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vendredi 9 septembre 2016

Prince Buster, Roi du Ska, 8 Septembre 2016

Prince Buster 


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J’avais prévu cette semaine de faire honneur au synthétiseur mythique des années 80, le Yamaha DX7, à l’occasion de la sortie par Korg d’un clône dans une petite boite rigolote… Mais Prince Buster en a décidé autrement.


C’est un gros gros regret pour moi, de n’avoir pas évoqué Prince Buster autrement et davantage que dans une chronique, sur Madness (et non une chronique à part entière).


Impardonnable de ne faire cette page sur Prince Buster, Cecil Bustamente Campbell de son vrai nom, mais c’est moins joli, qu’au moment de la disparition de ce monument Jamaïcain, icone du Ska, du Rocksteady et du Reggae.

Les plus curieux d’entre vous vont aller sur Youtube, et je vous y encourage, écouter de quoi je parle. Les amateurs du revival Ska des 80’s retrouveront avec bonheur des airs entendus chez Madness et les Specials… Ceux-là ont en effet permis de redécouvrir cette musique venue de la rue, souvent jouées sur des sonos embarquées sur des camions appelés sound systems, que les smurfeurs, puis les rapeurs, hip-hopeurs emprunteront à leur tour.. Mais c’est pas le sujet.

Prince Buster, véritable initiateur du Ska, on est en 1960. Il l’apporte aux britanniques vers 1963. Bien avant le Reggae, le Ska trouve sa marque de fabrique dans une rythmique caractéristique (le Reggae sera, quelques 10 ans plus tard, un Ska ‘calme’, presque ‘mou’, mais adoptant une structure rythmique similaire. ), dans lequel la guitare (rythmique) joue à contretemps, ce qui nous faisait bien marrer, quand un disque 2 tones tomblait sur la platine de nos soirées lycéennes, où nous étions fort peu à “suivre”… Si on veut être ABSOLUMENT rigoureux, on ajoutera qu’il y a plus mou et plus lent que le Reggae: Le Rocksteady, apparu brièvement entre le Ska et le Reggae, fait effectivement passer le Reggae pour un truc vif!

En réalité, la différence des styles est, en tout cas pour en revenir à Prince Buster, par l’intention: Le Ska de Prince Buster est volontiers déconneur, un brin salace parfois (ce que Madness transcrira parfaitement), le Rocksteady est plus guimauve façon love song, quant au Reggae, il devient revendicatif, politique et souvent peace and love, époque oblige.

Si Prince Buster se laissera un temps aller vers le Rocksteady, il laissera le Reggae à d’autres… au péril de sa notoriété, et il faudra attendre les années 80 pour qu’on le redécouvre, grâce aux groupes du label 2 Tones.


2 tones, c’est le nom revendiqué de la mode revival Ska des années 80, qui intègre à la rythmique et l’esprit Ska originels le beat lourd et marqué de la New Wave…

Les Specials, les Selecters, réinterpréteront Prince Buster avec fougue et brio, mais c’est surtout Madness, d’abord par deux magnifiques reprises sur leur premier disque, ( One Step Beyond, of course, et Madness) mais aussi, et dès ce premier 33Tours, des créations originales bourrées de références et citations: In the Middle of the Night est bien dans l’esprit déconneur et coquin de Prince Buster, The Prince est carrément, vous le comprenez maintenant, une évocation du Maitre et.. Madness, le nom du groupe, la référence à l’un des titres de celui-ci!

Prince Buster sera, évidement, convié sur scène par Madness, et les Specials tireront d’Al Capone l’inspiration de leur Gangster, et reprendront aussi Enjoy Yourself.



Mais Prince Buster ne cherchera pas à tirer partie de ce second souffle pour relancer sa carrière, même si il remontera occasionnellement sur scène lors de festivals Ska (là encore, Youtube devrait vous permettre de vous faire une idée.)



vendredi 29 mai 2015

Le reggae , de la Jamaïque aux années 80 et bien sûr, Bob Marley

Bob Marley... Reggae


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On a un peu oublié Bob Marley de nos jours, non?


C’est plus trop à la mode, le reggae, hein ?

Bob Marley, qui partage avec Lennon et Marvin Gaye la particularité de s’être fait tirer dessus par un illuminé (son père pour ce qui concerne Marvin Gaye, excusez du peu), est celui grâce à qui le Reggae a dépassé les frontières de la Jamaïque.

C’est marrant, en gros pour la plupart d’entre nous le reggae c’est Bob Marley, un point c’est tout. Difficile au non initié de citer beaucoup d’autres groupes en effet, des titres marquants créés par d’autres groupes..

On se faisait du reggae l’image d’une musique un peu « baba cool », comme on disait. C’était « peace and love », un peu un prolongement de la vague hyppie. Absurdité chronologique puisque le reggae est antérieur au summer of love !

Mais bon, on s’en foutait, et on s’en fout encore un peu.
En ces lointaines années de mes vingt ans, une chose est certaine, le reggae n’était pas la musique que j’appréciais le plus. Apprécier est le verbe qui convient, en ce sens que, sans le rejeter, je n’en goutais probablement pas toutes les subtilités et reléguais ce genre musical au second plan de mes prédilections musicales.

La « faute » sans doute au tempo plus lent du reggae des années 75-80, si on le compare à celui des origines… Il se dégageait des titres de Bob Marley une nonchalance, un flegme presque planant qui correspondait peu au besoin de bouger de ces jeunes années.

Mais il y avait dans le reggae qui venait jusqu’à nous, celui de Bob Marley, quelque chose d’étonnant et envoutant, que captera d’ailleurs pas mal le groupe anglais UB 40, jusque dans sa reprise éclatante du plutôt chiant « Red red wine » de Neil Diamond…

Ce quelque chose, qui en fait une musique appréciée des batteurs et bassistes, il faut bien sûr aller le chercher du côté de l’accent des fameux temps dits « faibles »... On verra que ce rythme caractéristique, ainsi que l’ "afterbeat", cet appuis syncopé sur le contretemps, se retrouveront dans un style que j’apprécierai au-delà de tout… mais n’allons pas trop vite !

Il y avait chez Bob Marley, à côté des (trop entendus) Buffalo Soldier, No woman no cry (au sens mal compris par la plupart, affublé à tort, comme le Paint it Black des Stones, d’une virgule mal placée), quelques pépites : Stir it Up, Kaya, Easy Skanking, So much trouble in the world (que Madness reprendra, tiens… il y aurait un lien.. héhé).

Je saurai, bien plus tard, que si danser le ska est plus marrant que de danser le reggae, jouer le reggae à la guitare (Coming in from the cold, n’est ce pas), accompagnant ce fameux skank (avec une Wha de préférence !).

Mais ces deux dernière phrases amènent la conclusion, qui explique le relativement faible intérêt que je portais au reggae : Je lui préférais nettement son « ancêtre », ses « ancêtres », plus nerveux et dynamiques : je parle évidement du Rocksteady et du Ska… A tout seigneur tout honneur, puisque Bob Marley sera avec Prince Buster évidement, l’un des maitres du Ska, eh oui messieurs dames, écoutez Simmer Down, Judge not et même One cup of Cofee, pour vous en convaincre…



samedi 25 avril 2015

The Clash « Give ‘em enough rope »

The Clash



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Je suis sans doute passé à côté des Clash, dans ces années là.




Pas complètement, faut pas exagérer. J’avais le LP « Give ‘em Enough Rope ». 

Cet album, offert par ma sœur dans une nouvelle tentative pour élargir mon esprit musical, a tourné pas mal sur ma platine, autour de 1980.

Mais je n’ai pas cherché à aller plus loin à l’époque, va savoir pourquoi ?

Oui, va savoir, et reviens me le dire !

En attendant la réponse, je ré-écoute ce LP, qui n’a pas le panache des suivants (Double London Calling, vendu au prix d’un simple (pour que les fans puissent se le payer), et à la pochette revendiquant clairement l'héritage d'Elvis Presley.... Sandinista, TRIPLE album de 36 titres !), mais recèle quelques pépites : « Safe European Home », « English Civil War », et bien sûr « Tommy’s Gun »..

Mais l’écoute de ce disque accroît le mystère : comment ai-je pu passer à côté à l’époque ? Il y a chez les Clash tant de bonnes et belles choses ! Pourquoi est-ce que je me suis arrêté à cet album ? Je n’ai pas de souvenir de la sortie de « London Calling » : Pourtant déjà Londres m’appelait…. Pourtant, ou peut-être est-ce là la raison, tant The Clash faisaient d’Albion une peinture que je ne voulais pas voir…

« On » associe trop souvent The Clash au mouvement Punk. Oh, bien sûr, « y en a », du Punk, chez les Clash. Mais c’est un peu réducteur je trouve…

Musicallement d’abord : Si Give ‘em Enough Rope n’est pas « encore » pour The Clash l’occasion d’aller très au-delà du « riff punk », on voit déjà (dans la batterie de Topper Headon sur Tommy’s gun par exemple) des influences et des sources bien plus vastes et ouvertes.


De même, « Julie’s been working… » ne cache pas une influence Rockabilly


Plus encore « Stay Free » dénote par la douceur qui s’en dégagerait presque, et le traitement presque mélodieux de la ligne de chant (accompagnement guitare acoustique et orgue !!!). The Clash montrera davantage encore dans les albums suivants sa capacité à intégrer les influences Reggae, Ska, Rock : London Calling sera l’occasion pour The Clash de s’affranchir du carcan du Punk pour devenir un groupe de légende.


Dans les textes et dans le propos ensuite : The Clash poussent dans les textes la critique de la société au-delà du traditionnel « No Future » : Chaque texte, même s’il est revendicateur et agressif, apporte deux dimensions rarement présentes ailleurs : une description d’un fait, et la proposition de remèdes. The Clash véhicule et pratique une conscience politique (au sens d’engagement) inexistante dans les autres groupes.

Give ‘em Enough Rope est LE tournant dans la discographie des Clash : après un premier album très rugueux et brutal, il annonce, et prépare, ce que sera le son du groupe, magistral, dans les albums à venir.





dimanche 22 mars 2015

Serge Gainsbourg du Jazz au Rock, de la chanson au reggae....

Gainsbourg 

ou Gainsbarre?







Je suis, ce texte en est la preuve, une victime de la télévision. Car qui aurait pu dire la semaine dernière que le billet suivant celui célébrant les Kinks serait consacré à Serge Gainsbourg ?


Mais il faut se rendre à l’évidence, c’est en revoyant le biopic « Gainsbourg, vie héroïque », que ce billet en est devenu une (évidence).


Pour moi l’évocation de Serge Gainsbourg suscite immédiatement deux ou trois images et résonances :

D’abord bien l’évident successeur de Boris Vian (dont il sera pianiste sur scène) dans la talentueuse sphère Zazou, jazzy, et aboutissant, comme lui, à composer à son grand dam des « tubes » bien éloignés de ses prétentions originelles. Pianiste comme son père, il maitrise parfaitement cette technique particulière aux « piano-bars », qui consiste à s’approprier très rapidement un morceau, une chanson, pour la jouer, à la demande des clients, en enchainant les styles qui n’ont rien à voir, jazzifiant les classiques et adaptant les styles.


Il faut bien vivre, et ce personnage multi face, à la fois complexé et sûr de sa supériorité artistique, se lance, après avoir abandonné la peinture, dans la chanson.


Il abordera tous les styles musicaux, du Yéyé au Reggae - pour lequel il se fera accompagner par les maitres !! - et même au hard rock. L’homme à la tête de chou composera pour toutes les icônes féminines du show bizz, qui empresseront chez lui pour avoir « leur » album. Et, dira-t-il, bien plus.


Nombreux sont ceux qui reprochent à Gainsbourg son manque d’inventivité qui selon eux l’oblige à utiliser des mélodies classiques (Brahms, Dvorak, Chopin entre autres…) plutôt que de composer des mélodies originales. C’est évidement le contraire, sa culture piano bar lui permettant de transposer, en forme d’hommage à un art majeur, comme il dit.


Angoissé profond, Gainsbourg était aussi mégalo aimant à se montrer coute que coute, sans doute par crainte que la gloire ne dure pas… Il mettra assez tôt en scène sa vie d’excès et sa déchéance physique, s’autodétruisant tel l’âne de Buridan par crainte de mourir. Les médias des années 80, mauvais génie et junkie fournissant au camé sa drogue, lui offriront sans honte la corde pour qu’il se pende. Les animateurs bien pensants l’inviteront donc pour faire le buzz, tant mieux s’il est bourré et odieux. Peu importe son vrai talent, qu’aucun ne saluera alors. La spirale dans laquelle il était entrainé, il la connaissait pour l’avoir bien décrite (Il faut lire Gainsbourg (et particulièrement Euvgénie Sokoloff, pour comprendre.).

Au moment de créer Gainsbarre, il décrira, dans un style "très class", comme il disait, son mal-être et sa nécessité de créer, dans son roman autobiographique et visionnaire de ce qu'il était en train de devenir, Euvguénie Sokolov.

Je préfère retenir de cet Artiste cette fabuleuse capacité à composer, paroles (écoutez attentivement les textes !) et musiques, dans tous les styles, le sens des mélodies, mais aussi, ce qui est peu souligné chez Gainsbourg, du rythme, des rythmes.




samedi 11 octobre 2014

Madness One step beyond

One step beyond  Madness 1979




Hey You, don't watch that, watch this,
this is the heavy heavy monster sound
the nuttiest on the world
So you come along the street
and you're beggining to feel the heat
Well listen Buster, you better start to move your feet
to the Rockanist
rock seady beat of Madness

ONE STEP BEYOND...


Dire que ce 33 tours a compté pour Mon Histoire du Rock est peu dire.

Novembre 1979. Grosse année, 1979 :

AC/DC sort son avant dernier album (Highway to Hell), le suivant, largement encore dû à Bon Scott, ne sera déjà plus pareil.

Pink Floyd sort un remake de Tommy en mode paranoïa-déprime,

Dire Strait sort Sultans of Swings

Mais surtout, Madness, « groupe » de ska-revival, sort One Step Beyond. Cet album, qui fête ses 35 ans (houaou) reste pour moi THE album des 80’s.

J’écris groupe entre parenthèses, parce que c’est pas le genre « guitare basse batterie »… il sont 7. Ça fait du monde…

Les années 80 étant marquées par la mode du synthé, et la presque disparition de la guitare à son profit, Madness contourne le sujet, et la guitare, sans disparaitre totalement ( Chris Foreman) s’éclipse au profit d’un duo piano/saxo, ma foi fort efficace…

Madness, avec d’autres groupes anglais du fameux label ‘two tones’, se démarque donc de la new wave naissante pour faire revivre un style jamaïcain né dans les années 60, le SKA.

Le Ska, c’est un genre de reggae, si on veut. La grosse différence c’est que le Reggae ça endort, le ska, ça réveille plutôt. De la vague Ska, Madness est dès l’origine le groupe le plus pop, le moins « root », tendance qui s’affirmera avec les albums suivants.

The Selecters, The Specials, The Beat, "font" plus "purs", plus "sérieux", plus rasta, aussi. One Step Beyond est cela dit avant tout un album SKA, allez-y sans crainte, et Madness est authentiquement Ska.

Le Ska a son "Bob Marley", c'est "Prince" Buster (le "Hey, listen Buster" de l'intro de One Step Beyond).

One Step Beyond est d'ailleurs une reprise d'un titre de Prince Buster. L'intro en question est aussi reprise d'un titre du même, mais, chose rigolote, d'un autre titre.

L'album fourmille de références à Prince Buster, et, lorsque Madness, en 2004, voudra, se reformer, c'est à ces mêmes sources jamaïcaine que le groupe ira se ressourcer, prenant, un temps, un autre nom (The Dangermen, je recommande l'album) avant d'être certain de replonger pour notre grand bonheur.

Madness donne donc très vite le ton en rendant dès le titre éponyme… Cet instrumental est l’un des deux morceaux de Madness que tout le monde connait (avec Our House, que je n’aime pas beaucoup, trop entendu, au point que les Cranberries…. Mais c’est une autre histoire).




Au point sans doute d’occulter de très nombreux autres titres, et c’est bien triste.

Et triste, c’est exactement ce que la discographie de Madness n’est pas. Nostalgique parfois, mélancolique ici ou là, à mesure que les années et les albums passent.

Mais tâchons de rester concentré sur ce premier album, acheté dès sa sortie et qui ne quittera ma platine que pour être transféré sur une K7, puis remplacé, lorsque le microsillon sera usé, par un cd… Il partage avec Machine Head de Deep Purple et Powerage de AC/DC le privilège d’avoir squatté ma platine disque au point de devenir presque inaudible.

Un de ces albums dans lequel tout est bon, rien n’est à jeter. On pourrait faire une chronique sur chaque titre du 33 tour… ce que je ferai peut-être, après tout !!!

On l’écoutait, j’étais en seconde, au club musique du « bahut », lequel club était « tenu » par deux potes, de terminale, un peu Mods sur les bords. L’un d’eux me fait l’honneur de lire parfois ces pages, et se reconnaitra dans ce vibrant hommage !

Ce disque a aussi beaucoup voyagé de soirée en soirée, et d’un emprunt à l’autre, j’ai bien failli le perdre plusieurs fois.

Comme leurs ainées les Kinks, Madness construira généralement ses morceaux comme des portraits de personnages atypiques, ou de lieux (souvent quartiers de Londres) caractéristiques de la culture populaire britannique. Les Kinks, en leur temps, époque oblige, présentent une vision critique de la société, espérant sans doute participer à son changement. Tout cela n’a plus cours dans les 80’s, on ne changera pas la société par des « protest songs » : on se moque, on déconne, on tourne en dérision.

Et ça donne sur ce magnifique premier album, de petits joyaux comme ‘Bed and Breakfast Man’, ‘In the Middle of The Night’, ‘My Girl’ (qui sera repris en ‘My Boy’s mad at me’ par Tracey Ullman), ‘Tarzan’s Nuts’ (j’en reparlerai) et bien d’autres, que je m’empresserai de connaitre par cœur, au grand bénéfice de mon accent anglais, teinté de sonorités et d’expressions ‘cockney’… L’histoire officielle du rock a tendance à ne retenir que « One Step Beyond » sur cet album : écoutez les autres titres, écoutez ceux cités plus haut : vous m’en direz des nouvelles

vendredi 19 avril 2013

Les 10 morceaux d’une fete reussie….



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Une fête, dix morceaux incontournables?


Un copain m’a demandé (a demandé à pas mal de gens, en fait…) la liste des 10 morceaux ABSOLUMENT IMMANQUABLES dans une fête réussie, « selon toi, ta vie, ton expérience et rien d'autre (ta mémoire aussi..) », prends 5 à 6 minutes pour y réfléchir…

Voici en deux mots la réponse :

10 c’est une petite soirée vit’fait. 20 30 minutes à tout casser ;-)

Je te propose : 2 « disco pour mettre l’ambiance », 2 « gros rock avec des cris de la foule », 2 « rocks pour danser à 2 » , 1 seul « slow parce qu’on n’a plus l’âge », 1 « reggae mais j’en aurai mis un autre (red red wine version ub40) », 2 « trucs des 80’s »

YMCA Village People


VENUS bananarama

I love rock’n roll Joan Jett

It’s only rock’n roll Rolling stones

All Shook Up Billy Joel

Johny B Goode Chuck Berry

Hotel California Eagles

I Wanna Love You Bob Marley

Allways the sun Stranglers

Thriller Michael Jackson

Le cadre est je trouve un peu restrictif, mais comme on dit, dura lex sed lex, l’oie est dure, mais c’est de l’oie. Du coup on dira, ah, ça maque de ceci, de cela, mais 10 titres, c’est vite rempli, ça manque un peu de trucs actuels, par exemple, mais on se refait pas, n’est-ce pas ? Pour élargir le champ, on aurait pu dire bien des choses en somme tenez par exemple :

10 slow, 10 rocks, 10 disco/dance/actuels, 10 “divers ambiance dance” et 10 rocks péchus, ce qui donne 50 titres, à raison de 3 minutes en gros par titre, 150 minutes deux heures et demi.

12 morceaux et non dix, ce qui laissait une possibilité de faire « 2 titres par catégorie », si tant est que les catégorie que j’ai instinctivement défini aient ici un sens.

Mais ce n’était pas la question. L’idée était « en 5 à six minutes » donc de façon assez peu réfléchie, intuitive.

Chacun peut « jouer » ici!

Quelle serait "votre liste"? publiez et commentez !



mercredi 27 mars 2013

Ian Dury, 27 mars 2000, du rock'n roll en pleine New Wave

Le 27 mars 2000 disparaissait Ian Dury.


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En dehors d’une apparition furtive sur un clip de Madness, (rare groupe emblématique des 80s à avoir su passer le cap et persister jusqu’à aujourd’hui sans trahir l’esprit de ses débuts), Ian Dury était retombé dans l’oubli peu de temps après un succès dont le titre servit de bannière à une époque : « Sex and Drugs and Rock’n roll ».

Interdit d’antenne à la BBC à l'époque, le titre restera néanmoins célèbre, tout comme l’allure si particulière du chanteur, due à une attaque de poliomyélite mal soignée. 


A la faveur du succès de Sex and drugs and Rock’n Roll, enregistré en 1977 et ressorti en 1981, la maison de disque de Ian Dury ressortira un titre plus ancien, « Hit Me With Your Rythm Stick », qui ne réussira pas à sortir Ian Dury du statut de « One Hit Wonder ».

Sex and Drugs and Rock’n Roll est un titre composite, pas tout à fait ska, pas tout à fait reggae, pas tout a fait new wave, et finalement pas du tout punk, bien que devenu en quelque sorte l’étendard de la culture punk-rock (ouh, ces deux mots collés ensembles, alors que le punk, comme le disco, a bien failli avoir « la peau » du rock). Il y a même un groove un peu funky, des syncopes quasi jazz, et puis cet accent londonien caractéristique, effectivement, Madness n'est pas loin ce ce "mélange", cette fusion des styles dans une dérision et un humour british caractéristique! (Que l'on retrouve dans "Wake Up and Make Love To Me", que je vous recommande!!!)

Si je parle de Madness au début de ce billet, c’est que le groupe site invariablement Ian Dury comme l’un des inspirateurs du groupe.

Ian Dury se définissant lui-même comme grand fan de Gene Vincent (preuve d’un non-punkisme de Dury, puisque les punks ne revendiquaient aucune affinité avec le rock et le passé), la boucle est bouclée…



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