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mercredi 2 janvier 2019

2019 pour Mon Histoire du Rock



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2019, C’est de saison, Mon Histoire du Rock y va de ses voeux de nouvel an. 

Je vous souhaite à tous une année Rock’n Roll bien comme il faut, longue vie et santé, des concerts mémorables et n’oubliez pas de pratiquer la musique sur votre, ou vos instrument(s) favori(s). 

Que nous réservera 2019? 

Quels concerts, albums, à venir? Quelle découverte ou redécouverte d’un artiste inconnu, d’un titre oublié, d’un pan de “mon histoire du rock” enfoui dans la mémoire? 

Sur le blog.... Peut-être, je l’espère, une collaboration dans ces pages, des lignes tracées au traitement de texte par un ami, désireux de nous faire ressentir un feeling sur un artiste, plus probablement de ceux que je “connais moins”. 

L’objectif restera le même, de partager un ressenti, une histoire, et non pas un savoir encyclopédique sur l’artiste en question. Ce sera une grande nouveauté pour le blog, et j’en suis sûr, un air frais revigorant. 

J’en reparlerai (page FB, Twitter du blog) pour annoncer ça. 

On va aussi célébrer quelques “anniversaires”, celui de Woodstock, celui de l’album One Step Beyond, (quoiqu’on ait déjà souvent parlé de l’un, et de l’autre).

Il s’est passé plein de trucs en 1959, on reparlera sans doute du sinistre 3 février, peut être de Salut les Copains sur Europe 1, de Hippy hippy shake, que reprendront les Beatles… 1969 a été pas mal non plus: d’autres parleront peut être de Led Zepelin, qui après s’être constitué en 68 sort son premier album en janvier 1969… 

On parlera forcément d’Elton John, si si si c’est un rocker. Son premier album date de juin 69, et on ira le voir dans ces eaux là pour sa tournée d’adieu… 

L’actualité des Stones est très, très noire en 1969, entre Brian Jones et Altamont… on en parlera sans doute. 

Vous n’échapperez pas à quelques pages sur les Beatles, je trouverai bien un truc ou deux à dire sur The Who… 

Restera des célébrations autour de 1979 (One step beyon, je l’ai déjà dit, mais tant et tant sur cette période… 
Police, nécessairement, et tant d’autres au milieu d’un maelstrom disco que je boudais avec soin… ce sera sans doute(enfin) l’occasion de parler de Trust, et de reparler d’AC/DC…. Viendront les 80s, on parlera sans doute de New wave… 

Bref, du pain sur la planche comme disait ma grand-mère… 

 Bonne année 2019!


jeudi 3 août 2017

Eddie Cochran

Eddie Cochran

Les racines du rock, de C'mon Everybody à Summertime blues..

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 Il y a dans le rock’n roll quelques gloires oubliées, Eddie Cochran est de celles-là. 

Je me souviens d’avoir cherché, qui était ce Cochran qui avait enregistré ce Summertime Blues que les Who sublimaient « At Leeds »… et à Woodstock

C'était il y a bien longtemps, ce type de recherche tenait du parcours du combattant, tu penses bien qu'il n'y avait pas internet, et que c'est pas dans les bibliothèque qu'on trouvait à lire sur les géants du Rock! 

Un copain m'avait prêté un 33 tour, RFM (c'était à l'époque une radio 'Oldies but Goldies' du meilleur crû) avait fait le reste. 
On parle là tout de même d’un des pionniers du rock’n roll, contemporain d’Elvis Presley, de Gene Vincent, Buddy Holly, Carl Perkins, johnny Cash, Roy Orbison..... 

Little Richard, Chuck Berry sont eux, un rien plus âgés.. Et je crains que beaucoup l’aient oublié : Mon Histoire du Rock va donc évoquer Eddie Cochran. Car, vous l’avez oublié, comme vous avez oublié Buddy Holly, Gene Vincent, Carl Perkins et quelques autres. Mon Histoire du Rock est là, aussi pour rappeler ces gloires passées, sans lesquelles le rock’n roll…. Au regard des “sophistications” du rock actuel, de la surproduction qui entoure chaque nouveau groupe, chaque nouvel album, le dépouillement des titres d’Eddie Cochran doit probablement vous paraître, au mieux étonnant, rafraîchissant et bienvenu, au pire, simpliste et chiant. Ce, si vous avez pris la peine d’accompagner cette lecture de l’écoute d’une playlist, ou d’un album. 

Mon Histoire du Rock a déjà salué Gene Vincent, bad boy qui inspira à la fois les Beatles mais aussi nos rockeurs nationaux. Nous allons donc évoquer aujourd’hui Eddie Cochran, peut être moins “bad boy” dans l’attitude, mais probablement beaucoup plus porteur de la “rage de vivre vite” dans ces morceaux. Destin tragique, de ceux qui jalonne l’histoire du rock. Eddie Cochran trouvera la mort près de Bath, en Grande Bretagne, dans un accident de voiture qui épargnera Gene Vincent. 

Il avait 21 ans. “Je suis jeune il est vrai, mais aux ames bien nées…”.. Eddie Cochran laisse une discographie certes limitée en nombre, mais marquante à plus d’un titre, de Summertime Blues à C’mon Everybody en passant évidemment par twenty Flight Rock, mais aussi Jeannie Jeannie Jeannie et un nombre important de reprises, adaptations (son Blue Suede Shoes vaut le détour). On sait moins que, bien avant les jeunes Anglais passés maitre dans cet art, Eddie Cochran expérimente très tot l’overdubbing, enregistrant d’ailleurs également les différents instruments dont il joue lui-même (Guitare of course (Martin, puis Gretch) mais aussi basse, piano, batterie… 


Tout ça n’était pas très courant à l’époque!




Oulà… je suis en train de tomber dans le décortigage technique, c’est pas le genre de la maison! Non, restons nous même, et pour les détails je vous recommande par exemple http://www.eddiecochran.info/ . Mais une fois encore, le mieux est encore de se replonger à toutes oreilles à l’écoute de ce grand Homme, à la recherche du temps perdu et des émotions qu’on a eu à la première écoute, en… pff, il y a longtemps… Alors, Summertime Blues? C’mon Everybody? Oubliez les reprises (en particulier du premier, même celle des Who, à Leeds ou à Woodstock), même celle de Joan Jett… revenez à l’essentiel, revenez à la source du Rock, revenez à Eddie Cochran.

   mais pour ceux qui ont aussi oublié que les Who en avaient un peu là ou il faut...  


vendredi 28 octobre 2016

Bob Dylan : Nobel ? Rebel ?

BOB DYLAN...


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Bob Dylan Rebel, Nobel ?

“Le monde”, disait Tuco dans Le bon, La brute et le Truand, se divise en deux catégories d’individus.” Je tordrai ici la citation ici pour dire: ceux qui s’émerveillent de la nobelisation de Bob Dylan, et ceux qui s’insurgent. 

C’est pas vrai, il y a ceux qui s’en foutent. 

 Façon devoir de philo, tâchons de thèse/antithèser le truc. Bob Dylan, icone Kerouaquienne des 60’s, est depuis longtemps considéré plus comme un poète que comme un compositeur de chansons. 

Le débat, enter art mineur et art majeur, est périodiquement relancé…Contribuons. Bien, tout d’abord, je ne dois pas dire que Bob Dylan ait une place énorme dans ce que j’appelle “Mon Histoire du Rock”, c’est à dire le petit panthéon personnel illustré de mes souvenirs sonores. Il y a le Dylan “scolaire” et un peu chiant des profs d’anglais qui, pour faire jeune et s’attirer la sympathie des “chères têtes blondes”, croyaient bien faire en nous faisant étudier “Blowin’ in the Wind”. Putain, un futur Nobel! On essaierai de montrer à ces têtes chenues, sauf le respect que je vous dois (Merci Georges Brassens, qui, lui, aimait le Rock’n Roll), de leur montrer donc, que ce qui serait jeune et Rock’n Roll ce serait d’étudier Madness (en 82), Pink FLoyd (The Wall, en 80: écrire “we don’t need no education sur le tableau n’eût pas l’heur de plaire à ce prof…). 

Ce Dylan là, peut-il prétendre à un prix Nobel? Que dit Nobel (un être Rock’n Roll puisqu’il a inventé la dynamite (chère à Keith Moon)? Le Nobel de literrature doit revenir à un auteur qui je cite (un peu aidé par Wikipedia, je ne sais pas àa par coeur :) ) « a fait la preuve d'un puissant idéal ». Le débat va prendre une hauteur stratosphérique sans l’aide des produites promus par Thimoty Leary (the pape of LSD pour les plus jeunes). Il faudrait pour le coup définir le concept d’idéal. On va s’amuser. Ensuite, la rigueur intellectuelle incitera l’auteur à se poser la question de la sincérité du propos. Dylan a-t-il “fait preuve” de cet idéal? Qu’est-ce que “faire preuve”? l’homme est-il ce qu’il pense, pense-t-il ce qu’il dit. Je vosu avais promis des hauteurs….Ça risque d’être chiant comme une chanson de Dylan. Oh, pardon. Puis, si l’on s’accorde sur le fait que Dylan a eu un idéal et a su en faire preuve, et non pas juste surfé sur un courant pour, comme c’est devenu la norme aujourd’hui, prendre l’oseille au passage, peut-être faudra-t-il disserter sur la valeur et la durée de l’engagement? Par cette entourloupe stylistique et ce pied de nez à la dissertation, le lecteur aura compris que, quoique n’étant pas fan de Dylan, je lui reconnais une fidélité aux idéaux porteurs de rêve des années 60. C’est en tout cas une validation du fait que le rock est une culture, l’expression d’un idéal. Une reconnaissance. Du coup, les tristes sires s’insurgent contre l’ingrat qui ne réagit pas à l’annonce de cette reconnaissance. L’arroseur est surpris de n’être pas arrosé!!! Les “sages” du Nobel fulminent de n’être pas “reconnus” par celui qu’ils “reconnaissent”. Un peu de sagesse, de foi en votre Idéal, que diable!!! Ne couronnez-vous que pour votre seule gloire? Vous seriez suspects d’avoir choisi Dylan pour faire controverse, et ainsi attirer sur vous les lumières du scandale! Bob Dylan, à vrai dire, ne persiste-til pas, par ce silence, dans la fidélité à cet idéal? Son absence de réaction n’est-elle pas intrinsèquement constitutive de cette fidélité que le Nobel récompense? Dylan prône un détachement par rapport au système que la société moderne propose: accepter le Nobel ne participerait-il pas au un renoncement à cet idéal que le Nobel salue? Donc, accepter le Nobel serait une raisons suffisante pour ne pas l’attribuer à Dylan.Prenez un cercle, caressez-le, il devient vicieux, disait Ionesco, qui n’est pas Nobel. En son temps Bob Dylan eût-il cette tentation, passant, (en 1966) à la guitare electrique, au grand dam de ses fans, de rompre avec son idéal? Est-ce faire entorse à son idéal que de le faire évoluer? Céder, quelque peu, à la mode electrique, fut-ce, pour Dylan, un renoncement à un idéal? L’idéal de Dylan se situe-t-il dans sa guitare? Le Nobel, en gratifiant Dylan, répond par la négative. 



Dylan est salué pour l’idée, le verbe, son ivresse, non par le flacon. Il ne se renie pas en electrifiant sa guitare. 

Dylan est, Nobel ou pas, guitare electrique ou pas, un monument de la culture populaire. Sa Nobelisation est Rock’n Roll. 

Son silence consécutif l’est tout autant. 

Il me semble que Dylan fait au moins autant de lumière sur le prix Nobel, devenu un peu poussif et désuet, que Nobel n’en fait pour Dylan.

samedi 2 avril 2016

1967. L'année du Summer of Love, l'année du Sergent Peper, l'année du pop Rock.

1967, et non 1966....


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On va donc explorer ensemble cette année 1967, puisque j'ai eu l'outrecuidance d'écrire dernièrement que 1966 n'était pas, n'en déplaise à certaines publications récentes, une année énorme pour le Rock. Mais qu'il fallait en revanche se pencher sur 1967.




Penchons nous. Vous êtes prêts?


  • Groupes qui se forment: 
    • Genesis 
    • The Stoges, Iggy Pop et les frères Asheton 
    • Smile 

  • Premiers albums 
    • The Doors, premier album des… Doors 
    • The piper at the gates of down, de Pink Floyd 
    • Are You Experienced de Jimi Hendrix, et Axis: Bold as love 
    • Velvet Underground And Nico (The Velvet Underground
    • The Grateful Dead (Grateful Dead
    • David Bowie 
    • Procol Harum 
    • The Letter, The Box Tops
    • Bee Gees (bien différent de ce que commettra le groupe dans les années 70/80) 
    • Ten Years After (Ten Years After) 

Chacun de ces albums est un marqueur de son temps, ouvre une voie et crée un précédent (l'art de dire trois fois la même chose..). 

On assiste à l'émergence de genres nouveaux, de sous-cultures Rock: 

Le Rock Psychédélique avec les Doors (ou le Blues Psychédélique??), le prog rock avec les Pink Floyd, le guitar Heros expérimental avec Hendrix, le pré-punk avec le Velvet.

Mais tout cela est souligné par les créations des groupes déjà établis, qui accompagnent ces nouveautés par une rupture (cassure?) dans leur style et leur carrière:

  • Albums marquants sortis en 1967 par les groupes "établis" 
  • Smiley Smile, The Beach Boys (avec Good Vibrations, prémices des futurs "rock symphonies") 
  • Sgt Peper Lonely Heart Club Band: ça marque une époque non? Les Beatles ne jouent plus en public, et se livrent à de folles expérimentations car ils sont libérés de cette contrainte. On reparlera ici forcément de cet album mythique. 
  • à  la fin de l'année les Beatles enfoncent le clou en sortant Magical Mystery Tour
  • Surrealistic Pillow, Jefferson airplane (Somebody to Love, White Rabbit) 
  • Happy Together (The Turtles
  • I Feel Like I'm Fixing to Die (Country Joe, qu'on verra à San Francisco et à Woodstock et qui tient bien la contestation anti guerre du Viet Nam) 
  • Absolutely Free, Frank Zappa 
  • Something else by The Kinks, qui s'y mettent eux aussi… (Waterloo Sunset, David Watts) 
  • Disraely Gear, Cream 
  • Their Satanic Majesties Request, The Rolling Stones, qui tentent de raccrocher la vague psychedelique… 
  • Sell Out, The Who, concept album si on veut, qui préfigure Tommy et Quadrophenia, et prépare le Rock Opera.. 
1967 a donc été une année particulièrement riche au plan du Rock, du moins pour ce qui concerne l'arrivée de nouveaux groupes et d'albums marquants. Mais c'est aussi l'année du Summer of Love, de la musique dans la rue et les parcs, à San Francisco et ailleurs; c'est l'année du premier grand festival Rock, à Monterey, bien avant, et bien plus riche en concerts événements, que Woodstock. C'est aussi, et cela marquera la carrière des Beatles, l'année de la mort de Brian Epstein, l'un des 3 "Cinquième Beatles" avec Pete Best et George Martin, en aout. Et d'Otis Redding, en décembre, juste avant la sortie de son titre historique "Dock of the Bay".

1967 est donc l'année ou le Rock'n Roll, après sa renaissance en 1962 de ce côté ci de l'atlantique, vit sa transformation et s'émancipe de ses racines 50's, devenant pop', c’est-à-dire s'ouvrant au-delà de son traditionnel auditoire adolescent. Le Rock devient une culture, un état d'esprit qui s'adresse aussi aux adultes, tout en se démarquant toujours du monde des "grands", quitte d'ailleurs à le détruire, en changeant la société: les textes s'ouvrent sur le monde et ses problématiques, on quitte les nanas et les grosses voitures, on parle de la guerre, de l'avenir, de l'être humain.

Qui pourra encore dire ce n'est pas 1967 qui marque le tournant de la culture rock?



dimanche 20 mars 2016

On nous dit que 1966 est "l'année qui bouleversa la musique". Ah, bon?

1966



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Il se lit ces temps dernier (voir le N° spécial éponyme des Inrockuptibles) que 1966 serait "l'année où tout a basculé", l'année charnière de l'histoire du rock'n roll.

A d'autres. 1966 est l'année qui permet "aux Inrocks"de sortir un numéro nostalgique "il y a 50 ans", sans attendre 2017 pour parler de 1967...

Car s'il y a eu un basculement spectaculaire de la culture rock au milieu des années 60, c'est bien évidement en 1967 que ça s'est produit..

Enfin, dans la logique bien établie qui consiste à tout classifier, tout expliquer, tout rationaliser. Et quand on décide d'aller par là, on détermine avec précision l'année de naissance du rock'n roll (1951), l'année de sa mort (1959, le 3 février), de sa renaissance chez les britanniques (1962), et ainsi de suite. On y reviendra un autre jour, mais cette frise chronologique en fait assez subjective se poursuit  avec 1965, naissance véritable de la British Invasion, des Animals, des Who, puis 1967, dont on reparlera un jour…

Dans ce classement, que vient donc faire 1966? J'avoue avoir un peu de mal à répondre, même avec le magazine cité plus haut sur les genoux: d'abord, il n'est pas sur mes genoux, ensuite, s'il y était, je ne pourrai pas m'y référer parce que la table sur laquelle j'écris le cacherait à mon regard.
Mais pour l'avoir lu avec attention, je n'ai pas pour autant une réponse claire à ma question.

C'est marrant d'ailleurs, en attrapant le magazine chez le marchand, je suis tombé sur la couverture de l'éminent Rock & Folk (eh oui, folk, ce qui est bien l'une des marques de l'année 66..). Ce magazine met en couverture de son N° de mars 2016 un Polnareff (qui tient une Rickenbacker 360 FG). (presque) le même Polnareff que celui qui ornait la couverture du N° 1 en … 1966!

Diabolique.

A part ça, on peine à voir émerger un courant, une suite logique de faits marquants l'année 1966. On verra un autre jour que l'année suivante sera, elle, marquée par la concomitance d'événements bien plus marquants et fondateurs.

Bien sûr, les Beatles sortent Revolver, et c'est un album énorme. Mais à cette époque là, les Fab Four, (saluons ici George Martin qui était le Fab Five et qui vient de nous quitter) sortent chaque année un album  énorme et révolutionnaire (on a parlé du Rubber Soul de 1965).

Ah, si, les BeachBoys sortent Pet Sound. J'ai déjà parlé de cet album, qui est effectivement crucial et précurseur du rock psychédélique. Si un seul album peut faire d'une année un millésime, alors oui, 1966 vaut qu'on y consacre une étude. Sinon…. Il faut se contenter de l'autoreprise de Sound of Silence par Simon et Garfunkel, pour la joie de nos profs d'anglais…

J'exagère un peu. Il n'est pas question de jeter le discrédit ou de minimiser les groupes et leur créations sorties en 1966 (Houlà, on ne peut quand même pas oublier Aftermath des Rolling Stones!!! (le dit magazine (n')y consacre (qu')une page, ce qui est bien peu au regard de la puissance et de l'importance de cet album, premier des Stones dans lequel ne figure aucune reprise, et tant de pépites: Mother's little helper, Lady Jane, Under my Thumb, Out of time… entre autres.

Ah, ben ça fait deux raisons de parler de 66 alors? Tu verras quand on parlera de 67..  Tu verrais si on parlais de 65.

Allez, je vais être bon prince, il y en aurait bien une troisième, en l'album des Who "A quick one", qui marque l'antichambre de la naissance de l'opéra rock, coup d'essai avant Tommy.

En gros on a fait le tour, sauf à tirer un peu sur la corde en parlant de Hendrix (dont la véritable explosion aura lieu plus tard), en oubliant de parler des débuts de Pink Floyd et de Jefferson Airplane façon Grace Slick..



Je sors donc de cette lecture avec les questions qui étaient les miennes à l'entrée. 1966? Ah bon. 



samedi 30 janvier 2016

Elvis Presley, 1954

Elvis Presley,


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ou l'antithèse de Mon Histoire du Rock ?


Elvis Presley n'a jamais fait partie de Mon Histoire du Rock. c'était, déjà, "de mon temps", un type fini, has been, hors jeu.

Difficile aujourd'hui d'imaginer que ce type adipeux, vêtu comme un sapin de noel, feulant devant un parterre de vielles radasses à Las Vegas (cf Celine Dion au même endroit!!!) des crooneries italisantes (It's now or never, O Sole Moi revu pour l'occasion), avait pu être la révélation rock'n Roll tant espérée par Sam Philips au milieu des annéées 50.

L'histoire raconte que Sam Philips recherchait un blanc capable de chanter, et de danser, comme le faisait, selon l'image d'épinal un rien raciste, les noirs.

Le gars Elvis va chez Sun records, d'abord enregistrer dans une cabine mise à disposition des quidams pour s'auto enregistrer. La légende dit qu'il enregistrait le disque pour sa mère, à laquelle il vouait une dévotion sans bornes. Il semble qu'il voulait surtout entendre et juger sa propre voix.

Sam Philips, qui avait un flair incroyable pour déceler les talents (on lui doit d'avoir découvert et lancé Howling Wolf BB King, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Johnny Cash, Roy Orbison…. ), est certain que s'il trouve cette perle rare, il deviendra riche à millions.

L'avenir lui donnera à la fois tord et raison: raison parce qu'Elvis Presley ouvrira en effet une voie (voix?), tord parce qu'Elvis tombera dans les griffes du damned "colonel" Parker, pour son malheur et celui du Rock'n Roll… La fortune sera donc là, mais pour un autre…

Cela étant, le "brillant" Parker, qui n'était pas plus Colonel que moi entraînera Elvis Presley sur la pente douteuse du cinema de série B, lui qui semblait fait pour la scène live et la musique. De navet en navet, il tombera ensuite dans un style crooner à paillette que j'évoquais plus haut. Bye bye le rocker blanc, bye bye le groove et le déhanchement sensuel et le rock primal.

L'autre rocker blanc, Jerry Lee Lewis, pourra s'en réjouir un instant, lui qui considérait tous les autres comme des minables et Elvis comme un plouc. Mais c'est une autre histoire. Finalement, ni Jerry Lee, trop politiquement incorrect, on en a déjà parlé, ni Gene Vincent, trop sauvage, ni Eddie Cochran, mort trop tôt, ni Johnny Cash, trop bad boy, ne profiteront de la descente d'Elvis Presley du panthéon du rock.

Mais lui-même ne reprendra jamais le titre, et qui se souvient aujourd'hui de l'Elvis de "That's all right, Mamma"?
 







samedi 19 décembre 2015

John Lennon, 1940, 1980

John Lennon


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John Lennon est mort assassiné le 8 décembre 1980 ; On a donc beaucoup reparlé de lui ces temps-ci, d’autant plus que le morceau emblématique de l’icone Peace and love (Imagine) avait tristement résonné quelques semaines, et quelques mois plus tôt, à Paris et dans plusieurs endroits du globe.

Faut-il encore écrire sur John Lennon? Tout n'a-t-il pas été déjà écrit? Ce blog ne souffre-t-il pas d'une forte disproportion de billets sur les Beatles?

Vas-tu, lecteur, en avoir marre?

Si c'est le cas, dis-le, les commentaires sont fait pour ça. Et ne sois pas rebuté que je te tutoies, piquant deux grammes de style à San Antonio, mais surtout présageant du fait que ce blog n'aie qu'un seul lecteur (à la fois...).

Ce billet est inspiré par le détour au pied du mur Lennon à Prague.

Donc donc, John Lennon.

On le trouvait un peu gnangnan, un peu pontifiant, un peu "grand frère qui va nous dire la vie", en 1980, et ça nous les brisait menu.

On écoutait plutôt du bon gros rock, du blues bien gras, façon AC/DC ou ZZ TOP, ou bien les Ramones, XTC et les Inmates. Mais aussi les Specials et Madness, faut bien rigoler un peu. Debbie Harry semblait plus désirable à nos libido adolescentes que madame Ono.

Il paraissait d'un autre temps celui de l'optimisme, du lendemain qui chante et de ce qu'on appelle aujourd'hui la croissance, toutes choses qui nous paraissaient improbables, tout autant que cette indéfectible volonté de changer le monde: Tout ça nous paraissait à la fois vain et simpliste, dépassé et présomptueux. Artiste engagé, l'engagement des "Bed-ins" nous paraissait bien faible, dans le confort d'un hotel d'Amsterdam….

Lui et Yoko Ono semblaient ressasser encore et encore les thèmes chers aux années 70, qui nous paraissaient alors décalés et hors de propos. Has been.

La New Wave naissait, à rebours des grandes causes qu'elles soient Punk ou Hippies, dans une ambiance de crise, de relations Est-Ouest des plus tendues, d'impasse au plan des relations sexuelles (Sida). Elle se nourrissait de tous ces courants ainés, du pub rock et du glam, aussi. Et y mettait son grain de dérision et de fatalisme.

Faites l'amour, pas la guerre, qu'il disait. Les deux semblaient vouloir mener à la même mort certaine, et Lennon (mais il n'était pas le seul) semblait ne pas avoir vu ça venir, et continuer à prôner l'amour libre, auquel nous n'aurions droit que sous latex.

A vrai dire on lui attribuait sans doute une grande part dans la responsabilité de la séparation des Beatles, et ça jouait pas en sa faveur. Même si au Beatles je préférais les Animals et les Who. Même si je ne viendrai que plus tard reconnaitre la richesse et l'importance des Fab Four. Même si la responsabilité de cette séparation était sans doute bien partagée, et le sujet bien plus complexe qu'il n'y paraissait...

Aujourd'hui Lennon passe pour le pur et dur, le tenant de l'axe Rock des Beatles, quand McCartney serait le responsable de la ligne guimauve. Va savoir.

Et si on s'en foutait un peu? Peut-être Lennon était-il effectivement plus porté sur le rock'n roll, adulant en particulier Mr Rock'n Roll, j'ai nommé Chuck Berry.

Mais dans les années 80, il tendait à le cacher un peu tout de même. N'affirmait-i-il pas que Bob Dylan, qui n'était pas pour nous une icône du Rock'n Roll, était l'un de ses principaux modèles? On retenait plus de lui ses créations mièvres (Imagine, Woman, etc) que ses bœufs télévisés avec Chuck Berry.... Pas mal "téléphonés", et dus aux nécessité d'un accord avec Le Grand Chuck, pour éviter un procès pour plagiat autour de "come together"..


"I've been shot", seront ses derniers mots, un soir de décembre 1980 au pied de son immeuble, le sinistre Dakota Building...

Viendra, plus tard, le temps ou Imagine prendra sa signification, à la porte d'un journal d'abord, puis dans la rue, en face d'une salle de spectacle tristement célèbre d'un soir de folie.









dimanche 11 octobre 2015

Le meilleur Live de tous les temps? Jerry Lee Lewis au Star Club, 1964

Jerry Lee Lewis, Star Club, Hambourg,

1964.

Great balls of fire!!


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Le Rock'n Roll, celui des pionniers, mélange explosif de country, de Hillibilly, à dominance blanche et de Blues, à dominance noire, est moribond. La révolte adolescente qu'il a suscité s'essouffle dans le confort de la société de consommation. Le renouveau tarde à venir du côté du nouveau monde.

C'est en Grande Bretagne, devenue au début des années 60 "l'endroit où ça se passe" dès qu'on parle d'art, que ce soit musique, peinture, cinéma.

Sans doute dynamisée à la fois par le bonheur de se sentir sorti de la période de privation des années de guerre, et probablement aussi vitaminée par le boom économique issu du plan Marshal, qui inonde de dollars les pays qui en veulent bien, la Grande Bretagne va être le berceau du renouveau du Rock.

Cela étant dit, le Royaume de Sa Majesté n'est pas un modèle de laxisme et de souplesse d'esprit. A ce titre la "biographie" que livrera Pink Floyd dans The Wall est édifiante. C'est donc "overseas", principalement en Allemagne, que certains jeunes groupes britanniques feront leurs premières armes. Un peu plus tard, on y reviendra, les jeunes british s'extirperont de la censure bien pensante de la BBC en installant des émetteurs radio sur de vieux bateaux croisant en dehors des eaux territoriales (voir "Good Morning England").

Hambourg, port réputé (sans jeu de mot) pour sa faune et l'ambiance délétère qui y règne, accueillera donc un certain nombre de jeunes anglais, parmi lesquels les Beatles, bien sûr.

On s'extasie souvent sur la fulgurance du succès de ce groupe, son immense talent résumé en 200 titres publiés en moins de 10 ans. On en oublie souvent que ces quatre jeunes types ont eu un sacré entrainement, à Hambourg.

Mais c'est un peu une autre histoire. Il se fait donc que l'épicentre du rock'n roll s'est déplacé de Memphis à Londres, de Chicago à Hambourg, en ce début des années 60.

Les "vielles" star du Rock US (Chuck Berry à la quarantaine en 1964 et Jerry Lee la trentaine) profitent du regain d'intérêt qu'on porte ici, en Europe, à leur musique, celle qu'ils ont créée, et que les radios et le public tend à délaisser au profit des girls groups, de la surf music et autre Soul naissante.

Et puisque le public Européen en demande, on va leur en donner.

C'est donc l'histoire de la conquête de la vielle Europe par les vieux briscards du Rock! Elvis Presley, celui par qui tout à commencer, n'est plus de la partie, devenu une espèce de caricature guimauve et adipeuse pour mémé à Las Vegas. De vieux (mais persistants) restes de ségrégationnisme écartent Chuck Berry et Little Richards de la ruée vers Londres.

Eddie Cochran, Gene Vincent et Jerry Lee Lewis seront, eux "du voyage".

Cette épopée sera plutôt tragique pour chacun d'eux: Eddie Cochran laissera la vie dans un accident de taxi à Chippenham, à l'Est du Royaume Uni. Gene Vincent, qui partageait le même taxi, en sortira terriblement diminué.


Quand à Jerry Lee Lewis, il saccagera en 1958 son entrée en scène dès sa descente d'avion, piteusement piégé par un journaliste qui lui demande l'age de Myra Gale Brown, la (très très)jeune femme qu'il vient juste d'épouser.

A cette époque là, il faut croire que le métier d'attaché de presse n'était pas aussi développé, et Jerry Lee, souvent décrit comme frondeur et un brin naif, ne se doutait pas qu'en Europe, le concept de mariage avec une cousine âgée de 15 ans pouvait choquer (puisque cela était tout à fait légal chez lui).

Chacun pourra penser ce qu'il veut de ce sujet, mais il parait cependant clair que la question du journaliste britannique était savamment préparée, et destinée à savonner la planche de ce yankee venu entrainer la jeunesse britannique sur la mauvaise pente, celle du Rock'n Roll. 

En effet, cette révélation explosive ruinera tout espoir de carrière européenne… et également américaine, pour lui qui rêvait de surpasser "le King" Elvis, qu'il considérait comme un minable. Il faudra plusieurs années à Jerry Lee pour remonter la pente.

Jerry Lee réagira, en 1964, comme il n'a jamais cessé de réagir: avec rage et énergie. Il leur montrera, sur leur terrain , qui est le Killer. Sur leur terrain, c’est-à-dire à Hambourg.

Il nous reste aujourd'hui ce témoignage exceptionnel de l'incarnation du Rock'n Roll par Jerrry Lee Lewis: les concert au Star Club de Hambourg mettent tout le monde d'accord: Jerry Lee est l'énergie, la bestialité, la rage, le cri du rock'n roll.
Quelques mois plus tard, les Beatles déclarent qu'ils ne se produiront plus sur scène.



samedi 3 octobre 2015

Brian Jones, The Rolling Stones, également du Club des 27, 1942, 1969

Brian Jones

Qui était véritablement Brian Jones? Comment est-il passé du statut de fondateur des Rolling Stones, grand amateur de Blues, initiateur de la vague blues revival (avec d'autres, hein, évidement), à celui de membre écarté des même Rolling Stones?

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Était-il l'ange mythique souvent décrit, ou un personnage bien plus noir et complexe? Quels complexes le rendaient si noir?

Sa mort, comme pour beaucoup d'autres, est-elle due à l'excès de substances énervantes et prohibée, la fatigue d'un corps épuisé (on pense à Jim Morisson)? A-t-il été "poussé dans la piscine" dans son manoir (qui avait appartenu à Lewis Carrol), après avoir été poussé hors des Rolling Stones? On pense aussi à Syd Barrett, devenu, comme Brian Jones, le fantôme de lui même, s'excluant de ce fait du groupe qu'il avait fondé!
Il meurt donc à 27 ans, et sera (trop vite) rejoint dans ce foutu club des 27 par Jimi Hendrix et Janis Joplin, avant que Jim Morisson (qui disait: je serai le quatrième "J") n'y tombe à son tour, en 1971.

L'iconographie Rock'n Roll présente Brian Jones comme un gentil et doux rêveur, musicien terriblement talentueux, et fédérateur de ce groupe de type méchants, sales et désœuvrés que sont Bill Wyman, Charlie Watts, Ian Stewart, Mick Jagger et Keith Richards.

First of all, l'image de vilains garçon est très, très exagérée, et constitue plus un positionnement "marketing" du manager des Stones, Andrew Loog Oldham, qui cherche à créer une opposition avec les "gentils" Beatles. Cela étant, Jagger, Richards et Jones ont mené à leur débuts une existence crasseuse dans un quasi squat glacial, crevant la dalle et dormant peu, par terre, autour d'un electrophone et serrant leur guitare, dans le quartier de Chelsea, à Londres, pour ceux qui connaissent ou voudront visiter (102, Edith Grove).

Mais ces types sont issus de la Middle Class et sont loin du working class heroe que décriera plus tard Lennon (qui, lui, peut s'en revendiquer) (on le dit, ça, "peut s'en revendiquer? Non? Tant pis )

Revenons à Brian Jones. C'est bien lui est à l'origine du groupe, recrutant les autres membres par petite annonce. Le nom du groupe est aussi une de ses idées, en référence à un titre de Muddy Waters, qui est pour lui comme pour Jagger et Richards, "the reference". Ils feront un groupe de blues revival. C'est comme ça qu'ils voient les choses.

Brian et Keith (je me permets de vous appeler par vos petits noms, shouldn't I?) passent le plus clair de leur temps, ensemble et dans une grande complicité, à tenter de reproduire les riffs, grilles, solis qu'ils entendent sur leur electrophone (disques imports USA, Muddy Waters, écurie de Leonard Chess…). Là encore, l'image d'une rivalité entre les deux est pure invention (bon, ça se gâtera ensuite..).

Brian Jones, qui prétend à juste titre, l'honneur d'avoir été à l'initiative de la création du groupe (le genre "créateur du nom", etc), pousse un peu loin, au gout 'des autres', au point de demander en douce un cachet supérieur pour lui, et de préparer l'éviction de Ian Steward avec Andrew Loog Oldham (aucun des membres du groupe n'ayant fait preuve de beaucoup de "courage" sur ce coup là.

De quoi écorner l'image angélique de Brian Jones. Il se sait par ailleurs musicien talentueux, mais ce talent ne va pas de pair avec un excès de modestie, et il a furieusement tendance à minimiser le rôle et l'importance de ses compairs… que ça énerve un tantinet!

De là sans doute l'origine de l'animosité croissante au sein du groupe. Cette animosité est exacerbée par les mois de vache maigre, et tout autant par le soudain succès. Les Stones prennent la grosse tête, abusent de ces substances illicites qui donnent l'illusion de pouvoir tenir le coup (longues prestations, journées de répètes..). Dès les premiers concerts (Marquee Club, 1962), Jones doit être passablement "fatigué" pour que Richards lui "balance" 'tu dépasseras pas 30 ans, hein" (cité par François Bon in "Rolling Stones, une biographie", 2002).

Le répertoire reste très fidèle au blues (reprises de Willie Dixxon, Muddy Waters, et plus tard, découverte de l'accord ouvert auprès des grands Bluesmen). Lire à ce sujet les pages consacrés au sujet par Keith Richards dans Life: étonnant de modestie et de révérence envers les "anciens".

Contrairement aux Beatles qui semblent mener, à la ville, une vie paisible (ouais, faut voire..), les Stones attirent autour d'eux les foudres de la justice et des forces de police, qui ont décidé de se les payer, de préférence les mains dans la chnouf.

Richards et Jones sont particulièrement visés, mais Jones ajoute à cela un comportement particulièrement misogyne à l'égard de ses conquêtes: il aura 6 enfants, et peu de considération pour eux ni pour leur mère. Ses compagnes le décrivent volontiers comme aussi violent et instable en privé que discret en société.

Reste que Brian Jones était, je l'ai écrit plus haut, un musicien autodidacte hors pair, capable de maitriser sans pareille un instrument qu'il découvrait à peine. Richards, avare de compliment, dira de lui que s'il était incapable de composer un titre de bout en bout, il excellait en revanche dans l'art d'ajouter des arrangements somptueux, sur le premier instrument qu'il avait sous la main, et la liste est longue!!!



 


vendredi 21 août 2015

Summertime Blues, Eddie Cochran, The Who...

Summertime Blues, Eddie Cochran, The Who...


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Qu'est-ce qui dans ma mémoire fait de ce titre un jalon de Mon Histoire du Rock


Oh, bien sûr, il y a la version presque pré-punk des Who, de Leeds à Woodstock.

Ah oui, Woodstock..... je vous laisse juge..


 
Énorme, non?

Je dis souvent qu'à la question "Beatles ou Stones" je répondais "Animals". Je crois qu'en ces années 1977/1978, les Who étaient la réponse que je faisais. Les Animals, tout comme les Kinks, étaient alors tombés dans l'oubli.

At Leeds, la vache! Ce son! Au casque, chez le disquaire de l'avenue de Saint Cloud, en contre bas, dans la contre allée! Bien que le groupe ait joué ce titre depuis ses début, sur scène, At Leeds en est le premier enregistrement. C'est un monument des live du groupe, de Monterey à Woodstock..

On racontera cet album mythique un jour.

Summertime blue, c'est la découverte d'une soirée anniversaire d'un copain qui me prêtera longtemps le LP, ainsi qu'un 33 tours d'Eugene (Vincent). Je crois d'ailleurs qu'il s'appelait Vincent aussi? Il me prêtera également un Status Quo (If You can't Stand the Heat).. et Babylon by bus de Marley. Eclectique?

Powerchords et palm mute, Pete Townshend "invente" une guitare gros son que grappilleront ensuite le hard et le punk.

Keith Moon, au destin bien triste, lui qui était si marrant, prête sa voix magnifiquement. Batteur divin, sa disparition en septembre 1978 précipitera les Who dans un chaos sans retour.

Summertime Blues quelle version préférer, donc?

Rock’ n Roll, façon Eddie Cochran, l’originale, la version des puristes ? Elle a ce parfum du rock issu de la country, plus polissé, il semble moins sortir des tripes que le rock issu du blues. A cette époque, la basse « guitare » n’a pas encore pris la place de la contrebasse.

Ou, à l’extrême, la version des Who ?

Sur scène.

Rien à voir.

Dès le premier riff, on est dans le sauvage.

La basse sauvage de John Entwistle (les Who ne joueront plus Summertime Blues après 2002, quand il ne sera plus là) écrase tout.

Avez-vous déjà écouté, vu un solo de basse de « The Ox » ? Vous devriez. Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

Avec un bassiste pareil, un batteur comme Keith Moon, un guitarise comme Pete Townshend (qui sur ce morceau démontre sa maitrise des powerchords...) et un chanteur comme Daltrey (secondé ici par Keith Moon)…

Les Who combinent maitrise de leur instrument avec un talent scénique, une présence phénoménale!!

Ne manquait au Who qu’un manager… et un peu moins d’agressivité intestine!

Monterey, Woodstock, Wight, Leeds…. Quelle version est la plus folle ?

Car c’est évidement celle des Who qu’on préfère ici, à Mon Histoire du Rock !




samedi 2 mai 2015

Forever young, Alphaville, 1984 : New Wave and cold war

ALPHAVILLE


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Dans les années 80, ceux d’entre nous qui avaient les cheveux ondulés avaient plus de chance, ils pouvaient arborer fièrement une coiffure comme celle de Marian Gold, ras sur les côtés et « choucroute » au dessus.





Mais là n’est pas le sujet.

On est en 1984.

Soviétiques et Américains ont décidé depuis quelques temps que se foutre sur la gueule serait plus marrant, et techniquement plus facile, en utilisant des l’Europe comme terrain de jeu et des missiles dits « de croisière » pour détruire la planète. Leurs jouets avaient pour nom SS20 et Pershing.

La guerre est froide, ainsi sera aussi la « vague » musicale et artistique qui succèdera au psychédélique et au punk.


Il ne s’agit plus de changer la société, ou de la détruire pour en fonder une meilleure : nos ainés semblant d’accord pour tout détruire, on est partagés entre la trouille de « la troisième », de l’extermination totale, et la volonté de finir en dansant, les yeux braqués vers le ciel en espérant ne pas y voir de missiles. (« Heaven can wait we’re only watching the skies »).

Alphaville montre dans ce titre la même crainte, la même obsession que Nena, autre groupe Allemand, dans "99Luftballons", et de façon plus explicite Fisher Z dans « Cruise Missiles » ou « Red Sky over paradise ».

Forever Young est typique de la cold wave des années 80, planant et synthétique, contrairement aux titres de Fisher Z et Nena, plus conformes aux canons du rock traditionnel.

Les allusions à la guerre froide sont plus directes que dans le titre de Nena, comme si l’évocation risquait de formaliser l’objet de la peur. D’autres S’y mettront également, preuve que le sujet marque l’époque (Sting, « I Hope the Russian love their children too ».

Pour finir, clin d’œil peut être involontaire au symbole fort de la guerre froide qu’est James Bond, on trouve dans les paroles de Forever Young quelques titres de films : « Diamonds are forever », « Never say Never », ainsi qu’une allusion à Live and let die…

Ce titre a été un vrai succès, au point de devenir un symbole générationnel. Succès encore plus fort dans l’Europe germanophone, particulièrement sensibilisée au déchirement Est/Ouest d’alors, et pour cause.

Il sera repris de nombreuses fois, et les « covers » ne manquent pas…. Sans égaler, à mon goût, l’orriginal, mais suis-je objectif ?