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jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!



Rickenbacker, guitare de légende

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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon histoire du rock est une Rickenbacker 330. 


La faute aux anglais. Once again.



Clic sur l'image => lien vers la description de la "bête"

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 


Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 


Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 


Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......


Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 


Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.


 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 


Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...


Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 

Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 

Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 


Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 


Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 


Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.


dimanche 28 mai 2017

Sgt. Pepper Lonely Hearts Club Band - 1967

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band: 

It was 50 years ago today…

... The Beatles ... réinventent The Beatles


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Incroyable: cet album a 50 ans…
Tout a tellement été dit sur cet album que je me demande pourquoi j’en parle aujourd’hui. A l’inverse, pourquoi je n’en ai pas parlé, avant: c’est un tel monument!

Juin 1967.
Un peu moins d’un an avant, les Beatles ont décrété qu’ils ne joueront plus en public. A l’époque, les groupes jouent dans des stades avec à peu près le même équipement que nous aujourd’hui dans la cave… tu vois le genre.
De quoi ne pas s’entendre, et saccager les efforts de composition, de création, et le rendu des balbutiements de la production d’albums un peu travaillés en studio. Revolver, sur scène, dans ce contexte… mieux vaut oublier.
Leur envie est de lâcher la bride à leur créativité, à créer des trucs dans lesquels ils n’auront pas à se freiner parce qu’il “faut jouer ça sur scène”…

Sgt Peper Lonely Hearts Club Band sera un cataclysme, encore plus fort que Rubber Soul ou Revolver. Les technologies mises à la disposition des musiciens en studio (ce n’est qu’un début) deviennent extraordinaires (la scène ne suit pas encore), mères de toutes les audaces.


13 titres, et rien à jeter. Mais les Beatles nous ont donné cette habitude!



L’album, bande son du Summer of Love, sera écrit et enregistré en quatre mois… Pendant lesquels les Beatles enregistrent aussi, quelques mois plus tôt, le fabuleux “Strawberry Field/Penny Lane” 45 tour… Deux titres qui devaient faire partie de Sgt.Pepper, concept album racontant la jeunesse des Beatles à Liverpool, mais il fallait sortir un single avant, alors… Le génie, c’est ça, non?


En 1967, je suis encore un peu jeune pour me prendre Sgt Peper en pleine figure… Mon Histoire du Rock donc, bâtira ces souvenirs là sur autre chose que le moment d’explosion… Sur l’écoute de l’album, plus tard… C’est (déjà) le 8ème album du groupe, et il n’y en aura pas autant ensuite… c’est presque le début de la fin, y compris niveau ambiance… les années passés ont été intenses et le poids commence à se faire sentir. Les tensions ne sont pas encore là, mais ils veulent être autre chose que les gentils fab four. Un album ou ils jouent à être un autre groupe???

Y a t il un titre qui émerge de ce flot de pépites? “For the Benefit of Mr Kite” a toujours exercé sur moi une espèce de fascination, “A Day in the life” est l’hymne psychédélique par excellence, et une extraordinaire référence au suréalisme, tout autant qu’un tour de force mélodique et technique… Qui par ailleurs annonce implicitement le début d’une fêlure dans la complicité des deux principaux co-auteurs du groupe: C’est un collage de deux chansons écrites séparément par chacun des deux… Mais bon, je donne un peu dans la psycho à deux balles, sur ce titre qui me semble être le sommet de l’album, s’il en est un.
Ado, j’aimais bien When I’m sixty-Four, c’était l’époque où j’apprenais l’anglais exclusivement en écoutant du rock, c’était là que j’appris cette règle d’usage du présent au futur, derrière “when”. Thank You Sir.

C’était bien, il y avait les paroles sur la pochette. Une première en 1967!!

Je ne vais pas les citer tous, “With a little Help…” transcendé ensuite par Joe Cocker.
“Fixing a Hole” , “Lucy In the Sky With Diamond” aux fantasmatiques allusions hallucinogènes…
L’époque voulait ça.
“She’s living home”, quasi journalistique, ou l’histoire de cette jeune fugueuse, et qui fait largement appel aux instruments classiques..


Chaque titre est un chef d’oeuvre, l’album est un sommet d’ingéniosité, d’inventivité, de prouesses techniques, de recherches et de production. Mais rien n’y parait quand on l’écoute. Pas de lourdeur technophile, pas de longueurs nombriliste, pas de pesanteur savante. Pop, enlevé, accessible et parfait.

Tout a déjà été dit…. Je n’ai a ajouter que mon admiration pour cet album, et une forte recommandation à retourner écouter tout l’album, ce monument pop… Sgt Pepper va avoir 50 ans, rendez-lui un digne hommage en l’écoutant attentivement, ou sous la douche, ou les deux, et passons notre chemin devant les reprises, parodies, même venant des étoiles…


samedi 12 septembre 2015

LOW R.E.M. ( 1991, OUT OF TIME )

R.E.M.

low

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On n'a jamais parlé de REM ici, did we ever?




On va saisir l'occasion, aujourd'hui.

R.E.M. revient au devant de la scène, hélàs pas avec un album, pas avec un single…

D'un autre côté:
si ils ne veulent plus jouer ensemble, faut pas insister: le coup de la reformation d'un soir pour "faire plaisir aux fans", et au compte en banque, c'est un peu téléphoné, et indigne de R.E.M.
Si c'est pour faire parler d'eux en disant que Sergent Peper est une merde, Keith se sent morveux, se mouche.
Mieux vaut ne rien composer que de s'accrocher au premier jingle ferroviaire venu dans l'espoir de revoir voler les flamands roses, même solitaires.

Donc rien de tout ça chez REM, juste une mise au point pour stopper l'utilisation de leur musique à des fins commerciales, electorales, etc.

Ah ben voilà une transition qu'elle est bonne, comme disait Coluche, dont l'image est fort exploitée elle aussi.

J'écoutais Low, dites donc. C'était le matin, sur le chemin du boulot. Morning suits me fine, qu'ils disent. Ah bon.

Moi, le "morning" me "suits" moyen. Surtout le matin.

Enfin, hier matin, Low convenait parfaitement à l'humeur. Montée en puissance, voix caverneuse, filet de cordes (violons (Denis, viens on se le joue!! et violoncelles). Crescendo maitrisé, puis à nouveau le calme.

Presque 5 minutes de cette chaude et langoureuse ballade dans ce jeudi matin de septembre.

Est-ce le traitement lancinant de l'orgue? La voix de Michael Stipe? Jim Morrison sort de ce corps! The Doors, désenvoutez R.EM.!

Ou plutôt non, magnifique hommage!! Car ce matin, le Grand Maulne du Rock'n Roll m'est apparu à nouveau, "ce fut comme une apparition"!!

R.EM. Peut, comme les Doors, refuser l'exploitation commerciale de leurs titres (il est là, le lien, la voici la transition)!!!!!!!

Ils sont de la même trempe! Low incarne une filiation, un esprit non pas d'escalier mais de "Doors" façon The End, Ridders on the Storm.

Mais peu importe. REM est un groupe énorme qui n'a pas besoin de la filiation dont je l'affuble ( !) pour mériter cet éloge. Quinze albums et presque 30 ans de carrière, quand même, nous laissent un gout de trop peu:

Le jeu de guitare en arpège (et quelle guitare!), le rejet par Peter Buck du solo de guitare pour le solo de guitare, celui-ci préférant ponctuer les morceaux d'enluminures bien venues, plus discrètes et moins m'as-tu-vu (entendues).L'apport d'instruments inattendus ( mandoline, violon, etc), le jeu de basse mélodique et pas uniquement "rythmique"….

Rickenbacker
Peter Buck, Rickenbacker (from Wikipedia)
Que des chose que j'aime et dans lesquelles je trouve des repères. Pas vous?

J'ai parlé des Doors, je veux pas fâcher en parlant de Brian Jones qui dans les Rolling Stones apportait lui aussi des instruments "incongrus", on peut se référer au jeu de guitare de Roger Mc Guynn (The Byrds)ou plus proche de nous de Johnny Marr: Mais la Rickenbacker est un fil conducteur!!

Mais le groupe semble n'avoir jamais digéré le départ du batteur Bill Berry en 1997. Tous les groupes n'ont pas la chance de ne naitre vraiment qu'avec l'arrivée de leur second batteur.



samedi 27 juin 2015

Jacno, de Stinky Toys à Elie et Jacno

Jacno


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le son des années 80


Les années 80 ont produit, en France aussi, quelques OVNIS musicaux.


Jacno était l'un d'eux. 

Ovni, parce qu'aérien, Ovni parce que mystérieux, Ovni parce qu'incompris, et sans doute incompréhensible.

Si on écoute aujourd'hui Jacno, on est forcément partagé.

Phénomène de mode? Bleuettes doucereuses, mièvres et gentillettes (les titres avec Elie Medeiros)? Contrechamp décalé et post punk? Véritable novateur et compositeur de génie?


Mon Histoire du Rock plaide pour ces deux dernière propositions.

Denis Quillard est, en effet, l'un des tenants de la nouvelle scène rock des années 80.

Avec son groupe Stinky Toys, il s'abreuve de pop anglaise et va en Grande Bretagne ou il fera les premières parties des groupes en vogue (The Clash, The Sex Pistols, et la une de la presse rock de l'époque(Melody Maker)).

Quand même, hein!

Ses influences? The Who, surtout les Who!!! Bowie… et le Velvet Underground.

Il partage avec ces derniers une tendance à l'autodestruction, au point de prendre comme nom de scène celui du dessinateur du logo des paquets de clopes (Gauloises) dont il abuse à en mourir, plus tard, trop tôt.

Les Stinky Toys ne rencontrent pas le succès (on dit maintenant "ne trouvent pas leur public", à chaque fois je pense au sketch de Coluche "Misère…". C'était pourtant au moins aussi bon que Téléphone, et de toute façon plus "innovant". Stinky Toys avait un son résolument moderne. Dès le premier album, la distance était prise avec les ainés (là où Téléphone forcera le trait de l'appartenance au rock de Chuck Berry et des Rolling Stones).


Dommage, c'était vraiment différent, et très cool.

Pour tout dire, je me souviens avoir beaucoup écouté l'un des albums, que j'avais sur une K7, dans mon exil anglais période Norwich (soirées guitare/spaguettis et medleys "no woman no cry/angie/House of the rising sun" dans la cuisine commune avec mes voisins Rastas (du campus de l'université où j'avais trouvé refuge pendant l'été 1983).

La K7 a disparu ensuite, et je redécouvre, aujourd'hui, dans un frisson, Stinky Toys…

Du coup avec la chanteuse du groupe (Elie Medeiros donc, à qui le punk doit "l'invention" de l'épingle à nourrice comme accessoire nécessaire), il monte un duo, après avoir composé (ou avant, je ne suis pas Wikipedia et on s'en fout) quelques morceaux d'electropop, dans lesquels apparaissent avec parcimonie un peu de gratte (Une Rickenbacker, quand même…). Le succès sera alors au rendez-vous, même si le format du "groupe" et le style (sans doute à cause des paroles, qui ne sont pas plus niaiseuses que celles des groupes anglais… mais que le public comprend, si vous voyez ce que je veux dire.)

Deux mots de plus sur les morceaux electro, "Losange", "Triangle", "Rectangle", qui sonnent aujourd'hui très, très datés. On a du mal, à l'ère de l'informatique toute puissante, à imaginer la difficulté et le temps nécessaire pour composer une phrase musicale sur un synthé de ce temps là: le côté hyper répétitif qui peut lasser vient de là, et de la petite taille de la mémoire des outils d'enregistrement informatiques. Il y avait dans ces titres de Jacno une avancée phénoménale de la musique synthétique, par rapport aux tentatives expérimentales de Kraftwerk par exemple : Jacno ajoutait avec une maitrise géniale, à la fois mélodique et rythmique, une dimension pop rock, vraiment novatrice: ça devenait écoutable, dansant, ça n'était plus purement expérimental.

La rupture entre le son Stinky Toys, brutal et rude, le chant d’Elie Medeiros proche du cri primal cher au rock'n roll, et le son electro d’Elie et Jacno ou de Jacno en solo n’est qu’apparente. Ecoutez For You, qui date de 77, et Sun Sick, vous entendrez déjà ce style Jacno à la sauce synthé, qui lui-même cachera une âme bien plus inspité du « maximum Ryhtm’n Blues » des Who qu’il n’y parait.

Jacno, avec Rectangle, crée véritablement le son de la pop des années 80 en France, et met en musique quasi tous les succès de l'époque, dans un style inimitable, de Lio à Daho en passant ensuite par Daniel Darc, (dans une rencontre hélas tardive entre ces deux géants des années 80) Higelin… qui a ensuite été bien oublié, malheureusement.




Peut-être, aujourd'hui, Air, Rover, Dominique A, peuvent prétendre à une filiation?



samedi 18 janvier 2014

The Jam All Mod Cons

THE JAM


Un groupe qui aime la Rickenbacker et le Mersey Beat ne peut pas être complètement mauvais….

Magnifique groupe britannique, aujourd’hui tombé dans l’oubli, et auteur de l'album "All Mod Cons", magnifique souvenir de mes années 80...



A vrai dire, le groupe a surtout été apprécié – adulé – outre-manche, et assez peu ici, si ce n’est par quelques (enfin, un nombre certain quand même…) de fans de cette musique assez typique de la perfide Albion, ce qu’on qualifie souvent de « Mod Revival », un style très inspiré des ainés comme les Kinks, les Who, les Animals

Cela dit, on n’a pas à faire à un groupe de nostalgique surfant sur une vague retro, mais à un feeling « bien dans l’air du temps », avec une rythmique très typée 80’s. On sent bien que le Punk est passé par là, et l’alchimie se fait bien. Un groupe qui aime la Rickenbacker et le Mersey Beat ne peut pas être complètement mauvais….

Le groupe a vécu 10 ans, s’est séparé en 1982, mais reste encore aujourd’hui très aimé du public UK.

J’ai découvert The Jam avec le 33 tours « All Mod Cons », un peu après sa sortie, donc.

L’album est un signe en direction des fans purs et durs du groupe, les « Mods », enfin, les jeunes anglais qui font revivre ce courant 60’s au début des années 80.

Dès la pochette, le ton est donné, non seulement par le titre-jeu de mot ( All Mod Cons est le petit panneau qui figurait « jadis » sur les maisons « meublées » signifiant « All Modern Conveniances » qu’il y avait tout le confort moderne, un peu le « Eau et Gaz à tous les étages » ; mais il y a le « mot » Mod, et on « peut » lire « Tous les Mod ensemble », hahaha).

Petit "rappel', un Mod est un jeune « middle class, (c’est-à-dire « prolétaire) » dans les années 60, il adopte, au contraire des Rockers, une tenue élégante (costume 2 ou 3 pièces, cravate, godasses de ville…) car il cherche à « monter dans la société » et non vivre en marge ou à la détruire, et doit bosser pour vivre et faire vivre sa famille. Souvent considéré par les Rockers comme puérils, efféminés (par le soin qu’ils portent à leur tenue), souvent critiqués pour une vision politique nationaliste (la parka et les insignes qu’ils portent par-dessus leurs costar y est pour quelque-chose, mais leur fierté britannique également…). Ce ne sont pas pour autant des enfants de chœur, et leur parti pris est avant tout de faire la fête, profiter de leur jeunesse sans soucis du lendemain « Hope I die before I get old », comme chantera Roger Daltrey (The Who). On doit à une volonté « marketing » de Brian Epstein et George Martin le fait que les Beatles aient adopté le look Mod (coupe de cheveux, costume-cravate et Beatle Boots, ces descendantes des Chelsea boots revues et corrigées (par l’ajout de talons en particuleir) par Lennon et McCartney), et abandonné le look rocker-blouson-de –cuir-T-shirt-blanc, et Pete Best par la même occasion : Ils n’en deviendront pas pour autant le groupe référence du « mouvement Mod », ce que resteront The Who et The Small Faces..

Bref The Jam est l’étendard de ce Mod revival, qui coïncide au début des années 80 avec la sortie du film culte Quadrophenia (The Who).

Je n’avais pas ré-écouté ce disque depuis longtemps, mais aujourd’hui encore la magie opère.

La reprise de David Watts (The Kinks) est vigoureuse, avec l'ajout d'un petit 'Oï' bien dans l'air du temps, le texte de « To Be Someone » sonne comme un manifeste Mod, tout comme « In The Crowd » et surtout « Mr Clean » faussement doux et calme, mais au propos destructeur…., puis « ‘A’ bomb in Wardour Street » et « Down in the tube Station At Midnight » terminent l’album dans une explosion de riffs qui permettent d’oublier les un peu trop sirupeux « The Place I love » et « It’s Too Bad ». Sur chaque titre, la Rickenbacker sonne bien comme il faut, donnant à l’album la tonalité « 60’s » qui s’impose, tandis que la rythmique très 80’s apporte une « Modernité » (hahaha) et un groove qui n’est pas sans rappeler Joe Jackson et la new wave naissante.

J’aurai bien conclu par un « The Jam, un groupe à redécouvrir et à ne pas oublier », mais j’avoue que si « All Mod Cons » est de ces albums qui ont marqué « mes » années 80, j’ai été moins sensible au reste de leur discographie…

mardi 3 décembre 2013

The Beatles, 3 décembre 1965.. Rubber Soul

Rubber Soul

un must!

COURREZ CHEZ LE DISQUAIRE ! 




AUJOURD'HUI SORT LE SIXIEME ALBUM DES BEATLES !!!!

(enfin, en Angleterre, en France il faudra attendre septembre…)

Oh... Pardon de vous décevoir, c’était il y a 48 ans…

Album charnière pour les Beatles, qui sortent de l’image « jeunes garçons dans le vent », pour entrer dans la plus controversée « yéyés dans la fumée » : C’est effectivement à peu près à cette époque-là qu’ils découvrent la « marie-jeanne » et, surtout, le LSD, qui ternira leur image auprès des foules amoureuses....

Les compositions s’en ressentent, mais c’est aussi l’ajout d’instruments exotiques (le Sitar, par exemple), qui donne à l’ensemble un côté moins rock’n roll, parfois un peu guimauve, mais aussi plus travaillé.

Les Beatles sortent de la trame « classique » des titre précédents, aussi bien sur la forme que sur le fond: On n’est plus dans le dialogue entre le chanteur et ses fans ‘love me do’, ‘she loves you ‘, etc, l’univers devient plus descriptif, contemplatif.



C’est d’ailleurs étonnant, parce que nos ex-gendres parfaits ont bossé vite, réalisant l’album en 4 semaines : c’est rapide pour un changement de cap !!!

Après Rubber Soul, plus rien ne sera jamais comme avant pour les Fab Four, ni pour le monde du Rock !! Depuis deux ans ½, les Beatles enchainent les succès et « obeïssent » à l’appétit de leurs fans: Cette fois, ils prennent le risque de les surprendre, et leur album n'est plus un empilage de titres mais offre une homogénéité, un tout, un concept: c'est le mot qui sera retenu, ensuite.

Le temps presse, dans quatre ans, ce sera fini, et le plus dur reste à faire : montrer à ces fans que leur talent est plus large, qu’il y a des voies nouvelles à explorer… et qu’ils peuvent les suivre sans crainte.

Encore cinq, six albums (le dernier, dans la douleur…), pour offrir:

- l’excellence des albums-concept (qui « achèvera » mentalement Brian Wilson (The Beach Boys, qui sortiront « Pet Sound » en réponse à Rubber Soul, puis verront arriver « Sergent Peper.. » comme une réponse cinglante et un démenti à leur possibilité de rivaliser), concurrent de toujours (enfin, selon lui, et McCartney, parce que moi je n’ai jamais comparé les 2…),

- les prémices du hard rock,

- le rock contestataire,

- le rock synthétique (enfin, les synthé dans le rock, les melotrons...).

- La post production

- le contre emploi d'instruments (exotiques, on l'a vu, et même les Stones suivront...)


Puis viendra le temps de la séparation, et là aussi, les Beatles innoveront, dans la façon de se séparer, filmant les sessions douloureuses ou chacun semble faire la gueule aux autres (le roof top concert est édifiant…)

Mais c'est une autre histoire.... Ecoutons, pour l'instant, Rubber Soul!!!

dimanche 18 août 2013

Tommy, The Who

TOMMY , 


Seconde partie, le film de Ken Rusell

Le film Tommy, de Ken Russel d'après l'opéra-rock des Who passe dans la ville voisine. C’était en, voyons ??? 1981 ? 1982 ?? au plus tard…

On y va, avec ma chère soeur et un très bon pote d'alors.

REVELATION !! Je me souviens qu’en sortant du ciné, on sortait de la 4l de ma sœur, ce copain et moi, à chaque feu rouge, pour danser des Po-Gos endiablés (et courts) sur les passages cloutés en chantant I’m Free tan lan lan lan lan lanlan I’m free..

Le copain de l’époque est devenu haut fonctionnaire dans la Culture, et il a certainement oublié tout ça…. 


As-tu oublié?

Comment c’est possible, d’oublier Tommy… ???

Les Who, eux, n’ont pas oublié leurs fans quand ils écrivent successivement Tommy, et plus tard Quadrophenia, puisque les 2 « opéras rock » sont autant d’hommages à ceux qui les suivent depuis 1964.

Quelques années plus tôt, en 1978, on avait appris qu’on pouvait mourir en allant assister à un concert de rock. Une bousculade à l’entrée d’un concert des Who avait fait plusieurs morts. Je me souviens d’avoir frémi en entendant ça à la radio, et qu’à l’époque les Who me paraissaient inaudibles… Je les adorerai 2 ans plus tard !!! Oh, bien sûr, c’était arrivé lors d’un concert des Stones (Altamond, où un membre du service d’ordre flingua un type qui brandissait un couteau, mais l’histoire, pour sordide qu’elle soit, n’a rien à voir). Les Who entraient de ce fait dans le sinistre club des voyous qui jouaient malgré la mort de leurs fans. A leur décharge, ce jour-là, ils n’eurent connaissance de l’accident qu’après le concert, les managers ayant préféré que le concert ait lieu pour éviter d’autres mouvements de foule.

Ce « problème » de fan préoccupe tout de même le groupe au point qu’ils intègrent à Tommy un titre hommage à une fan défigurée lors d’une bousculade : le titre tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’histoire, mais l’intention est là.


PeteTownshend a toujours été très attentif envers ses fans, et aussi envers les membres du groupe : compositeur de pratiquement tous les morceaux des Who, il a, dès l’origine (et le solo de basse (1er du genre) de MyGeneration) fait en sorte de mettre en évidence chaque membre du groupe.


Les Who, connus pour avoir inventé le gros son sur scène (Le guitariste Pete Townshend en a gardé des acoufen et le chanteur Roger Daltrey est presque sourd), mais aussi quasiment inventé le riff hard rock (ce qu’on appelle les power chords, c’est-à-dire des accords joués sur deux cordes, ne conservant que la dominante et la 5ème de dominante). C’est aussi donc le première groupe à avoir créé un « véritable » opéra-rock Tommy, donc, pour y revenir.

Les Who ont joué Tommy sur scène, (et à Woodstock !!! voir article précédent) ce qui est également une prouesse technique dans l’enchainement des morceaux sans coupure entre eux, et l’ajout d’instruments et d’arrangements inhabituels. Les difficultés n’arrêteront pas les Who, qui récidiveront de prouesse et d’innovation avec Quadrophenia, mais l’aventure sur scène finira en quenouille…

Pour en revenir au film, à la version filmée du rock opéra, emmené par Ken Russel est un sommet de psychédélisme kitch, et je trouve qu’il a terriblement vieilli. Pratiquement tous les morceaux ont été réorchestrés, et assez rarement à leur avantage (si ce n’est pour Pinball Wizard joué par Elton John et Eyesight to the Blind par Eric Clapton), et on, (en tout cas, moi), regrette que la version d’origine n’ait pas été retenue : La nécessité de faire chanter les acteurs en lieu et place de Roger Daltrey (qui sur l’album studio chante tous les rôles), n’imposait pas pour autant de ré « arranger » les orchestrations : Hélas, elles y perdent en dynamisme, en spontanéité, le rythme et le groove n’est plus là, c’est dommage !

Cela étant, voyez tout de même ce film s’il passe près de chez vous… Quadrophenia a bien été redistribué dans les (quelques) salles en version remasterisée, on peut rêver ?? A moins qu’Arte, un de ces soir ??? Et, quoi qu’il en soit, (ré) écoutez l’album…

dimanche 11 août 2013

Tommy, The Who, première partie, l'album


Pourquoi TOMMY 

est-il considéré comme un «opéra rock » ? 


Rock, Opéra, c'est compatible?


Eh bien Pete Townshend le compose avec une structure proche de celle d’un opéra classique : une ouverture, dans laquelle les thèmes qui seront développés sont introduits. L’ensemble est écrit autour d’un livret, d’une histoire.

Le prétexte est par ailleurs à rendre hommage aux fans des who, à rigoler un peu, à balayer la période des 60's dans une espèce de fresque de la vie d’un jeune britannique.

Pink Floyd fera plus tard (The Wall) un copié coller en négatif, paranoïaque et dépressif; mettant en exergue le traumatisme, réel, non seulement laissé par la guerre, mais aussi par un système éducatif particulièrement dur.

Là, avec les Who, c’est plus festif et joyeux, et si les traumatismes sont bien là, l’idée est que la musique, (celle des Who…) est salvatrice et source de plaisir. Tant mieux.

Je me souviens que le double 33T avait une pochette « pop art » assez psychédélique, en trois volets. Les faces des 2 33 tours étaient numérotés 1 et 3 pour le disque 1 et 2 et 4 pour le second… bizarre, mais cela permettait à ceux qui disposaient de 2 platines une écoute continue !!... Tout cela n'a plus beaucoup de sens, à l'heure du MP3...


Tommy est donc un enfant dont le père est mort à la guerre. Maman se console avec un autre homme, Tommy assiste à l’assassinat de son père (qui revient inopinément un soir et surprend sa mère au lit avec l’amant : sur ce point le film différera du double album original, ou c’est le contraire !!). Le beau-père et la mère lui hurlent ‘tu n’as rien vu, rien entendu, rien de ce que tu viens de voir n’est jamais arrivé’ et poum le gamin devient « deaf dumb and blind ». Commence alors une série de consultations chez les toubibs, sorciers, dealers, pour le sortir de ‘l’eternal grave’. Mémorable « Tommy can you hear me », dont l’action dans le film se déroule un jour de Noel… Mais le gamin est un sorcier du flipper (mais où vont-ils chercher tout ça), Pinball Wizard qui sera chanté dans le film par Elton John (Steve Wonder voulait le rôle, et fut vexé du refus de Townshend, voire son bouquin (Who I Am »).

..Car le film sera l’occasion de faire intervenir plein de guest stars, qui se prêteront au jeu ( Nicholson, Ann-Margret, Clapton, Tina Turner.. ). Enfin, Tommy voit un psy qui lui conjure de casser le miroir, ce qu’il fait et hop, libéré, il enjoint à tous ses fans de vivre libre, pour eux même, et de ne pas suivre les gourous de toute sorte ni de tomber dans toutes les drogues qui passent par là (I’m Free, puis We’re not Gonna Take It »). Les Who sont donc passés par tous les démons du Rock des 60’s et finissent baba cool, en ayant chassé les démons de la drogue et les gourous indiens…. Keith Moon, le batteur, aura plus de mal à en sortir, et décèdera d’une overdose du médicament sensé le sevrer de son addiction.

La version Live à Woodstock de 'See Me, Feel Me' restera "dans l'histoire": Le groupe jouait en fin de nuit, et le morceau en question fut accompagné par le soleil levant, augmentant le côté magique du morceau...

Tommy est certainement le plus abouti des « opéras rocks », genre qu’aborderont beaucoup de groupes de l’époque (Sgt Peper des Beatles, Pet Sound des Beach Boys, Their Satanic Majesties Request des Stones et Arthur(…) des Kinks) Si les Kinks feront un truc à l’histoire homogène, leur musique ne sera pas « à la hauteur » (cette fois), et le succès sera limité. Quant aux autres, même si le Sgt Peper est un album énorme, il n’a pas l’unité et l’homogénéité d’intentions de Tommy, je n’ai jamais compris pourquoi Pet Sound était tant porté aux nues, et les Stones ne m’ont jamais paru capables d’un truc construit de plus de 3 minutes. Les Who montreront d’ailleurs leur capacité à œuvrer dans l’exercice, en réitérant avec Quadrophenia, dont on a déjà parlé….

samedi 13 juillet 2013

Roger McGuinn (The Byrds)


Mr Tambourine Man 

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Roger McGuinn (The Byrds) 

et sa mythique Rickenbacker 12 cordes

Roger McGuynn, dont nous fêtons aujourd’hui les 70 ans, est connu pour avoir enregistré avec les Byrds la reprise du morceau de Dylan « Mr Tambourine Man », et fait de ce titre un hit, en ayant accéléré le tempo dans un rythme plus rock’n roll. 

Il explique comment l’intro caractéristique lui est venue, à partir d’un jeu en arpège inspiré du 1er prélude de Bach. En tout cas, cette intro à la Rickenbacker 12 cordes devint la marque de fabrique de McGuinn, qui du coup fit énormément (et au moins autant que le Who Pete Townshend qui les détruisait sur scene, et le Beatle Georges Harrison qui s’en fit offrir par la marque) pour la renommée de cette guitare mythique, en 6 ou 12 cordes.

McGuinn adopta cette guitare dans une tentative de surfer sur la vague « Beatles » qui déferlait alors aux USA. Ce désir d’adopter les codes des anglais pour suivre le mouvement alla d’ailleurs pour le groupe (appelé alors The Jet Set) jusqu’à se renommer Byrds, le Y singeant le EA du nom Beatles. Bien tenté, mais alors que Beatle est un jeu de mot avec Beat, le rythme, et Beetle, l’insecte, ou est le jeu de mot sur Byrds????

Enfin bref.

Bizarrement, ce groupe, et Roger McGuinn en particulier, est considéré comme ayant eu une influence majeure sur le rock, le folk rock et le rock psychédélique, et aussi le rock anglais « British Invasion ». Pourtant, en dehors de ce morceau, et d’interventions dans la bande originale du film Easy Rider, on n’est pas loin du « One Hit Wonder », groupe n’ayant eu qu’un seul vrai succès.

Le groupe de McGuinn est l’illustration parfaite de l’impact qu’ont eu les groupes anglais débarquant aux USA pour, comme l’a alors exprimé Eric Burdon (The Animals), « faire découvrir aux jeunes blancs Américains les racines noires de la musique qu’ils écoutaient (le rock de Presley) ». Derrière les Beatles et les Stones, le courant « British Invasion » ( incluant les Kinks, les Animals, les Troggs, les Pretty Things………..) « menaçait » de faire tomber aux oubliettes les Beach Boys, Jefferson Airplane, Byrds… Les Byrds eurent en premier lieu la tentation de se vanter d’être « la réponse américaine aux groupes anglais »… avant de très vite abandonner ce positionnement belliqueux.

On retiendra donc le jeu de guitare de McGuinn, sa maitrise parfaite de la Rickenbacker 12 cordes et sa capacité à la faire sonner et à exprimer en plein le fameux « Jingle Jangle ». C’est quoi ? écoutez l’intro de Mr Tambourine Man, la version des Byrds, of course…



samedi 22 juin 2013

Birth of Pop, quand Arte montre à France 2 qu'on peut parler Rock en prime time

Rock'n Roll et télévision: 

Arte, Birth of Pop

Aujourd'hui Arte montre (et ce n'est pas la première fois) qu'une émission sur la culture rock est, non seulement de la culture, mais possible, et peut être intelligente.

On est loin de la fête de la musique présentée par Patrick Sébastien, à base d'Adamo et d'Enrico Macias.

Bah, j'ai rien contre tous ces gens-là, (enfin j'ai pas grand chose pour, quand même, en tout cas pas trop de gout pour), mais on va nous expliquer que la musique a sa place sur France 2 avec ça, et pour le coup c'est vraiment démago et "opium du peuple".

Quand je pense que ces bien pensant là jouaient l'indignation et pinçaient le nez en parlant de TF1 ... pour en arriver au même résultat...

Birth of Pop, donc, documentaire sur la naissance de la culture pop au début des 60's, occasion d'entendre de nombreux extraits musicaux.

Et pas seulement les sempiternels extraits déjà vus 1000 fois.

Evidemment, part belle faite aux Beatles, mais dans une approche assez différente de ce qu'on a l'habitude de voir et d'entendre, extraits au Cavern Club et à Hambourg, concert au Shea Stadium et interview de Klaus Vormann... bien vu. Bien sûr, j'aurais aimé une part plus large aux Animals ou au Kinks (quoique le thème, Pop, soit un peu étranger aux Animals, définitivement Blues...mais les Kinks... dommage!)... Et même les Who, pourtant trop rarement cités dans ce type de documentaire, alors que c'est en la matière l'un des groupes qui a eu une recherche esthétique au moins aussi marquée que les Fab Four, par la volonté de Townshend... on en reparlera. En revanche, une citation des Stones, vraiment pas pop, mais un extrait rarement vu.

Le documentaire, qui n'est pas exclusivement musical puisque la mode y a une large part, va jusqu'à Bob Dylan et les Byrds (Roger McGuinn fait de nombreuses interventions) puis fait intervenir le groupe Revolver, dans le décors de Carnaby Street (qui est devenue une galerie commerçante branchée décevante...), mise en perspective pas stupide: Ce jeune groupe revendique une influence pop et mérite cette filiation.

J'avais raté la première partie de ce documentaire, je suis content de ne pas avoir raté cet épisode!

dimanche 26 mai 2013

Jefferson Airplane, Woodstock, San Francisco, Paul Kantner et Grace Slick..

Jefferson Airplane


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C’est la fête des mères, on va donc parler d’une « Maman du Rock », j’ai nommé Grace Slick... ...égérie du mouvement rock psychédélique, du Flower power et du San Francisco Sound. Moins connue que Janis Joplin, dont la carrière feu de paille (en gros trois ans entre les premiers succès et son décès), et la mort tragique ont bien évidement mythifié le personnage et marqué la mémoire collective, toujours avide de destins brisés et de sensationnel. Pour changer un peu (on parler, un jour, de Janis Joplin), j’ai voulu parler de Grace Slick, et plus largement de Jefferson Airplane. On peut à presque 50 ans découvrir des trucs qu’on connait pas, et ça c’est super. J’ai en effet la prétention de connaitre de près ou de loin quelques trucs musicaux autour du rock, mais j’avoue que je ne connaissais pas bien Jefferson Airplane. Oh bien sûr, tout petit déjà, j’avais vu la performance filmée de Woodstock, je devais être en 4ème, vers 1975 quand mes parents nous avaient emmené voir le film fait à l’époque. Mais sincèrement je n’avais pas conservé le souvenir de ce groupe. J’avais surtout retenu les performances de Joe Fish et de Joe Cocker, sans savoir pourquoi, et The Who, dont le « Summertime Blue» destructeur me fascina… J’ai donc redécouvert ce groupe il y a une paire d’années, chez un copain qui me fit écouter, plus exactement, la formation initiale de Grace Slick (The Great Sociéty), au travers de l’album live « First and Last», où certains morceaux sentent « bon » l’approximation des soirées fortement dosées en substances hallucinogènes. Encore plus récemment, j’ai pu assister au Bataclan au concert de Jefferson Starship, qui est le groupe maintenu dans une continuité baroque (forte colloration rock FM et assez habile modernisation du son du groupe, avec une chanteuse qui soutient bien la comparaison, , un batteur émérite et un lead guitar habile, quoique peut être un peu trop « gros rock »… Les « piliers » restent d’attaque, dont Paul Kanter (72 ans…), aux magnifiques guitares Rickenbacker (une différente à chaque morceau, et des sons extraordinaires au bout des doigts !!)… Grace Slick n’y est plus, remplacée par une chanteuse née… l’année de Woodstock, 1969… Grace Slick ayant expliqué que selon elle, faire du rock après 50 ans était stupide. . Point de vue, madame, que je ne partage pas. Derrière la chanteuse à la voix magique se cache une dame qui, lorsqu’elle décida d’arrêter le rock, ne décida pas d’arrêter les drogues et les excès, ni les prises de positions provocatrices et souvent décallées Ré-écoutons White Rabbit, dont la rythmique « boléro » évoque les volutes de fumée des plantes à la mode dans le quartier de Haight-Ashbury, autour des « maisons bleues » de toutes sortes, les mélodies très typées 60’s de Jefferson Airplane et la voix envoutante de cette chanteuse, et oublions les pans d’ombres des positions souvent très space de Madame Slick…


vendredi 24 mai 2013

George Harrison, While My Guitar Gently Weeps,

While My Guitar Gently Weeps



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Un titre des Beatles particulier à plus d’un... titre. 


D’abord, je trouve que c’est l’un de ceux qui résiste le mieux. Peut-être suis-je influencé par l’actualité de la reprise magnifique qu’en a fait Jeff Healey en 2010 ? Plus qu’une reprise, ce type en a fait une réinterprétation magnifique, rajeunie, à la fois dynamique et profonde.

La version originale parait du coup en retrait : Il faut dire que le morceau est enregistré fin 1968, au moment où le groupe commence sérieusement à partir en sucette. Il faut de nombreuses prises pour arriver au résultat, et Eric Clapton vient filer un coup de main pour « souder » tout ça : C’est lui qui joue le solo. L’intro au piano est ajoutée après, je ne suis pas persuadé qu’Harrison ait apprécié.

C’est en effet l’un des (relativement) rares morceaux des Fab Four qui n’est pas composé par Lennon et McCartney : Ces deux-là, qui trustent la majorité des compositions des Beatles, ont toujours été plus ‘ouverts’ que leur copains Mick Jagger et Keith Richards sur le sujet… C’est donc une composition de  Georges Harrison. Ce dernier est, pour prolonger le parallèle avec les Rolling Stones, comme BrianJones, attiré très vite par les instruments et les formes musicales « décalées » : C’est lui qui introduira le sitar (dans Norvegian Wood, puis Lucy In The Sky With Diamond), mais aussi l’orgue Hammond(sur Something).

D’ailleurs, les instruments présents sur le morceau « ne rendent pas justice » à Harrison : On aurait, j’aurai, bien vu une intro à la guitare 12 cordes, sa fameuse Rickenbacker 360/12 par exemple…. L’intro, d’ailleurs de la version originale semble, quand on l’écoute, avoir pris un coup de vieux, le couple basse batterie y est sans doute pour quelque chose. Là encore, le solo d’intro de Jeff Healey a rajeuni l’ensemble, tout en restant dans un « classicisme » qui ne dénature pas le morceau.

Ceux d’entre nous qui trouvent étonnantes les paroles (Je regarde le sol et vois qu’il faut le laver…) noteront qu’Harisson prétendra avoir écrit ça en quasi « écriture automatique », sous l’inspiration de philosophie chinoise… Il faut dire que notre homme n’était pas le moins allumé de la bande, et que ses addictions lui firent, également, plus tard, écrire « My Sweet Lord » sans se rendre compte qu’il reprenait la mélodie d’un vieux tube des Chiffons « He’s so fine » : ça n’arrive pas qu’à Keith Richards, mais les mêmes causes ont souvent les mêmes effets….





Pour conclure sur le même ton que le billet sur Tainted Love, voici donc encore un titre dont la reprise (Merci donc Jeff Healey) est plus réussie que l’original. (ps : d’autres s’étaient avant essayés à la reprise, dont Toto, par exemple, avec un peu moins de bonheur).


A écouter :


-          While My Guitar Gently Weeps, The Beatles, Toto et Jeff Healey


-          MySweet Lord, ( G Harisson) et He’s so Fine (The Chiffons)