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dimanche 10 août 2014

The Doors, The End...

The DOORS:


The end, 

Groupe énorme, qui selon moi souffre cependant de deux handicaps, le premier étant d’être considéré à tort comme un groupe qu'on écoute en sortant de l'adolescence pour l'oublier ensuite (un peu comme les écrits de Boris Vian, vous voyez le truc ?). Le second est de disparaitre derrière l'aura écrasante de Jim Morrison, au point que la performance, le talent, des autres membres du groupe sont rarement reconnus. J'ai déjà salué et souligné le talent de Ray Manzarek il y a quelques temps, il faut également rendre à John Densmore, le batteur, au phrasé extatique, et Robby Krieger, le guitariste, dont les performances au Bottleneck sont souvent cachées au milieu des envolées de Manzarek au point de presque disparaitre.

Pourtant, Jim Morrison, pour charismatique qu'il ait été et pour médiatique qu'aient été sa vie, sa fin, son destin, a selon moi - je risque de me faire mal voir - autant le destructeur du groupe que celui de sa propre existence.. Faisant de chaque concert un épisode incontrôlable ou la musique, parfois à peine audible, disparaissait derrière une prestation déjantée et narcissique de Jim Morrison, qui ne laissait plus beaucoup de place à l'expression musicale des Doors.

Les accusations d'attentat à la pudeur suite au concert du 1 er mars 1969 sont probablement exagérées, autant par les fans des Doors que par leurs détracteurs (pas tous agricoles), et tout cela éloiigne les Doors de la musique, tout comme Jim Morrison s'en est lui-meme ensuite éloigné pour venir mourir à Paris.

J'ai rencontré l'univers des Doors assez tard, en 1982, à Londres (toujours et encore ! ) : Pas très original, c'est la devenue classique scène d'ouverture d'Apocalypse Now qui me fit découvrir ce monument du Rock et du Blues...

Premier film que j'allais voir en VO à Londres, dans un ciné de Leicester Square, en late night (deux films pour le prix d'un !!! ) immersion totale garantie ! J'en garde un très, très fort souvenir, très liés à ces débuts londoniens.

J'ai très vite déniché les quelques "LP" du groupe et garde, encore aujourd'hui, une grande affection pour lui, qui figure parmi mes "best of" mais il y en a tant.....Bien d'autres titres sont donc gravés dans mon petit panthéon du rock, quelque part entre le blues et le rock psychédélique, une parfaite synthèse entre les origines du rock, ce blues lent et rude, et les envolées planantes de l'acid rock, ce dont Light My Fire est une parfaite illustration. Ecoutez Light My Fire, et les Doors vous apparaitront, enfin, comme autre chose que le groupe du seul Jim Morrison ! Ceci dit non pas pour amoindrir le talent de celui-ci, mais pour ajouter à l'aura de ce groupe le talent musical de ses autres membres.

L'actualité nous reparle ces jours ci des Doors, par la porte du scandale et du scabreux, et par les frasques des son chanteur...Marianne Faithfull, proche de Morison et surtout de son dealer parisien, annonce comme si c'était un scoop que 'selon elle' c'est la dope fournie par ce dernier qui a tué ''the king lizzard' dans les chiottes du Whisky à Gogo rue de Bucy... Merci Madame, mais à quoi bon, et surtout what's new ? Sam Bernnett qui fut le patron de la boite de nuit mythique des années 70 n'a t il pas déjà; raconté tout ça en détail ?

jeudi 17 octobre 2013

Venus, Shocking Blue, 1969, et pas Bananarama, 1986....

Venus, Shocking Blue


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Mais la plupart d’entre vous entendent Bananarama!!!!!!

....Boys band de filles avant l’heure, dont les titres ont monopolisé les platines des boites de nuit, disco (en anglais dans le texte) de nos 20 ans…

Parenthèse rigolote, les membres de ce groupe disco étaient de vraies punkettes, et ont à leur début parfois chanté les chœurs lors de concerts du terrible Iggy Pop… Mais là n’est pas le sujet.

Ce titre au riff célèbre montre qu'on peut faire efficace avec 3 accords de guitare.

Je me souviens d’avoir « découvert » ce titre à la fin d’une soirée où un pote de ma sœur l’avait gratouillé, chantatutêté, puis m’en avait montré les accords : ce doit donc être le premier truc que j’ai appris à la guitare ?



3 Accords, enfin, pas tout à fait. Le « riff » d’introduction en lui-même, repris comme « pont » avant la reprise du premier couplet, et la seconde phrase du refrain, apportent une « grande diversité » à la litanie entêtante des fameux 3 accords..

Si vous avez l’occasion, regardez la video originale, assez « marrante » : C’était avant l’époque des clips, avant MTV, avant Youtube… et longtemps après les Scopitones, ces « ancêtres » qui, dans les années 60, avaient essayé de remplacer les juke boxes (on reparlera des scopitones, may be, one day).

Bref, il y a bien une video, Mise en scène minimaliste, ( !!!! dans un zoo !!!) playback mal synchronisé-qu’on-croirait-que c’est-volontaire, et, comme dans les émissions de variété de l’époque, pas de micro, pas d’ampli, tout est bien artificiel ! Tout le monde s’en foutait, puisque rares étaient les occasions de voir autre chose que de la variété à la téloche…

Ce titre a été un énorme succès pour Shocking Blue, qui cela dit n’en sortira pas d’autre, et retombera dans l’anonymat : Encore un »One Hit Wonder », donc…

Ce groupe hollandais, mais si mais si, comme Dave.... ne fera ensuite plus grand chose de "remarquable" et vivra sur la gloire de ce hit passé, en écumant les plateaux TV sans craindre la raillerie d'un public lassé par ce morceau simpliste, ni d'exposer au monde les ravages du temps (voir aussi les videos).

Je me souviens qu’RFM (vous savez, à l’époque des Radios Libres, quand RFM passait du rock, un peu comme Oui FM aujourd’hui) passait souvent ce titre, qui finit donc par atterrir sur mes K7…

On a vu que Bananarama en fit une (assez habile) reprise. Mais attendez un peu :

Les hollandais de Shocking Blues se sont de toute évidence fortement inspiré d’un titre enregistré par Neil Young au début des années 60, mais qui est en réalité un « folk song » traditionnel (un peu comme mon très cher « House of The Rising Sun »), également proche d’un « Banjo on My Knees ».

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !!! Le Venus de Bananarama est donc une re-reprise!!!



mardi 16 avril 2013

Boby Lapointe, né a Pezenas le 16 avril 1922

ATTENTION: CE BILLET N EST PAS ROCK N ROLL... 

et pourtant...


Bien avant le stéréoK7 dont je parlais il y a quelques temps, vers 1976, 77 peut-être, je découvre Bobby Lapointe.

Ce n'est pas très rock'n roll, mais allez, Boby Lapointe fait pour moi partie de cette culture "rock" de la mienne, celle que je raconte ici.

Je me souviens, le "Tube de Toilette", entendu sur le vieux poste à lampes, Grandes Ondes, Ondes Moyennes, que j'avais pu installer dans ma chambre quand mes parents avaient voulu s'en séparer.. Pas de FM à l'époque, hein! Europe 1 et France Inter, c'est tout. Ayant bricolé l'engin, je pouvais enregistrer le son sur un magnetocassette monophonique emprunté à mon paternel.

Je me souviens d'un cassette ou j'avais religieusement recueilli "le tube de toilette", mais aussi d'un autre grand penseur aujourd'hui disparu (Pierre Desproges) "L'a bobo le Bébé", en duo avec je crois Chantal Ladessou, mais je m’égare.

Il y avait donc Claude Villers et déjà Bernard Lenoir, et aussi, je ne sais plus, Jean-Louis Foulquier peut-être, qui essayaient de maintenir la mémoire de ce génie mathématique (qui inventa le calcul hexadécimal, base 16 préfigurant les modes de fonctionnement des supercalculateurs. Sa méthode "Bibi-binaire", où les nombres de 10 à 16 sont des syllabes (be ba bi...), sera étudiée très sérieusement dans un traité d'informatique des années 70, que mon père avait dans sa bibliothèque "Les Cerveaux Non Humains"... assez inaccessible au non matheux que je suis!

Il fut d'abord chanté par les autres (Bourvil - Aragon et Castille), Aznavour (Framboise)... Hyper timide (pire que Brassens avec qui il était assez ami - et "pays", Sète et Pezenas), il finit par chanter lui même en se dandinant et à toute vitesse des chansons qu'il fallait sous-titrer (dans le film de Truffaut 'Tirez que le Pianiste') pour que les gens les comprennent.

Dans certaines chansons (Je suis né au Chili, Mon père et ses verres) les jeux de mots s'entremêlent,. Dans d'autres, (Andréa c'est toi...) la même phrase dite deux fois avec deux intonations ou des césures différentes portent des significations différentes. Dans d'autres encore (Ta Katie t'a quitté), il nous montre toute sa maitrise du rythme et de l'allitération.

J'ai ensuite un peu oublié Bobby Lapointe. Redécouvert un peu avant mon séjour dans la perfide Albion ("l'oubli" n'aura donc duré que 3 ou 4 ans!), mais ce fut pour mieux le réapprendre et le découvrir "à fond". Je me fis offrir le fameux double 33T, (produit par Joe Dassin), que je remplacerai évidement par son équivalent cd... J'ai longtemps fait subir à mes proches, mais aussi à mes collègues de travail partageant des trajets automobilistiques, ces textes portés, desservis diront certains par des airs désuets, pas très rock'n roll, pas très tendance... Sans doute ces orchestrations et la musique typée ont fait beaucoup pour faire sombrer trop vite ces textes, burlesques, mais souvent poétiques, dans l'oubli. Dommage.

" Et je veux rendre à ma façon grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.
De tout ce qu'à ma peau me fîtes, combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cœur confus doit"


Bon Anniversaire, et... le bonjour à Monsieur Lafée...

jeudi 21 mars 2013

On mettait "ça", dedans, et ça faisait de la musique! ( souvenirs d'une K7, cassette audio)

Mon Histoire du Rock ...


Les K7 audio

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Objet insolite et desuet de la culture rock, la K7...




.. Il y avait des k7 "normales", des "Chromes", et des "Métal", le top du top. Une boutique à Londres au bout de Tottenham CR en vendait pas cher, en gros...

On l'a vu, de temps en temps la bande sortait et s'enroulait dans le mécanisme du cassettophone. D'autres fois, elle frottait sur un côté et se presque déchirait.

Ces situations pénibles, dramatiques, étaient heureusement rares.

On pouvait acheter des K7 enregistrées, mais on aimait surtout faire nos propres compilations ou enregistrer les disques (on disait pas trop "vinyls", les anglais disaient LP (long playing sessions), ceux qu'on n'aimait pas assez pour les acheter, avoir la pochette, les photos, les "crédits", les textes..La reproduction de la pochette du 33T sur la K7 était étriquée, c'était nul. Le CD n'arrangera pas les choses, et préparera la disparition de toute une partie créative autour de la musique rock, mais c'est une histoire.....

C'était assez pratique, le poids, la taille de l'objet (gros comme.... une K7 hahaha) permettait facilement le transport et d'écouter sa musique un peu partout sur des modèles de lecteurs compacts (le fameux Walkman). La cassette se rangeait dans une boite-tiroir, on les empilait les unes sur les autres, Ah bien sûr, le "MP3" restait à inventer, mais on en était encore loin, très loin, et on n'avait pas la patience d'attendre! Nous nous trouvions déjà privilégiés par rapport à nos ainés munis de 45T et de Tepaz, et ces k7, qu'on se prêtait beaucoup plus facilement que les 33t (que, fragiles, on réservait à un usage domestique!).

Tu as entendu le dernier "AC/DC"? Je te ferai une k7!

On écoutait religieusement la k7, et si ça nous plaisait on allait chez le disquaire, on achetait le 33T.

Les k7 ont, comme les disquaires, disparu. Faudra parler des disquaires.

...



mercredi 20 mars 2013

Ceux qui savent ce que c'est que ce truc sont pas des jeunes.!!!! (Le magnetophone !)

Avant le mp3, avant le CD, il y a eu 

le magnetophone à K7...

Radio cassette SONY

Mon "walkman"


(je suis tombé sur cette photo par hasard, ça fait peur: C'était mon "walkman", mon "Ipod", quoi. ( :-) ) dans les années 80.

Je le baladais partout. C'était un truc lourd et volumineux, il me fallait un sac à dos pour le trimballe, en particulier quand il m'a suivi à Londres, et dans mes trajets Norwich <-> Londres en bus, tous les week ends des six mois de l'année 1983 où nous refaisions Woodstock à notre mesure dans un pavillon du nord ouest de Londres...


Au moins 10Kg, ça fonctionnait sur secteur ou sur piles (au moins 10 piles gros format de 1.5v, pour une autonomie lamentable... et à l'époque pas de piles alcalines, pas de piles rechargeables....)

Pas franchement Ipod donc, . mais un son franchement énorme.

C'était un Sony, et à l'époque Sony c'était le must-have, j'avais bossé un mois pour me le payer.

A cette époque là, on écoutait la radio (la FM naissante) ébahis par la stéréo propagée par les nouvelles stations sur ces nouvelles ondes, et on enregistrait ça. RFM des débuts, là dessus aussi y a des trucs à raconter, on en reparlera peut-être, et, en Albion, les "charts", top of the pops, tout ça.

Il y avait un décalage de quelques semaines entre les sorties en Grande-Bretagne et les sorties en France, ce qui nous valait un (petit) succès avec les enregistrements des charts rapportés à chaque retour en France pour les vacances de fin de trimestre...

On pouvait enregistrer, sur des cassettes de 60, ou 90 minutes( 30 ou 45minutes par face), ce qu'on voulait. Le prix d'achat de la cassette incluait une taxe, redevance sur la copie, moyennant quoi la copie (de moindre qualité on va dire, mais on s'en foutait) était permise et nous convenait bien. Bien sûr, parfois la bande magnétique se déroulait dans l'appareil, se froissait, c'était parfois un drame! On perdait alors THE enregistrement incroyable d'un trésor alors perdu...


(10/12/2012 modifié et augmenté 20/03/2013)