Affichage des articles dont le libellé est Elton John. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Elton John. Afficher tous les articles

samedi 29 juin 2019

Elton John, Farewell Yellow brick road , concert à Paris le 20 juin 2019

Elton John, en concert!


 Lire en Français      Read in English
Elton John Farewell YBR tour, la scène




Eh bien, après avoir vu Rocketman, je m’étais fixé de faire un article sur Elton John, sur ce que Mon Histoire du Rock lui doit, sur les titres qui m’ont émus, marqué… 

Sur Goodbye Yellow Brick Road qui à lui seul mérite un article..

.. Sur la tournée en URSS en ?? 1978?? J’avais vu à cette époque un reportage sur ce qui devait alors s’appeler FR3? Là aussi, un article devra expliquer, un jour, Bennie and the Jets en live à Moscou! (je vous conseille l'article de la page web Elton John, consacré à ce moment, (https://www.eltonjohn.com/stories/eltons-1979-tour-of-the-ussr-a-look-back ) dont j'ai parlé en mars 2013)

Un autre, peut-être un jour, sur 21 at 33, sur I’m Still Standing et I Guess that’s why they call it the blues, et ma période Londonienne..

Mais arrive le concert du 20 juin, de cette année 2019 où je ne jouerai pas à la fête de la musique. 


Pourquoi? Si tu en sais la raison profonde, fais moi signe! Un peu parce que cette magnifique idée se perd un peu dans les raisons nébuleusement évoquées par les villes, la faute au budget, tu sais, les charges qui incombent maintenant aux communes…. 

Un peu à cause de la sécurité, tu sais la sécurité… 

Pourtant, il y a deux ans, on avait joué en pleine rue, en plein soleil, en plein délire, en pleine vague d’attentats, et ça avait été vachement bien… C’est super naze parce que le groupe, bien secoué cette année suite au départ du batteur, et d’avoir trop aimé jouer ensemble trop la même chose peut être, et peut être aussi trop pas assez conscient qu’on donnait du plaisir aux gens pour qui on jouait, et que ça nous faisait du bien… 
Le groupe disais-je aurait bien eu besoin de ce vaccin anti “bouaf, je le sens moins cette année”… On devrait reprendre “fuir le bonheur de peur qu’il me quitte”… 

Donc Merci Sir Elton, grâce à toi (on se tutoie, les musiciens, hein? Puis toi, tu t’en fous, Sir Elton… en anglais, tu, vous, hien…) 

Grâce à toi, j’ai vécu 2 heures 40 “in wonderland”. Après tout, c’est le pays d’Alice, isn’t it? Ce concert fut magnifique. La scène, en forme de flipper, nous ramène à Pinball Wizard, avant d’écouter le sorcier du Piano, héritier de Jerry Lee Lewis qu’Elton John apprécie sans doute. Pinball Wizard, dont les notes s’égrennent dans la sono pendant qu’on prend place, avant l’entrée en scène du Maitre. 
Il arrive, à l’heure, la ponctualité est la politesse des rois dit-on… 

Et Elton John, bien secondé - est-ce secondé tant ils font groupe ensemble d’une souriante complicité - Par Nigel Olsson ( batteur), Ray Cooper (Percussioniste): c'est avec ce dernier qu'il fit cette mémorable tournée de 1979... John Mahon, Matt Bisonette et Kim Bullard sont avec Elton John depuis moins longtemps mais sont eux aussi bien dans le sujet! Ils n’écartent pas pour autant le guitariste venu “prendre le relai” de Davey Johnstone, forfait pour blessure… Je craignais un peu je l’avoue, d’avoir à “presque subir” une partie du concert fondée sur les titres récents, “à la roi lion” ou des remix “hip hopés” d’ancien titres. 

Sir Elton, en fin connaisseur de ce qu’il a lui même composé de meilleur sur les meilleures paroles de Bernie Taupin, nous offre une set list de rêve, sans une tâche, et dira-t-on sans un oubli! 
Je vous la livre, si ça vous amuse à la fin de l'article. J’ai concocté une playlist Spotify et Youtube sur cette liste. 
Malheureusement, elles ne restituent pas la magie des envolées sur Rocketman, la magie de Funeral for a friend, l’émotion d’un timbre de voix toujours debout, même si définitivement perdu dans les aigus, mais que Sir Elton transforme en descendant magistralement là où il montait jadis! 
Les tenues de scène sont moins exubérantes, mais le jeu est là. Il a moins de facilité à jouer debout, mais il se lève parfois quand même, par respect pour ce qu’il a représenté pour nous depuis tant d’années. 
C’est peut être un détail, pour vous? Il nous salue enfin, non sans avoir aimablement rappelé ses premiers concerts en France, et courtoisement passé sous silence l’odieux accueil que lui avait fait ce public à son premier passage en France, à l'Olympia à la fin des 60's… 

N’avait-il pas alors juré de ne plus revenir? Merci d'avoir oublié cela, et d'être revenu!!

Je conclurai d’un mot ce billet sur ce concert: Inoubliable.

Je recommande d'aller visiter la page eltonjohn.com 

Set list:
Benny and the Jets
All the girls love Alice
They call it the blue
Border song
Tiny dancer
Philadelphia freedom
Indian Song
Rocketman
Take me to the pilot
Sorry seems to be the hardest thing
Someone saved my life tonight
Levon
Goodbye Norman Jean
Funeral for a friend
Rose lies bleeding
Burn down
Daniel
Believe
Turn them on Sad song
Don't let the sun go down on me
The bitch is back
Crocodile rock
I m still stdg
Saturday night
 Encore (rappel)
Your song

Goodbye Yellow brick road

vendredi 31 mai 2019

Rocketman , Elton John


Rocketman, Elton John

 Lire en Français      Read in English
Rocketman, le film




D’abord, je dois dire que j’ai beaucoup aimé le film.

Pourtant, quand on attend avec impatience un film, on est parfois déçu de la distance entre ce qu’on s’attendait à voir, et ce qu’on ressent en voyant le film.
Il faut dire qu’à la manière d’Elton John, le film est un peu un ovni: Ce n’est pas tout à fait sérieusement un “biopic”, avec sans aucun doute quelques écarts par rapport à la réalité des faits, et de toute façon une narration ni linéaire ni complète de la carrière d’Elton John. 

Ce n’est un film vraiment musical. Ce n’est pas non plus un “musical”, mais tout de même, de très belles séquences et chorégraphies (la scène d’intro, géniale, et celle sur Saturday night’s allright, vraiment top également). 

Un peu dommage, on aurait volontiers apprécié plus de passages de ce type! Le parti pris semble être onirique, et l’ambiance définitivement “Glam Rock” semble nous plonger littéralement dans la tête d’Elton John. 
Car Elton John, avant Queen, bien avant Bowie, avant T Rex aussi, EST le Glam Rock.

On “vit” le truc, et il n’est pas particulièrement complaisant envers lui-même. L’emphase est même en fait mise sur le côté noir, torturé certes mais pas toujours sympathique du gars…. Ce qui par l’ellipse de ce “mea culpa”, le rend touchant!! 

On comprend que cet immense artiste vit littéralement pour la musique, le côté ‘enfant surdoué’ est traité, sans trop insister, et avec humour. Le film pointe le côté frustrant de la quête commune a beaucoup d’artistes, qui viennent chercher dans une surexposition et une “mise à nu” de leurs feelings, une affection dont ils ont manqué, et qu’ils se refusent à accepter lorsqu’elle leur est offerte: à cet égard, la relation avec Bernie Taupin est assez significative. 

Elton John est selon moi un artiste de premier plan, un rocker immense, un compositeur de génie. J’avais écrit il y a plusieurs années ce qui pouvait être un reproche, dans ce que je considérais comme son virage vers la variété. Il y a eu ensuite un virage vers les courants “modernes”, que ce soit rap, hip hop ou autre beat music. 
Quoiqu’il en soit, sur ces points, deux choses: L’une est cette habitude française, dont je souffre donc également parfois, qui consiste non seulement à classer dans des cases, mais aussi à cloisonner ces cases et à ne pas admettre les passages d’un genre à l’autre. 

C’est nul, je suis nul lorsque je réagis ainsi. Même si les duos avec Kiki Dee, RuPaul, 2Pac, son peu de mon goût, ces titres ne ternissent pas la réputation d’Elton John, devrait-il en rougir? Rocketman est un film fabuleux, dans tous les sens du terme, il raconte une histoire d’Elton, John sous la forme d’une fable, laissa nt grande place à sa musique. 

On n’est probablement plus dans l’auto-analyse publique par Elton John de ses travers (drogue, alcool, boulimie), de l’impact de ces excès (passés) sur sa relation avec son entourage, que de la biographie complaisante, précise et didactique. 
 Elton veut “publiquement” renouer avec Reggie, ce qu’il fait à la fin du film. Entre temps, il nous fait partager son talent, la force tranquille de sa musique et en dévoile un peu ses origines. Pour partie, je regrette de ne pas l’entendre chanter dans le film, mais il faut reconnaître que ce qui est peut être modestie dans ce choix laisse place à un gars qui, en plus de figurer vachement bien le personnage, touche bien sa cacahuète lorsqu’il chante. N’y allez pas pour en apprendre sur l’histoire “derrière” la tournée en URSS, sur son amitié avec Lennon, sur tant de “faits” qui ont construit sa carrière. Je vous l’ai dit, ce n’est pas un biopic. C’est un conte, presque sous la forme d’une comédie musicale. Comme si la vie d’Elton John avait été un rêve, entrecoupé de cauchemards, qu’il s’attache ici à les comprendre  pour les exorciser..

Je ne l’ai pas dit encore? J’ai adoré ce film. 
Et J’aime beaucoup ce que fait Elton John. 
Depuis très, très longtemps. Et pour encore longtemps. 

 Alors bon, c’est pas du pure rock’n roll… mais damned, c’est vachement bon, hein?


samedi 4 mars 2017

Spirit in the sky, Norman Greenbaum , 1969

Spirit in the sky, Normann GreenBaum


 Lire en Français      Read in English





 Ce titre a quelque chose d’envoûtant, d’étonnant. Il évoque immédiatement les Etats Unis, les grands espaces… et, depuis le film Apollo 13, l’espace tout court. 
Etonnant, parce que le morceau est à la fois pesant, avec cette Telecaster bricolée (il y a un effet “Fuzz”, oui, celui de Satisfaction, embarqué dans la guitare.) sursaturée et de la rythmique très marquée, et aérien, en partie du fait des choeurs et aussi… on sait pas pourquoi.

Le titre est un véritable succès en 1970, mais restera un “One Hit Wonder”, et n’a pas dans un premier temps fait la fortune de Norman Greenbaum, qui a continué à cuire des hamburgers..

Tout le monde n’a pas la même chance que Bill Withers… Ce ne sont pas reprises, pas même celle que fit Elton John l’année même de sa sortie, qui arrangèrent les choses. Mais tout changea lorsque le cinéma s’est mit aire un copieux usage de ce morceau: Une trentaine de films l’utilisent, dont, évidement Apollo 13, mais bien avant, et avant Michael, une palanquée de films plus ou moins oubliables.. Si une reprise devait être mise en avant, je recommande celle de Bauhaus, bien dans le ton des 80’s… ce qui devait être à l’origine un blues inspiré par le Gospel devient une espèce d’ovni bien décallé!
Dans l’effroi des évènements du 11 septembre 2001, le titre a été blacklisté et mentionné dans la fameuse liste Clear channel, censée suggérer aux média les titres dont les paroles étaient “douteuses”… Bon, cette liste contient aussi “Dancing in the streets” de Martha and the Vandellas, alors…





samedi 5 décembre 2015

T.REX, Marc Bolan

T.REX


Marc Bolan, icone du Glam Rock

 Lire en Français      Read in English


 Tout le monde ou presque a oublié T Rex. 

Bowie seul règne dans les mémoires quand on évoque le Glam Rock, et il me semble que c'est un peu injuste. 

Je prends donc le sujet et Mon Histoire du Rock va tâcher de vous donner envie d'écouter ce groupe!

Difficile aujourd'hui d'imaginer le succès énorme que ce groupe a connu au tout début des années 1970. On compare presque, à l'époque, T.Rex aux Beatles!!! (parrenthèse, je vous rappele qu'on a fêté Rubber Soul cette semaine!)

Si si si!!! Il faut dire que ces derniers se sont séparés en 1969 et que la place est libre, pour Marc Bolan et son groupe!

Formé en 1967, le groupe est alors d'influence folk, un brin ésotérique sans doute pas très loin d'un Magma par exemple. Cela ne tient pas très longtemps, et c'est sans doute John Peel, l'animateur phare de la BBC, qui poussera Marc Bolan à faire prendre à T.rex ce virage "Glam".

En 1971 T.Rex sort Electric warior, puis The Slider, qui lancent la vague "Glam Rock". Le groupe est produit par Tony Visconti, qui produit également David Bowie…. On reste en famille.

Ceux qui lisent un peu ce blog savent que selon moi, le Glam est pour partie à l'origine de la New wave de nos années 80. C'est dire l'importance que je donne à T.Rex, que je mentionne peu souvent pour ne pas passer pour un has been trop irrécupérable…

Cette scène Glam, ce "courant", dans lequel on retrouvera Bowie, évidement, mais aussi Queen, compte également Elton John dans ses rangs. 

On sait ici que je considère Elton John pour bien plus que le rôle de vieux chanteur de variété dans lequel beaucoup l'ont laissé choir:la preuve dans ce "Children of the revolution", dans lequel vous ne manquerez pas d'apercevoir aussi Ringo Starr:


Children of the revolution sera repris entre autre par Pete Doherty


Mais je me souviens surtout de "Get it On", évidement, écouté sur les routes du Vexin, où nous passions les week ends, pas très loin du lieu où T.Rex avait enregistré l'album suivant, 'the Slider'. 
Le Glam rock était déjà tombé dans l'oubli. C'est l'année ou Marc Bolan, se tue en bagnole, T.Rex meurt avec lui. Reste Bowie, "évidement", et sans doute un peu Queen, tandis qu'Elton John s'éloigne des frontières du rock. En France, Au Bonheur des Dames s'inspirera du Glam.
Marc Bolan était en train de se rapprocher du mouvement Punk, il n'aura pas le temps d'aller très loin en ce sens…

Le pub rock (dont nous a parlé l'ami "ça dépend des jours" (voir le lien)) aura donc eu raison du Glam? À moins donc que la new wave, quelques années plus tard, ait assuré une suite?



dimanche 24 novembre 2013

Elton John au château d’Herouville

Elton John


 Lire en Français      Read in English


qui a sombré dans la variétoche mais fur en son temps assez rock'n roll et plein d'auto dérision. Il est vrai qu'outre manche, la distinction pop/rock/variété n'existe pas et... c'est tant mieux.

J'avais ça aussi, sur mes K7, Elton John .... Rocketman!

Tout le monde se moquait déjà de lui en, 1974, et lui le premier... Regardez le film Tommy, où il tient le rôle du Pinball Wizard, son accoutrement est une auto-satire qui montre à quel point ce type génial ne se prend pas au sérieux !!!

Pourtant, derrière ce personnage quasi clownesque, showman abandonnant le rock psychédélique pour la variété, qui deviendra le jet-seter apprécié de la Couronne britannique ET ami néanmoins de la would-be mythique princesse, il y a un immense mélodiste, pianiste hors pair (et pianiste patenté, 1 er prix de la Royal Academy svp).

J'ai déjà dit son talent sur un extrait du concert à Moscou (rappelons-nous que Sir Elton est le premier artiste de rock à aller jouer « là-bas » en 1979, et expliqué le détail pour vous. 


Ici, on le voit en session d'enregistrement pour l'un des titres de ce magnifique album qu'est GYBR, Goodbye Yellow Brick Road (Ecoutez l’album, pas un seul morceau à jeter, du vrai rock, explorant différentes facettes du genre, pas de la variété, faisant mentir ceux qui collent sur ce type extraordinaire cette minable et méprisante étiquette).

Cela étant, mais on en reparlera car ce grand Homme mérite qu’on y revienne, même quand il cèdera à la « facilité » (fésé-le, vous..) du son FM, de la « variété », au cours des années 80 qui ont vu tant de choses s’affadir, ce qu’il composera sera encore du grand Elton John (Single Man, puis ‘’I’m still standing », qu’on chantait à tue tête dans les rues de Londres, tôt le matin en sortant de soirées…)

Enregistrement, donc, dans ce qu'il appelait Honky Chateau, car c’est lui qui donnera ce surnom à ce studio résidentiel, l’un des premiers du genre, qui garde pour une poignée de connaisseurs une aura fabuleuse et le triste parfum nostalgique des belles choses disparues… le Chateau d'Herouville (pas loin de Pontoise, Magny en Vexin, Gisors.. Si j'avais su ça en 1978/1982!!!), "château" mythique dès lors qu'on veut parler de Rock'n Roll en France, et pas seulement de Rock'n Roll.

Charlie Watts fit beaucoup pour la renommée du lieu, puis vint Elton John, qui va y enregistrer 3 albums mémorables, T-Rex, Higelin, Gratefull Dead, Bowie, la liste est longue, longue…La fille de Michel Magne (Le fondateur des studios, mais aussi grand compositeur de musiques de films… Les Tontons Flingueurs, par exemple (mais pas "Ne nous fâchons pas dont j'ai déjà parlé)) dit qu'on entend toujours Elton John chanter dans la cour abandonnée….

Cet endroit mythique, laissé aux mauvaises herbes, et que la rumeur, comme un mauvais « running gag », relance périodiquement, promettant la reprise, la restauration, la relance, le renouveau, contient toujours, car des photos le montre, le fameux piano dont joua Sir Elton…

(Pour en savoir plus sur ce chateau mythique, voir la page FB du chateau d'Herouville, on voit EJ enregistrer Candle in the wind, et c'est magique)


dimanche 18 août 2013

Tommy, The Who

TOMMY , 


Seconde partie, le film de Ken Rusell

Le film Tommy, de Ken Russel d'après l'opéra-rock des Who passe dans la ville voisine. C’était en, voyons ??? 1981 ? 1982 ?? au plus tard…

On y va, avec ma chère soeur et un très bon pote d'alors.

REVELATION !! Je me souviens qu’en sortant du ciné, on sortait de la 4l de ma sœur, ce copain et moi, à chaque feu rouge, pour danser des Po-Gos endiablés (et courts) sur les passages cloutés en chantant I’m Free tan lan lan lan lan lanlan I’m free..

Le copain de l’époque est devenu haut fonctionnaire dans la Culture, et il a certainement oublié tout ça…. 


As-tu oublié?

Comment c’est possible, d’oublier Tommy… ???

Les Who, eux, n’ont pas oublié leurs fans quand ils écrivent successivement Tommy, et plus tard Quadrophenia, puisque les 2 « opéras rock » sont autant d’hommages à ceux qui les suivent depuis 1964.

Quelques années plus tôt, en 1978, on avait appris qu’on pouvait mourir en allant assister à un concert de rock. Une bousculade à l’entrée d’un concert des Who avait fait plusieurs morts. Je me souviens d’avoir frémi en entendant ça à la radio, et qu’à l’époque les Who me paraissaient inaudibles… Je les adorerai 2 ans plus tard !!! Oh, bien sûr, c’était arrivé lors d’un concert des Stones (Altamond, où un membre du service d’ordre flingua un type qui brandissait un couteau, mais l’histoire, pour sordide qu’elle soit, n’a rien à voir). Les Who entraient de ce fait dans le sinistre club des voyous qui jouaient malgré la mort de leurs fans. A leur décharge, ce jour-là, ils n’eurent connaissance de l’accident qu’après le concert, les managers ayant préféré que le concert ait lieu pour éviter d’autres mouvements de foule.

Ce « problème » de fan préoccupe tout de même le groupe au point qu’ils intègrent à Tommy un titre hommage à une fan défigurée lors d’une bousculade : le titre tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’histoire, mais l’intention est là.


PeteTownshend a toujours été très attentif envers ses fans, et aussi envers les membres du groupe : compositeur de pratiquement tous les morceaux des Who, il a, dès l’origine (et le solo de basse (1er du genre) de MyGeneration) fait en sorte de mettre en évidence chaque membre du groupe.


Les Who, connus pour avoir inventé le gros son sur scène (Le guitariste Pete Townshend en a gardé des acoufen et le chanteur Roger Daltrey est presque sourd), mais aussi quasiment inventé le riff hard rock (ce qu’on appelle les power chords, c’est-à-dire des accords joués sur deux cordes, ne conservant que la dominante et la 5ème de dominante). C’est aussi donc le première groupe à avoir créé un « véritable » opéra-rock Tommy, donc, pour y revenir.

Les Who ont joué Tommy sur scène, (et à Woodstock !!! voir article précédent) ce qui est également une prouesse technique dans l’enchainement des morceaux sans coupure entre eux, et l’ajout d’instruments et d’arrangements inhabituels. Les difficultés n’arrêteront pas les Who, qui récidiveront de prouesse et d’innovation avec Quadrophenia, mais l’aventure sur scène finira en quenouille…

Pour en revenir au film, à la version filmée du rock opéra, emmené par Ken Russel est un sommet de psychédélisme kitch, et je trouve qu’il a terriblement vieilli. Pratiquement tous les morceaux ont été réorchestrés, et assez rarement à leur avantage (si ce n’est pour Pinball Wizard joué par Elton John et Eyesight to the Blind par Eric Clapton), et on, (en tout cas, moi), regrette que la version d’origine n’ait pas été retenue : La nécessité de faire chanter les acteurs en lieu et place de Roger Daltrey (qui sur l’album studio chante tous les rôles), n’imposait pas pour autant de ré « arranger » les orchestrations : Hélas, elles y perdent en dynamisme, en spontanéité, le rythme et le groove n’est plus là, c’est dommage !

Cela étant, voyez tout de même ce film s’il passe près de chez vous… Quadrophenia a bien été redistribué dans les (quelques) salles en version remasterisée, on peut rêver ?? A moins qu’Arte, un de ces soir ??? Et, quoi qu’il en soit, (ré) écoutez l’album…

dimanche 11 août 2013

Tommy, The Who, première partie, l'album


Pourquoi TOMMY 

est-il considéré comme un «opéra rock » ? 


Rock, Opéra, c'est compatible?


Eh bien Pete Townshend le compose avec une structure proche de celle d’un opéra classique : une ouverture, dans laquelle les thèmes qui seront développés sont introduits. L’ensemble est écrit autour d’un livret, d’une histoire.

Le prétexte est par ailleurs à rendre hommage aux fans des who, à rigoler un peu, à balayer la période des 60's dans une espèce de fresque de la vie d’un jeune britannique.

Pink Floyd fera plus tard (The Wall) un copié coller en négatif, paranoïaque et dépressif; mettant en exergue le traumatisme, réel, non seulement laissé par la guerre, mais aussi par un système éducatif particulièrement dur.

Là, avec les Who, c’est plus festif et joyeux, et si les traumatismes sont bien là, l’idée est que la musique, (celle des Who…) est salvatrice et source de plaisir. Tant mieux.

Je me souviens que le double 33T avait une pochette « pop art » assez psychédélique, en trois volets. Les faces des 2 33 tours étaient numérotés 1 et 3 pour le disque 1 et 2 et 4 pour le second… bizarre, mais cela permettait à ceux qui disposaient de 2 platines une écoute continue !!... Tout cela n'a plus beaucoup de sens, à l'heure du MP3...


Tommy est donc un enfant dont le père est mort à la guerre. Maman se console avec un autre homme, Tommy assiste à l’assassinat de son père (qui revient inopinément un soir et surprend sa mère au lit avec l’amant : sur ce point le film différera du double album original, ou c’est le contraire !!). Le beau-père et la mère lui hurlent ‘tu n’as rien vu, rien entendu, rien de ce que tu viens de voir n’est jamais arrivé’ et poum le gamin devient « deaf dumb and blind ». Commence alors une série de consultations chez les toubibs, sorciers, dealers, pour le sortir de ‘l’eternal grave’. Mémorable « Tommy can you hear me », dont l’action dans le film se déroule un jour de Noel… Mais le gamin est un sorcier du flipper (mais où vont-ils chercher tout ça), Pinball Wizard qui sera chanté dans le film par Elton John (Steve Wonder voulait le rôle, et fut vexé du refus de Townshend, voire son bouquin (Who I Am »).

..Car le film sera l’occasion de faire intervenir plein de guest stars, qui se prêteront au jeu ( Nicholson, Ann-Margret, Clapton, Tina Turner.. ). Enfin, Tommy voit un psy qui lui conjure de casser le miroir, ce qu’il fait et hop, libéré, il enjoint à tous ses fans de vivre libre, pour eux même, et de ne pas suivre les gourous de toute sorte ni de tomber dans toutes les drogues qui passent par là (I’m Free, puis We’re not Gonna Take It »). Les Who sont donc passés par tous les démons du Rock des 60’s et finissent baba cool, en ayant chassé les démons de la drogue et les gourous indiens…. Keith Moon, le batteur, aura plus de mal à en sortir, et décèdera d’une overdose du médicament sensé le sevrer de son addiction.

La version Live à Woodstock de 'See Me, Feel Me' restera "dans l'histoire": Le groupe jouait en fin de nuit, et le morceau en question fut accompagné par le soleil levant, augmentant le côté magique du morceau...

Tommy est certainement le plus abouti des « opéras rocks », genre qu’aborderont beaucoup de groupes de l’époque (Sgt Peper des Beatles, Pet Sound des Beach Boys, Their Satanic Majesties Request des Stones et Arthur(…) des Kinks) Si les Kinks feront un truc à l’histoire homogène, leur musique ne sera pas « à la hauteur » (cette fois), et le succès sera limité. Quant aux autres, même si le Sgt Peper est un album énorme, il n’a pas l’unité et l’homogénéité d’intentions de Tommy, je n’ai jamais compris pourquoi Pet Sound était tant porté aux nues, et les Stones ne m’ont jamais paru capables d’un truc construit de plus de 3 minutes. Les Who montreront d’ailleurs leur capacité à œuvrer dans l’exercice, en réitérant avec Quadrophenia, dont on a déjà parlé….

mercredi 3 avril 2013

Jacques Higelin....... Champagne!!!!

Jacques Higelin est-il Rock'n Roll?


 Lire en Français      Read in English


 

Peut-on évoquer Jacques Higelin dans une histoire du Rock ? ????

Dans MON HISTOIRE DU ROCK, on peut,

je peux.

Higelin, maintenant plus très jeune homme, je l’ai vu ce week end excellent acteur dans un film qui m’a « pris », alors que je n’étais pas à priori client du genre.

Le film, Japelou, raconte une histoire pas faite pour me passionner, mais un reste de galanterie me fît accompagner Madame Ma Dame, et je ne le regrette pas.

Higelin donc, joue peu, mais joue bien.

Pour revenir à mes k7... En 1979, Jacques Higelin nous sidère avec "Champagne Pour Tout Le Monde".

Références à Charles Trenet, pêche incroyable, univers surréaliste, et plein d'humour, sens de l'improvisation, de la scène.

Ce mec est à la fois une pile électrique, un show man exceptionnel (voir si ça traine quelque part la vidéo de « Hold Tight » en public aux Francofollies de La Rochelle (en ? 1981 ?)), performance après la pluie, fatigués, énorme.

On dirait qu’il ne compose que pour donner sur scène. Bruel ( Patriiiiiiiiick) dit que c’est en voyant Higelin sur scène à La Rochelle qu’il a eu envie de faire ce métier, et qu’il a écrit son « Casser la voix », en hommage, scié qu’il était par un tel charisme, une telle pêche, un tel enthousiasme communicatif. Faut dire, voyez-le en live, ça donne. Mais même en studio, le gars semble habité, hilare, survolté, joyeux.

Enregistré à Hérouville, où il résidait (squattait ? d’une forme hyppie de squat accepté par les maitres du lieu) avec femme et enfants, cet album ( qui donc n'était pas sur une k7...) a été un des rares français à tourner en boucle sur ce qu'on appelait une chaine hifi, ma chaine hifi.
Quand il s'écrie "c'est le Concorde", il le crie de la cour de ce château, en fait une grosse demeure, siège des mythiques studios de Michel Magne, premiers studios résidentiels d’Europe, vite devenus le MUST pour tout un tas de rock stars, après un bouche à oreille fait par Charlie Watts, le batteur des Stones venu en ami au temps d'Exile On Main Street.


« Hahaha, C’est le Concorde !» donc, s’ébahit-il, ( intro de "Vague à l'Ame" en voyant le point bruyant et déjà mythique (lui aussi) dans le ciel au début d'une prise de son en plein air(car Herouville est "sur la route" aérienne du Paris Rio, ce que je savais déjà à l’époque, puisque nous venions « à la campagne" non loin de là, à Gisors.





Il faudra reparler d’Hérouville, en même temps que d’Elton "Honky Chateau" John par exemple)...

En fin de compte, il est rock'n roll, Monsieur Higelin, non? Lalanne pleurait déjà, Higelin se marrait, et c'était l'essentiel Les filles préféraient Lalanne, ça nous faisait bien chier, parce que déjà, se plaindre faisait intello, rigoler semblait la démonstration d’une imbécile insouciance, et moi j'aimais bien ça:En attendant on restait entre mecs, à écouter Higelin et d’autres clowns en espérant rester jeune longtemps: Lui, qui est notre ainé, a réussi. Et nous???

Champagne pour tout le monde!!!!!



lundi 25 mars 2013

Bon anniversaire, Reginald (Sir Elton John if you please)

 Sir Elton John


 Lire en Français      Read in English


La radio ce matin m'a rappelé la date anniversaire de

 Sir Elton John.

Kitchissime et tellement britanique dans son exubérance, Reginal Dwight aka Elton John!

J'avais Facebouquisé en mai 2012 ce billet remanié aujourd'hui, à l'époque l'ex star rock devenu "pop star", c'est à dire littéralement chanteur de variétés, le clivage en Grande-Bretagne étant moins vif et brutal que chez nous.. à l'époque (mai 2012 donc, Reginald était patraque, et je lançais " Souhaitons qu'il soit en forme pour le jubilé de QE2 (et moins tartignolo-larmoyant qu'à Westminster pour Lady Diana...)." May be mes voeux ont étés entendus, car a performance au concert du Jubilée a été plutôt bonne, moins rock'n roll que Madness, mais plus péchue que celle de Sir Mac Cartney...

J'accompagnais ledit post d'un cet extrait mémorable d'un des concerts en URSS de la tournée de 1979! Sans aller jusqu'à jouer du piano debout ce coup là, tout de même: Ce soir là le public reste impassible malgré les efforts de Reginal et de Ray Cooper, contrairement au soir précédent public terrorisé par le premier rang et la salle envahie par les gardes rouges. Alors, au milieu de "Bennie and the jets" (où Bennie pourrait bien être Sir Elton "elle" même, féminisé pour l'occasion), Elton John offre à son public une digression vers "les nuits de Moscou" (le temps du muguet en français), chanson culte en Union Soviétique, et enfin, quelques Moscovites osent braver l'interdit....

J'ai longtemps cherché cet enregistrement (je l'avais eu sur une k7, repiqué sur la télé... ) de cette tournée soviétique: J'avais ce souvenir de ce Bennie And the Jet, vu donc sur, je crois, ce qu'on appelait alors FR3. Merci la télé!!! Les frissons ressentis il y a 34 ans sont toujours là aujourd'hui...

C'était à une époque ou en France Elton John était déjà ringard, il n'allait pas tarder à se lier d'amitié avec le comble de la variétoche chez nous, Monsieur et Madame Berger, (France "sucettes à l'anis" Gall et Michel "Starmania" Berger). Ce mélange des genres, par chez nous, ne se fait pas. Outre Manche, le London Symphony Orchestra enregistre les Beatles et les Who, le Royal Albert Hall reçoit Eric Clapton, Muse et tous les autres....

Je reviendrai sur Sir Elton (façon de parler), le temps d'aujourd'hui est à son birthday, les commentaires sur son œuvre viendront un autre jour.


Have a nice Birthday, Sir!