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mercredi 28 août 2019

Country Joe and the Fish à Woodstock.. Gimme an F..

Country Joe and the Fish




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Vous connaissez tous… 
“Gimme an F…” et le public de Woodstock scande “ … F…”…. 

C’est devenu mythique. 

Le groupe de Country Joe Mc Donald, moins, mais bon. 

C’était l’un des groupes phares de la scène ouest américaine, pourtant… Les lettres suivantes (allez, je sors “ma” science…)épellent, en théorie, les lettres de Fish. Fish est le nom de scène du guitariste du groupe, sur une référence Maoïste! 

Mais à Woodstock, Country Joe Mc Donald, dont on dirait aujourd’hui qu’il veut faire “le buz”, va oser un truc qui marquera les esprits… 

J’ai vu le film à sa sortie, aux environs de 1974. 
Cette projection est l’un des faits marquants qui ont contribué à construire Mon Histoire Du Rock… 

Tu parles, j’avais 10 ou 12 ans!! 

Mes parents, pourtant pas très portés sur le Rock’n Roll, avaient, c’est certain, saisi l’importance des mouvements de la “contre culture”, les prémices de l’écologie, le pacifisme… 

Bref. J’étais, donc, au collège à ce moment là, et une prof de français, elle aussi portée par ce vent de “libertisme” (je veux dire que ça ne ressemblait ni à un esprit “libertaire” au sens anarchiste, ni de liberté en soit, ni “liberal” quoique c’en étaient peut être les prémices…), voulait croire qu’elle enseignait autrement en n’enseignant pas… 

Je suis un peu cruel, mais elle avait préféré nous faire disserter sur “choisissez un morceau de musique, faites le écouter en classe et expliquez..”. Un brin démagogue, la démarche était en effet plus séduisante pour des préados que d’apprendre à aimer les classiques….. 

En tout cas, je n’ai pas totalement oublié… Quelques choix de quelques camarades, Lionel, comme moi de “culture” classique, avait choisi un prélude de Bach, Nathalie avait apporté Radioactivity de Kraftwerk (oh! Merci!!), Philippe avait partagé Marylène de Martin Circus.. 

Il était mon voisin, et grâce à la chaine hifi surpuissante qu’il avait la chance de posséder, il m’en avait déjà fait les honneurs par cloison interposée! 

J’étais venu avec un 33 tour de Country Joe Mc Donald, ou plus exactement une compil “folk song from America” dénichée chez le disquaire de la place des échopes (ça s’appelait comme ça dis donc!). 

J’avais cherché sans succès la BOF Woodstock… Il avait fallu expliquer pourquoi ce choix, et je ne sais plus ce que j’avais expliqué. 

Je sais que ce qui m’avait alors marqué était ce parti-pris pacifiste affiché, cette invective partagée avec le public. Je l’ai dit déjà, la performance des Who, ce qui en était présenté dans le film, m’avait, musicalement et scéniquement, ébloui plus encore, et je m’en souviendrai…. 


 A y repenser aujourd’hui c’est marrant d’avoir choisi ce titre…. On se l’écoute?
(lien, ci-dessous, vers le coffret magnifique Woodstock")



jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!



Rickenbacker, guitare de légende

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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon histoire du rock est une Rickenbacker 330. 


La faute aux anglais. Once again.



Clic sur l'image => lien vers la description de la "bête"

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 


Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 


Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 


Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......


Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 


Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.


 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 


Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...


Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 

Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 

Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 


Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 


Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 


Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.


jeudi 3 août 2017

Eddie Cochran

Eddie Cochran

Les racines du rock, de C'mon Everybody à Summertime blues..

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 Il y a dans le rock’n roll quelques gloires oubliées, Eddie Cochran est de celles-là. 

Je me souviens d’avoir cherché, qui était ce Cochran qui avait enregistré ce Summertime Blues que les Who sublimaient « At Leeds »… et à Woodstock. 

C'était il y a bien longtemps, ce type de recherche tenait du parcours du combattant, tu penses bien qu'il n'y avait pas internet, et que c'est pas dans les bibliothèque qu'on trouvait à lire sur les géants du Rock! 

Un copain m'avait prêté un 33 tour, RFM (c'était à l'époque une radio 'Oldies but Goldies' du meilleur crû) avait fait le reste. 
On parle là tout de même d’un des pionniers du rock’n roll, contemporain d’Elvis Presley, de Gene Vincent, Buddy Holly, Carl Perkins, johnny Cash, Roy Orbison..... 

Little Richard, Chuck Berry sont eux, un rien plus âgés.. Et je crains que beaucoup l’aient oublié : Mon Histoire du Rock va donc évoquer Eddie Cochran. Car, vous l’avez oublié, comme vous avez oublié Buddy Holly, Gene Vincent, Carl Perkins et quelques autres. Mon Histoire du Rock est là, aussi pour rappeler ces gloires passées, sans lesquelles le rock’n roll…. Au regard des “sophistications” du rock actuel, de la surproduction qui entoure chaque nouveau groupe, chaque nouvel album, le dépouillement des titres d’Eddie Cochran doit probablement vous paraître, au mieux étonnant, rafraîchissant et bienvenu, au pire, simpliste et chiant. Ce, si vous avez pris la peine d’accompagner cette lecture de l’écoute d’une playlist, ou d’un album. 

Mon Histoire du Rock a déjà salué Gene Vincent, bad boy qui inspira à la fois les Beatles mais aussi nos rockeurs nationaux. Nous allons donc évoquer aujourd’hui Eddie Cochran, peut être moins “bad boy” dans l’attitude, mais probablement beaucoup plus porteur de la “rage de vivre vite” dans ces morceaux. Destin tragique, de ceux qui jalonne l’histoire du rock. Eddie Cochran trouvera la mort près de Bath, en Grande Bretagne, dans un accident de voiture qui épargnera Gene Vincent. 

Il avait 21 ans. “Je suis jeune il est vrai, mais aux ames bien nées…”.. Eddie Cochran laisse une discographie certes limitée en nombre, mais marquante à plus d’un titre, de Summertime Blues à C’mon Everybody en passant évidemment par twenty Flight Rock, mais aussi Jeannie Jeannie Jeannie et un nombre important de reprises, adaptations (son Blue Suede Shoes vaut le détour). On sait moins que, bien avant les jeunes Anglais passés maitre dans cet art, Eddie Cochran expérimente très tot l’overdubbing, enregistrant d’ailleurs également les différents instruments dont il joue lui-même (Guitare of course (Martin, puis Gretch) mais aussi basse, piano, batterie… 


Tout ça n’était pas très courant à l’époque!




Oulà… je suis en train de tomber dans le décortigage technique, c’est pas le genre de la maison! Non, restons nous même, et pour les détails je vous recommande par exemple http://www.eddiecochran.info/ . Mais une fois encore, le mieux est encore de se replonger à toutes oreilles à l’écoute de ce grand Homme, à la recherche du temps perdu et des émotions qu’on a eu à la première écoute, en… pff, il y a longtemps… Alors, Summertime Blues? C’mon Everybody? Oubliez les reprises (en particulier du premier, même celle des Who, à Leeds ou à Woodstock), même celle de Joan Jett… revenez à l’essentiel, revenez à la source du Rock, revenez à Eddie Cochran.

   mais pour ceux qui ont aussi oublié que les Who en avaient un peu là ou il faut...  


samedi 27 août 2016

The Who, Substitute, 1966

The Who, la désunion fait la force



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Quelques mois plus tôt, dans "The Kids Are Alright", Roger Daltrey avait déjà modérément apprécié de devoir chanter "Don't mind other guys dancing with my girl" ("ça ne me dérange pas que d'autres types dansent avec ma copine") - tu parles, Daltrey est plutôt du genre à péter la gueule au premier type qui s'approcherait trop près de sa nana, ou d'ailleurs de quiconque se met sur son chemin. 

Ici, dans Substitute, le texte évoque un sentiment d'imposture et le mal-être qui en résulte. Des trucs de nana, quoi. Et dans "I'm a Boy", il est question d'un petit garçon que sa mère habille en fille... Daltrey est proche de l'implosion. Quant à "Pictures of Lilly…" Mais Daltrey chante, interprète, transcende ces titres avec talent (non sans avoir, de temps à autre, filé un bourre pif à son "frère" Townshend, celui qui lui propose ces textes, qui sont, pour ce dernier, un exutoire et une confession salvatrice… 

Ce groupe a un problème : à droite de la section rythmique il y a un guitariste, compositeur de génie en proie à des problèmes existentiels qu'il transpose dans ses textes, et à un mal de vivre qu'il expose bruyamment (j'ai failli écrire brillamment) dans des riffs de guitare rageurs.  Qui a dit précurseur du Punk? Les Punks eux-mêmes…
A gauche de la rythmique, ou plutôt face au public, un chanteur au gabarit de fort des halles et à la gueule d'ange, qui lui ne semble avoir d'autre problème que celui de tout casser, dans une société ou les gars comme lui sont souvent écrasés par des intellos de cette middle classe dont sort Townshend. 
  
Townshend, lui, éprouve donc ce besoin vital de composer et d'exulter. Mais aussi d'offrir son talent, à son public, bien sûr, mais aussi à ceux qu'il considère comme sa famille, les Who, un moyen d'exprimer leur talent, de le mettre en évidence. 
Pour Entwisle, le bassiste magique, auquel il procure le premier solo de basse de l'histoire du rock dès MY GENERATION, et des partitions mettant au premier plan cet instrument (The Real Me….). Peu de bassistes ont eu la chance d'avoir un compositeur aussi attentif, veillant à les faire  sortir de l'ombre et de la place discrète à laquelle ils se destinaient comme la plupart des bassistes du rock'n roll… Entwistle deviendra une star, et le devra bien sûr à son talent avant tout, et à sa dextérité incroyable. Mais Townshend lui aura écrit les pages de sa légende. 
  
Pour Roger Daltrey, hormis les textes cité ci-dessus, dans lequel le chanteur ne se reconnaît absolument pas, Townshed écrit les plus beaux textes et les pare des plus belles mélodies (Behind Blue Eyes, Love Regn O'er Me, Helpless Dancer, Who are You, etc etc etc). Et permet à Daltrey d'être bien plus que le chanteur Mods des … , de devenir un chanteur super star. 
  
La bonne question est comment et pourquoi ce groupe a fonctionné aussi bien? Même si aujourd'hui les Who ne représentent plus grand-chose, à force d'avoir sans doute trop voulu continuer , pour le concert de trop, le disque de trop… 
  
Justement, il est probable que l'un des ciments du groupe, et qui manquera d'ailleurs à partir de 1978, se trouve chez le batteur du groupe, le gigantesque Keith Moon, petit frère turbulent (le mot est décidément bien faible pour celui qu'on surnomme alors "Moon the Loon"), boute en train, monstre d'exubérance et fêtard démesuré. Cette démesure et son absence de toute notion de limite incite les autres membres du groupe à un instinct de protection, quand il le peuvent, et tisse entre les Who une toile étrange faite d'impossibilité de vivre ensemble autre chose qu'une relation de "travail". Keith  Moon apportait au groupe bien d'autres dimensions que celles d'un métronome (qu'il semblait d'ailleurs respecter de fort loin, alors que sa  maîtrise totale du rythme et de son instrument lui permettait d'agir en véritable soliste au sein des Who, abandonnant le rôle de simple "faiseur de rythme". (cherchez la video de Happy Jack (par exemple "beat club" au Marquee en 1967). On lui demandait un jour pourquoi il avait voulu apprendre la batterie: il a répondu qu’il ne voulait pas apprendre, qu’il voulait seulement en jouer. Voyez comment…
  
Il disait d'ailleurs "je suis n'aspire pas à être un grand batteur; tout ce qui m'attire est d'être le batteur des Who". 
  
Moon disparu, ce ciment n'a plus lieu d'être et les Who deviennent des besogneux du rock, "metro boulot dodo", et évidemment, ça se sent. La douce folie qui recouvrait chaque prestation du groupe, chaque album, a disparu. On ne peut pas s'empêcher de se dire qu'il aurait mieux valu qu'ils arrêtent. 
  
En fait, j'aurais dû faire cet article Keith Moon. On y reviendra donc….


vendredi 21 août 2015

Summertime Blues, Eddie Cochran, The Who...

Summertime Blues, Eddie Cochran, The Who...


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Qu'est-ce qui dans ma mémoire fait de ce titre un jalon de Mon Histoire du Rock? 


Oh, bien sûr, il y a la version presque pré-punk des Who, de Leeds à Woodstock.

Ah oui, Woodstock..... je vous laisse juge..


 
Énorme, non?

Je dis souvent qu'à la question "Beatles ou Stones" je répondais "Animals". Je crois qu'en ces années 1977/1978, les Who étaient la réponse que je faisais. Les Animals, tout comme les Kinks, étaient alors tombés dans l'oubli.

At Leeds, la vache! Ce son! Au casque, chez le disquaire de l'avenue de Saint Cloud, en contre bas, dans la contre allée! Bien que le groupe ait joué ce titre depuis ses début, sur scène, At Leeds en est le premier enregistrement. C'est un monument des live du groupe, de Monterey à Woodstock..

On racontera cet album mythique un jour.

Summertime blue, c'est la découverte d'une soirée anniversaire d'un copain qui me prêtera longtemps le LP, ainsi qu'un 33 tours d'Eugene (Vincent). Je crois d'ailleurs qu'il s'appelait Vincent aussi? Il me prêtera également un Status Quo (If You can't Stand the Heat).. et Babylon by bus de Marley. Eclectique?

Powerchords et palm mute, Pete Townshend "invente" une guitare gros son que grappilleront ensuite le hard et le punk.

Keith Moon, au destin bien triste, lui qui était si marrant, prête sa voix magnifiquement. Batteur divin, sa disparition en septembre 1978 précipitera les Who dans un chaos sans retour.

Summertime Blues quelle version préférer, donc?

Rock’ n Roll, façon Eddie Cochran, l’originale, la version des puristes ? Elle a ce parfum du rock issu de la country, plus polissé, il semble moins sortir des tripes que le rock issu du blues. A cette époque, la basse « guitare » n’a pas encore pris la place de la contrebasse.

Ou, à l’extrême, la version des Who ?

Sur scène.

Rien à voir.

Dès le premier riff, on est dans le sauvage.

La basse sauvage de John Entwistle (les Who ne joueront plus Summertime Blues après 2002, quand il ne sera plus là) écrase tout.

Avez-vous déjà écouté, vu un solo de basse de « The Ox » ? Vous devriez. Allez-y, vous n’en reviendrez pas.

Avec un bassiste pareil, un batteur comme Keith Moon, un guitarise comme Pete Townshend (qui sur ce morceau démontre sa maitrise des powerchords...) et un chanteur comme Daltrey (secondé ici par Keith Moon)…

Les Who combinent maitrise de leur instrument avec un talent scénique, une présence phénoménale!!

Ne manquait au Who qu’un manager… et un peu moins d’agressivité intestine!

Monterey, Woodstock, Wight, Leeds…. Quelle version est la plus folle ?

Car c’est évidement celle des Who qu’on préfère ici, à Mon Histoire du Rock !




samedi 11 juillet 2015

Mon Histoire du Rock explique ce que sont les Girls Groups


Girls Groups

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Alors que les années 90 ont été marquées par l'émergence d'insipides formations (Boys, et girls BANDS) à but lucratif autour de jeunes gens intitulés chanteurs, danseurs, ou musiciens, la tentation est grande du parallèle avec la mode qui a vu le jour aux USA dans les 60's, autour de "chorales de filles" au son sirupeux.

Ces groupes avaient des noms en -ettes:


The Supremes (ah oui tiens, c'est pas un nom en -ette). The Ronettes, The Silhouettes, The Jaynetts, The Velvelettes, mais aussi The Crystals, The Chiffons… la liste est longue, plus de 500 entre 1950 et 1970...

L'anglais, qui sait être une langue de nuances, fait la distinction entre les groupes de filles (girl groups) comme par exemple The Bangles, et les "girl bands": dans le premier cas, les membres sont instrumentistes, dans le second, c'est plutôt une mini chorale accompagnée d'un orchestre "anonyme", souvent celui du studio qui les produit;

Qui dans le cas des productions de Phil Spector, prendra une dimension exubérante, mais le bonhomme est à lui seul un autre sujet, que mon Histoire du Rock abordera sans doute un jour, tant son influence sur la production des années 60 est importante.

Ces dames s'affranchissaient, avec un talent certain, du rôle dans lequel les vilains producteurs macho (et les artistes, aussi) les cantonnaient: celui de faire valoir, de jolies pépées sur le côté, de choristes.

· Eh, c'est pas du Rock….

· Eh, t'as dit que c'était pas utile de chercher à tout prix à classifier, rock, pas rock…

Revenons à… notre propos.

Celles qui avaient longtemps joué les faire valoir de ces messieurs (les Raelettes de Mr Ray Charles, Tina Turner, la groupie du pianiste… mais je m'égare), bousculent le protocole et accaparent le devant de la scène. On assiste, entre la fin des années rock'n roll US et le début de la British Invasion, à une véritable explosion du genre, une avalanche de succès:

Be my babe (the Ronetttes),

Please Mr Postman (The Marvelles),

Stop! In the name of love (The Supremes)

Dadu Ron ron (The Crystals),

Walking in the Rain (The Ronettes),

Dancing in the Street (Martha and The Vandellas): Keith Richards dira qu'il craint d'avoir plagié inconsciemment ce titre pour le riff de Satisfaction…

Where did our Love go (The Supremes): Quiconque a eu 20 ans dans les années 80 se souvient de la reprise de Soft Cell en version longue de Tainted Love!

Then he kissed me (The Crystals)

You Keep me hanging on (magnifique reprise "Rocksteady" (le reggae qui bouge) par Madness"Dangermen"

On arrête là l'égrenage des titres marquants du genre? La plupart on fait l'objet de reprise par les plus grands, aux premiers rangs desquels les Beatles et les Rolling Stones, ce qui doit bien être une marque de reconnaissance. 


Je ne peux pas oublier les Who, qui trouveront, dans leur ode aux années 60, Quadrophenia (le film) le moyen d'insérer à la bande son quelques-unes de ces pépites.

L'évidence veut donc, au-delà de ces reprises, que ces Gilrs Groups ont eu une influence majeure sur le rock des années 60, au premier rang desquels les Beatles, bien sûr. 

il suffit pour s'en convaincre d'écouter les premiers titres des Beatles, qui jouent sur les harmonies vocales et les chorus (Lennon-Mccartney / Mccartney/Harisson…..), les Beach Boys, les Who que je viens de citer et, plus près de nous, (j'ai déjà mentionné Soft Cell, et l'influence sur la plupart des groupes des années 80 est évidente. Puis, les chanteuses Soul britanniques comme Dufy, et bien sûr Amy Winehouse.

On a sans doute à tort, "chez nous", considéré le genre avec un snobisme certain, le méprisant d'une étiquette "variété". Les anglo-saxons ont une frontière moins marquée entre la pop music et le rock. 


Les groupes de filles ont donc ici souvent été relégués au rang de musique d'ascenseur ou de supermarché, et ont rarement fait la une des chroniques et chroniqueurs estampillés rockeurs. J'ai parfois (trop souvent?) tendance à ranger les groupes dans des ptites cases, et fait une lègère fixation sur les 60's et les 80's.Je n'en trouve pas moins qu'il est dommage d'exclure ce genre. Il fait partie de Mon Histoire du Rock.

Le genre évoluera dans les années 90 vers le R&B, avec des groupes comme Destiny's Child (Beyoncé), beaucoup moins apprécié dans ces pages..



samedi 9 mai 2015

The Troggs , 1964, 1967

The Troggs, 



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Wild Things, 


Mais aussi With a girl like you, et Love is all around, dans un autre style!



Encore l'un de ces groupes de la British Invasion, British beat...

« Love is all Around », titre assez assez guimauve, qui illustre ce post n'est pas très représentatif de ce groupe..

Je l'ai choisi parce qu'il a été re popularisé presque 30 ans après sa sortie par le groupe à minettes Wet Wet Wet, puis dans le film Love Actually avec le britanique mais sexy quand même (I'm kidding) Hugh Grant.

R.E.M. fera une reprise acoustique sympa, mais toujours assez opposée au felling des Troggs :

Les Troggs, c’est plutôt bruit et fureur, cri primal genre Little Richards.

Les Troggs sont d’ailleurs alors tellement oubliés que la reprise du film passe pour un emprunt à Wet Wet Wet !!

Les Troggs, c'était plutôt un truc pas très raffiné, pas très élaboré, ce qu'on a appelé du rock garage, qui plaira tant au punk, à Iggy Pop, aux Ramones et sans doute aussi à Nirvana...

On n’est pas loin des Kinks, des Box Top, aussi, des Who des débuts.


Leur furie sensuelle relègue Elvis Presley (Auquel le chanteur pensera au moment de prendre un nom de scène) au rang d'enfant de coeur.


Il prétendra avoir "écrit" Wild Thing, l'un des ...2 ou 3 (seuls) succès du groupe, lors d'un concert, en regardant les minettes hystériques aux premiers rangs. Ne s'embarrassant pas de création pour la musique, il utilisa le "thème" de "Louie Louie "de Richard Berry (non, pas celui-là un autre): plus simple (simpliste) c'est dur, mais en même temps ça marche (c'est pas Polnareff qui dira "non").


On ne lui en veut pas, ce n’est pas le seul à le faire, et d’ailleurs, une reprise de Louie Louie figure sur leur premier disque. Histoire de bien définir le périmètre. Si vous le pouvez (merci M Youtube), écoutez-là, vous entendrez que le Punk n’est pas très loin, c’est puissant, lourd et teigneux : L’esprit Troggs !!


Le groupe ne connaitra le succès qu'une grosse année (66/68), puis retombera dans l'oubli, dont les punks le sortiront (un peu). Quelques reformations seront tentées, mais l’esprit n’est plus là.


Les Troggs, s’appuyant sur R.E.M., sortiront tout de même en 1992 (!!!!) un album assez péchu et assez bien vu, « Athens Andover », la production et l’aide de R.E.M. apporte un soutien non négligeable, et reste fidèle à l’esprit d’origine.




Le chanteur bestial, Reg Presley, qui s'appelait en fait Reginald (comme Sir Elton... ) Ball, deviendra acteur de téléfilms et chasseur d'OVNI, avant de disparaitre en février 2013, dans l’indifférence générale..



dimanche 15 mars 2015

The Kinks, Sunny Afternoon, 1966

The Kinks, 



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groupe phare oublié de la British Invasion?

A l’été 1982, j’avais été animateur de colonie de vacances. Je ne le savais pas encore, mais je partirai pour deux années à Londres à la rentrée suivante.


Si j’en parle, c’est parce que, chargé entre autre de l’animation musicale, des « jingles », soirées, etc., j’avais accès à l’accumulation que faisait cet organisme des 45 tours « de l’année » depuis des décennies…


J’avais donc exhumé deux ou trois pépites mémorables, parmi lesquelles un 45 tours des Kinks qui résonnaient comme un appel du large, à la veille du départ pour Londres tant espéré.


Pensez-donc : Sunny Afternoon sur un 45 tours d’époque !!!!…


Il était alors temps que je découvre ça : A l’époque, les Kinks étaient surtout pour moi « You Really Got Me » dont j’ai déjà parlé ici.


Car Sunny Afternoon est l’autre face des Kinks, diamétralement opposée à la face « dure » (« You really got me », « I’m not like everybody else ») : La face « littéraire », pourrait-on dire. Sans doute la face la plus intéressante, la plus personnelle, de toute façon la plus british. Mais pas la moins rebelle.


Les titres des Kinks sont, pour la plupart, de véritables peintures « instantanées » de l’Angleterre des 60’s. Une peinture parfois féroce, rarement tendre. Souvent extrêmement cynique.


Les Kinks, ce sont d’abord les deux frères Davis, qui se tapent souvent sur la figure, parfois même sur scène (Oasis saura leur rendre cet hommage).


The Kinks, comme une première provocation dans le nom même du groupe, pour choquer les adultes, comme l’ont fait les Who dans « My Generation »….


Kinks… avec un nom pareil, les Stones devenaient des enfants de cœur !!!


Ce groupe galèrera énormément, et sort, juste avant d’être virés par leur maison de disque, le salvateur « You Really… ». Cette maison de disque ne croira jamais assez en eux pour leur donner les moyens qu’ils méritent : Tous les groupes anglais de l’époque n’auront hélas pas la chance de tomber sur Brian Epstein, Georges Martin et Andrew Oldham..


Avec acharnement, parfois même avec hargne, les Kinks marqueront tout de même l’histoire du rock. La mienne, mais aussi celle de pas mal de groupes (au premier rang desquels les Jam, Oasis, Blur…). Mais ils paieront au prix fort leurs coups de gueule et leurs colères, perdant toute chance d’une carrière américaine dans une fronde contre un show télévisé US.


Ils portent une mise raffinée sur scène et leur musique, capable de puissance et de hargne, sait aussi aller chercher dans une certaine finesse, comme en témoigne ce Sunny Afternoon.


Avec les Kinks, ce ne sont pas les compositions les plus sauvages qui sont les plus dures…


Le propos est donc rude et la peinture acerbe, mais la mélodie est, comme les textes, ciselée et des plus recherchée : ces démons de frères Davis sont donc capable de raffinement ? Ils le montreront, tout au long de leur pourtant courte carrière (Death of a Clown, Apeman, Waterloo Sunset..) devenant probablement d’ailleurs le premier groupe à véhiculer un propos écolo.


Je me souviens avoir appris que j’étais sélectionné pour faire partie des heureux élus qui iraient étudier à Londres au retour de cette colo. Les Kinks m’avaient-ils porté bonheur ??


Je courrais dès l’arrivée chez Virgin à Oxford Street, acheter ‘the very best of The Kinks & Ray Davis »…



samedi 3 janvier 2015

Echo Beach Martha and The Muffins 1979

Echo Beach Martha and The Muffins 1979




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Sur mes K7, il y avait...


car après tout c'est ça, à l'origine, le principe de ce blog! 


retour au sources donc en ce début d'année!!


en 1979, 1980 peut-être... l'un des premiers tubes new wave dont je me souvienne. Encore un "One hit wonder", ce groupe ne "sortira" plus rien de"relevant", du moins rien qui ne sorte de son Canada natal.

Il me semble que c'est le premier morceau que j'ai écouté sur un walkman (c'était donc plutôt en 1980...), qui m'avait été prété par une copine pendant une heure de perm'.

Le son de ce truc! J'étais scié.. Cette remarque n'a plus beaucoup de résonance aujourd'hui, alors que le moindre »téléphone » regorge de morceaux « mp3 » et que la stéréo dans les écouteurs est une évidence pour chacun de nous…

Songez qu'à cette époque là (comme chantait Jean Yanne, type formidable quoiqu'anti rock'n roll), en fait d'écouteurs, nous chaussions nos oreiiles de petits « casques », dont les oreillettes étaient recouvertes de mousses colorées;

J'écris « nous chaussions », mais seuls quelques privilégiés, dont je n'étais pas, pouvaient alors s'offrir un Walkman, qui, comme tous les équipements « high tech », coûtait terriblement cher.

Les années 2000 secouront tout ça, le high tech deviendra abordable, et c'est le pain qui deviendra un luxe...

Sur cette k7 il y avait aussi Quadrophenia, des Who, mais c'est une autre histoire, déjà racontée ici…

Martha And The Muffins, qui avait pris un nom à résonance 60's, ne tombait pas pour autant dans le plagiat rétro. Le son, le rythme du morceau « phare » du groupe est très marqué new wave, et c'est pour ça qu'on l'aime, alternance des couplets « calmes » et refrain rapide, et des « fills » de batterie rageurs.

Tout ça se prêtait admirablement aux pogos dans la cours du lycée, après les cours, à 2 ou 3, chacun un walkman sur la tête.

Les Années 80 pouvaient commencer.

Ce morceau a été ressorti d'un injuste oubli dans une version pas désagréable, en 2008 (Gabriela Cilmi) mais peut-être trop peu inventive et trop fidèle à l'original (auquel il n'y à rien à changer...) : L'hommage aurait été encore plus fort avec une ré-interprétation, plutôt qu'une reprise « pure et simple » .

C'est gai, enlevé, ensoleillé… c'est bien pour un début janvier. Bonne année 2015 à tous.



dimanche 28 décembre 2014

You really got me quand les Kinks inventent le Hard Rock et quand Van Halen leur rend hommage



You really got me



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version Van Halen 


Van Halen, en 1977?

ou version Kinks ?



The Kinks, en 1964



ça parait moins hargneux, mais ça déclenchait l'hystérie croyez moi...

Du bruit, de la fureur... beaucoup de technique aussi. En fait, j'aime pas trop. Le morceau est une reprise d'un MONUMENT, (du groupe anglais The Kinks, l'un des marginaux du "British Invasion", doué d'un vraie sens de la poésie. Leurs textes.. (euh.. pas celui-ci) mêlent souvent la satire sociale à un style contemplatif bien loin du "love me do" des uns et du "cocksucker blues" des autres. Y a pas, il faut toujours que j'en revienne au 60's britaniques...

On dit de ce morceau que c’est le premier morceau de Hard Rock. On dit beaucoup de choses, pas toujours importantes. Sans forcément chercher à tout ranger dans des p’tites cases, l’idée est parfois de chercher à comprendre l’influence qu’un morceau, un groupe peut avoir sur « la suite », et à l’inverse, ce qui est à l’origine d’un courant, d’un style, ou il puise ses racines..


Ainsi, My Generation et la folie destructrice des Who aurait inspiré nombre groupes Punk, mais c’est une autre histoire…

Le morceau des Kinks, provocateur et brutal, composé alors que la maison de disque des Kinks, devant leur difficulté à trouver le succès, allait résilier leur contrat. Ouf: la discographie qui suivra, plus engagée mais moins rageuse musicalement, vaudra le détour (I'm not like everybody else, Lola, Sunny afternoon évidement, et Apeman (qui sera tristement reprise par Serge Lama...), bien d'autres encore... On reparlera des Kinks!!

Eddie Van Halen, qui donne son nom au groupe, est également connu comme l'inventeur d'une technique de jeu (taping) et pour jouer le solo de Beat it, de Mickael Jackson. Les premières fois où il joue en taping en public, il tourne le dos à la salle pour ne pas qu’on puisse filmer, imiter sa technique….

Ceux qui suivaient "Feed back" de Bernard Lenoir et Patrice Blanc-Francard, se souviennent d'un autre titre de EVH, "Eruption", qui en fut le générique.

On raconte plein de trucs sur Van Halen (le groupe), par exemple qu’ils étaient mégalos au point de demander, dans chaque ville, à chaque concert, des grands bols de M&M dans leur loges, et que tous les M&Ms marron soient retirés des bols. Comme cela attira la moquerie, ils eurent ensuite une vague explication, justifiant que cette pseudo doléance figurait en bas d’une liste de trucs important, et que si ce point était respecté, ils savaient que la lise avait été lu et tous les points importants respectés. Ouais.

Je reconnais qu’on est là dans un style de musique que j’apprécie moins, sans pouvoir exprimer précisément pourquoi. Ce n’est pas une raison pour bouder ce morceau, cette version qui, sans démoder l’originale, la relance et lui donne une dynamique et une fraicheur péchue. Autant l’originale sonne « garage rock », et fleure bon les 60s, autant cette cover est très « produite » et marquée 80s. à vous de choisir.

baissez le son où prévoyez les ear plugs...




samedi 20 décembre 2014

Woodstock 15 16 17 Aout 1969,

WOODSTOCK 1969


Three days of peace and Music...





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Gravé dans l’inconscient collectif, Woodstock reste « le » festival rock !

Comme si c’était le seul, comme s’il avait été le premier.

L’histoire est injuste, Mon Histoire du Rock, marquée elle aussi par cet évènement évidement majeur, va tout de même respectueusement remettre tout ça en perspective.

D’abord, je ne me « souviens » pas de ce que Woodstock eut en 1969 comme « résonance » « par chez nous »… du haut de mes 6 ans.

En revanche je me souviens absolument d’avoir vu le film, aux environs de 1974/75, dans un cinéma de banlieue. Je me souviens de Canned Heat, de Joe Fish, de la foule nue, de la foule haranguant la pluie pour qu’elle cesse, de Roger Daltrey christique dans le soleil levant, devenu Tommy pour de vrai, de Joan Baez seule et frêle guerrière de la paix, Country Joe et son « I Feel Like I'm Fixin' to Die », oui, je me souviens bien, et ça m’avait marqué: En fin de 4ème, une prof de français "baba cool", nous avait demandé de faire une dissert et une intervention à l'oral, commentant un morceau qu'on aimait. Je venais de voir le film sur Woodstock au ciné, j'avais apporté un disque de protest songs sur lequel figurait le morrceau "Fixiing to die rag" qui illustre l'article, et expliqué Woodstock, le vietnam, et bien sûr "Gimme an F..."...

Sur le film encore, que je recommande évidemment, on doit le montage à Martin Scorcese auquel le rock filmé doit décidément beaucoup !! Le succès du film compensa le gouffre financier que fut le festival lui-même, et reste « LE » documentaire et de film musical exemplaire.

Woodstock a offert à certains une visibilité extraordinaire, à commencer par Richie Heavens à la prestation extatique et envoutante : il reste 3 heures sur scène, les autres artistes n’étant pas arrivés du fait des embouteillages monstrueux !

L’organisation fut un joyeux bordel, l’entrée devenant gratuite pour éviter les débordements, routes coupées, le gouverneur de l’état voulant « donner la troupe » par crainte d’émeutes, les sets décalés de plusieurs heures… Thownshend, mais aussi Grace Slick, raconteront que les conditions d’accueil des artistes étaient déplorables, et que le café servi était « aromatisé » au lsd..

Beaucoup diront ensuite les mauvais souvenirs que leur a laissé Woodstock : snobisme ??? à moins que le plus connu des festivals n’ait été aussi le plus déjanté, le moins musical (comparé à Monterey, à l’ile de Wight…)). Il y aura pire, dans le genre bad trip, les Stones, mais aussi Jefferson Airplane, vivront ensuite le cauchemar d’Altamont…

Des chiffres ? 3 jours et 3 nuits, 32 groupes ou artistes, 450 000 spectateurs…

Des performances éclatantes ? Y en a-t-il eu de sombres ? Pas que je sache, même si les improbables « Sha Na Na » font figure de Zombies !!!!! Celle de Joe Cocker, marionnette habitée par le blues….



Les Who, explosifs à leur habitude, pendant plus d’une heure au petit matin.. les revoir grâce au film (Summertime Blues énorme !!) montre à quel point ils distançaient alors leurs amis Beatles et Stones sur scène…

C’est sans doute en voyant le film que j’ai pris le virus « Who »….

Canned Heat, dans un magnifique "A change has come" !!

Mais aussi, plus calme, Joan Baez, à 1 h du matin… Santana, alors presqu’inconnu, venu avec un jeune batteur offrant un solo mémorable (Soul Sacrifice).. Hendrix, évidement lunaire, Jefferson Airplane, à l’aura énorme à l’époque, et bien oubliés aujourd’hui (nous les avons vu au Bataclan il y a quelques mois, et ne les avons pas oublié !). J’ai déjà parlé dans un précédent billet de Mélanie, elle aussi injustement oubliée. Les puristes décrivent la prestation de la Diva du blues Janis Joplin comme relativement décevante… je leur laisse cet avis, ce n’est pas le mien.

On ne saura rien de la prestation de Gratefull Dead, qui refusa que les enregistrements soient publiés du fait de la mauvaise qualité de ceux-ci. La mauvaise qualité du son nous prive aussi de CCR, dont la prestation devait elle aussi être mémorable… Le regretté Johnny Winter n’a pas, lui non plus, les honneurs du film mais on peut voir sur Youtube quelques extraits bien attrayants, avec sa guitare Fender XII, donc 12 cordes, sur laquelle il ne montait que 6 cordes....



jeudi 24 juillet 2014

Madness, The Rise And Fall 1982

Madness….


The Rise and Fall


Connu surtout par ici pour avoir commercialement lancé le « SKA », façon 80’s, ce Reggae rapide et rythmé (avec d’autres, les Specials, les Selecters...

Les 80’s, époque où nait la New Wave, mais aussi une espèce de nostalgie d’« avant » (j’en sait quelque chose…), que les Who cultiveront avec Quadrophenia, mais qui fera naitre aussi les Stray Cats dans la nostalgie rockabilly, et dans laquelle tous (Billy Joel, reprenant Elvis, etc, etc..) tomberont.

Madness, déniché par le Specials Jerry Dammers, voudra remettre à l’honneur cette interprétation jamaïcaine du boogie woogie, et fêter à l’envie Prince Buster, le Héros du genre.

« Well, Listen Buster, you’d better start to move your feet… » scande le chanteur Chas Smash en introduction de One Step Beyond, reprise-hommage au « créateur » du genre.


Voilà pour l’intro, le contexte.

En 1982 sort le quatrième album de Madness. Celui-ci se démarque franchement des 3 premiers, très typés ska même si la tendance s’émoussait au gré des albums.

The Rise And Fall est, comme le sera bien plus tard The Liberty Of Norton Folgate une espèce de Concept Album, sonnant bien plus pop que le très radical premier album.

C’est la première fois que Madness s’aventure en dehors des sentiers du Ska, du Rocksteady, des racines musicales 50’s et jamaïcaines. Mais la continuité vient du fait que Madness reste un groupe qui, au gré des titres, raconte une histoire, parfois burlesque, souvent nostalgique, toujours humaniste malgré l’image (facho) débile dont ils ont été à tort affublés, alors que c’est tout le contraire.


The Rise And Fall, égratignant l’ère Tatcher ("Blue Skinned Beast", étonnamment assez brouillon), est, plus encore que les clownesques évocations des personnages de One Step Beyond (In the Middle of The Night, Bed And Breakfast Man), une peinture de la société britannique, acidulée, bouffonne mais toujours tendre et gentiment moqueuse.

Madness est rarement dans le « I love you », « You are my …‘whatever’ » ou le « she’s pretty »…

Our House reste le titre qui vient à l’esprit de tous quand on évoque cet album, et parfois plus, quand on évoque ce groupe, au point d’éclipser non seulement le reste de l’album pourtant souvent bien supérieur (Madness is all in me mind, Pimrose Hill, Rise And Fall, ce dernier d'une nostalgie magnifique..etc..), mais au point même que pour certains, Madness est une sorte de One Hit Wonder qui n’aurait produit que Our House.

Ce même Our House, dont on entend le riff sur « Just My Imagination » des Cranberries... on va dire que les Cranberries aiment bien Madness et que c'est un hommage ! Hommage ici, donc

Pour ce qui me concerne, ce titre est de loin l’un de ceux que j’aime le moins, sans doute pour l’avoir, à cette époque, trop entendu !

L’album célèbre Primrose Hill mais c’est Parliament Hill, dans Hampstead Heath, qui illustre la couverture de l’album. Ce disque est donc lié dans a mémoire au souvenir que j’ai de cet endroit étonnant que nous avons découvert à l’époque.

Nous logions pas très loin, Hampstead Heath était à 2 stations de Tube de là. L’été venant il nous est arrivé souvent d’aller, après une journée dans Londres, une virée aux puces de Camden Town, d’aller finir la soirée dans le parc.

Je me souviens parfaitement d’avoir « posé un cul » sur ce banc que l’on voir sur la pochette de l’album. La vue y est magnifique sur Londres et je me souviens d’avoir été frappé, au milieu du silence de la nuit, par le ronronnement et le halo de lumière qui montait de la ville.


Malgré cet album moins typé, qui montre la capacité de Madness à sortir d’un carcan trop étroit pour devenir un grand groupe de la scène musicale rock, le succès restera très britannique et Madness continue aujourd’hui encore à acquérir le statut de vrai grand groupe rock qu’il mérite pourtant. Il faut ré-écouter The Rise And Fall et oublier Our House. Pour cela je propose « Madness is All In Me Mind ».

vendredi 18 juillet 2014

Melanie Safka, Woodstock

Melanie Safka, 


ça vous dit quelque chose?

Woodstock, qui se souvient?

Pas moi. Enfin, je me souviens bien du film, sorti en 1970...

L'humeur du jour est donc un billet au gout de Woodstock, sur une icône oubliée de ce festival, quelque jours après la disparition de Johnny Winter, autre symbole lui aussi oublié, dont je reparlerai, plus tard, car lui aussi avait ébloui Woodstock..

Je prends le risque d’écrire ce billet sur une artiste sans doute inconnue de tous… De toute façons je n’ai pas de problème d’image, je ne suis pas critique rock à ray ban…

Donc Melanie Safka fait partie de mon histoire du rock, et je ne sais pas comment ni pourquoi. Pas très rock’n roll, la dame, et pas tellement reconnue de nos jours. La faute sans doute à une discographie maigrichonne, à une image très baba cool plus tellement à la mode aujourd’hui, et peut-être au fait que son titre le plus connu ait, sacrilège ultime, été ensuite repris par Dalida….

Cherchez l’erreur, suivez mon regard et en avant la disgrâce. Les versions de Nina Simone et du grand Ray n’y feront rien…

Pourtant, ça avait pas mal commencé, à la fin des 60’s.

Mais fallait-il, à cette époque-là, mourir à 27 ans pour devenir une idole ?

Y avait-il alors trop d’icônes féminines dans la sphère musicale, hippie, psychédélique « encombrée » par Joan Baez, Grace Slick, Marianne Faithfull…. En fait, la plupart d’entre ces dames peineront à rester dans la lumière après les 70’s…

Alors pourquoi évoquer Melanie aujourd’hui ?

Quelle place tient-elle dans mon histoire du rock, dans mes souvenirs ?Dans les vôtres??

Sa prestation à Woodstock ne figure pas dans le film, sorti en 1970, que j’ai vu à l’époque… mes souvenirs s’embrouillent avec la prestation de Joan Baez mais pas avec celle, plus rock’n roll (et plus camée) de Grace Slick.

Il est dommage que cette prestation n’ait pas été filmée, ou retenue (il faudrait revoir les Director’s Cut du film (dont Martin Scorcese, décidément très précieux dès que la culture rock, blues, est en jeu a fait le montage)).

En effet, on y trouverait l’origine de la tradition qui fait que les foules en délire allument un briquet, une bougie (parfois un aérosol, version heavy metal du briquet pacifiste …) lors d’un concert :


C’est en effet pendant le set de Melanie à Woodstock que cette tradition est née : elle en fera d’ailleurs une chanson (« Candle in the Rain »). Ses prestations dans les festivals devaient être assez énormes : à l’ile de Wight en 70, Keith Moon (The Who) l’accueille sur scène après la prestation de son groupe (bruit, fureur et destruction), et elle reçoit une longue et enthousiaste standing ovation ! Imaginez ça, l’accueil triomphal d’une chanteuse folk toute seule avec sa gratte acoustique, après l’un des groupes les plus forts et les plus remuants du moment…

Même si l’interprète vous est inconnue, vous vous souviendrez sans doute de la chanson qui peuple mon histoire du rock.

Sortie en 1971, ma mémoire la relie fortement à l’arrivée du petit provincial du nord (oui oui, « c’est le NOOOOOOOOOOORD », M Galabru) en banlieue dortoir parisienne, dans petit le pavillon dans l’alignement britannique (ah !!! et si ça venait de là !!) d’une ville nouvelle comme en rêvait l’ile de France de l’après 1968. Ça nous paraissait grand, c’était neuf et magique, pour nous qui quittions Lille et un moche HLM..


Ecoutez...


Pour les fans, un lien vers un extrait d'émission revival pour les 40 ans du festival de l'ile de Wight, avec le grand Philippe Manoeuvre à l'inteview... https://www.youtube.com/watch?v=HpKs6e_mYiI

samedi 8 février 2014

Bo Diddley, vous connaissez? Vous savez, cette rythmique 'tchack-tchack-tchak Tchak-tchack', qu'on entend par exemple chez Daft Punk (Get Lucky)...

Sombre inconnu, direz-vous, que Bo Diddley... 

Mais est-ce si sûr???

Pensez à lui en écoutant Daft Punk (Get Lucky)




C’est dommage, et c’est méconnaitre l’impact que ce bluesman a eu sur notre cher Rock’n Roll. Il suffit pourtant d’écouter Les Animals (Bo Diddley), Buddy Holly et les Stones (Not Fade Away), les Who (Magic Bus) et bien d’autres, jusqu'à Depeche Mode aujourd'hui, pour s’en convaincre.

Mais l’influence de Ellas Mac Daniel – Bo Diddley – sur le rock est beaucoup plus profonde et beaucoup plus ancienne :

Buddy Holly déjà, en 1957, utilise le « Diddley Beat » (boum-boum-boum boum-boum) pour « Not Fade Away » que les Rolling Stones, grands coveristes et habiles buvards de tout ce que le rock a de meilleur, reprendront à leur compte en 1964 au point qu’on pourrait croire qu’ils en sont les créateurs…

C’est sans doute lui d’ailleurs qui initiera Keith Richard à l’open tuning, cette technique où on accorde la guitare de façon à ce que les cordes à vides forment un accord (je vous la fais courte).

Les Stones auront toujours, quand ils le pourront, des paroles très reconnaissantes à l’égard de Bo Diddley, mais pas au point de reprendre « Hey Bo Diddley » en modifiant les paroles en forme d’hommage comme le feront les Animals…

Mais le jeu de Bo Diddley est avant tout rythmique, et il utilise la caisse de sa guitare pour ajouter à la partie mélodique un jeu de percussion caractéristique : parfois même, la guitare devient un instrument de percussion, le morceau étant joué intégralement sur un seul et même accord (« hey, Bo Diddley »).

Guitare qu’il trifouille et modifie, y intégrant des effets (tremolo de son invention), concevant la fameuse guitare ‘carrée’ qu’il fait fabriquer par Gretsch..

Le Diddley Beat est finalement partout, et aujourd’hui 8 février, date anniversaire de la sortie du morceau « Bo Diddley », il est rigolo de chercher dans ce qu’on écoute l’influence, qui est évidente parfois ( Not Fade Away), plus subtile ailleurs (Hey Jude des Beatles, Autobahn de Kraftwerk et « donc » surfi’ USA des Beach Boys).

Cherchez, cherchez, les influences ! (Osez, Osez, Joséphine, hahaha)…. Vous verrez que le Diddley Beat est « partout » !!

samedi 21 décembre 2013

The Clash, une raison de plus d'aller vivre à Londres dans les années 80

The Clash




A l'époque on disait que le Punk tuerait le Rock...

La vague Punk, qui naît au milieu des années 70, est souvent considéré à tort comme étant née en Grande Bretagne, vers 1976. C'est sans doute plutôt un retour, initié par des groupes américains un peu plus tôt, vers un rock simple, brut, qui s’oppose aux virtuosités du Heavy Metal et aux lancinances du Prog-rock.

The Clash est souvent cité comme l’un des, comme LE, groupe punk par excellence. Le groupe naît donc en 1976, et adoptera une démarche effectivement assez radicale et politisée, assez en phase avec le discours punk, mais avec plus de sincérité et moins de (voire pas du tout) d’ambitions marketing que quelques autres…

Leurs chansons prennent des distances certaines avec le fameux No Future, le Destroy, ces cris « emblématiques » de la scène rock de la fin des 70s. Il y a souvent (toujours???) un message, adressé à leurs fans, une contestation du système, des médias, mais les incitant à avoir une conscience politique, une réflexion sur la société ("Guns Of Brixton", "Bank Robber"….). Mais ce n'est jamais "chiant", jamais docte, jamais endoctrinant, et la musique est toujours soignée, jamais reléguée au second plan, jamais "recopiée".

Ils iront, par exemple, jusqu’à graver un double 33 tours, vendu au prix d’un simple (mais oui, le fameux London Calling), et sont connus à l’époque pour maintenir une vraie proximité avec leurs fans, un peu comme les Who dans les années 60.

Mais c’est musicalement que The Clash se démarque de la scène punk, pour notre grand plaisir. Là où les Dead Kennedys, les Sex Pistols, les Ramones, collent à la culture punk par un nihilisme mélodique et musical revendiqué, The Clash se nourrit aux sources des multiples courants du Rock, piochant dans le Rockabilly, le Reggae, le Ska, parfois même, on sent une influence jazzy, une bribe hispanisante, et, sur « Magnificent Seven », on tend presque à de la dance music, on n’est pas très loin de Queen, et somme toute loin du Garage (rock) ou certains critiques voulaient les enfermer dans un jeu de mot bidon.

Il en résulte un son qui, presque 40 ans plus tard (oh la vache !!) est toujours terriblement audible, ce qui, pardon pour ceux qui aiment, n’est pas le cas de beaucoup de groupes de cette mouvance, et on en retient une vraie inventivité, un son qui a su efficacement faire la synthèse des courants dont ils se sont inspirés.

J’ai découvert The Clash en 1978, avec l’achat du 33 tour « Give ‘em Enough Rope ». On sent (sur « Safe European Home » l’influence maitrisée de la rythmique « Jungle Beat » chère à Bo Diddley, la maitrise du solo de Chuck Berry (« English Civil War »), un clin d’oeil façon Rockabilly aux Beatles de Lucy in the Sky … (« Julie’s been Working in the Drug Squad »).

Comme The Kinks dix ans plus tôt, The Clash fera de sa musique un support pour une peinture quasi journalistique (engagée) de la société dans laquelle ils vivent. Non pas uniquement pour la détruire, mais pour une prise de conscience, « pour que ça change »).

Influences digérées donc transcendées même, car on sent à chaque morceau, une capacité brillante, après avoir maitrisé le modèle, à se l’approprier et à créer un nouveau style propre aux Clash, et novateur.

Ainsi de quelques morceaux « dans l’air du temps » (Guns On The Roof », « Drug Stabbing Time », « Cheapskates »), et quelques pépites (« Stay Free », qui rappelle, donc, The Kinks, The Jams, bref, qui sent bon l’Angleterre !!). Je n’aurai plus qu’une idée en tête, après ça : « Let’s go to London ! »

Cet album, qui n’est pas aujourd’hui le plus souvent entendu, reste un ensemble homogène et de grande qualité, c’est bien dommage, ça nous changerait de «Magnifiscent Seven » ou « should I stay… », certes très bons, mais sans doute « trop enten
dus ».

dimanche 1 décembre 2013

Madness, les MP3....... La nostalgie des 33 tours et de nos 20 ans…

MADNESS 7


Après un billet modérément et diversement apprécié (il fallait s'en douter...), retour progressif à des préoccupations probablement plus Rock'n Roll.... J'avais espéré vous convaincre au sujet d'Elton John... tant pis.

Vendredi, j'écoutais sous la pluie un cd de Madness dans la voiture. Quoi de mieux pour un feed back dans les méandres de mes souvenirs qu'un air de Madness lors d’une soirée pluvieuse? Evening rain, Londres n'est pas loin diront les mauvaises langues!




Madness est sans doute pour quelque chose dans ma londonmania estudiantine!

That's the way it is, mate!

Au fil des kilomètres embouteillés des banlieues parisiennes, j'ai eu en tête un titre, qui n'est pas sur le bloody cd que j'écoutais: mystery!!

.. Et damned, aussi, je l'ai eu, ce cd mais qu'en ai-je donc fait?.... ... ou était-ce un vinyle???
Tu sais, ces grandes galettes (33 cm) plates, gravées d'un SILLON, fragiles (puisqu'un usage un peu intensif, même sur une "chaine hifi", finissait toujours par endommager irrémédiablement ledit disque (j’aime bien cette allitération « ledit disque », en parant du Royaume Uni! Le premier "microsillon" (nos britons, talentueux abréviants, les appelaient LPs mais je l'ignorais encore) des 7 Madness boys en seraient bientôt les témoins, et en particulier Bed 'n breakfast man, tarzan's nuts ... Titres qui, sur MON disque, devinrent en quelques jours de PoGos exaltés, parfois au club musique du lycée (Marie Curie, si tu nous regardes…),quasiment inaudibles!

A cette époque-là, point de mp3, d'ipod ni même de cd, diskman... nous rêvions devant les Walkman... à K7! Londres et Totteham CR sera bientôt une caverne d’Ali Baba de la hifi à moindre coût…

Mais oui, ce Madness... c'était une cassette !!! Du temps ou, devenu britannique d'adoption pour 2 ans, je privilégiais les K7 pour mes allers retours trans-Chanel !

La cassette présentait l'avantage sur le LP de sa compacité, de sa robustesse dans le transport de ta chambre au lycée, du lycée en soirée... mais la bande magnétique avait la fâcheuse habitude de partir se balader dans le mécanisme du cassetophone, walkman ou autre, au grand désespoir de tes oreilles qui ne l'entendraient plus jamais.

J'ai donc fouillé dans la cave parmi mes mémoires musicales à la recherche de 7, sur lequel... "Shut Up"...

…Le cd, nous avons eu du mal à l'accepter. Pressentions nous qu’il marquait symboliquement notre entrée dans l’Age adulte et la fin de notre estudiantisme? Nous refusions son prétexte de qualité sonore (et pourtant...) car après tout, vu ce qu'on écoute, et là où on l'écoute... Sentions nous qu'il serait chassé par... des puces mémoires, et qu'il faudrait un jour les jeter après avoir jeté les LPs? Avions-nous présagé de la domination naissante que le CD intronisait, du business de la distribution et de l'édition sur la rétribution d'une création? Savions-nous qu’ils seraient récupérés par nos enfants qui les collectionneraient ???

Un jour, on a balancé la sacro-sainte platine disque au PROFIT d'un lecteur CD acheté à prix d'or, et on a rangé les LPs dans un coin, ne pouvant se résoudre à les jeter, icones de nos nuits de java, des copines draguées, des soirées réussies, de ces années passées et de Londres oubliée.

« Aujourd'hui, c’est plus pareil, ça change ça change », complainte-du-progrèssait Boris Vian. Le disque est dématérialisé! Oui, ce que tu achètes, c'est un DROIT d'écouter! Où est tu mon LP, car même si tu t'usait, tu étais toujours là A MOI, avec ta grande et (souvent) belle pochette, témoignage de ce que j'aimais écouter... On te gardait religieusement, acheté pour un titre et écouté pour tous, avec de belles découvertes et parfois de sinistres déconvenues, de ces albums ou seul un titre valait la peine…


…. On avait là un objet, un ensemble artistique (Tommy et Quadrophenia des Who, aux pochettes mémorables, certains disques des Stones, Sgt Peper bien sûr… que longue serait la liste !!) On conservait tout ça religieusement !!

Enfin, c'est vite dit, car pourtant, malgré tout, et j'ai beau rechercher, don't blame me, ce disque, ce lp, cette cassette, je ne l'ai plus!

C'est sûr, un jour, ces galettes, j'ai fini par les jeter. Remplacés les meilleurs par leurs frères cds, qui eux mêmes, un jour... mais je l'ai déjà dit.

Je n'écouterai pas, ce soir, ce Shut up! ……………… à moins que sur Youtube? 

…Le clip???? vive le progrès!!!!

vendredi 25 octobre 2013

Enola Gay, Orchestral Manœuvre in the Dark (OMD), 1980, new wave, cold wave..

OMD




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Cold wave et musique electronique, 


L'après Kraftwerk et l'avant Depeche Mode...

On est en 1980, le 26 septembre : C’est la rentrée, du disco partout, John Lennon est en sursis, Bon Scott et John Bonham n'ont pas cette chance...

Une New Wave synthétique, pathétique envahi les ondes et chasse les sacro-saints groupes à guitare, le rock, le vrai, mis à mal déjà par la soul, le disco et le punk.





Pink Floyd nous a pourtant concocté The Wall, Mc Cartney survit avec les Wings, les Stones tombent dans le disco d’un impardonnable Emotional Rescue… Seuls les Who semblent résister, après avoir pourtant inspiré la ravageuse vague Punk, « Who are You » restant très rock dans ce triste désert… Ils n’en ont pourtant plus pour longtemps, et peineront à se renouveler ensuite.

Pour nous, à l’époque, ce sont tous des vieux nazes et personne ne parierait que 30 ans plus tard, Macca serait encore debout et plutôt en meilleure forme, et que les Stones seraient revenus des bas-fonds du disco..

Ces « vieux », peu les écoutent encore en 1980. Ils regagneront, plus tard « en l’an 2000 », une aura et une notoriété, un statut de mythe vivant : en 1980, qui irait passer la nuit devant l’Olympia pour voir Mac Cartney, alors que le Palace, les « Bains » et le Rose Bonbon nous tendent les bras ?

Mais je digresse… en 80 donc, alors que je rêve déjà de cette culture rock anglo-saxonne et de Londres, sans savoir que je vais y aller poser un temps mes valises, quelques pépites new wave pourraient me faire oublier le british beat et mes chères 60’s…

Je ne sais plus où j’ai entendu Enola Gay pour la première fois ?

Pas le 26 septembre, date de la sortie britannique. A cette époque-là souvenez-vous, il y a un vrai décalage entre les sorties radio grandes bretonnes et l’arrivée des morceaux en France : Je gouterai bientôt le plaisir d’initié d’annoncer (par… lettre manuscrite !!!!) à mes potes français les sorties entendues sur BBC1…

A la radio, sur RFM, certainement pas, la station n’existe pas encore ! Radio 7 ? « Chez » Bernard Lenoir, dont le « FeedBack » nous fera découvrir aussi Blondie ? Je ne sais plus….

Chez ce copain, plus probablement, avec qui je partagerai beaucoup de gouts musicaux et de sottises lycéennes, après une virée chez le disquaire dont j’ai déjà parlé. Je filerai d’ailleurs le 33 tours « Organisation » à sa (très jolie) sœur qui en était très fan. Sur ce 33 tour figurait aussi les très étranges « Misunderstanding » et « Motion and Heart », plus une reprise de « The more I see You », le tout dans un style à la fois froid, glacial, et aérien… Etrange alchimie de la voix hyper grave et du synthé suraigu…

C’est marrant, parce que, comme je l’ai mentionné plus haut, je n’ai pas gardé ce 33 tours très longtemps, et il ne hantera pas longtemps ma platine moins et pourtant, je garde en mémoire cet album et ses sonorités, y compris celles de titres bizarres comme VCL XI, sans pouvoir expliquer pourquoi. En ré-écoutant aujourd’hui, il me semble que les titres cités plus haut me sont hyper familiers..

Enola Gay donc, rien à voir avec « les Gays », comme diront certains, juste l’histoire de cette bombe d’Hiroshima et le sentiment de culpabilité qu’engendre à l’occident ce triste largage un matin du mois d’Aout 1945.

En 1980, on est en pleine guerre froide, crise des missiles de croisière (Cruise Missiles, chantera Fisher Z, autre groupe oublié), et Margaret Thatcher ne tardera pas à préparer, par crainte de la « troisième », l’évacuation de Londres et un discours sorti du secret 30 ans plus tard (en.. 2013). Glacial ? OMD est bien dans l’ambiance du moment !

Il y a dans le son d’OMD une forte référence à la Synth Pop des précurseurs que sont Kraftwerk, mais avec une humanité et un groove qui manque aux ainées teutons, même dans leurs opus les plus « chantants », comme le très typé « Man Machine », dont on reparlera...

Cette new wave, ces synthétiseurs, vocoders, et autres boites à rythmes qui, on l’aurait alors juré, allaient envoyer les guitares au grenier, ne tiendront pas la durée, et cet élan futuriste durera une dizaine d’année avant que les vieux groupes à guitare, ne fassent leur retour et de nouveaux adeptes, et ne relèguent à leur tour les synthés au placard, entraînant presque dans l’oubli la plupart de ces groupes étonnants :

OMD ne mérite pas cet oubli.