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samedi 29 juin 2019

Elton John, Farewell Yellow brick road , concert à Paris le 20 juin 2019

Elton John, en concert!


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Elton John Farewell YBR tour, la scène




Eh bien, après avoir vu Rocketman, je m’étais fixé de faire un article sur Elton John, sur ce que Mon Histoire du Rock lui doit, sur les titres qui m’ont émus, marqué… 

Sur Goodbye Yellow Brick Road qui à lui seul mérite un article..

.. Sur la tournée en URSS en ?? 1978?? J’avais vu à cette époque un reportage sur ce qui devait alors s’appeler FR3? Là aussi, un article devra expliquer, un jour, Bennie and the Jets en live à Moscou! (je vous conseille l'article de la page web Elton John, consacré à ce moment, (https://www.eltonjohn.com/stories/eltons-1979-tour-of-the-ussr-a-look-back ) dont j'ai parlé en mars 2013)

Un autre, peut-être un jour, sur 21 at 33, sur I’m Still Standing et I Guess that’s why they call it the blues, et ma période Londonienne..

Mais arrive le concert du 20 juin, de cette année 2019 où je ne jouerai pas à la fête de la musique. 


Pourquoi? Si tu en sais la raison profonde, fais moi signe! Un peu parce que cette magnifique idée se perd un peu dans les raisons nébuleusement évoquées par les villes, la faute au budget, tu sais, les charges qui incombent maintenant aux communes…. 

Un peu à cause de la sécurité, tu sais la sécurité… 

Pourtant, il y a deux ans, on avait joué en pleine rue, en plein soleil, en plein délire, en pleine vague d’attentats, et ça avait été vachement bien… C’est super naze parce que le groupe, bien secoué cette année suite au départ du batteur, et d’avoir trop aimé jouer ensemble trop la même chose peut être, et peut être aussi trop pas assez conscient qu’on donnait du plaisir aux gens pour qui on jouait, et que ça nous faisait du bien… 
Le groupe disais-je aurait bien eu besoin de ce vaccin anti “bouaf, je le sens moins cette année”… On devrait reprendre “fuir le bonheur de peur qu’il me quitte”… 

Donc Merci Sir Elton, grâce à toi (on se tutoie, les musiciens, hein? Puis toi, tu t’en fous, Sir Elton… en anglais, tu, vous, hien…) 

Grâce à toi, j’ai vécu 2 heures 40 “in wonderland”. Après tout, c’est le pays d’Alice, isn’t it? Ce concert fut magnifique. La scène, en forme de flipper, nous ramène à Pinball Wizard, avant d’écouter le sorcier du Piano, héritier de Jerry Lee Lewis qu’Elton John apprécie sans doute. Pinball Wizard, dont les notes s’égrennent dans la sono pendant qu’on prend place, avant l’entrée en scène du Maitre. 
Il arrive, à l’heure, la ponctualité est la politesse des rois dit-on… 

Et Elton John, bien secondé - est-ce secondé tant ils font groupe ensemble d’une souriante complicité - Par Nigel Olsson ( batteur), Ray Cooper (Percussioniste): c'est avec ce dernier qu'il fit cette mémorable tournée de 1979... John Mahon, Matt Bisonette et Kim Bullard sont avec Elton John depuis moins longtemps mais sont eux aussi bien dans le sujet! Ils n’écartent pas pour autant le guitariste venu “prendre le relai” de Davey Johnstone, forfait pour blessure… Je craignais un peu je l’avoue, d’avoir à “presque subir” une partie du concert fondée sur les titres récents, “à la roi lion” ou des remix “hip hopés” d’ancien titres. 

Sir Elton, en fin connaisseur de ce qu’il a lui même composé de meilleur sur les meilleures paroles de Bernie Taupin, nous offre une set list de rêve, sans une tâche, et dira-t-on sans un oubli! 
Je vous la livre, si ça vous amuse à la fin de l'article. J’ai concocté une playlist Spotify et Youtube sur cette liste. 
Malheureusement, elles ne restituent pas la magie des envolées sur Rocketman, la magie de Funeral for a friend, l’émotion d’un timbre de voix toujours debout, même si définitivement perdu dans les aigus, mais que Sir Elton transforme en descendant magistralement là où il montait jadis! 
Les tenues de scène sont moins exubérantes, mais le jeu est là. Il a moins de facilité à jouer debout, mais il se lève parfois quand même, par respect pour ce qu’il a représenté pour nous depuis tant d’années. 
C’est peut être un détail, pour vous? Il nous salue enfin, non sans avoir aimablement rappelé ses premiers concerts en France, et courtoisement passé sous silence l’odieux accueil que lui avait fait ce public à son premier passage en France, à l'Olympia à la fin des 60's… 

N’avait-il pas alors juré de ne plus revenir? Merci d'avoir oublié cela, et d'être revenu!!

Je conclurai d’un mot ce billet sur ce concert: Inoubliable.

Je recommande d'aller visiter la page eltonjohn.com 

Set list:
Benny and the Jets
All the girls love Alice
They call it the blue
Border song
Tiny dancer
Philadelphia freedom
Indian Song
Rocketman
Take me to the pilot
Sorry seems to be the hardest thing
Someone saved my life tonight
Levon
Goodbye Norman Jean
Funeral for a friend
Rose lies bleeding
Burn down
Daniel
Believe
Turn them on Sad song
Don't let the sun go down on me
The bitch is back
Crocodile rock
I m still stdg
Saturday night
 Encore (rappel)
Your song

Goodbye Yellow brick road

vendredi 31 mai 2019

Rocketman , Elton John


Rocketman, Elton John

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Rocketman, le film




D’abord, je dois dire que j’ai beaucoup aimé le film.

Pourtant, quand on attend avec impatience un film, on est parfois déçu de la distance entre ce qu’on s’attendait à voir, et ce qu’on ressent en voyant le film.
Il faut dire qu’à la manière d’Elton John, le film est un peu un ovni: Ce n’est pas tout à fait sérieusement un “biopic”, avec sans aucun doute quelques écarts par rapport à la réalité des faits, et de toute façon une narration ni linéaire ni complète de la carrière d’Elton John. 

Ce n’est un film vraiment musical. Ce n’est pas non plus un “musical”, mais tout de même, de très belles séquences et chorégraphies (la scène d’intro, géniale, et celle sur Saturday night’s allright, vraiment top également). 

Un peu dommage, on aurait volontiers apprécié plus de passages de ce type! Le parti pris semble être onirique, et l’ambiance définitivement “Glam Rock” semble nous plonger littéralement dans la tête d’Elton John. 
Car Elton John, avant Queen, bien avant Bowie, avant T Rex aussi, EST le Glam Rock.

On “vit” le truc, et il n’est pas particulièrement complaisant envers lui-même. L’emphase est même en fait mise sur le côté noir, torturé certes mais pas toujours sympathique du gars…. Ce qui par l’ellipse de ce “mea culpa”, le rend touchant!! 

On comprend que cet immense artiste vit littéralement pour la musique, le côté ‘enfant surdoué’ est traité, sans trop insister, et avec humour. Le film pointe le côté frustrant de la quête commune a beaucoup d’artistes, qui viennent chercher dans une surexposition et une “mise à nu” de leurs feelings, une affection dont ils ont manqué, et qu’ils se refusent à accepter lorsqu’elle leur est offerte: à cet égard, la relation avec Bernie Taupin est assez significative. 

Elton John est selon moi un artiste de premier plan, un rocker immense, un compositeur de génie. J’avais écrit il y a plusieurs années ce qui pouvait être un reproche, dans ce que je considérais comme son virage vers la variété. Il y a eu ensuite un virage vers les courants “modernes”, que ce soit rap, hip hop ou autre beat music. 
Quoiqu’il en soit, sur ces points, deux choses: L’une est cette habitude française, dont je souffre donc également parfois, qui consiste non seulement à classer dans des cases, mais aussi à cloisonner ces cases et à ne pas admettre les passages d’un genre à l’autre. 

C’est nul, je suis nul lorsque je réagis ainsi. Même si les duos avec Kiki Dee, RuPaul, 2Pac, son peu de mon goût, ces titres ne ternissent pas la réputation d’Elton John, devrait-il en rougir? Rocketman est un film fabuleux, dans tous les sens du terme, il raconte une histoire d’Elton, John sous la forme d’une fable, laissa nt grande place à sa musique. 

On n’est probablement plus dans l’auto-analyse publique par Elton John de ses travers (drogue, alcool, boulimie), de l’impact de ces excès (passés) sur sa relation avec son entourage, que de la biographie complaisante, précise et didactique. 
 Elton veut “publiquement” renouer avec Reggie, ce qu’il fait à la fin du film. Entre temps, il nous fait partager son talent, la force tranquille de sa musique et en dévoile un peu ses origines. Pour partie, je regrette de ne pas l’entendre chanter dans le film, mais il faut reconnaître que ce qui est peut être modestie dans ce choix laisse place à un gars qui, en plus de figurer vachement bien le personnage, touche bien sa cacahuète lorsqu’il chante. N’y allez pas pour en apprendre sur l’histoire “derrière” la tournée en URSS, sur son amitié avec Lennon, sur tant de “faits” qui ont construit sa carrière. Je vous l’ai dit, ce n’est pas un biopic. C’est un conte, presque sous la forme d’une comédie musicale. Comme si la vie d’Elton John avait été un rêve, entrecoupé de cauchemards, qu’il s’attache ici à les comprendre  pour les exorciser..

Je ne l’ai pas dit encore? J’ai adoré ce film. 
Et J’aime beaucoup ce que fait Elton John. 
Depuis très, très longtemps. Et pour encore longtemps. 

 Alors bon, c’est pas du pure rock’n roll… mais damned, c’est vachement bon, hein?


mercredi 2 janvier 2019

2019 pour Mon Histoire du Rock



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2019, C’est de saison, Mon Histoire du Rock y va de ses voeux de nouvel an. 

Je vous souhaite à tous une année Rock’n Roll bien comme il faut, longue vie et santé, des concerts mémorables et n’oubliez pas de pratiquer la musique sur votre, ou vos instrument(s) favori(s). 

Que nous réservera 2019? 

Quels concerts, albums, à venir? Quelle découverte ou redécouverte d’un artiste inconnu, d’un titre oublié, d’un pan de “mon histoire du rock” enfoui dans la mémoire? 

Sur le blog.... Peut-être, je l’espère, une collaboration dans ces pages, des lignes tracées au traitement de texte par un ami, désireux de nous faire ressentir un feeling sur un artiste, plus probablement de ceux que je “connais moins”. 

L’objectif restera le même, de partager un ressenti, une histoire, et non pas un savoir encyclopédique sur l’artiste en question. Ce sera une grande nouveauté pour le blog, et j’en suis sûr, un air frais revigorant. 

J’en reparlerai (page FB, Twitter du blog) pour annoncer ça. 

On va aussi célébrer quelques “anniversaires”, celui de Woodstock, celui de l’album One Step Beyond, (quoiqu’on ait déjà souvent parlé de l’un, et de l’autre).

Il s’est passé plein de trucs en 1959, on reparlera sans doute du sinistre 3 février, peut être de Salut les Copains sur Europe 1, de Hippy hippy shake, que reprendront les Beatles… 1969 a été pas mal non plus: d’autres parleront peut être de Led Zepelin, qui après s’être constitué en 68 sort son premier album en janvier 1969… 

On parlera forcément d’Elton John, si si si c’est un rocker. Son premier album date de juin 69, et on ira le voir dans ces eaux là pour sa tournée d’adieu… 

L’actualité des Stones est très, très noire en 1969, entre Brian Jones et Altamont… on en parlera sans doute. 

Vous n’échapperez pas à quelques pages sur les Beatles, je trouverai bien un truc ou deux à dire sur The Who… 

Restera des célébrations autour de 1979 (One step beyon, je l’ai déjà dit, mais tant et tant sur cette période… 
Police, nécessairement, et tant d’autres au milieu d’un maelstrom disco que je boudais avec soin… ce sera sans doute(enfin) l’occasion de parler de Trust, et de reparler d’AC/DC…. Viendront les 80s, on parlera sans doute de New wave… 

Bref, du pain sur la planche comme disait ma grand-mère… 

 Bonne année 2019!


samedi 5 décembre 2015

T.REX, Marc Bolan

T.REX


Marc Bolan, icone du Glam Rock

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 Tout le monde ou presque a oublié T Rex. 

Bowie seul règne dans les mémoires quand on évoque le Glam Rock, et il me semble que c'est un peu injuste. 

Je prends donc le sujet et Mon Histoire du Rock va tâcher de vous donner envie d'écouter ce groupe!

Difficile aujourd'hui d'imaginer le succès énorme que ce groupe a connu au tout début des années 1970. On compare presque, à l'époque, T.Rex aux Beatles!!! (parrenthèse, je vous rappele qu'on a fêté Rubber Soul cette semaine!)

Si si si!!! Il faut dire que ces derniers se sont séparés en 1969 et que la place est libre, pour Marc Bolan et son groupe!

Formé en 1967, le groupe est alors d'influence folk, un brin ésotérique sans doute pas très loin d'un Magma par exemple. Cela ne tient pas très longtemps, et c'est sans doute John Peel, l'animateur phare de la BBC, qui poussera Marc Bolan à faire prendre à T.rex ce virage "Glam".

En 1971 T.Rex sort Electric warior, puis The Slider, qui lancent la vague "Glam Rock". Le groupe est produit par Tony Visconti, qui produit également David Bowie…. On reste en famille.

Ceux qui lisent un peu ce blog savent que selon moi, le Glam est pour partie à l'origine de la New wave de nos années 80. C'est dire l'importance que je donne à T.Rex, que je mentionne peu souvent pour ne pas passer pour un has been trop irrécupérable…

Cette scène Glam, ce "courant", dans lequel on retrouvera Bowie, évidement, mais aussi Queen, compte également Elton John dans ses rangs. 

On sait ici que je considère Elton John pour bien plus que le rôle de vieux chanteur de variété dans lequel beaucoup l'ont laissé choir:la preuve dans ce "Children of the revolution", dans lequel vous ne manquerez pas d'apercevoir aussi Ringo Starr:


Children of the revolution sera repris entre autre par Pete Doherty


Mais je me souviens surtout de "Get it On", évidement, écouté sur les routes du Vexin, où nous passions les week ends, pas très loin du lieu où T.Rex avait enregistré l'album suivant, 'the Slider'. 
Le Glam rock était déjà tombé dans l'oubli. C'est l'année ou Marc Bolan, se tue en bagnole, T.Rex meurt avec lui. Reste Bowie, "évidement", et sans doute un peu Queen, tandis qu'Elton John s'éloigne des frontières du rock. En France, Au Bonheur des Dames s'inspirera du Glam.
Marc Bolan était en train de se rapprocher du mouvement Punk, il n'aura pas le temps d'aller très loin en ce sens…

Le pub rock (dont nous a parlé l'ami "ça dépend des jours" (voir le lien)) aura donc eu raison du Glam? À moins donc que la new wave, quelques années plus tard, ait assuré une suite?



dimanche 24 novembre 2013

Elton John au château d’Herouville

Elton John


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qui a sombré dans la variétoche mais fur en son temps assez rock'n roll et plein d'auto dérision. Il est vrai qu'outre manche, la distinction pop/rock/variété n'existe pas et... c'est tant mieux.

J'avais ça aussi, sur mes K7, Elton John .... Rocketman!

Tout le monde se moquait déjà de lui en, 1974, et lui le premier... Regardez le film Tommy, où il tient le rôle du Pinball Wizard, son accoutrement est une auto-satire qui montre à quel point ce type génial ne se prend pas au sérieux !!!

Pourtant, derrière ce personnage quasi clownesque, showman abandonnant le rock psychédélique pour la variété, qui deviendra le jet-seter apprécié de la Couronne britannique ET ami néanmoins de la would-be mythique princesse, il y a un immense mélodiste, pianiste hors pair (et pianiste patenté, 1 er prix de la Royal Academy svp).

J'ai déjà dit son talent sur un extrait du concert à Moscou (rappelons-nous que Sir Elton est le premier artiste de rock à aller jouer « là-bas » en 1979, et expliqué le détail pour vous. 


Ici, on le voit en session d'enregistrement pour l'un des titres de ce magnifique album qu'est GYBR, Goodbye Yellow Brick Road (Ecoutez l’album, pas un seul morceau à jeter, du vrai rock, explorant différentes facettes du genre, pas de la variété, faisant mentir ceux qui collent sur ce type extraordinaire cette minable et méprisante étiquette).

Cela étant, mais on en reparlera car ce grand Homme mérite qu’on y revienne, même quand il cèdera à la « facilité » (fésé-le, vous..) du son FM, de la « variété », au cours des années 80 qui ont vu tant de choses s’affadir, ce qu’il composera sera encore du grand Elton John (Single Man, puis ‘’I’m still standing », qu’on chantait à tue tête dans les rues de Londres, tôt le matin en sortant de soirées…)

Enregistrement, donc, dans ce qu'il appelait Honky Chateau, car c’est lui qui donnera ce surnom à ce studio résidentiel, l’un des premiers du genre, qui garde pour une poignée de connaisseurs une aura fabuleuse et le triste parfum nostalgique des belles choses disparues… le Chateau d'Herouville (pas loin de Pontoise, Magny en Vexin, Gisors.. Si j'avais su ça en 1978/1982!!!), "château" mythique dès lors qu'on veut parler de Rock'n Roll en France, et pas seulement de Rock'n Roll.

Charlie Watts fit beaucoup pour la renommée du lieu, puis vint Elton John, qui va y enregistrer 3 albums mémorables, T-Rex, Higelin, Gratefull Dead, Bowie, la liste est longue, longue…La fille de Michel Magne (Le fondateur des studios, mais aussi grand compositeur de musiques de films… Les Tontons Flingueurs, par exemple (mais pas "Ne nous fâchons pas dont j'ai déjà parlé)) dit qu'on entend toujours Elton John chanter dans la cour abandonnée….

Cet endroit mythique, laissé aux mauvaises herbes, et que la rumeur, comme un mauvais « running gag », relance périodiquement, promettant la reprise, la restauration, la relance, le renouveau, contient toujours, car des photos le montre, le fameux piano dont joua Sir Elton…

(Pour en savoir plus sur ce chateau mythique, voir la page FB du chateau d'Herouville, on voit EJ enregistrer Candle in the wind, et c'est magique)


dimanche 18 août 2013

Tommy, The Who

TOMMY , 


Seconde partie, le film de Ken Rusell

Le film Tommy, de Ken Russel d'après l'opéra-rock des Who passe dans la ville voisine. C’était en, voyons ??? 1981 ? 1982 ?? au plus tard…

On y va, avec ma chère soeur et un très bon pote d'alors.

REVELATION !! Je me souviens qu’en sortant du ciné, on sortait de la 4l de ma sœur, ce copain et moi, à chaque feu rouge, pour danser des Po-Gos endiablés (et courts) sur les passages cloutés en chantant I’m Free tan lan lan lan lan lanlan I’m free..

Le copain de l’époque est devenu haut fonctionnaire dans la Culture, et il a certainement oublié tout ça…. 


As-tu oublié?

Comment c’est possible, d’oublier Tommy… ???

Les Who, eux, n’ont pas oublié leurs fans quand ils écrivent successivement Tommy, et plus tard Quadrophenia, puisque les 2 « opéras rock » sont autant d’hommages à ceux qui les suivent depuis 1964.

Quelques années plus tôt, en 1978, on avait appris qu’on pouvait mourir en allant assister à un concert de rock. Une bousculade à l’entrée d’un concert des Who avait fait plusieurs morts. Je me souviens d’avoir frémi en entendant ça à la radio, et qu’à l’époque les Who me paraissaient inaudibles… Je les adorerai 2 ans plus tard !!! Oh, bien sûr, c’était arrivé lors d’un concert des Stones (Altamond, où un membre du service d’ordre flingua un type qui brandissait un couteau, mais l’histoire, pour sordide qu’elle soit, n’a rien à voir). Les Who entraient de ce fait dans le sinistre club des voyous qui jouaient malgré la mort de leurs fans. A leur décharge, ce jour-là, ils n’eurent connaissance de l’accident qu’après le concert, les managers ayant préféré que le concert ait lieu pour éviter d’autres mouvements de foule.

Ce « problème » de fan préoccupe tout de même le groupe au point qu’ils intègrent à Tommy un titre hommage à une fan défigurée lors d’une bousculade : le titre tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’histoire, mais l’intention est là.


PeteTownshend a toujours été très attentif envers ses fans, et aussi envers les membres du groupe : compositeur de pratiquement tous les morceaux des Who, il a, dès l’origine (et le solo de basse (1er du genre) de MyGeneration) fait en sorte de mettre en évidence chaque membre du groupe.


Les Who, connus pour avoir inventé le gros son sur scène (Le guitariste Pete Townshend en a gardé des acoufen et le chanteur Roger Daltrey est presque sourd), mais aussi quasiment inventé le riff hard rock (ce qu’on appelle les power chords, c’est-à-dire des accords joués sur deux cordes, ne conservant que la dominante et la 5ème de dominante). C’est aussi donc le première groupe à avoir créé un « véritable » opéra-rock Tommy, donc, pour y revenir.

Les Who ont joué Tommy sur scène, (et à Woodstock !!! voir article précédent) ce qui est également une prouesse technique dans l’enchainement des morceaux sans coupure entre eux, et l’ajout d’instruments et d’arrangements inhabituels. Les difficultés n’arrêteront pas les Who, qui récidiveront de prouesse et d’innovation avec Quadrophenia, mais l’aventure sur scène finira en quenouille…

Pour en revenir au film, à la version filmée du rock opéra, emmené par Ken Russel est un sommet de psychédélisme kitch, et je trouve qu’il a terriblement vieilli. Pratiquement tous les morceaux ont été réorchestrés, et assez rarement à leur avantage (si ce n’est pour Pinball Wizard joué par Elton John et Eyesight to the Blind par Eric Clapton), et on, (en tout cas, moi), regrette que la version d’origine n’ait pas été retenue : La nécessité de faire chanter les acteurs en lieu et place de Roger Daltrey (qui sur l’album studio chante tous les rôles), n’imposait pas pour autant de ré « arranger » les orchestrations : Hélas, elles y perdent en dynamisme, en spontanéité, le rythme et le groove n’est plus là, c’est dommage !

Cela étant, voyez tout de même ce film s’il passe près de chez vous… Quadrophenia a bien été redistribué dans les (quelques) salles en version remasterisée, on peut rêver ?? A moins qu’Arte, un de ces soir ??? Et, quoi qu’il en soit, (ré) écoutez l’album…

lundi 25 mars 2013

Bon anniversaire, Reginald (Sir Elton John if you please)

 Sir Elton John


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La radio ce matin m'a rappelé la date anniversaire de

 Sir Elton John.

Kitchissime et tellement britanique dans son exubérance, Reginal Dwight aka Elton John!

J'avais Facebouquisé en mai 2012 ce billet remanié aujourd'hui, à l'époque l'ex star rock devenu "pop star", c'est à dire littéralement chanteur de variétés, le clivage en Grande-Bretagne étant moins vif et brutal que chez nous.. à l'époque (mai 2012 donc, Reginald était patraque, et je lançais " Souhaitons qu'il soit en forme pour le jubilé de QE2 (et moins tartignolo-larmoyant qu'à Westminster pour Lady Diana...)." May be mes voeux ont étés entendus, car a performance au concert du Jubilée a été plutôt bonne, moins rock'n roll que Madness, mais plus péchue que celle de Sir Mac Cartney...

J'accompagnais ledit post d'un cet extrait mémorable d'un des concerts en URSS de la tournée de 1979! Sans aller jusqu'à jouer du piano debout ce coup là, tout de même: Ce soir là le public reste impassible malgré les efforts de Reginal et de Ray Cooper, contrairement au soir précédent public terrorisé par le premier rang et la salle envahie par les gardes rouges. Alors, au milieu de "Bennie and the jets" (où Bennie pourrait bien être Sir Elton "elle" même, féminisé pour l'occasion), Elton John offre à son public une digression vers "les nuits de Moscou" (le temps du muguet en français), chanson culte en Union Soviétique, et enfin, quelques Moscovites osent braver l'interdit....

J'ai longtemps cherché cet enregistrement (je l'avais eu sur une k7, repiqué sur la télé... ) de cette tournée soviétique: J'avais ce souvenir de ce Bennie And the Jet, vu donc sur, je crois, ce qu'on appelait alors FR3. Merci la télé!!! Les frissons ressentis il y a 34 ans sont toujours là aujourd'hui...

C'était à une époque ou en France Elton John était déjà ringard, il n'allait pas tarder à se lier d'amitié avec le comble de la variétoche chez nous, Monsieur et Madame Berger, (France "sucettes à l'anis" Gall et Michel "Starmania" Berger). Ce mélange des genres, par chez nous, ne se fait pas. Outre Manche, le London Symphony Orchestra enregistre les Beatles et les Who, le Royal Albert Hall reçoit Eric Clapton, Muse et tous les autres....

Je reviendrai sur Sir Elton (façon de parler), le temps d'aujourd'hui est à son birthday, les commentaires sur son œuvre viendront un autre jour.


Have a nice Birthday, Sir!