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samedi 24 janvier 2015

The Beatles 1962 1966

The Beatles  1962 1966



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The Beatles 1962 1968 sur Mon Histoire du Rock

Album surnommé double album rouge


Etonnant concept que cet album rouge, qui est accompagné de l'album bleu, puis, bien, bien plus tard, d'un album « marron » :

On reparlera de ces deux-là ....

Etonnant d'abord parce qu'il est à contre courant de ce que les « Fab Four » ont produit depuis « Rubber Soul » et surtout, surtout, Sergent Pepper…

Le fameux concept album, qui sera ensuite la règle « évidente », et qu'ils on presque inventé.

C'est bien simple : à l'origine, le Rock'n Roll est véhiculé sur un support, le 45 tours, qui comporte un titre sur chacune de ses faces : on fait tourner ce disque sur un plateau et on pose un bras muni d'une aiguille dessus : la musique jaillit :

C'est bien, non ?

Ce petit support accompagne l'apogée du rock, et les artistes, groupes, publient à un rythme plus ou moins effréné leurs succès potentiels sur ces disques.

Certains groupes vont jusqu'à enchaîner les « hits », chaque 45 tours s'inscrivant alors dans le « top 10 ».

Mais personne avant (ni après) les Beatles n'a inscrit, comme ils le firent en avril 1964, 5 titres aux 5 premières place du Top 10...

Lorsque qu'un groupe a sorti une une quinzaine de succès, joie et bonheur, la maison de disque consent à graver un « 33 tours » ...

Les « albums » sont donc alors une « compilation » des succès du groupe. C'est souvent le producteur, la maison de disque, qui choisit les morceaux qui figurent sur ce 33 Tours.

Eh bien les Beatles sont parmi les premiers à vouloir décider de ce qui figurera sur leurs albums.

Plus fort encore, ils décideront que l'album n'est plus consacré à une collection de leurs succès « passés ». L'album va devenir d'abord, une création entièrement nouvelle de titres, ordonnancés selon la volonté du groupe. Puis bientôt, les titres auront une cohérence entre eux :

RubberSoul (The Beatles), puis après eux (Pet Sound,The Beach Boys) Animals (Pink Floyd), the Village Green Preservation Society (The Kinks)…

Enfin arrivera l'album « concept » dont on a déjà parlé, ici et dans de précédents billets (Stg Pepper des Beatles, Tommy et Quadrophenia (The Who) Ziggy Stardust (David Bowie)… Et près de chez nous, L'homme à la tête de Chou (Gainsbourg)...

La mode des « concept albums » passera, mais il en restera une implication des groupes et une cohérence dans le choix des morceaux d'un album.

C'est ce en quoi le « double album rouge » est surprenant, puisqu'il renoue avec la tradition d’empilement des meilleurs succès, « best of » avant l'heure : Retour en arrière incroyable pour un groupe aussi porté vers le renouvellement et la recherche de concepts innovants.

Le double rouge (comme plus tard le double marron (BBC sessions)) conserve cependant une logique que n'aura pas, et pour cause, (nous y reviendrons) le bleu. Il retrace l'époque des succès issus de 45 tours, et rappelle les débuts du groupe dans un enchainement logique et cohérent..

De Love me Do à Yellow Submarine, le double rouge a ma préférence, tant il témoigne de la période glorieuse des débuts, d'un enthousiasme, d'une fraîcheur et d'un humour partagé par chaque membre du groupe. Les écueils sont encore loin, la fatigue d'une course au succès n'est pas encore perceptible, Brian Epstein est toujours avec eux et reste, avec George Martin, à la fois un rempart et un guide.

le disque 1 est explosif, et ne se calme qu'avec le 13ème et dernier titre, Yesterday. On l'écoute, et on embarque sur un Ferry pour Londres… c'est ce que j'ai fait, en 1982 :

Love Me Do, et son sublime riff à l'harmonica, Please Please Me, beaucoup plus élaborée qu'il n'y paraît, et qui fut pourtant d'abord écartée, From Me to You, She Loves You, I Want to Hold Your Hand… j'arrête là, on va pas tous les citer, rien à jeter sur cet album.

Le disque 2 me semble une passerelle vers l'album bleu, et Yesterday, dernière plage de du disque 1 annonce cela : le groupe « grandit », quitte peu à peu le nombrilisme insouciant de l'adolescence : 9 titres du 1er disque sont de forme pronominales, parlent des filles et d'amourettes. Il n'y en aura plus que 4 sur le second, parmi lesquelles deux seules ont un sujet au singulier (You…, My…)… Love seemed such a easy game to play… Le 1, c'était hier et l'insouciance, le 2 est plus grave, sérieuse, mélancolique….

Il débute par Help !, parle des filles à la troisième personne et au passé (Michelle, Girl).

Le « rouge »,( comme le « bleu »), compilations par lesquelles nous, qui étions trop jeunes pour avoir connu le groupe « de son vivant », avons découvert les Beatles :


Je n'ai, bizarrement, pas souvenir d'avoir tenu « dans le temps » dans mes mains un 33 tour des Beatles en dehors de ces deux compils, tant celles-ci, destinées en 1973 (j'avais 10 ans) à contrer l’apparition de compils non officielles, étaient réussies… Exceptionnel : 2 albums, 54 titres qui synthétisent parfaitement une carrière riche de 200 chefs d’œuvres..

Je découvrirai plus tard, à Londres, les LP Sgt Peper, Revolver, Help, mais le Rouge sera pour Mon Histoire du Rock une sorte de Juke Box magique plein de 45 tours, ouvert sur la British Invasion...



dimanche 16 juin 2013

Keith Richards, LIFE,

Keith Richards, LIFE



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Keith Richards nous parle de sa vie, du Rock'n Roll, du Blues!!!

 Je viens de terminer ce bouquin de souvenirs de Keith Richards, le magicien du riff, l’ex enfant terrible du rock. Pas seulement pour faire bien et frimer dans les soirées, je l’ai lu dans le texte, an anglais. Les années d’études passées à Londres ne m’ont pas servi professionnellement, il faut bien que ça me serve « in real life »… 

L’avantage est qu’on savoure pleinement la langue (mauvais jeu de mot avec le logo du groupe depuis 1971 et Sticky Fingers) de Keith Richards, imagée et pas toujours vulgaire…


Le récit de son enfance n'est pas des plus passionnants. C'est pourtant sans doute important dans la construction de son personnage, mais la façon dont les faits sont relatés n'est pas remarquable; la bio de Pete Townshend (Who I Am) est sur cette période, mieux écrite. 

En revanche, beaucoup d’anecdotes passionnantes sur la vie des Rolling Stones, l'évolution du groupe, les rencontres que Monsieur Riff a fait tout au long de sa vie. Evidemment, il a toujours le beau rôle, et on ne doit pas prendre le point de vue qu’il développe pour vérité historique. 

Mais je m’attendais à plus de mauvaise foi de la part d’une telle star, d’un personnage dont l’ego surdimensionné est légendaire. De nombreux passages montre un type finalement très honnête sur ce qu’il doit musicalement aux grands personnages qu’il a rencontré et qui lui ont beaucoup appris (pour les spécialistes, en particulier sur l’utilisation des accords « open de sol » et de guitares a cinq cordes). 

On lit,et ça m’a passionné, le récit des débuts, dans cet appartement sordide et pas chauffé de Londres, les séances interminables où Brian Jones et Keith Richards écoutent en boucle les 45t de Muddy Waters et autres recrues de Chess Records, pour en capter la technique, le riff, le son… 

On voit également le mode de fonctionnement très autocratique des « Glimmer Twins », Mick Jagger et Keith Richards : véritable binôme presque « groupe dans le groupe », les autres membres étant écartés de tout processus créatif – Richards semble trouver tout à fait normal de rejouer les parties de guitare de Mick Taylor (pour celles de Brian Jones, sur la fin, il avait des excuses, ce dernier étant devenu incapable de jouer), de s’approprier ses riffs et de ne jamais créditer les autres membres des créations du groupe. 

De façon assez rigolote, Keith Richards affiche une admiration pour les bluesmen black qui l’ont inspiré, et un regard gentil et un brin condescendant sur ceux dont il a aspiré les techniques, piqué les riffs, s’étonnant du départ de Taylor, qui ne pouvait que vivre dans son ombre. Il parle longuement de Graham Parson,de Bobby Keys, insistant plus sur les amitiés (sincères) que sur l’apport musical de ces dernier aux Stones… (on leur doit quelques morceaux de légende des Stones à une époque ou Richards était dans les bras de sister morphine, et probablement un appuis considérable en live). L’évolution des rapports avec Mick Jagger fait l’objet de nombreux passages, parfois assez marrants. A lire, donc, les vinyls des Stones sur l’electrophone… 

A relire, aussi, ensuite, par passages. Mon histoire du rock y a appris beaucoup, et je reviendrai sans doute sur certains épisodes.


mardi 11 juin 2013

1963


1963  MON HISTOIRE DU ROCK

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la K7, la Beatlemania, 

le premier disque des Rolling Stones, 

et la naissance de Mon Histoire du Rock!

Si le post d’aujourd’hui revient sur année 1963 dans l’histoire du rock, dans mon histoire du rock, ce n’est bien sûr pas un hasard, et ce n’est pas par manque d’inspiration. L’idée est « bien sûr » de saluer l’année qui m’a vu naître, au regret de n’avoir pas, évidemment, de souvenir auditif de cette année, ni des 3 ou 4 qui suivront..

Y a pas de hasard, je suis donc né l’année où Les Rolling Stones, bien aidés par les Beatles, ont sorti leur premier disque. Le disque en question « Come On » en face A, est sorti le 7 juin. Mes parents n’étant pas très portés sur la « musique de jeunes » (de jeunes de l’époque), c’est pas l’écoute de ce 45t qui m’a donné envie de naitre 5 jours plus tard… ç’aurait eu de la gueule, mais non.

Sagement, timidement, les Rolling Stones commenceront comme un groupe de reprises, très marqué Chicago Blues ; ce sera donc une reprise de Chuck Berry (l’un des alchimistes de la transformation du Blues en Rock’n Roll) La face B est aussi une reprise, de Willie Dixon (lui aussi poulain de Leonard Chess et du fameux label Chess Records)… Leurs compositions arriveront plus tard, ils seront avant bien aidés par leurs ainés Mc Cartney et Lennon qui composeront pour eux en novembre 1963 (I Wanna Be Your Man).

50 ans plus tard, à un jour près, le groupe de vieux dans lequel j’officie fera son premier concert, y a pas de hasard, là, si ? Pour un groupe qui a commencé par des reprises des Stones, et auquel le nom et chaque composition fait référence???

C’est aussi en 1963 que les Beatles sillonneront la Grande Bretagne pour promouvoir leur « Love Me Do », enregistré en juin 1962.. C’est, 20 ans plus tard, ce titre qui accueillera mes premiers pas lors de mes deux années de résidence à Londres en plein revival Beatlemania (un mot inventé en 1963 !!!). C’est d’ailleurs en 1963 que les Fab Four sortiront leur premier album.

En me documentant pour cet article (j’invente rien, mais je ne sais pas non plus tout par cœur), j’apprends un truc étonnant : Ce blog a pour prétexte de relater « ce qu’il y avait sur mes cassettes » : la cassette audio (k7) était dans ma jeunesse un vecteur énorme de notre culture, comme le 45t l’avait été dans les sixties pour nos ainés:

Eh bien la cassette audio a été « inventée » en 1963 !!! Mon père avait vers 1968/69 acquis un cassetophone, pour son boulot : je le détournerai quelques années plus tard pour enregistrer mes « idoles » à la radio :

Merci Monsieur Philips, Merci Madame 1963 : MonHistoire du Rock pouvait commencer.



mardi 14 mai 2013

Tainted Love

Tainted Love


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Soft Cell

 Gloria Jones ou Julien Doré ?

Avec à l’oreille la version de Julien Doré en 2007, qui prouve qu’on peut avoir du talent et flirter avec la télé réalité, je réalise qu’il est temps de parler de ce hit de ma jeunesse.




Comme on ne le sait pas, Soft Cell fut un groupe très éphémère de la vague new wave, précurseur de la house music, (voir leur premier succès, Memorabilia) et étendard de la scène gay londonienne.



Ce dernier point pourrait être un détail, si leur second hit (et probablement le seul qui ait survécu dans nos mémoires) « Tainted Love », n’était devenu un symbole dans cette communauté (londonienne) de la lutte contre le sida, par la reprise du groupe Coil dont les recettes furent intégralement versées à un fond de recherche.

La video du clip de cette reprise est glaçante d’effroi, et nous fait revivre ce que cette maladie a fait peser sur la jeunesse des années 80 (hein, tu te souviens…), contrastant avec l’arrogante « libération sexuelle » de nos ainés, bande de veinards....

J’aimais, j’aime toujours beaucoup, la version « club » « maxi 45t » de Tainted Love par Soft Cell, avec le medley en fondu enchainé sur une autre reprise « Where did our love go », vieux hit du groupe motown « The Supremes » : Voyez-vous, au milieu même de la new wave tueuse de groupes à guitare et de « good ol time Rock’n Roll », l’inspiration venait encore de la Soul, et du rock.

Car non, malgré le talent de Mark Almond, chanteur de Soft Cell (qui officiera aussi avec d’autres, dont Jimmy Sommerville, mais si, Small Town Boy !!) pour « I Feel Love », pas mal aussi):

Tainted Love n’est pas une création, c’est une reprise !!!!!

L’aubaine pour moi quand je veux faire mon vieux fan de vieille musique de vieux !! (t’as vu, le rock c’est devenu une musique de vieux !!! c’est pas bon signe !!) : Quand on me dit « ah ben tiens, t’aimes des soupes new wave toi maintenant », soit je réponds « beh, c’est toute ma jeunesse » soit je mauvaisefoise « ben non c’est un truc des 60’s » :

CAR C’EST un truc des 60’s : l’original, que vous écouterez sur Youtube, a été enregistré par Gloria Jones (la nana de Mark Bolan, de T-rex). Echec à l’époque, ce morceau fut « découvert » par un DJ anglais dans les 70’s, devint un succès qui poussa Gloria Jones à en ressortir une version disco en 76.. vous connaissez la suite.

Je recommande (évidement) la version 12 » maxi single de Soft Cell en premier lieu, la version de Coil pour bien se souvenir de l’époque, et tout de suite avant pour se donner le moral, les versions de Imelda May, et celle de Julien Doré décidément Rock’n Roll… A quand, à qui, la suivante ???



vendredi 5 avril 2013

Sonnet à la gloire des disquaires

Disquaire


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C'était quoi un disquaire? 
Un gars qui vendait des "Vinyls" dans une boutique. Mais nous on disait pas Vinyls, on disait 33 Tours...


Le disquaire, c’était, dans nos jeunes années,
Un commerçant barbu dans une échoppe noire
Au milieu de vinyls entassés, au comptoir
Un hirsute grognon à la mine fanée
 Pour peu qu’on fréquentât sa boutique damnée
Il pouvait s’adoucir et nous laisser l’espoir
D’un avis, d’un conseil, et nous dire l’histoire
De tel groupe adulé, mais par lui condamné
Il possédait mille disques et les connaissait tous
Sa culture nous semblait plus grande que Larousse
Et ses disques fragiles, qu’on pouvait écouter...
...Au casque, luxe ultime, recueilli et rêveur
Jurant qu’un jour aussi, on serait des rockers
Avant de repartir, les oreilles shootées



jeudi 21 mars 2013

On mettait "ça", dedans, et ça faisait de la musique! ( souvenirs d'une K7, cassette audio)

Mon Histoire du Rock ...


Les K7 audio

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Objet insolite et desuet de la culture rock, la K7...




.. Il y avait des k7 "normales", des "Chromes", et des "Métal", le top du top. Une boutique à Londres au bout de Tottenham CR en vendait pas cher, en gros...

On l'a vu, de temps en temps la bande sortait et s'enroulait dans le mécanisme du cassettophone. D'autres fois, elle frottait sur un côté et se presque déchirait.

Ces situations pénibles, dramatiques, étaient heureusement rares.

On pouvait acheter des K7 enregistrées, mais on aimait surtout faire nos propres compilations ou enregistrer les disques (on disait pas trop "vinyls", les anglais disaient LP (long playing sessions), ceux qu'on n'aimait pas assez pour les acheter, avoir la pochette, les photos, les "crédits", les textes..La reproduction de la pochette du 33T sur la K7 était étriquée, c'était nul. Le CD n'arrangera pas les choses, et préparera la disparition de toute une partie créative autour de la musique rock, mais c'est une histoire.....

C'était assez pratique, le poids, la taille de l'objet (gros comme.... une K7 hahaha) permettait facilement le transport et d'écouter sa musique un peu partout sur des modèles de lecteurs compacts (le fameux Walkman). La cassette se rangeait dans une boite-tiroir, on les empilait les unes sur les autres, Ah bien sûr, le "MP3" restait à inventer, mais on en était encore loin, très loin, et on n'avait pas la patience d'attendre! Nous nous trouvions déjà privilégiés par rapport à nos ainés munis de 45T et de Tepaz, et ces k7, qu'on se prêtait beaucoup plus facilement que les 33t (que, fragiles, on réservait à un usage domestique!).

Tu as entendu le dernier "AC/DC"? Je te ferai une k7!

On écoutait religieusement la k7, et si ça nous plaisait on allait chez le disquaire, on achetait le 33T.

Les k7 ont, comme les disquaires, disparu. Faudra parler des disquaires.

...