lundi 24 septembre 2018

Cafe Wha? New York

Cafe Wha?  New York


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Une virée à New York sans immersion musicale? C’est mal me connaître!!! 

C’est surtout compter sans le fait que cette virée était placée sous l’éminent guidage de l’ainé de mes fils et ma belle-fille, bien décidés à rendre cette semaine inoubliable. 

Mission achieved beyond all hopes, kids! 

Les pages du blogs ces temps-ci vont donc relater nos ballades en New York’n roll! 

Avec en apothéose, et on va en parler maintenant, cette soirée mémorable au Café Wha? , concoctée par nos New Yorkais d’adoption: des bises, les Enfants, c’était topissime!! 

“Mais qu’est-ce donc que ce Café Wha?, pour te mettre dans un état pareil? “ 

Bref retour dans le passé, dans les années 60… Le Cafe Wha? ouvre au début des 60s, et devient le repère New Yorkais de Bob Dylan, et de tant d’autres. 
Jack Kerouac, Alan Ginsberg aussi, étaient habitués du lieu. 
A cette époque là, le truc était que qui voulait venait et jouait sur la scène, ou lisait ses textes. 

C’est là que Jimi Hendrix lança sa carrière en rencontrant celui qui va devenir son impressario: Chas Chandler, ex basssite des Animals, entend jouer celui qui se fait encore appeler Jimmy James, le convainc de le suivre à Londres, parce que c’est là que ça se passe…. On connait la suite. 
Mais ici, la liste de ceux qui ont joué est incroyable! C’est donc bien un temple du rock, ce Cafe Wha?, on est bien dans un lieu mythique du rock américain. 
“On est donc”, car nous avons eu le plaisir immense d’y passer une soirée! Aujourd’hui l’endroit a gardé tout son charme, un brin désuet. Oh, bien sûr, ce ne sont plus les sons de Jimi Hendrix qui font vibrer les foules. Non, Dylan ne viendra pas ce soir… 

Un groupe “maison” se produit chaque soir. Ambiance à la fois décontractée (la bassiste arrive à la bourre, le groupe commence sans elle. Elle arrive, accorde, branche pendant que le groupe joue et le “rejoint” en cours de morceau, “mine de rien”), et rigoureuse. Les morceaux s’enchaînent. La set list est éclectique, fondée sur des standards de chaque époque, pour le contentement de tous. Un meddley audacieux même “Cocaine” avec Day Tripper. On navigue entre rock, pop, blues, reggae, grunge, funk, latino, hip hop… Bref, chacun peut y trouver son plaisir, et le groupe maîtrise parfaitement. 
L’ambiance est assurée, les musiciens sont dans un contrôle absolu, mêlé à une apparente décontraction qui renforce la proximité avec le public. On n’est pas dans un contexte “je fais mon taf en faisant la tronche”. Le truc du lieu est clairement à l’inverse dans un objectif d’entertainment. Les gens viennent boire un verre, danser, passer un bon moment. 
On n‘est pas dans la logique “concert”, avec audience religieusement à l’écoute du groupe. Il faut donc saluer d’autant plus ces musiciens, capables de mettre une ambiance et de la maitriser, en restant humblement “derrière” les morceaux joués. 
La soirée s’écoule et on ne voit pas le temps passer. La salle est disposée en longueur, et nos avons la chance (car nos chers guides (once again, thanks, Kids) ont pris la précaution de nous faire arriver en avance), 
D’être assis à une table right in front of the band!!! Certains auront moins de chance. Mais veulent-ils comme moi apprécier ‘de visu’ le jeu des musiciens? 

Bref, une soirée mémorable. 

Je recommande à tous ceux qui ont la chance d’un séjour à New York, de prévoir une soirée au Cafe Wha?


mardi 18 septembre 2018

Le CBGB 315 Bowery Street, New York

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New York, CBGB... OMFUG




Un séjour à New York, et quelques passages “obligatoires” près de ce qui reste des “monuments” du rock. 
Le temps manquera pour aller à l’Apollo Théâtre, et de toute façon James Brown est parti depuis longtemps, qu'irions-nous y chercher? je décide que nous n’irons pas… Nous verrons plus tard, dans de futurs articles, que notre semaine New Yorkaise a été suffisamment dense en lieux et événements rock et musicaux!!
l'Un des longs détours dans nos flâneries, que j’imposerai à ceux qui m’accompagnent (thanks, Kids... mais ils savent l’attachement de leur father aux lieux du Rock), nous conduira sur Bowery Street.
Au 315, une froide boutique de fringue cache les “restes” du CBGB. C’est devenu clean, rangé, branché: c’était aurait-il plutôt brut et franchement underground. 
C’est aujourd’hui à l’enseigne de John Varvatos: Soyons juste, l’endroit est aussi resté baigné de rock’n roll: un espace vinyls, à écouter, ou à acheter, cotoie les fringues… et une scène est là, au milieu de la boutique, pour des performances live: Elle a eu l’honneur d’accueillir Le Grand Eric Burdon, ainsi que Paul Weller, par exemple!! Un hommage honorable aux dignes précurseurs dans le lieu..

Ce lieu, fut conçu à l’origine pour recevoir les groupes de Country music: CGBG signifie Country, BlueGrass, Blues, mais le nom complet est CBGB OMFUG ( Other Music For Uplifting Gormandizers ) devient l’un des creusets de naissance du Punk New Yorkais, quand Television (Mai siiiiii! Paul Verlaine!!!) s’y produit, d’abord à deux reprise avant de s’y “installer”.
Les Ramones se joignent à eux, et la renommée du lieu part de là. Patti Smith deviendra l’égérie du lieux (et, d’après le documentaire “Atomic Blondie” de Pascal Fornery, une assez virulente gardienne de sa position, vis à vis de Debbie Harry…).

C’est d’ailleurs Patti Smith qui eût l’honneur de donner le concert final du lieu, en 2006.
L'endroit est resté semble-t-il relativement intact, l’atmosphère en moins bien sûr. Il faut sans doute saluer les actuels propriétaires des lieux pour avoir voulu conserver le bar, protégé les murs sur lesquels sont restés les graffitis et affiches. 
C’est évidemment un peu déconcertant de rentrer dans cette boutique, où se vendent des fringues à des prix …uhhh… astronomiques, là où s’est joué un pan de culture punk…

Mais il faut reconnaître l’extrême bienveillance des tenants du lieu à laisser entrer, flâner, photographier, les touristes du rock que nous sommes: de toute évidence pas clients… Nous sommes là, ébahis et respectueux, tentant d’entendre un riff de Johnny Ramone, la voix de Debbie Harry - qu’une fresque murale honore dans une rue proche - ou celle de David Byrne… mais elles appartiennent au passé du lieux et ne résonneraient qu’au moyen d’un enregistrement…


Emus, nous quittons les lieux, salués par un portier souriant, destination un autre lieu du rock New Yorkais…


jeudi 2 août 2018

1978, il y a 40 ans... La New Wave



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1978, les débuts de la New Wave!






Il est difficile, en 2018, d’imaginer à quel point la “New Wave” a représenté un souffle de modernité extraordinaire dans ce qu’il est convenu d’appeler la culture Rock. 

C’est aussi relativement difficile, pour ceux qui l’ont vécu, de s’en souvenir. 

Même si au début, le terme recoupe aussi bien la vaque Punk que, bizarrement, les groupes qui s’en distinguent, bien vite la terminologie New Wave désigne tout autre chose: 

Ce qui s’est d’abord auto proclamé ‘Neo Romantic”, et qui, prenant le relais du Glam Rock, se démarque “philosophiquement” de la résignation nihiliste punk: 

Là ou le Punk, constatant que la société doit être rejetée, veut la détruire, vers un autre idéal, la New Wave, sur le même constat, entend “s’amuser quand même puisqu’on va tous y passer”. 

Là ou le Punk tend à délivrer de façon rageuse, violente, dépouillée musicalement voire volontairement brouillonne, un message politique fort et destructeur, la New Wave tend à utiliser la technologie (synthés, boites à rythmes, vocoders..) pour délivrer une musique dansante, commerciale et agréable: 

Même détruire est inutile puisqu’à quoi bon reconstruire? Et surtout quoi? 

Ce n’est plus “hope I die before I get old”, c’est “have fun before we die”. 

Sous des aspects plus mélodiques, ludiques, romanesques, kitch,qui confinent parfois au culcul, la New Wave contient quelque chose de profondément romantique au sens classique du terme: 

C’est le triomphe des sentiments et de l’imagination sur la raison. 

C’est le rejet de l’académisme et de la tradition dans un élan vers ce qui est moderne. 

Certains méprisent aujourd’hui, d’autres… ont toujours décrié, d’autres encore ont oublié que ça avait été un sacré renouveau pour le rock qui, en ce temps là, était bien fatigué et mal en point. 

Oh, il en a vu d’autres, et s’en est toujours remis: à la fin des 50’s, quand il a failli tomber dans l’oubli de la surf et des girls groups, avant d’être relancé par les anglais, mais aussi à la fin des 70’s, puis dans les années 90… 

 Pour en revenir à la New Wave, pour la première fois un courant musical émergeait non pas dans un seul pays, non pas aux USA ou en Grande Bretagne, mais… de façon plus globale, A LA FOIS aux US et en Grande Bretagne, mais aussi en Allemagne - d’ailleurs, l’inspiration New Wave était très germanique, de Kraftwerk (dont on ne soulignera pas assez souvent l’influence... The Model, premier hit New Wave???), à la période Berlinoise de Bowie (quoiqu’en partie vécue… à Hérouville dans le Val d’Oise!! 




Il faut dire qu’une partie des angoisses Neo Romantiques prenaient leur source dans les angoisses de la Guerre Froide, et donc, autour du Mur de Berlin… La scène Allemande est donc particulièrement active (Neue deutsche Welle): Alphaville, Nena, Trio, Falco…. Vous en voulez d’autres? 

Vous vous souvenez de Klaus Nomi? En fait, la New Wave était née d’un besoin urgent de se divertir “pour oublier”, devant le constat qu’il n’y avait pas d’espoir de changer comme nos ainés l’avait naivement cru. 

Alors, à Londres comme à Berlin, la New Wave s’est mis à rythmer la peur des missiles, du Sida et du chômage. 

Oui, je radotte, j’ai déjà dû le dire. 

Au caractère “international”, fortement européen de cette “vague”, vient s’ajouter une résurgence d’une multitude d’influences, et ça aussi c’est nouveau: 

La New Wave est multi forme, du ska revival au post glam, de la synth pop au “pré-boys bans”, de l’electro funk aux prémices de la techno… Ses influences sont multiples et assumées (World Music, Ska, Funk, rock, Punk et bien sur electro). 

Pour la plupart, les groupes New Wave s’en remirent, dans un désir de se démarquer des ainés (et en particulier du Punk), aux synthés, ce qui fit dire que les groupes à guitare étaient morts (on avait déjà entendu ça au debut des 60’s, hein, M Dick Rowe :) ). 

Mais il n’en fut rien, et beaucoup revinrent aux instruments à corde un peu plus tard…





lundi 23 juillet 2018

Some Girls, chant du cygne des Rolling Stones en 1978 ?



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Some Girls, 1978







Le titre de l’album sonne comme un avertissement. La pochette, une promesse. L’album a 40 ans cette année, et le ré-écouter aujourd’hui me ferai presque regretter mon définitif et cassant avis précédemment émis. J’ai souvent dit qu’àprès 1971 et Exile on Main Street, la discographie des Rolling Stones ne valait pas grand chose.

Avec 40 ans de reculs, il me semble que Some Girls s’est plutôt bonifié. Enregistré à Paris, lors de longues sessions , qui verront naitre également les morceaux des deux album suivants.il est le premier où les figure Ron Wood, au moment ou Keith Richards s’empètre dans l’héroine, les procès… mais l’alchimie avec le jeu de Ron Wood est totale. L’ambiance n’est semble t il pas au top, Jagger et Richards se croisent et s’évitent… Mick Jagger dira qu’il a écrit la plupart des titres: on lui laisse Miss You, qui de mon point de vue fait honte à l’album mais… annonce hélàs le suivant…

C’était l’époque des vinyls en couleur, le mien était rouge translucide. Mais c’est vers la pochette que se portait toute l’attention,dans la première version, avec Liza Minelli, Farah Fawcett et Marylin… Cette mode du vynil en couleur ne durera pas, et n’apportait à vrai dire pas grand chose.

Pour revenir à Miss You, le titre fera une ombre injuste à d’autres titres de l’album, Beast of Burden bien sûr, mais aussi Fareway Eyes, aux accents country hommages à Graham Parson.. Pas à beaucoup d’autres, de Lies à Shatered, en passant par la “reprise” de Just my imagination. Before they make me run, qui évoque les déboires de Keith, sort également du lot, come Some Girl, en étant généreux.


Trois titres pour sauver l’album… bon, SomeGirl n’est pas aussi mauvais que je l’ai souvent dit, et pensé. Peut être le dernier, le chant du cygne?


samedi 30 juin 2018

Queen, icone du rock des années 80



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A la faveur d’un déplacement en province, je me suis lancé dans un exercice nouveau. L’écoute du répertoire d’un groupe, qu’en dehors des hits rebattus depuis toujours par les radios de tout bord, je ne connais en fait pas tellement.

Je veux ici parler de Queen.
Rho le naze, vous dites-vous, il fait un blog sur le rock et ne connait pas Queen.
Tout est dans la définition du verbe connaitre. Et je décide donc, ce matin là, d’écouter autre chose que Bohemian Rapsodie, Bicycle, Flash (uh…..), We are the Champions, Don’t stop me now et autres Crazy little thing called love ou We Will rock you, ou en core Another one bites the dust.
Me direz-vous, ça commence à faire. Effectivement, ce groupe que certains placent devant les Beatles (hmmm)peut se vanter d’avoir à son actif une sérieuse collection de hits, et pour tout dire, de pas avir grand chose “à jeter” dans son répertoire…
Au delà, il est certain que c’est un groupe de performers, et que les prestations sur scène étaient parmis les grands shows à faire pâlir beaucoup de grands groupes plus “agés” et expérimentés.
Evidemment inspiré par le Glam Rock, succédant à T-Rex hélàs disparu, Queen ne peut pas être limité à cet univers. Le Rock de Queen puise aussi dans le classique, le lyrique, le rock pur et dur, la pop… en une espèce d’alchimie étonnante et vraiment réussie. Plus étonnant encore est l’extraordinaire succès d’un groupe aussi baroque, la fantastique homogénéïté d’un ensemble composé de personnes aussi différentes.
Je me souviens à l’époque d’avoir vu le clip du hit “I want to break free”. On est en 1984.. Venant d’échaper sans trop en avoir conscience à la 3 eme guerre mondiale en 1983 suite aux tensions liées entre autres à la descente d’un boeing Coréen par l’URSS, et à la fausse alerte heureusement réfutée par le bienheureux Major Stanislav Petrus sans lequel on ne serait peut être pas là en train de rigoler..
Autre raison de filpper, le monde découvrait le SIDA avec horreur et sidération. Le clip de ce morceau n’apparu alors absolument pas comme un coming out de Freddie Mercury, ni un plaidoyer en faveur de la cause Gay…
Le clip sera cependant censuré, parce que, tout de même, ça se fait pas ma bonne dame… C’était diablement kitsch, très Glam, et ça se foutait ouvertement des séries débiles anglaises genre Crossroads, ou, plus spécifiquement ici, Coronation Street, vénérable idiotie endormant les masses anglaises depuis plus de 20 ans…



jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!


Rickenbacker, guitare de légende

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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon Rock’n Roll est une Rickenbacker 330. L

La faute aux anglais. Once again.

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 

Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 

Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 

Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......

Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 

Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.

 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 

Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...

Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 
Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 
Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 

Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 

Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 

Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.

samedi 10 mars 2018

Hair, Avril 1968



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HAIR

On a dit qu'on ferait un "focus" sur ce qui est sorti dans les années en "8", manière d'anniversaire...

Hair donc.


Hair.

1968…



Bon, ce qui m’a fait connaitre Hair, c’est le film de Milos Forman sorti dans les années 80. Pas le show de l’époque, ni sa version française en 1969. Avec un des chanteurs, shocking ma petite dame, tout nu. 

Du moins telle est la légende, que ledit chanteur démentira, il dira ensuite qu’il n’était pas tout nu.
Tu te rends compte, c’était il y a juste 50 ans et on n’arrive pas à être formel… Vicissitudes de l’histoire! 

Ou bien c’est qu’on s’en fout, après tout? 

Quand il sera devenu grand, rangé, chanteur à maman. Julien Clerc, on a du mal, nous, à le considérer comme “in”, “dans le vent”, “hippy” et tout et tout. On va pas faire l’article là-dessus, d’autant que j’écris “on a du mal, nous, à le considérer comme “In” “… A vrai dire, ma génération a du mal. 

Les plus jeunes s’en foutent, ont du mal à le considérer, tout court.
Pourtant….

Pourtant, On a connu Renaud rebelle, très très, même, et on l’a vu ensuite bien rangé des haricots… 

Pourtant donc, Julien Clerc a été un jeune chanteur engagé. Le Forestier à la même époque parait plus extrême, plus engagé, plus “profond”, aussi. Et il revient de San Francisco, et apporte avec lui cette part de mythe sur la ville du summer of love!!! 

Ce Sex and drugs and Rock’n Roll, que décrit Hair, et que chantera Ian Dury - regrettant de n’avoir pas déposé ce slogan…-, lui, il l’a vécu, il “en était”… 

Son premier disque restera, pour si peu rock’n roll qu’il puisse être, myhtique et validé par Mon Histoire du Rock: J’en suis pas à une contradiction près, y a qu’à lire les 190 autres articles (à ce jour).

Hair donc, Musicalement? Euh… pas très très inoubliable, si? C’est je crois plus une affaire de climat, d’ambiance. Bref, pas de quoi faire oublier Woodstock. Dans la famille films musical, loin ,loin derrière The Blues Brothers, Tommy, Quadrophenia, et donc Woodstock the movie sur l’échelle du uhhhh ça me touche.

Rien d’impérissable, y compris dans la provocation à deux balles (le titre Sodomy, qui ne va pas au bout d’1 minute 30..)
Bien sûr il il y a “let the sun shine”. Une tentative d’hymne, de chant choral à la gloier du flower power.
Jefferson Airplane avait fait mieux, non? Melanie, aussi… (haha).

Bref, on rêve d’un film musical vraiment prenant sur la période, qui ne soit pas apocalypse now (qui justement n’est en rien un film musical.. Un film non musical peut donc être plus musical qu’un film musical.
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire à ce sujet. Merci Forest Gump.


samedi 27 janvier 2018

Penny Lane / Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967

Penny Lane, Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967 


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Etonnant 45 tours que celui-ci. Comme une médaille, une pièce de monnaie dont on se sert pour sceller le hasard d'une alternative, cette galette de vinyl porte sur chaque face un caractère opposé. 

A l'inverse du couple Jagger/Richards, qui signe d'un Glimmer Twins une fraternité apparente, le couple créatif Lennon et McCartney se sépare ici symboliquement, chacun exprimant à sa manière, et individuellement, la nostalgie de leur enfance. Cependant, les titres sont crédités Lennon/McCartney…. Flegme britannique? Ne rien laisser paraître.. Pas encore….

On est en 1967  et il semble que le poids des années vécues ensemble depuis dix ans pèse de plus en plus lourd. Pas de conflit ouvert, pas de grandes phrases balancée par voie de presse (suivez mon regard). Plus tard, ça viendra. Il est encore trop tôt. Mais le temps des compositions communes semble, lui, révolu. 

Face A, Penny Lane. 
Lennon soupçonnera plus tard McCartney d'avoir intrigué  pour que Strawberry Field soit en face B. Dans les années 70, ces deux-là, jadis si complémentaires et si fusionnels, ne s'aimaient plus beaucoup et le faisaient savoir. 
Peace and love, mais pas entre anciens potes, hein… 

Penny Lane est dans la veine de McCartney, de ce qu'il sait faire de mieux: une ballade plutôt guillerette,  qui n'arrive pas à sombrer dans la tristesse nostalgique, malgré la descente chromatique utilisée dans le couplet. Mccartney se souvient, mais n'exprime pas le regret du passé. Il ajoute un solo de trompette piccolo, instrument qu'il vient de découvrir dans un concert classique: On est les Beatles, on se doit d'ajouter une touche "expérimentale"! Ce solo lui-même, plutôt guilleret et enthousiaste. 
  
Pour Strawberry Fileds, Lennon est plus vaporeux, il ébauche le style qui sera plus tard le sien en solo: d'abord minimaliste, le morceau évolue au fil des sessions d'enregistrement. Tout semble plus nostalgique, le traitement des voix, probablement passées dans une cabine Leslie, l'intro au Melotron, la mélodie elle-même. 

Le morceau détient sa part sulfureuse, quand les adeptes de la théorie de la mort de McCartney entendent, 8 secondes avant la fin du morceau, dans l'espèce de reprise patchwork, Lennon dire "I Burried Paul". L'intéressé démentira plus tard avoir dit cela, mais plutôt "Cranberry Sauce"…. 

Qu'importe, la rumeur ne s'arrêtera pas… 

Lennon considérait parait-il Stawberry Fields comme sa composition la plus aboutie.

Et ces deux morceaux sont sublimes, même s'ils marquent les débuts d'une rupture pour les Beatles.

Ils devaient figurer sur Sgt.Pepper’shttps://monhistoiredurock.blogspot.fr/2017/05/sgt-pepper-lonely-hearts-club-band-1967.html, mais le marketing de Brian Epstein et les engagements vis à vis de la maison de disque en décideront autrement. Pour les Beatles, habitués à truster les premières places des ventes de disques, ce “double face A” ratera bizarrement la première place en Grande Bretagne… 

Un signe?

Depuis fin 66, les Beatles ne se produisent plus sur scène. Place à la vie de studio, au huis clos, loin de l’adrénaline du contact avec le public. C’est leur volonté. Mais eux qui n’ont vécu que pour ce public, et sur scène ensemble - presque H24 aux débuts - ah, oui, j’exagèe, mais Hambourg a été une expérience fondatrice d’osmose pour le LIVE… Et peut être que, sans le savoir, leur décision d’arrêter la scène a été le truc insidieux qui a rongé le ciment de leur cohésion?

Strawberry field est considéré par beaucoup comme THE chef d’oeuvre des Beatles. On dit qu’en l’entendant, Brian Wilson (Beach Boys) décida qu’il devait arrêter la creation de SMILE, que ce son était celui après lequel il ‘courrait’ depuis longtemps…

‘Technologiquement’, Strawberry est plus fouillé, plus produit, que Penny Lane. Lennon, aigri, dira plus tard que selon lui McCartney avait délibérément “baclé” la production du morceau, au profit de ses propres morceaux. C’était au temps de leur brouille, quand ils se balançaient à la figure  une rancoeur sortie d’on ne sait où.

Et on n’est pas là pour jouer les voyeurs, se perdre en antépénultièmes conjectures.

Si Strawberry est sans aucun doute plus intéressant au plan technique (Melotron, prouesses techniques….) , Penny Lane est plus guilleret et plus mélodieux. Pour tous les goûts.

Une légende dit qu’à la fin de Strawberry, John dit “I burried Paul”. C’est la thèse de ceux qui que croient serait Paul mort, en 1966. Lennon dira plus tard que c’est bullshit et qu’il dit “cranberry sauce”, ce qui a beaucoup plus de sens logique. Je ne listerai pas ici les “preuves” posées par les adeptes de cette théorie…. Et préfère remettre un petit coup de Strawberry Fields, pour toujours, en essayant, en vain de détecter la transition entre la prise 7 et la prise 24 à 60 secondes…..



samedi 13 janvier 2018

Madness, My Girl, album One Step Beyond, 1979



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My Girl, Madness, sur l'album One Step Beyond, 1979





My girl.
Demo version chantée par Mike Barson:
https://www.youtube.com/watch?v=dw7-nEDpmH4

On poursuit le challenge qui consiste à chroniquer chaque titre de One Step Beyond.
Modestement contribuer à faire (re)connaitre cet album comme une pièce maitresse, un jâlon, un must du rock’n roll des années 80.
Du rock tout court.
De Mon Histoire du Rock, de toute façon.
My Girl. Ironie du calendrier, ce titre, sorti sur One Step Beyond en 1979 est en fait publié la première fois en 1978!
Quarante ans déjà!!

Ecrite par Mike “Monsieur Barso” Barson, à l’époque où Madness s’appelle “The Invaders”, à Camden Town… C’est lui qui chante à l’époque ce titre qui a alors comme nom “New Song”…
Mais c’est Suggs qui la chantera sur l’album, et partout ailleurs.
Second titre de l’album, c’est aussi le titre qui positionne Madness en groupe capable de composer des mélodies Pop, s’éloignant (déjà) du strict théorème Ska. Mais aussi capable d’autre chose que de reprises, ska justement, à la sauce 80s.
Pour les spécialistes, et amateurs de ‘song facts’, la structure et le rythme de My Girl ont inspiré Bowie pour Ashes to Ashes. Mais on n’es là pour ça. Ni pour décortiquer, analyser la structure, 8 bars, ni la caractéristique absence de refrain, marque de fabrique du groupe…
Le morceau n’a pas pris un cheveu blanc, et même si de nos jours, Madness sur scene le démarre “en mode ballade”, ce qui renforce le côté Pop, et l’éloigne du Nutty sound, au moins au lancement, on ne peut pas oublier la version de 1979, clipée dans un pub de Camden Town, Monsieur Barso sur ce vieux piano baltringue qui fera date, le solo de piano mémorable, les ponctuations du saxo.
Sans oublier ce phrasé, et surtout cet accent des faubourgs de Londres, que je finirai par attraper, à force d’à force, au point d’en étonner plus d’un, en arrivant à Londres une paire d’années plus tard par ce cocktail franco/cockney improbable.
My Girl marque, une fois de plus, cet capacité (en dignes héritiers des Kinks, mais je l’ai déjà souligné) à composer, sur 2 à 3 minutes, une petite histoire qui parle à tout le monde.
Ma copine est en rage après moi, je voulais pas regarder le film ce soir.
D’une banalité, faire un tube!
Sur l’album, on sort à peine de la tornade One Step Beyond (certainement jugée usée par certains aujourd’hui, tant elle a masqué par trop de passages radio les qualités de compositeurs et d’interprètes de Madnes…). On prend aussitôt après, My Girl, faussement plus cool, faussement ballade, mais en réalité tout aussi syncopé et efficace.
La reprise qu’en fera Tracey Hullman, masculinisant le titre (My Guy), ne relèvera pas le gant.
La version des Pet shop boys est à oublier dare dare! Youtube me montre une version d’un groupe (NUMERO6), qui en dehors d’avoir comme fond visuel une photo d’une rangée de maisons de la banlieue de Londres qu’on croirait Boyne Avenue à Hendon, où j’ai vécu, mais on s’en fout un peu, non…

lundi 1 janvier 2018

2018 , meilleurs voeux à toutes et à tous. On évoquera forcément 1968....



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1968.



Il y a, donc, cinquante ans. 

Que nous réservent cette année les spécialistes en commémoration, en c’était mieux avant, en rho lala dis donc, en nostalgie commerciale, en marketing du passé? 
Dans lequel je m’engouffre, que je précède aujourd’hui, premier jour de l’année 2018. 

 2018 sera l’année du cinquantenaire de la formation de Led Zepelin… On va en entendre parler! Je n’étais pas, je suis pas, un fan de Led Zep. Mais j’aurai des choses à dire… dans un autre billet. 

C’est aussi, pêle mêle, l’année de sortie de l’album blanc des Beatles. 

Je me souviens confusément du succès à l’époque de Obladi…. Mais découvrirai évidement cet album bien plus tard. 
C’est l’année “Indoue” pour les Beatles (mais pas que), et leur “retraite auprès du Maharishi Mahesh Yogi… 

La même année les Rolling Stones sortent Beggars Banquet. 
Laisseriez vous votre fille sortir avec un Rolling Stones? 

Ou alors, avec Serge Gainsbourg, qui sort à la fin de l’année 69, année erotique? 

Mais 1968 sera aussi l’année de la comédie musicale Hair, on en reparlera sans doute, même si mes souvenirs collent plus au film sorti dans les années 70/80.. 

 Bref, une année fertile, qui nous donnera l’occasion de commentaires, souvenirs, même si 1968 est à tout point de vue une année dont j’ai assez peu de souvenirs…. Belle et bonne année 2018 à tous, merci de votre fidélité, passée et j’espère à venir. 

 Let’s rock’n roll…


samedi 30 décembre 2017

Credence Clearwater Revival



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On peut avoir du succès avec un nom imprononçable: CCR en est la preuve. Crendence Clearwater Revival, faut oser, non?


Un groupe de l’ouest américain, dont la profession de foi est de faire revivre le blues du sud est! Une gageure!

Une provocation? Non, car c’est bel et bien fait, messieurs dames. S’en suivent des titres inoubliables, comme Proud Mary ou Have you ever seen the rain, fortunate song ,popularisé par quelques apparitions dans des films à succès.
Hélàs, c’est difficile pou un groupe (US de surcroit), de se maintenir lorsque la mode est aux groupes des vilains anglais, qui font rien qu’à inonder.. Les ondes et à truster les premières places des hits parade. (parlez-en aux Beach Boys….).

Les frères Forgety (un homonyme…) se démènent! Bientôt, leur son est tellement authentique que leurs titres passeraient presque pour des reprises de blues du Bayou. Encore plus fort:

Tina Turner reprend Proud Mary. La dame est encore, toujours ou déjà, une icône, sa reprise est à elle seule un label, une consécration. Mais que dire, lorsque tout un chacun pensera que c’est elle qui a créé le titre, tellement elle l’incarne, et que CCR “n’a fait que” l’adapter, le reprendre! Fatalitas, une fois encore!
Malins, ils s’en diront flattés. Et peuvent l’être. Les débuts du groupe, renaissance après plusieurs années de galère, sont ostensiblement marqués par le Blues, avec de belles reprises de standards du genre sur le premier album, éponyme (I put a spell on you, et une interprétation fantastique de Suzie Q!!!).

Mais il faut reconnaître qu’à part pour une poignée d’initiés, les titres phares de CCR sont souvent connus à travers les reprises qui en ont été faites, et qu’aujourd’hui le groupe est un peu éloigné de la notoriété qu’il mériterait d’avoir…

Le ton est donné, dans un blues du sud revisité par une rythmique country, comme un rappel aux sources en pleine vague psychédélique. Woodstock en sera le témoin…. Invisible pour nous autres, puisque le groupe refusera que la prestation filmée apparaisse dans le film. Ce n’est donc pas là que Mon Histoire du Rock a découvert CCR!

Non, il faudra, étrangement, attendre les années… 80 ; 1983 précisément et les trajets Norwich /Londres, les weekends de cet été là, en autocar, casque vissé sur les oreilles, soundsystem dans le sac à dos… On en a déjà parlé. CCR rêvait du sud et du Mississipi, Je descendais vers la Tamise… raccord, non?

En 1969, alors que Beach Boys, Beatles, Kinks, Stones et autres s’engouffre dans le psychdélisme, le studio, les albums (sur) produits et la débauche d’effets et d’instruments (Wall of Sound, Dulcimer, Melotron, Sitar….), CCR reste fidèle à un rock authentique et sans artifice. L’album Willy and the Poor boys en est le témoin (Enorme Side o’the road, entre autres!!) . Je crois qu’on peut saluer cette fidélité au “son d’origine”, cette volonté de ne pas “suivre”, de ne pas prendre le risque de se perdre en n’étant qu’un pâle suiveur d’une mode, pour le seul but d’ “en être”.

Ce n’est pas pour avoir refusé le virage du rock progressif, mais plutôt du fait d’un progressif éloignement de feeling entre les membre du groupe (et particulièrement les frères Forgety), que le groupe périclitera au tout début des années 70.

Sans doute une raison pour laquelle Mon Histoire du Rock ne l’a découvert que tardivement, une dizaine d’année plus tard, et de façon très partielle, au détour de deux ou trois de ses grands succès, probablement après avoir vu les rediffusions britaniques de “the twilight Zone”, et la bande son (Midnight Special..), ce blues rock somme toute assez léger et contrastant avec le blues grave et lourd des Doors…. Toute la musique que j’aime, qu’il disait!




jeudi 14 décembre 2017

Tarzan's Nuts, Madness, album One Step Beyond, 1979



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Hey you seen Jane?
No man
Ok I’ll catch the train
A train you’ll wait a long time
No way I’ll catch a vine
What, that’s a route
No man it’s a fruit
Give me a bite
No I’ll save it for tonight




“Madame, on pourrait traduire des paroles de chansons anglaises”…. “Ah, oui, par exemple Simon & Garfunkel” …. “Euh, non,plutôt par exemple, Madness, il y a un titre, ça s’appelle TARZAN’S NUTS…” Et là, cette prof d’anglais! Je t’ai déjà parlé de cette Dame, à qui je dois mes années londoniennes et d’avoir retrouvé l’Ami Franck, au détours de notre “Politechnics” à Hendon, NW5! Look de bourgeoise Versaillaise, visage fermé, air strict mais…. Grande dose d’humour,as you will see. Mais pas seulement. Elle voudra “garder cette classe” deux ans, et dira parfois le regretter. Elle nous aura donné, si on ne l’avais pas déjà, le goût de cette culture et de cette langue: Nous serons plusieurs à filer vers Albion, ou le nouveau monde, sitôt le BAC en poche! Mais revenons à Madness, et à Tarzan’s Nuts que nous avions forcé cette Prof à traduire à haute voix en pleine classe, croyant la gêner…
“Eh bien, mais vous le savez, et si vous croyez m’embarrasser, vous vous trompez:
TARZAN’S NUTS ce sont les couilles de TARZAN. 

Prenez une copie.” Je suis pas sûr du “prenez une copie”. Je me souviens qu’à force de pitreries, nous avions fini par fatiguer ce prof, et que pour citer Brassens (dans un blog rock, tu reconnaîtras l’audace) on avait “le sentiment qu’on le regrette”.

J’ai pris ici l’engagement de chroniquer tous les titres de l’album ONE STEP BEYOND.

Après le titre éponyme, One Step Beyond, après bed and Breakfast man, après In the Middle of the night….

Tarzan’s nuts.

7 ème et dernier morceau de la face un du 33 tours. Second instrumental après One Step beyond. Mais là, c’est étonant, on n’a pas l’impression d’un instrumental, va savoir pourquoi? Le titre inaugure ce qui fera une marque de fabrique, un élément distinctif de Madness, qui saura le réutiliser. Un artifice, un peu comme si on voulait prolonger un truc un peu court, diront les vilains, mais c’est ce qui donne au morceau sa force, sa pêche. La face 1 se termine comme elle a commencé, avec un instrumental introduit par un couplet parlé. Madness prétend (Mike Barso, in “Madness, One Step Beyond 33 1/3” (terry Edwards) que Opium Eaters, sur Seven, est une “re-écriture de Tarzan’s Nuts. OK.

Tarzan’s Nuts résonnait dans le lycée, joué sur le vieux “piano” du club musique, que “pilotait” l’ami Eric, pour notre grand délire commun. Puis, on passait le disque, ce qui était plus efficace, non parce qu’Eric le “tenait” mal, mais à sa version manquait “Ain’t seen jane”, l’accent cockney et la ligne de toms… Puis il était temps de “retourner le disque”, pour un face B tout aussi explosive. Je l’ai déjà dit, et le redira, cet album de Madness est un nid de singles, un coffre à trésor de hits. Je ne vois pas un seul “second choix”. Pourtant, rare sont ceux qui aujourd’hui donnent à cet album sa place, à ce groupe son rang, à ce titre, sa position: c’est un hit!

Et, pourquoi ce titre, Madame ma prof d’anglais? C’est, bien sur, une Ska-isation du morceau de la bande originale de la série TARZAN dans les années 60, staring Ron Ely…. Dont l’air avait dû rester dans les têtes de Madness…



samedi 9 décembre 2017

Elle vient du Blues... Johnny Hallyday



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Je suis pas un fan du rock français, pas un fan de Johnny Hallyday. A dire vrai, je connais peu sa discographie, dès qu’on sort des titres que je cite, un peu plus bas.

Je me souviens dans les années 70, d’un copain qui était fan, et regardait un soir un show à la télévision, scotché devant l’écran. Je trouvais ça proprement ridicule et un peu ringard. Dans le même temps, un concert des Stones, des Who, Woodstock, me fascinaient. Snobisme?
May be.

Aujourd’hui le dédain, voire l’aigreur, de certains commentaires, et les mouvements de masse et de pleurs, me paraissent tout aussi ridicules. Les deux extrêmes, la fanatitude, à laquelle on peut reprocher l’excès de naïveté, et le dédain, les critiques acerbes et hautaines auxquelles on peut reprocher l’excès d’agressivité, me paraissent hors de proportion.

Il reste que c'était un immense artiste, de façon incontestable. Sans doute un grand bluesman.

The House of The Rising Sun est, pour Mon Histoire du Rock, une madeleine de Proust. Naturellement, ce lien entre Johnny Hallyday, et les Animals, est donc le titre que je choisis ici pour cet hommage: On le sait, Hallyday a fait découvrir Jimi Hendrix à la France. Jimi lui a été présenté par Chas Chandler, ex bassiste des Animals. Hendrix, Chas Chandler, House of the rising sun… la boucle est bouclée.

Comment ne pas respecter celui qui a porté le blues et le rock aux oreilles des français, pas très faites pour ça?

Au delà de toute polémique, raillerie, snobisme, au delà des excès du fanatisme, il faut effectivement reconnaître à Johnny Hallyday un vrai sens du blues, un tempérament rock, et plus encore, une soif de découvrir, de porter, les talents qu'il croisait, cherchait à croiser, et encourageait. Hendrix, évidemment, mais aussi tant d'autres. Il est celui qui, au tout début des années 60, à, mieux que les autres, a importé le blues, et le rock, chez nous. Alors, bien sûr, après, le syndrome variété propre à notre culture nationale a pris le dessus. Mes repères Hallydiens sont assez limités, à Toute la musique, Gabrielle, le Pénitencier, Noir c’est Noir, et peut être quelques autres. Mais retenons effectivement, non seulement le découvreur d'Hendrix: C’était aussi le type qui s'entourait de Norbert Krief, de Yodelice, M, Yarol Poupaud, Greg Ziap, etc, etc, etc... L'hommage que lui rendent les musiciens est, évidement, un peu show biz, mais aussi de toute évidence une véritable reconnaissance de cette facette de l’artiste et une marque de respect.

La cérémonie des obsèques de Johnny Hallyday, dans les rues de Paris, et dans l’église de la Madeleine ( à deux pas de l’Elysée, dans le quartier “établi” de la capitale), réconcilie les “élites” (politiques, médiatiques) (et même, même si on peut soupçonner l’envie d’une récup), le rock (et même, même si on peut soupçonner l’envie d’une récup) , le “peuple” des fans et amateurs et le tout, dans une église. Même si on peut soupçonner l’envie d’une récup, d’un “coup”.

Il reste un “moment”, où la musique semble vouloir rassembler, au delà des clivages, autour d’accords de blues. Gardons ça.

Philippe Manoeuvre commente et dit “on se croirait lors d’un office à la Nouvelle Orleans”. Oui, Philippe (je me permets cette familiarité, puisque tout le monde s’aime): elle vient de là, elle vient du blues. J’au passage salue ici la lecture du bouquin de Philippe Manoeuvre sur la tournée américaine de l’artiste, auquel je dois d’avoir découvert ce côté authentiquement blues de Hallyday. Je ne soupçonnais pas. J’ai découvert. Je n’étais pas Fan, ne le suis pas devenu. Mais j’écoute plus simplement ces quelques bon vieux morceaux, qui entrent peu à peu dans Mon Histoire du Rock.

Hier, MysteryVan a joué Gabrielle, et le dernier couplet de House of the rising sun, en français, façon Pénitencier.,



jeudi 30 novembre 2017

Bed And Breakfast Man, Madness Album One Step Beyond



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Bed And Breakfast Man




J’avais annoncé dans ces pages que je bouillais d’envie de chroniquer non pas un, non pas deux, mais TOUS les titres de cet album mythique qu’est One Step Beyond de Madness.

Mythique. Comme il y va… Chroniqueur du dimanche, blogueur à la petite semaine, je m’autorise des coups de pieds dans la hiérarchie sacrée des “meilleurs album de ceci”, “chef d’oeuvre de cela”…

Pas de haute prétention ici. Mythique, pour Mon Histoire du Rock. 

Nothing more, nothing less. Le monde du rock se divise, selon moi, en deux catégorie: Ce qui me plait, ce que je connais pas et ce que j’apprécie moins. 

Ça fait trois? Ah bon. Ce que j’aime, j’ai tendance à le mythifier un brin. Ce que j’apprécie moins, je ne le juge pas…. Puisque je ne me sens pas compétent pour. L’artiste (donc femme, homme, ou groupe des uns et des autres), a, sans doute avec talent, émotion, et labeur, composé, interprété, une oeuvre. Rien que ça, déjà, hein… Que certains, dont parfois je, n’aiment pas, ne retire rien à la valeur éventuelle voire probable de l’oeuvre. Ni au talent, ni au travail de l’artiste.

Je digresse?

Bed and Breakfast Man donc. Second titre de la face B de One Step Beyond. Juste après In the Middle of the Night, déjà chroniqué ici, et déjà fantastique ). Comme souvent, comme sur le titre précédent, Madness nous raconte une petite histoire rigolote, tourne en dérision un truc qui pourrait être banal si ce n’était pas raconté de cette façon là!

Un truc qui est marrant dans pas mal de titres de Madness, c’est cette façon de ne pas avoir de refrain, et en tout cas de ne dire le titre du morceau qu’à la fin de celui-ci. De ne pas dire ce titre dans le refrain repris entre les couplets, quand il y a un refrain. Là, il n’y en à pas, comme parfois chez Madness (souvent..) Donc on entend l’histoire, y a un riff qui appelle le refrain, mais “oh oh oh he was, he was a bed and breakfast man” ne vient qu’à la fin. Ça fait le truc, non? Tu attends le refrain, et à la place, on entend un break. Contrairement à l’habitude prise par Madness, il n’y a pas de montée de tonalité en cours de morceau (Swan Lake, Tarzan’s nuts….).

Bed and Breakfast man s’inspire d’une personne réelle, John Hasler, pote de Chris Foreman et de Barso, et a joué avec le groupe (batteur avant Dan Woodgate, supposé avoir un comportement de pique assiette chez ses potes. Mais il semble par ailleurs que le groupe lui doive pas mal dans sa réussite des débuts.

C’est l’un des titres majeurs de Madness, toujours joué en concerts de nos jours, et c’est un titre qu’il faut ré-écouter.