jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!



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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon Rock’n Roll est une Rickenbacker 330. L

La faute aux anglais. Once again.

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 

Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 

Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 

Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......

Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 

Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.

 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 

Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...

Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 
Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 
Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 

Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 

Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 

Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.

samedi 10 mars 2018

Hair, Avril 1968



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HAIR

On a dit qu'on ferait un "focus" sur ce qui est sorti dans les années en "8", manière d'anniversaire...

Hair donc.


Hair.

1968…



Bon, ce qui m’a fait connaitre Hair, c’est le film de Milos Forman sorti dans les années 80. Pas le show de l’époque, ni sa version française en 1969. Avec un des chanteurs, shocking ma petite dame, tout nu. 

Du moins telle est la légende, que ledit chanteur démentira, il dira ensuite qu’il n’était pas tout nu.
Tu te rends compte, c’était il y a juste 50 ans et on n’arrive pas à être formel… Vicissitudes de l’histoire! 

Ou bien c’est qu’on s’en fout, après tout? 

Quand il sera devenu grand, rangé, chanteur à maman. Julien Clerc, on a du mal, nous, à le considérer comme “in”, “dans le vent”, “hippy” et tout et tout. On va pas faire l’article là-dessus, d’autant que j’écris “on a du mal, nous, à le considérer comme “In” “… A vrai dire, ma génération a du mal. 

Les plus jeunes s’en foutent, ont du mal à le considérer, tout court.
Pourtant….

Pourtant, On a connu Renaud rebelle, très très, même, et on l’a vu ensuite bien rangé des haricots… 

Pourtant donc, Julien Clerc a été un jeune chanteur engagé. Le Forestier à la même époque parait plus extrême, plus engagé, plus “profond”, aussi. Et il revient de San Francisco, et apporte avec lui cette part de mythe sur la ville du summer of love!!! 

Ce Sex and drugs and Rock’n Roll, que décrit Hair, et que chantera Ian Dury - regrettant de n’avoir pas déposé ce slogan…-, lui, il l’a vécu, il “en était”… 

Son premier disque restera, pour si peu rock’n roll qu’il puisse être, myhtique et validé par Mon Histoire du Rock: J’en suis pas à une contradiction près, y a qu’à lire les 190 autres articles (à ce jour).

Hair donc, Musicalement? Euh… pas très très inoubliable, si? C’est je crois plus une affaire de climat, d’ambiance. Bref, pas de quoi faire oublier Woodstock. Dans la famille films musical, loin ,loin derrière The Blues Brothers, Tommy, Quadrophenia, et donc Woodstock the movie sur l’échelle du uhhhh ça me touche.

Rien d’impérissable, y compris dans la provocation à deux balles (le titre Sodomy, qui ne va pas au bout d’1 minute 30..)
Bien sûr il il y a “let the sun shine”. Une tentative d’hymne, de chant choral à la gloier du flower power.
Jefferson Airplane avait fait mieux, non? Melanie, aussi… (haha).

Bref, on rêve d’un film musical vraiment prenant sur la période, qui ne soit pas apocalypse now (qui justement n’est en rien un film musical.. Un film non musical peut donc être plus musical qu’un film musical.
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire à ce sujet. Merci Forest Gump.


samedi 27 janvier 2018

Penny Lane / Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967

Penny Lane, Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967 


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Etonnant 45 tours que celui-ci. Comme une médaille, une pièce de monnaie dont on se sert pour sceller le hasard d'une alternative, cette galette de vinyl porte sur chaque face un caractère opposé. 

A l'inverse du couple Jagger/Richards, qui signe d'un Glimmer Twins une fraternité apparente, le couple créatif Lennon et McCartney se sépare ici symboliquement, chacun exprimant à sa manière, et individuellement, la nostalgie de leur enfance. Cependant, les titres sont crédités Lennon/McCartney…. Flegme britannique? Ne rien laisser paraître.. Pas encore….

On est en 1967  et il semble que le poids des années vécues ensemble depuis dix ans pèse de plus en plus lourd. Pas de conflit ouvert, pas de grandes phrases balancée par voie de presse (suivez mon regard). Plus tard, ça viendra. Il est encore trop tôt. Mais le temps des compositions communes semble, lui, révolu. 

Face A, Penny Lane. 
Lennon soupçonnera plus tard McCartney d'avoir intrigué  pour que Strawberry Field soit en face B. Dans les années 70, ces deux-là, jadis si complémentaires et si fusionnels, ne s'aimaient plus beaucoup et le faisaient savoir. 
Peace and love, mais pas entre anciens potes, hein… 

Penny Lane est dans la veine de McCartney, de ce qu'il sait faire de mieux: une ballade plutôt guillerette,  qui n'arrive pas à sombrer dans la tristesse nostalgique, malgré la descente chromatique utilisée dans le couplet. Mccartney se souvient, mais n'exprime pas le regret du passé. Il ajoute un solo de trompette piccolo, instrument qu'il vient de découvrir dans un concert classique: On est les Beatles, on se doit d'ajouter une touche "expérimentale"! Ce solo lui-même, plutôt guilleret et enthousiaste. 
  
Pour Strawberry Fileds, Lennon est plus vaporeux, il ébauche le style qui sera plus tard le sien en solo: d'abord minimaliste, le morceau évolue au fil des sessions d'enregistrement. Tout semble plus nostalgique, le traitement des voix, probablement passées dans une cabine Leslie, l'intro au Melotron, la mélodie elle-même. 

Le morceau détient sa part sulfureuse, quand les adeptes de la théorie de la mort de McCartney entendent, 8 secondes avant la fin du morceau, dans l'espèce de reprise patchwork, Lennon dire "I Burried Paul". L'intéressé démentira plus tard avoir dit cela, mais plutôt "Cranberry Sauce"…. 

Qu'importe, la rumeur ne s'arrêtera pas… 

Lennon considérait parait-il Stawberry Fields comme sa composition la plus aboutie.

Et ces deux morceaux sont sublimes, même s'ils marquent les débuts d'une rupture pour les Beatles.

Ils devaient figurer sur Sgt.Pepper’shttps://monhistoiredurock.blogspot.fr/2017/05/sgt-pepper-lonely-hearts-club-band-1967.html, mais le marketing de Brian Epstein et les engagements vis à vis de la maison de disque en décideront autrement. Pour les Beatles, habitués à truster les premières places des ventes de disques, ce “double face A” ratera bizarrement la première place en Grande Bretagne… 

Un signe?

Depuis fin 66, les Beatles ne se produisent plus sur scène. Place à la vie de studio, au huis clos, loin de l’adrénaline du contact avec le public. C’est leur volonté. Mais eux qui n’ont vécu que pour ce public, et sur scène ensemble - presque H24 aux débuts - ah, oui, j’exagèe, mais Hambourg a été une expérience fondatrice d’osmose pour le LIVE… Et peut être que, sans le savoir, leur décision d’arrêter la scène a été le truc insidieux qui a rongé le ciment de leur cohésion?

Strawberry field est considéré par beaucoup comme THE chef d’oeuvre des Beatles. On dit qu’en l’entendant, Brian Wilson (Beach Boys) décida qu’il devait arrêter la creation de SMILE, que ce son était celui après lequel il ‘courrait’ depuis longtemps…

‘Technologiquement’, Strawberry est plus fouillé, plus produit, que Penny Lane. Lennon, aigri, dira plus tard que selon lui McCartney avait délibérément “baclé” la production du morceau, au profit de ses propres morceaux. C’était au temps de leur brouille, quand ils se balançaient à la figure  une rancoeur sortie d’on ne sait où.

Et on n’est pas là pour jouer les voyeurs, se perdre en antépénultièmes conjectures.

Si Strawberry est sans aucun doute plus intéressant au plan technique (Melotron, prouesses techniques….) , Penny Lane est plus guilleret et plus mélodieux. Pour tous les goûts.

Une légende dit qu’à la fin de Strawberry, John dit “I burried Paul”. C’est la thèse de ceux qui que croient serait Paul mort, en 1966. Lennon dira plus tard que c’est bullshit et qu’il dit “cranberry sauce”, ce qui a beaucoup plus de sens logique. Je ne listerai pas ici les “preuves” posées par les adeptes de cette théorie…. Et préfère remettre un petit coup de Strawberry Fields, pour toujours, en essayant, en vain de détecter la transition entre la prise 7 et la prise 24 à 60 secondes…..



samedi 13 janvier 2018

Madness, My Girl, album One Step Beyond, 1979



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My Girl, Madness, sur l'album One Step Beyond, 1979





My girl.
Demo version chantée par Mike Barson:
https://www.youtube.com/watch?v=dw7-nEDpmH4

On poursuit le challenge qui consiste à chroniquer chaque titre de One Step Beyond.
Modestement contribuer à faire (re)connaitre cet album comme une pièce maitresse, un jâlon, un must du rock’n roll des années 80.
Du rock tout court.
De Mon Histoire du Rock, de toute façon.
My Girl. Ironie du calendrier, ce titre, sorti sur One Step Beyond en 1979 est en fait publié la première fois en 1978!
Quarante ans déjà!!

Ecrite par Mike “Monsieur Barso” Barson, à l’époque où Madness s’appelle “The Invaders”, à Camden Town… C’est lui qui chante à l’époque ce titre qui a alors comme nom “New Song”…
Mais c’est Suggs qui la chantera sur l’album, et partout ailleurs.
Second titre de l’album, c’est aussi le titre qui positionne Madness en groupe capable de composer des mélodies Pop, s’éloignant (déjà) du strict théorème Ska. Mais aussi capable d’autre chose que de reprises, ska justement, à la sauce 80s.
Pour les spécialistes, et amateurs de ‘song facts’, la structure et le rythme de My Girl ont inspiré Bowie pour Ashes to Ashes. Mais on n’es là pour ça. Ni pour décortiquer, analyser la structure, 8 bars, ni la caractéristique absence de refrain, marque de fabrique du groupe…
Le morceau n’a pas pris un cheveu blanc, et même si de nos jours, Madness sur scene le démarre “en mode ballade”, ce qui renforce le côté Pop, et l’éloigne du Nutty sound, au moins au lancement, on ne peut pas oublier la version de 1979, clipée dans un pub de Camden Town, Monsieur Barso sur ce vieux piano baltringue qui fera date, le solo de piano mémorable, les ponctuations du saxo.
Sans oublier ce phrasé, et surtout cet accent des faubourgs de Londres, que je finirai par attraper, à force d’à force, au point d’en étonner plus d’un, en arrivant à Londres une paire d’années plus tard par ce cocktail franco/cockney improbable.
My Girl marque, une fois de plus, cet capacité (en dignes héritiers des Kinks, mais je l’ai déjà souligné) à composer, sur 2 à 3 minutes, une petite histoire qui parle à tout le monde.
Ma copine est en rage après moi, je voulais pas regarder le film ce soir.
D’une banalité, faire un tube!
Sur l’album, on sort à peine de la tornade One Step Beyond (certainement jugée usée par certains aujourd’hui, tant elle a masqué par trop de passages radio les qualités de compositeurs et d’interprètes de Madnes…). On prend aussitôt après, My Girl, faussement plus cool, faussement ballade, mais en réalité tout aussi syncopé et efficace.
La reprise qu’en fera Tracey Hullman, masculinisant le titre (My Guy), ne relèvera pas le gant.
La version des Pet shop boys est à oublier dare dare! Youtube me montre une version d’un groupe (NUMERO6), qui en dehors d’avoir comme fond visuel une photo d’une rangée de maisons de la banlieue de Londres qu’on croirait Boyne Avenue à Hendon, où j’ai vécu, mais on s’en fout un peu, non…

lundi 1 janvier 2018

2018 , meilleurs voeux à toutes et à tous. On évoquera forcément 1968....



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1968.



Il y a, donc, cinquante ans. 

Que nous réservent cette année les spécialistes en commémoration, en c’était mieux avant, en rho lala dis donc, en nostalgie commerciale, en marketing du passé? 
Dans lequel je m’engouffre, que je précède aujourd’hui, premier jour de l’année 2018. 

 2018 sera l’année du cinquantenaire de la formation de Led Zepelin… On va en entendre parler! Je n’étais pas, je suis pas, un fan de Led Zep. Mais j’aurai des choses à dire… dans un autre billet. 

C’est aussi, pêle mêle, l’année de sortie de l’album blanc des Beatles. 

Je me souviens confusément du succès à l’époque de Obladi…. Mais découvrirai évidement cet album bien plus tard. 
C’est l’année “Indoue” pour les Beatles (mais pas que), et leur “retraite auprès du Maharishi Mahesh Yogi… 

La même année les Rolling Stones sortent Beggars Banquet. 
Laisseriez vous votre fille sortir avec un Rolling Stones? 

Ou alors, avec Serge Gainsbourg, qui sort à la fin de l’année 69, année erotique? 

Mais 1968 sera aussi l’année de la comédie musicale Hair, on en reparlera sans doute, même si mes souvenirs collent plus au film sorti dans les années 70/80.. 

 Bref, une année fertile, qui nous donnera l’occasion de commentaires, souvenirs, même si 1968 est à tout point de vue une année dont j’ai assez peu de souvenirs…. Belle et bonne année 2018 à tous, merci de votre fidélité, passée et j’espère à venir. 

 Let’s rock’n roll…


samedi 30 décembre 2017

Credence Clearwater Revival



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On peut avoir du succès avec un nom imprononçable: CCR en est la preuve. Crendence Clearwater Revival, faut oser, non?


Un groupe de l’ouest américain, dont la profession de foi est de faire revivre le blues du sud est! Une gageure!

Une provocation? Non, car c’est bel et bien fait, messieurs dames. S’en suivent des titres inoubliables, comme Proud Mary ou Have you ever seen the rain, fortunate song ,popularisé par quelques apparitions dans des films à succès.
Hélàs, c’est difficile pou un groupe (US de surcroit), de se maintenir lorsque la mode est aux groupes des vilains anglais, qui font rien qu’à inonder.. Les ondes et à truster les premières places des hits parade. (parlez-en aux Beach Boys….).

Les frères Forgety (un homonyme…) se démènent! Bientôt, leur son est tellement authentique que leurs titres passeraient presque pour des reprises de blues du Bayou. Encore plus fort:

Tina Turner reprend Proud Mary. La dame est encore, toujours ou déjà, une icône, sa reprise est à elle seule un label, une consécration. Mais que dire, lorsque tout un chacun pensera que c’est elle qui a créé le titre, tellement elle l’incarne, et que CCR “n’a fait que” l’adapter, le reprendre! Fatalitas, une fois encore!
Malins, ils s’en diront flattés. Et peuvent l’être. Les débuts du groupe, renaissance après plusieurs années de galère, sont ostensiblement marqués par le Blues, avec de belles reprises de standards du genre sur le premier album, éponyme (I put a spell on you, et une interprétation fantastique de Suzie Q!!!).

Mais il faut reconnaître qu’à part pour une poignée d’initiés, les titres phares de CCR sont souvent connus à travers les reprises qui en ont été faites, et qu’aujourd’hui le groupe est un peu éloigné de la notoriété qu’il mériterait d’avoir…

Le ton est donné, dans un blues du sud revisité par une rythmique country, comme un rappel aux sources en pleine vague psychédélique. Woodstock en sera le témoin…. Invisible pour nous autres, puisque le groupe refusera que la prestation filmée apparaisse dans le film. Ce n’est donc pas là que Mon Histoire du Rock a découvert CCR!

Non, il faudra, étrangement, attendre les années… 80 ; 1983 précisément et les trajets Norwich /Londres, les weekends de cet été là, en autocar, casque vissé sur les oreilles, soundsystem dans le sac à dos… On en a déjà parlé. CCR rêvait du sud et du Mississipi, Je descendais vers la Tamise… raccord, non?

En 1969, alors que Beach Boys, Beatles, Kinks, Stones et autres s’engouffre dans le psychdélisme, le studio, les albums (sur) produits et la débauche d’effets et d’instruments (Wall of Sound, Dulcimer, Melotron, Sitar….), CCR reste fidèle à un rock authentique et sans artifice. L’album Willy and the Poor boys en est le témoin (Enorme Side o’the road, entre autres!!) . Je crois qu’on peut saluer cette fidélité au “son d’origine”, cette volonté de ne pas “suivre”, de ne pas prendre le risque de se perdre en n’étant qu’un pâle suiveur d’une mode, pour le seul but d’ “en être”.

Ce n’est pas pour avoir refusé le virage du rock progressif, mais plutôt du fait d’un progressif éloignement de feeling entre les membre du groupe (et particulièrement les frères Forgety), que le groupe périclitera au tout début des années 70.

Sans doute une raison pour laquelle Mon Histoire du Rock ne l’a découvert que tardivement, une dizaine d’année plus tard, et de façon très partielle, au détour de deux ou trois de ses grands succès, probablement après avoir vu les rediffusions britaniques de “the twilight Zone”, et la bande son (Midnight Special..), ce blues rock somme toute assez léger et contrastant avec le blues grave et lourd des Doors…. Toute la musique que j’aime, qu’il disait!




jeudi 14 décembre 2017

Tarzan's Nuts, Madness, album One Step Beyond, 1979



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Hey you seen Jane?
No man
Ok I’ll catch the train
A train you’ll wait a long time
No way I’ll catch a vine
What, that’s a route
No man it’s a fruit
Give me a bite
No I’ll save it for tonight




“Madame, on pourrait traduire des paroles de chansons anglaises”…. “Ah, oui, par exemple Simon & Garfunkel” …. “Euh, non,plutôt par exemple, Madness, il y a un titre, ça s’appelle TARZAN’S NUTS…” Et là, cette prof d’anglais! Je t’ai déjà parlé de cette Dame, à qui je dois mes années londoniennes et d’avoir retrouvé l’Ami Franck, au détours de notre “Politechnics” à Hendon, NW5! Look de bourgeoise Versaillaise, visage fermé, air strict mais…. Grande dose d’humour,as you will see. Mais pas seulement. Elle voudra “garder cette classe” deux ans, et dira parfois le regretter. Elle nous aura donné, si on ne l’avais pas déjà, le goût de cette culture et de cette langue: Nous serons plusieurs à filer vers Albion, ou le nouveau monde, sitôt le BAC en poche! Mais revenons à Madness, et à Tarzan’s Nuts que nous avions forcé cette Prof à traduire à haute voix en pleine classe, croyant la gêner…
“Eh bien, mais vous le savez, et si vous croyez m’embarrasser, vous vous trompez:
TARZAN’S NUTS ce sont les couilles de TARZAN. 

Prenez une copie.” Je suis pas sûr du “prenez une copie”. Je me souviens qu’à force de pitreries, nous avions fini par fatiguer ce prof, et que pour citer Brassens (dans un blog rock, tu reconnaîtras l’audace) on avait “le sentiment qu’on le regrette”.

J’ai pris ici l’engagement de chroniquer tous les titres de l’album ONE STEP BEYOND.

Après le titre éponyme, One Step Beyond, après bed and Breakfast man, après In the Middle of the night….

Tarzan’s nuts.

7 ème et dernier morceau de la face un du 33 tours. Second instrumental après One Step beyond. Mais là, c’est étonant, on n’a pas l’impression d’un instrumental, va savoir pourquoi? Le titre inaugure ce qui fera une marque de fabrique, un élément distinctif de Madness, qui saura le réutiliser. Un artifice, un peu comme si on voulait prolonger un truc un peu court, diront les vilains, mais c’est ce qui donne au morceau sa force, sa pêche. La face 1 se termine comme elle a commencé, avec un instrumental introduit par un couplet parlé. Madness prétend (Mike Barso, in “Madness, One Step Beyond 33 1/3” (terry Edwards) que Opium Eaters, sur Seven, est une “re-écriture de Tarzan’s Nuts. OK.

Tarzan’s Nuts résonnait dans le lycée, joué sur le vieux “piano” du club musique, que “pilotait” l’ami Eric, pour notre grand délire commun. Puis, on passait le disque, ce qui était plus efficace, non parce qu’Eric le “tenait” mal, mais à sa version manquait “Ain’t seen jane”, l’accent cockney et la ligne de toms… Puis il était temps de “retourner le disque”, pour un face B tout aussi explosive. Je l’ai déjà dit, et le redira, cet album de Madness est un nid de singles, un coffre à trésor de hits. Je ne vois pas un seul “second choix”. Pourtant, rare sont ceux qui aujourd’hui donnent à cet album sa place, à ce groupe son rang, à ce titre, sa position: c’est un hit!

Et, pourquoi ce titre, Madame ma prof d’anglais? C’est, bien sur, une Ska-isation du morceau de la bande originale de la série TARZAN dans les années 60, staring Ron Ely…. Dont l’air avait dû rester dans les têtes de Madness…



samedi 9 décembre 2017

Elle vient du Blues... Johnny Hallyday



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Je suis pas un fan du rock français, pas un fan de Johnny Hallyday. A dire vrai, je connais peu sa discographie, dès qu’on sort des titres que je cite, un peu plus bas.

Je me souviens dans les années 70, d’un copain qui était fan, et regardait un soir un show à la télévision, scotché devant l’écran. Je trouvais ça proprement ridicule et un peu ringard. Dans le même temps, un concert des Stones, des Who, Woodstock, me fascinaient. Snobisme?
May be.

Aujourd’hui le dédain, voire l’aigreur, de certains commentaires, et les mouvements de masse et de pleurs, me paraissent tout aussi ridicules. Les deux extrêmes, la fanatitude, à laquelle on peut reprocher l’excès de naïveté, et le dédain, les critiques acerbes et hautaines auxquelles on peut reprocher l’excès d’agressivité, me paraissent hors de proportion.

Il reste que c'était un immense artiste, de façon incontestable. Sans doute un grand bluesman.

The House of The Rising Sun est, pour Mon Histoire du Rock, une madeleine de Proust. Naturellement, ce lien entre Johnny Hallyday, et les Animals, est donc le titre que je choisis ici pour cet hommage: On le sait, Hallyday a fait découvrir Jimi Hendrix à la France. Jimi lui a été présenté par Chas Chandler, ex bassiste des Animals. Hendrix, Chas Chandler, House of the rising sun… la boucle est bouclée.

Comment ne pas respecter celui qui a porté le blues et le rock aux oreilles des français, pas très faites pour ça?

Au delà de toute polémique, raillerie, snobisme, au delà des excès du fanatisme, il faut effectivement reconnaître à Johnny Hallyday un vrai sens du blues, un tempérament rock, et plus encore, une soif de découvrir, de porter, les talents qu'il croisait, cherchait à croiser, et encourageait. Hendrix, évidemment, mais aussi tant d'autres. Il est celui qui, au tout début des années 60, à, mieux que les autres, a importé le blues, et le rock, chez nous. Alors, bien sûr, après, le syndrome variété propre à notre culture nationale a pris le dessus. Mes repères Hallydiens sont assez limités, à Toute la musique, Gabrielle, le Pénitencier, Noir c’est Noir, et peut être quelques autres. Mais retenons effectivement, non seulement le découvreur d'Hendrix: C’était aussi le type qui s'entourait de Norbert Krief, de Yodelice, M, Yarol Poupaud, Greg Ziap, etc, etc, etc... L'hommage que lui rendent les musiciens est, évidement, un peu show biz, mais aussi de toute évidence une véritable reconnaissance de cette facette de l’artiste et une marque de respect.

La cérémonie des obsèques de Johnny Hallyday, dans les rues de Paris, et dans l’église de la Madeleine ( à deux pas de l’Elysée, dans le quartier “établi” de la capitale), réconcilie les “élites” (politiques, médiatiques) (et même, même si on peut soupçonner l’envie d’une récup), le rock (et même, même si on peut soupçonner l’envie d’une récup) , le “peuple” des fans et amateurs et le tout, dans une église. Même si on peut soupçonner l’envie d’une récup, d’un “coup”.

Il reste un “moment”, où la musique semble vouloir rassembler, au delà des clivages, autour d’accords de blues. Gardons ça.

Philippe Manoeuvre commente et dit “on se croirait lors d’un office à la Nouvelle Orleans”. Oui, Philippe (je me permets cette familiarité, puisque tout le monde s’aime): elle vient de là, elle vient du blues. J’au passage salue ici la lecture du bouquin de Philippe Manoeuvre sur la tournée américaine de l’artiste, auquel je dois d’avoir découvert ce côté authentiquement blues de Hallyday. Je ne soupçonnais pas. J’ai découvert. Je n’étais pas Fan, ne le suis pas devenu. Mais j’écoute plus simplement ces quelques bon vieux morceaux, qui entrent peu à peu dans Mon Histoire du Rock.

Hier, MysteryVan a joué Gabrielle, et le dernier couplet de House of the rising sun, en français, façon Pénitencier.,



jeudi 30 novembre 2017

Bed And Breakfast Man, Madness Album One Step Beyond



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Bed And Breakfast Man




J’avais annoncé dans ces pages que je bouillais d’envie de chroniquer non pas un, non pas deux, mais TOUS les titres de cet album mythique qu’est One Step Beyond de Madness.

Mythique. Comme il y va… Chroniqueur du dimanche, blogueur à la petite semaine, je m’autorise des coups de pieds dans la hiérarchie sacrée des “meilleurs album de ceci”, “chef d’oeuvre de cela”…

Pas de haute prétention ici. Mythique, pour Mon Histoire du Rock. 

Nothing more, nothing less. Le monde du rock se divise, selon moi, en deux catégorie: Ce qui me plait, ce que je connais pas et ce que j’apprécie moins. 

Ça fait trois? Ah bon. Ce que j’aime, j’ai tendance à le mythifier un brin. Ce que j’apprécie moins, je ne le juge pas…. Puisque je ne me sens pas compétent pour. L’artiste (donc femme, homme, ou groupe des uns et des autres), a, sans doute avec talent, émotion, et labeur, composé, interprété, une oeuvre. Rien que ça, déjà, hein… Que certains, dont parfois je, n’aiment pas, ne retire rien à la valeur éventuelle voire probable de l’oeuvre. Ni au talent, ni au travail de l’artiste.

Je digresse?

Bed and Breakfast Man donc. Second titre de la face B de One Step Beyond. Juste après In the Middle of the Night, déjà chroniqué ici, et déjà fantastique ). Comme souvent, comme sur le titre précédent, Madness nous raconte une petite histoire rigolote, tourne en dérision un truc qui pourrait être banal si ce n’était pas raconté de cette façon là!

Un truc qui est marrant dans pas mal de titres de Madness, c’est cette façon de ne pas avoir de refrain, et en tout cas de ne dire le titre du morceau qu’à la fin de celui-ci. De ne pas dire ce titre dans le refrain repris entre les couplets, quand il y a un refrain. Là, il n’y en à pas, comme parfois chez Madness (souvent..) Donc on entend l’histoire, y a un riff qui appelle le refrain, mais “oh oh oh he was, he was a bed and breakfast man” ne vient qu’à la fin. Ça fait le truc, non? Tu attends le refrain, et à la place, on entend un break. Contrairement à l’habitude prise par Madness, il n’y a pas de montée de tonalité en cours de morceau (Swan Lake, Tarzan’s nuts….).

Bed and Breakfast man s’inspire d’une personne réelle, John Hasler, pote de Chris Foreman et de Barso, et a joué avec le groupe (batteur avant Dan Woodgate, supposé avoir un comportement de pique assiette chez ses potes. Mais il semble par ailleurs que le groupe lui doive pas mal dans sa réussite des débuts.

C’est l’un des titres majeurs de Madness, toujours joué en concerts de nos jours, et c’est un titre qu’il faut ré-écouter.




samedi 18 novembre 2017

Shakin' Street, Solid as a Rock !



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Shakin' Street...






Ce groupe résonne, particulièrement, comme un brusque rappel à l’adolescence.
Comme tant d’autres, dirons les grognons, tant ce blog est un inventaire à la Prévert de tous ces souvenirs auditifs, ces pépites éparpillées dans la mémoire vive de mes oreilles.
Dans ces années 80, à leur tout début, à peine remis des brusqueries punk et pas encore inondés des sucreries New Waves, on reste dans l’espoir du rock français, tout en continuant à glaner du côté de la perfide Albion….

D’où allait surgir le rock french wave? Allait-il surgir? Retomberait il en variété comme l’avait fait le rock’n roll de nos ainés, de rock en twist et de twist en chanson?… Téléphonez-leur, ils vous diront.

Bref, Shakin' Street, avant de traverser l’atlantique pour d’autres aventures, nous gratifiera d’un 33 tours (appellation de l’époque pour ce qui deviendra par la grâce du marketing, le dieu vinyl…) à la pochette suggestive et au superbe “Solid as a Rock”.

Les spécialistes noteront que le groupe a compté dans ses membres plusieurs futurs sommités du rock français, qui rejoindront ensuite des groupes objectivement plus connus, de Norbert Krief (futur Trust), Bertignac et Corine Marienneau (Telephone), mais aussi Patrice Llaberia qui participera à une reformation de Bijou, ah, Bijou…. Mais c’est une autre histoire, fin de la parenthèse “Point de vue image du monde”.


Bref, Solid as a rock fera le bonheur de nos platines, mais hélàs, la reformation tardive dans les années 2000 de ce groupe pourtant prometteur ne permettra pas de relever le défi d’un rock bien de chez nous….

jeudi 5 octobre 2017

Dr.Feelgood , Lee Brillaux, Wilko Johnson



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Dr Feelgood, Garage Blues

Joël, bassiste émérite du magnifique sextet MysterYvan, m’a remis dans les oreilles un groupe que les années 80 m'avaient fait perdre.

Merci Joël.

Ce groupe avait, avec quelques difficultés au début, pris dans ma K7tothèque la place de The Motors. The Motors, (qu’on connaît en France surtout pour “Airport”, et peu pour d’autres titres un peu plus “épais”, et une Rickenbacker incroyable). 

Juste après, et dans les bacs du disquaire du coin (était-ce Dany Music avenue de Saint Cloud? Au drugstore de Parly 2?? Ce n’était déjà plus à Maurepas, c’était après 1977…). 

Dans ces bacs donc, je cherche un Rolling Stones à me mettre sur la platine, un import de Chuck Berry. Le gars du magasin (c’est donc aps à Parly 2) passe un truc fabuleux. 

DR. FEELGOOD.

Ecoute, Blaise, écoute mon gars. Ecoute ce disque 33 tours qui passe dans la boutique… 
N’oublie pas. 
Dans 30 ans, un été, à Cabourg, des mecs dans le restau sur la digue joueront She does it right et ça te fera d’autant plus quelque chose que quelques semaines plus tard, Joël te parlera de DR.Feelgood et de son envie de jouer un de leur morceau “pour muscler notre répertoire”.
 Oui. 
Oui. 
Re OUI! Je veux jouer ça, je veux jouer comme Wilko Johnson!!!

 Non, je ne me souviens pas du titre entendu ce jour là chez ce disquaire. Même pour la beauté du concept (le mec écrit sur son blog qu’il se souvient d’un morceau entendu il y a 30 ans 5 minutes dans une boutique, ça fait Literrature de gare, non?). Roxette? She does it right? Down by the Jetty? Anyway…

Dr.Feelgood, c’était un truc énorme, du blues, bien sûr. 

Quoi d’autre que du Blues sur Mon Histoire du Rock??

Tu vois ce que c’est le garage rock? Un rock gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant.

Eh bien, je décrète ici le Garage Blues, et intronise Dr.Feelgood maitres du genre. Un blues gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant. 

Et authentique.

Un truc véritablement immense, une alchimie entre la voix de lee Brillaux (et son jeu d’harmonica), et la virtuosité détendue de Wilko Johnson…

Non mais, écoutons un peu le jeu de guitare de Wilko Johnson…. 

La langue française est étrange. On parle de travailler un morceau, travailler l’instrument, mais de jouer de la musique. 

Alors, jeu, ou travail?  Choisis ton camp, camarade! Wilko Johnson JOUE du blues. Ecoutez-le expliquer ses "techniques" de JEU. Qui parle de travail? Mais quelle maitrise, quel talent, quelle générosité!
Revenons à Dr.Feelgood, et à un aveu que je vois dois faire: Londres et ses années 80 m’ont fait oublier ce choc reçu chez ce disquaire around 1979. 
Expliquer comment? Expliquer pourquoi? Vaines explications, prétextes fades, et, surtout, sans intérêt. 
On va dier que j’étais jeune, épris de sons “nouveaux” et synthétiques, en rejet des instruments traditionnels, même electrifiés, à cordes… du TRAVAIL de l'instrument... Je n'avais pas Internet et n'ai jamais vu JOUER Wilko Johnson en vrai...

Bref, Dr.Feelgood est resté rangé, enfoui... dans ma mémoire, au fond de mes oreilles, réveillé cette année grâce à Joël. 

Merci my Friend.


Laissons la conclusion à Wilko Johnson…






mardi 29 août 2017

Baby come back, The Equals 1968



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Baby Come Back, The Equals, 1965



Ceci étant dit,



Encore un titre sorti de la mémoire enbrumée de mon Histoire du Rock. Encore une fois Mon Histoire du Rock relate le souvenir d’un One Hit Wonder. Ce n’est pas en réalité un souvenir qui date pour moi de 1965, tu parles.

Baby come back résonne comme un truc entraînant, sorti de nulle part, un peu à la manière de Louie Louie. Ça semble facile, pas rès recherché… mais on l’a dans la tête.
La fin, surtout, semble vachement recherchée. Un peu comme Ain't no sunshine au milieu.

Remplisage, remplissage chéri.

Gérard DARMOND raconte cette vanne, qui me vient en tête quand j’écoute The Equals: Jean-Sebastien Bach entre dans un bar, le abrman lui demande “qu’est-ce qu’il prend”. Bach regarde sa montre, dit “il est déjà 5h, je vais prendre pff, je sais pas, moi, allez, un baby (dose courte de whisky pour les non initiés)”. Entre Mozart, le barman l’interroge. Il regarde autour de lui, regarde sa montre, voit le verre de Bach et dit: “je vais prendre un baby, come Bach”.


Et ça me fait rire. Et comme elle me fait marrer, je vous offre la video du gars en train de la raconter, avec une autre vanne en prime. Merci M Ardisson

Ce qui n’empêche pas de constater que les Equals ont pour chanteur Eddy Grant. Les fans des 80’s connaissent ce nom, puisqu’Eddy Grant, après avoir (assez vite) quitté le groupe, puis fera un “come back” hahaha dans les années 80 donc, avec de nouveaux succès d’audience que vous avez sans doute en tête (Give me hope Johanna”, qui pour tout dire est un peu une ressucée de Baby come Back, non?), mais aussi "Electric Avenue" et "I don’t wanna dance".

mais si, tu te souviens.

Pour être complet, même si je laisse habituellement ce genre de travail encyclopédique à d’autres, The Equals auront la fierté d’être repris par les Clash, pour un titre qui ne me fait pas relever la nuit, “Police on my back”.

Que dire d’autre? Je reconnais ne pas souhaiter m’étendre sur le sujet, prétexte sans doute à rappeler ce one hit wonder et à m’amuser à nouveau de cette blague un peu idiote mais ça me fait rire, sans doute aussi par la verve de celui qui la raconte.

Malheureusement pour la version anglaise du blog, ce sujet va passer beaucoup moins bien, rapport à la blague ci-dessus!




jeudi 3 août 2017

Eddie Cochran



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Eddie Cochran





 (admirez la mise en scène!!!)


 Il y a dans le rock’n roll quelques gloires oubliées,

Eddie Cochran est de celles-là.

Je me souviens d’avoir cherché, qui était ce Cochran qui avait écrit ce Summertime Blues que les Who sublimaient « At Leeds »… et à Woodstock. C'était il y a bien longtemps, ce type de recherche tenait du parcours du combattant, tu penses bien qu'il n'y avait pas internet, et que c'est pas dans les bibliothèque qu'on trouvait à lire sur les géants du Rock!
Un copain m'avait prêté un 33 tour, RFM (c'était à l'époque une radio 'Oldies but Goldies' du meilleur crû) avait fait le reste.
On parle là tout de même d’un des pionniers du rock’n roll, contemporain d’Elvis Presley, de Gene Vincent, Buddy Holly, Carl Perkins, johnny Cash, Roy Orbison..... Little Richard, Chuck Berry sont eux, un rien plus âgés..

Et je crains que beaucoup l’aient oublié : Mon Histoire du Rock va donc évoquer Eddie Cochran.

Car, vous l’avez oublié, comme vous avez oublié Buddy Holly, Gene Vincent, Carl Perkins et quelques autres. Mon Histoire du Rock est là, aussi pour rappeler ces gloires passées, sans lesquelles le rock’n roll….

Au regard des “sophistications” du rock actuel, de la surproduction qui entoure chaque nouveau groupe, chaque nouvel album, le dépouillement des titres d’Eddie Cochran doit probablement vous paraitre, au mieux étonnant, rafraichissant et bienvenu, au pire, simpliste et chiant. Ce, si vous avez pris la peine d’accompagner cette lecture de l’écoute d’une playlist, ou d’un album.

Mon Histoire du Rock a déjà salué Gene Vincent, bad boy qui inspira à la fois les Beatles mais aussi nos rockeurs nationaux. Nous allons donc évoquer aujourd’hui Eddie Cochran, peut être moins “bad boy” dans l’attitude, mais probablement beaucoup plus porteur de la “rage de vivre vite” dans ces morceaux.

Destin tragique, de ceux qui jalonne l’histoire du rock. Eddie Cochran trouvera la mort près de Bath, en Grande Bretagne, dans un accident de voiture qui épargnera Gene Vincent. Il avait 21 ans. “Je suis jeune il est vrai, mais aux ames bien nées…”.. Eddie Cochran laisse une discographie certes limitée en nombre, mais marquante à plus d’un titre, de Summertime Blues à C’mon Everybody en passant évidemment par twenty Flight Rock, mais aussi Jeannie Jeannie Jeannie et un nombre important de reprises, adaptations (son Blue Suede Shoes vaut le détour).
On sait moins que, bien avant les jeunes Anglais passés maitre dans cet art, Eddie Cochran expérimente très tot l’overdubbing, enregistrant d’ailleurs également les différents instruments dont il joue lui-même (Guitare of course (Martin, puis Gretch) mais aussi basse, piano, batterie… Tout ça n’était pas très courant à l’époque!

Oulà… je suis en train de tomber dans le décortigage technique, c’est pas le genre de la maison! Non, restons nous même, et pour les détails je vous recommande par exemple http://www.eddiecochran.info/ .
Mais une fois encore, le mieux est encore de se replonger à toutes oreilles à l’écoute de ce grand Homme, à la recherche du temps perdu et des émotions qu’on a eu à la première écoute, en… pff, il y a longtemps… Alors, Summertime Blues? C’mon Everybody? Oubliez les reprises (en particulier du premier, même celle des Who, à Leeds ou à Woodstock), même celle de Joan Jett… revenez à l’essentiel, revenez à la source du Rock, revenez à Eddie Cochran.

mais pour ceux qui ont aussi oublié que les Who en avaient un peu là ou il faut...





vendredi 9 juin 2017

The Specials, 2 Tones , Ska, Jerry Dammers and Terry Hall



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The Specials. 




 Depuis longtemps ici je clame mon affection pour Madness, acteur phare du Ska revival des années 80. 
C’est en effet Madness qui m’a fait découvrir ce son, si caractéristique, ensoleillé mais moins nonchalant que le reggae. 
 En termes de SKA, et de fidélité au style pourtant, Madness n’est pas exempt de “reproches”. Assez rapidement, le groupe s’est orienté vers une brit’pop moins orthodoxe, s’est éloigné du dogme, pour n’y revenir que l’espace d’un instant créant pour l’occasion, à l’instar des Beatles inventant le Sgt. Pepper (…) Band, ‘The Dangermen”. 

Les Specials, issus du même courant revival, et d’ailleurs du même label, resteront eux, fidèle au Ska.. Avant de tenter des expériences diverses, et diversement appréciées du public. Ils pratiqueront d’ailleurs, dès le départ, un ska plus rugueux, plus “root”, moins “produit”, que celui de Madness.

Et fort désirable, donnant un aspect “vintage” à leur son. Notons au passage que le label 2 Tones est fondé par Jerry Dammers, par ailleurs clavier et fondateur des Specials. 

Le label est LE “repaire” de groupes Ska, 2 Tones étant plus largement que Ska l’appellation que prend ce “courrant” du rock anglais d’alors. 2 Tones évoquant le damier qui orne les chapeaux “pork pie”, mais aussi la rythmique Ska “temps/contretemps”, et aussi surtout la fraternité black men /white men prônée et appliquée par les “rude boys”, ces Skinheads pacifistes, un brin anarchistes et amateurs de reggae et de Ska. 

Oui, ça parait étrange aux frenchies qui assimilent les skinheads aux fachos: La sociologie des mouvements skinheads est plus complexe, comme me l’expliquera l’un de nos profs à Londres, qui en avait fait un sujet d’étude! 

Bon on revient aux Specials ou on digresse encore? The Specials, groupe de Coventry, fondé donc par Jerry Dammers. Le groupe est adoubé par Elvis Costello mais aussi par le Clash Joe Strummer, qui les fait jouer en 1ère partie, et leur assure notoriété! Mais une fois encore, le sacro saint John Peel assure le succès du groupe en diffusant Gangsters sur BBC1 en 1979… John Peel fera tant pour le succès des groupes Anglais!!!! Je parle ici de groupe, il faut sans doute plutôt considérer The Specials comme un “collectif”, avec 8 membres attitrés, mais pas mal de gens autour qui viennent, au gré le gré, contribuer: Chrissie Hynde, des enregistrements ou concerts communs avec d’autres groupes (Madness), ou des participations de plusieurs membres à d’autres groupes (Fun boy Three)...

 On est donc dans un concept un peu flou, à géométrie variable sur fond de générosité et de plaisir de jouer ensemble. Ce qu’on ressent particulièrement à l’écoute des Specials: pas de prise de tête, un esprit collectif (et beaucoup de monde sur scène!!!), des titres dont les textes sont souvent plus profonds que la musique semble l’indiquer (Too Much Too Young choque alors l’Angleterre puritaine.

Je dois, après avoir mentionné Jerry Dammers, citer également Terry Hall, voix si caractéristique et habile parolier du groupe, capable en bon british de dépeindre avec flegme et second degré, des situations plutôt glauques.. Le principe de base, bien sûr, est clairement revendiqué dans “Enjoy Yourself”. Gangsters, Message to you (Rudy) Rude Boys outta jail, Rat race…. 

J’avais le premier LP “Specials”, qui, c’était gentil, était vendu avec le 45 tour…. 

Stereotype était un titre dont je me souviens également (je viens de l’écouter, ça faisait longtemps et c’est toujours aussi bon!!! 

 Allez, un conseil, ré-écoutez ce super groupe, à l’efficacité redoutable pour vous mettre de bonne humeur.