupe semble n'avoir jamais digéré le départ du batteur Bill Berry en 1997. Tous les groupes n'ont pas la chance de ne naitre vraiment qu'avec l'arrivée de leur second batteur.



samedi 20 septembre 2014

Le club des 27

Quelle est donc cet étrange club des 27 ?



D’où vient ce mythe, né bien avant le net et la « théorie du complot » ?

Le truc a été récemment remis « à la mode », lors du suicide de Kurt Cobain (Nirvana), dont la maman dira en gros « il a rejoint ce club stupide. Je lui avais dit de ne pas le rejoindre ».

Ainsi va et se nourrit la légende !! Amy Winehouse viendra en 2011 elle aussi « grossir les rangs ».

Le très sérieux journal Le Monde lui-même a consacré une « étude » au sujet :voyez vous-même ici

A l’origine de tout ça, une « série noire » dans le rock US qui inaugure le « club » :

Les 4 « J », le Rolling Stone Brian Jones, d’abord, en 1969 puis Jimy Hendrix en 1970 , suivi de Janis Joplin la même année puis Jim Morrison des Doors à Paris en 1971.

Mythe dans le Mythe, les friands de symbolique trouveront que tous ont un J en initiale (même si c’est pas très rigoureux, parfois au nom et parfois au prénom…).

Dans cette période, il faut ajouter Alan Wilson le co-fondateur (mais non pas des Beach Boys) de Canned Heat… Mais si, « On the Road Again », « Goin’ Up The Country »… Enfin quoi, revoyez Woodstock !!!

Mais le fondateur du club, c’est le Bluesman Robert Johnson (« Sweet Home Chicago », « Love in Vain »….), mort en 1938, sans doute empoisonné.

Il est rarement nommé dans ce club, un peu parce que sa mort est de beaucoup antérieure à celles des membres cités plus haut, un peu parce qu’un autre mythe entoure ce fondateur des principes du Blues : l’histoire raconte qu’il était un piètre musicien, trainant dans les rues, quand il disparut un jour pendant un certain temps avant de réapparaitre, doué cette fois du talent qui le rendra célèbre, et affirmant qu’il avait pactisé avec le diable…

Pour revenir au club des 27, le mythe, s’il connait « grâce » aux deux derniers membres un regain sans doute activé par la profusion de moyens d’information et de communication actuelle, était source de beaucoup de « buzz » au milieu des années 70. Je me souviens qu’alors, ce qu’on n’appelait pas encore je crois la « théorie du complot » attribuait le décès de Janis Joplin et de Jim Morrison à leur maison de disques respective, parce qu’ils avaient osé les braver et quitté leur groupe ou menacé de le faire. On lira ensuite beaucoup de choses diverses et variées sur les circonstances de la mort de Jim Morrison, les hommes en noir dans les toilettes du WAG (Whisky à Gogon derrière l'Alcazar) à Paris, le transport de Morrison inanimé dans son appartement au 17 de la rue Beautreillis, de Brian Jones dans sa piscine, pour une brasse fatale un soir de 1969…


Eric Burdon, ex Animals, illustre le propos avec ce titre de 2013, qui certes n’est pas son meilleur…

dimanche 10 août 2014

The Doors, The End...

The DOORS:


The end, 

Groupe énorme, qui selon moi souffre cependant de deux handicaps, le premier étant d’être considéré à tort comme un groupe qu'on écoute en sortant de l'adolescence pour l'oublier ensuite (un peu comme les écrits de Boris Vian, vous voyez le truc ?). Le second est de disparaitre derrière l'aura écrasante de Jim Morrison, au point que la performance, le talent, des autres membres du groupe sont rarement reconnus. J'ai déjà salué et souligné le talent de Ray Manzarek il y a quelques temps, il faut également rendre à John Densmore, le batteur, au phrasé extatique, et Robby Krieger, le guitariste, dont les performances au Bottleneck sont souvent cachées au milieu des envolées de Manzarek au point de presque disparaitre.

Pourtant, Jim Morrison, pour charismatique qu'il ait été et pour médiatique qu'aient été sa vie, sa fin, son destin, a selon moi - je risque de me faire mal voir - autant le destructeur du groupe que celui de sa propre existence.. Faisant de chaque concert un épisode incontrôlable ou la musique, parfois à peine audible, disparaissait derrière une prestation déjantée et narcissique de Jim Morrison, qui ne laissait plus beaucoup de place à l'expression musicale des Doors.

Les accusations d'attentat à la pudeur suite au concert du 1 er mars 1969 sont probablement exagérées, autant par les fans des Doors que par leurs détracteurs (pas tous agricoles), et tout cela éloiigne les Doors de la musique, tout comme Jim Morrison s'en est lui-meme ensuite éloigné pour venir mourir à Paris.

J'ai rencontré l'univers des Doors assez tard, en 1982, à Londres (toujours et encore ! ) : Pas très original, c'est la devenue classique scène d'ouverture d'Apocalypse Now qui me fit découvrir ce monument du Rock et du Blues...

Premier film que j'allais voir en VO à Londres, dans un ciné de Leicester Square, en late night (deux films pour le prix d'un !!! ) immersion totale garantie ! J'en garde un très, très fort souvenir, très liés à ces débuts londoniens.

J'ai très vite déniché les quelques "LP" du groupe et garde, encore aujourd'hui, une grande affection pour lui, qui figure parmi mes "best of" mais il y en a tant.....Bien d'autres titres sont donc gravés dans mon petit panthéon du rock, quelque part entre le blues et le rock psychédélique, une parfaite synthèse entre les origines du rock, ce blues lent et rude, et les envolées planantes de l'acid rock, ce dont Light My Fire est une parfaite illustration. Ecoutez Light My Fire, et les Doors vous apparaitront, enfin, comme autre chose que le groupe du seul Jim Morrison ! Ceci dit non pas pour amoindrir le talent de celui-ci, mais pour ajouter à l'aura de ce groupe le talent musical de ses autres membres.

L'actualité nous reparle ces jours ci des Doors, par la porte du scandale et du scabreux, et par les frasques des son chanteur...Marianne Faithfull, proche de Morison et surtout de son dealer parisien, annonce comme si c'était un scoop que 'selon elle' c'est la dope fournie par ce dernier qui a tué ''the king lizzard' dans les chiottes du Whisky à Gogo rue de Bucy... Merci Madame, mais à quoi bon, et surtout what's new ? Sam Bernnett qui fut le patron de la boite de nuit mythique des années 70 n'a t il pas déjà; raconté tout ça en détail ?

vendredi 4 avril 2014

Kurt Cobain, Nirvana, 20 ans. Déjà?

Nirvana




Car cela fait aujourd’hui 20 ans que Kurt Cobain a, pour citer sa mère, « rejoint ce club stupide », le club des rocks stars mortes à 27 ans.

Enfance chahutée, adolescence perturbée, il tombe, assez jeune, dans la musique, batterie et guitare, sans pour autant fixer le désir de « devenir musicien » et encore moins d’y faire carrière. A bien y regarder, lui qui, jeune, se nourrit des Beatles (on le comparera à Lennon, jusque dans sa vie privée, comparant Courtney Love à Yoko la vilaine), est un peu le Nowhere Man de la chanson…

Il façonnera le son et le style de Nirvana, dans une constante « hésitation » entre la recherche d’un son et d’un style mélodieux façon R.E.M. par exemple, et une fureur exprimée par la guitare et le batteur. Fureur explicite en concert, où le jeu de massacre des instruments à la fin des sets est moniale courante…


Ce qui est marrant (au sens de remarquable), c’est que Kurt Cobain ne transcrit pas ces deux facettes d’un style dans des morceaux distincts : Morceau calme » à la « ballade romanesque », « slow de groupe remuant » d’un côté, et trucs hargneux qui bougent de l’autre, comme le font d’habitude les groupes "brutaux", avec souvent beaucoup de talent... (voir « Stairway to Heaven », « Nothing Else Matters », etc etc) .


Il mélange et alterne le plus souvent ses deux tendances qui s’opposent dans chaque morceau : couplet calme et refrain déchainé.

Hérault de la scène grunge, Nirvana doit sans doute beaucoup à Iggy Pop et à ce qui s’est appelé le Garage Rock, car réputé commis avec peu de moyens par de jeunes gars dans le garage de la maison de papa maman (l'origine du genre revenant à Louie Louie, dont Smell Like Ten Spirit reprend les accords sans qu'on puisse parler de reprise ou de plagiat). Les cabanes au fond du jardins peuvent aussi servir à faire du rock, pas seulement des ordinateurs ou des pastiches de chansons à accent du sud ouest…

Si Kurt Cobain cite souvent Lennon parmi ses influences, le parallèle avec Jim Morison est moins souvent évoqué. Pourtant, celui-ci va au-delà de cette fameuse appartenance au damned club cité plus haut : L’un et l’autre seront sans cesse tiraillés entre pression marketing et sensibilité artistique, refusant le succès et l’affichage médiatique. L’un et l’autre s’enfonceront dans l’abus de substances multiples et destructrices. Abus qui, avant de leur couter la vie, rendront chaotiques les prestations scénique de leurs groupes respectifs, leur travail en studio et leur créativité… l’un et l’autre s’écarteront (par la drogue) de leur groupe respectif à mesure que le succès et la pression médiatique se feront plus forts. Air connu, ces excès les menant à de fréquentes pertes de contrôle…. Ravivant la furie médiatique…


Spirale funeste les conduisant, comme plus tôt Brian Jones, là où ils finirent par se retrouver, dans ce fameux club des 27, dont on reparlera…

mardi 21 mai 2013

Ray Manzarek, clavieriste des Doors

Ray Manzarek


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On a appris hier soir le décès de Ray Manzarek. J'avais "par devers moi" un billet sur les Doors, que j'imaginais poster ces jours-ci. Ne voulant pas mêler (comme tant d'autres) l'hommage à un homme et l'histoire du groupe, et donc de Jim Morisson, je repousse à plus tard le billet sur The Doors.


Les hommages ne se bousculent pas pour cet artiste oublié, caché dans l'ombre de Morisson: la plupart des notices nécrologiques publiées ce matin ne peuvent éviter de mentionner (trop) longuement le chanteur des Doors dans la bio de Ray Manzarek.

C'est nul.

Ce grand pianiste aux influences Jazz a réellement marqué le rock, donné au groupe The Doors un son inimitable auquel le succès du groupe doit beaucoup.

Merci à lui, ne serait-ce que pour le solo extraordinaire sur Light My Fire, aérien et envoutant, mais la partition de Break on Through n'est pas mal, non plus... Bref, ré-écoutez The Doors en prêtant, il est temps, davantage attention aux claviers...
Les observateurs auront not que ce groupe n'a pas de bassiste: c'est la main gauche de Manzarek, encore lui, qui joue la partition basse au clavier!