Affichage des articles dont le libellé est electronique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est electronique. Afficher tous les articles

samedi 8 mars 2014

Theremin, Tannerin et Ondes Marthenot, les ancêtres des instruments électroniques.

Theremin, Tannerin et Ondes Marthenot



 

Quelques instruments magnifiques et désuets à l'origine de la synth Pop

L’idée, l’envie, d’utiliser la fée électricité et des « machines » pour produire des sons et des rythmes remonte à loin, très loin, bien avant l’évènement de l’informatique musicale.

Dès 1919, l’invention du russe L Termen, le Theremin, montre le chemin.

musique est produite par l’oscillation du courant électrique, et non par l’oscillation physique d’un corps (corde, peau, etc). D’autres instruments du même type suivront (Ondes Martenot, en France, Tannerin, aux USA).

C’est d’abord un instrument dit classique, joué par des virtuoses classiques (comme Clara Rockmore, ancienne violoniste), et il y aura, au début du XX siècle, un engouement pour l’instrument auprès des compositeurs de musique dite contemporaine.

Le rock s’appropriera cet instrument plus tard, dans les années 60 avec les Beach Boys (Good Vibrations) Eh oui, les dites vibrations sont émise par un Tannerin (en gros, un Theremin à clavier), ce qui donne un côté envoutant à ce morceau. Theremin et Tannerin sont techniquement très proches, et leurs sonorités voisines.



Le Theremin restera relativement utilisé, pour ses sonorités aériennes et féériques, y compris par des groupes inattendus (Led Zepelin) dans ce registre… 

Bien sûr, les champions de la musique electronique (Vangelis, Pink Floyd..) y seront fidèles, mais c’est surtout Jean-Michel Jarre qui, toujours à l’affut de nouveaux instruments, et véritablement novateur dans le domaine de la musique synthétique, conservera l’utilisation du Theremin, d’autant plus que la pratique de l’instrument en public donne une dimension scénique certaine à une musique très « assisse devant un pupitre de commande (ainsi que de la harpe laser pour les mêmes raisons).

Je n’ai en revanche pas connaissance d’une utilisation du Tannerin ailleurs que chez les Beach Boys : l’instrument est resté quasi-unique, et semble avoir souffert de la comparaison avec les synthétiseurs Moog, plus compacts et solides car utilisant la toute naissante technologie des transistors, plus puissants aussi, puisque disposant de plusieurs timbres.

Plusieurs timbres, plusieurs sonorités, mais dans un (long) premier temps ces premiers synthé resteront monophoniques (au contraire de polyphoniques et non de stéréo, hein..) c’est-à-dire qu’on ne peut y jouer qu’une seule note à la fois (écoutez Popcorn, ou Dervish D de Vangelis, c’est frappant)

Il faudra attendre les années 70 et les progrès de l’electronique pour que le concept évolue, avec les synthétiseurs Moog, puis Korg, et Vox (The Doors). Ils reprendront le principe de leurs ainés, en augmentant les possibilités offertes, et en ouvrant la voie à la musique electronique.

Le Theremin continue cependant d’être utilisé et ses sonorités, toujours aussi féériques, quasi magiques, proches de la voix humaine et de la scie musicale, possèdent, pour de nombreux « petits jeunes » l’attrait vintage depuis l’apparition des appareils numériques, du sampling.

samedi 14 décembre 2013

Kraftwerk

Kraftwerk

Au commencement (de la synth pop)




OMD, Depeche Mode, suivront et s'inspireront (bien) des "anciens"!!

Un nom pas très fluide, pas très chantant, pas très Rock’n Roll, à dire vrai… 

Un truc découvert en 1975 ou 1976. En cinquième ou en quatrième un prof avait demandé à chaque élève d’apporter un disque d’un truc qui nous plaisait. Il devait derrière tout ça y avoir prétexte à dissertation...

J’avais, mais c’est une autre histoire, apporté la BOF de Woodstock, CountryJoe & the Fish, « I Feel like I m Fixing To Die », qui à Woodstock commençait par « Give me an F… Give me a U… Give me a C… Give me a K… now what do you get… ?? ». Une nenette avait apporté Radioactivity, et ça a été, sans doute, un des premiers disques que j’ai acheté, bien avant les plus traditionnels Animals, Beatles, Chuck Berry, Rolling Stones, (remarquez l’ordre consensuello-alphabetique).

Mélange d’une absolue modernité (en 75, la musique synthétique, le recours exclusif à des machines électroniques pour produire des sons, balbutient) et (thèmes, graphisme des pochettes, tenue des membres du groupes) d’une nostalgique, référence aux années 30 (on est parfois à la limite du dérapage quand l’un des membres déclare « nous voulons que le monde entier sache que nous sommes originaires d’Allemagne parce que la mentalité allemande –qui est plus évoluée – fera toujours partie de notre comportement. » (Interview de 1975, retrouvée sur Wikipedia).)

Musiciens accomplis, ces types qui n’auront de cesse que de rester le plus loin possible du star système en cultivant l’anonymat, derrière leur musique, loin du star system, non sans faire preuve d’une mégalomanie galopante. Lors de leurs premières prestations live, ils adoptent une inexpressivité et un costume anonyme, et l’attitude de techniciens programmant des machines et disparaissant derrière elles, pour (à partir du bien nommé Man Machine) se faire remplacer par des robots à leur effigie.

Parallèlement ils vont parcourir un cheminement logique et progressif vers la « computerisation » de leur musique : Usant d’instruments « traditionnels » ou électriques au début, le recours aux instruments électroniques est d’abord partiel, puis se systématise à partir de 1974 avec leur premier vrai succès, Autobahn, pour progressivement migrer à nouveau de l’univers « électronique » à l’informatisation du modèle.

Le 33 tours Radio-activity, par lequel j’ai donc fait connaissance avec ce groupe, marque le début d’une tendance à revenir sur un format plus commercial : le point d’orgue sera The Man Machine. Les mélodies et les rythmes, mais aussi le format des morceaux eux-mêmes, se pliera davantage encore aux nécessités des diffusions radio (durée, paroles chantées selon un schéma couplet/refrain…). Tout en restant fidèle au concept album (tous les titres sont articulés autour d’un thème central), le groupe s’éloigne alors du format en vogue dans les années 70 avec des titres très long (22 minutes, une face de 33 tour…), ou à l’inverse des trucs super courts (autour d’une minute) et souvent peu mélodieux.

Le titre Radio-Activity arrive justement sur un enchainé avec le « mini-morceau » précédent « Geiger-Counter ». Le morceau est à la foi un hommage à la modernité et à « Madame Curie », et un inquiétant message (It’s in the air, for you and me), qui coïncidait avec la grande vague de contestation et les premiers élans écologistes autour de la construction des centrales nucléaires.

Kraftwerk sera une source d'inspiration pour pas mal de groupes des années 80, parmi lesquels Orchestral Manoeuvre in the Dark, dont on reparlera, mais aussi Depeche Mode, et bien d'autres...

vendredi 10 mai 2013

Electric Light Orchestra Rock, variété, disco? Un peut de tout ça et quelques succès...

E L O , Electric Light Orchestra ,


 Lire en Français      Read in English




groupe kitch des années 70 80 , a tenté de répondre à une question étonnante...

mais qui a l'époque me concernait!


Peut-on jour du rock au violon ?

C’était une question qui, évidemment, se posait pour moi, qui n’osait pas le poser, ce violon, pour attraper une guitare…

La réponse, me vint, je devais être au lycée, par une camarade de classe qui, avec sa sœur, toutes deux très bonnes violonistes, « s’amusaient » à jouer les titres d’E.L.O en récréation des concertos de Bach, qu’elles jouaient également à la perfection…

Je ne travaillais malheureusement pas assez le violon pour y arriver, et hélas, E.L.O vira très fort vers le disco, ce qui, dans un sectarisme que j’assumais à l’époque, me paraissait rédhibitoire !

M’enfin, ce sectarisme ne devait pas être si profond, puisque chez le disquaire de l’avenue de St Cloud à Versailles où j’avais atterri, j’achetais le même jour Discovery (rien que le nom, déjà…) et Powerage, d’AC/DC, le même jour.

J'ai dit dans un autre billet ce qu’AC/DC représentait à l’époque, eux qui maintenant sont devenus l’un des groupes « repères » de l’histoire du rock…

Mais revenons à nos…violons, ceux d’E.L.O., beaucoup plus respectables à l’époque que les mauvais garçons d’AC/DC.

Electriques, les violons (Electric Light Orchestra, jeu de mot (mot valise) sur « electric Light » ; le logo du groupe étant un néon et « light orchestra », le groupe étant composé comme un orchestre classique "léger" c'est à dire de petite taille). Je disais electriques, les violons, c’est-à-dire que le chevalet contient un micro « piezzo », c’est donc la vibration du chevalet, du bois de l’instrument, qui est transformée en courant électrique.

Dans une guitare électrique, ce n’est pas le cas. C’est la vibration d’une corde métallique devant un aimant qui produit un courant électrique. Dans le premier cas, la vibration de l’instrument est captée, comme un micro capte une voix, dans l’autre, la corde métallique crée le champ electrique.

Plus tard, j’achèterai, à Norwich, UK, un chevalet que je monterai sur mon violon, mais les quelques expériences que je mènerai ne me séduiront pas, je n’irai pas très loin. Jouer devant un public, même (et surtout) si il est limité aux autres membres du groupe représente nécessite de surmonter une pudeur mal placée impossible alors à combattre.

Back to ELO, le groupe se distinguait non seulement par l’utilisation d’instruments à cordes « classiques », mais aussi par un jeu de batterie musclé (le batteur jouera pour le péchu Black Sabbath).

ELO, donc, une fois sorti des relatives mièvreries (Confusion, Last Train to London) donnera quelques titres sympa, Don’t Bring Me Down « grrrrrrrrrrrrrouuuuuuuuuuuuuussssssssssssss », et, (mais pas sur « Discovery ») « Hold on tight to your dream » (au sexy french ‘acowochotoi atonwève ohhh) , et "Rock’n roll is king".

"Don't Bring Me Down" aurait fait un titre rock du plus bel effet, certaines reprises d'ailleurs le montrent plutôt bien.

Ce groupe ne restera pas tellement dans les mémoires, quoiqu’il ait marqué les années 80 par quelques tubes retentissants et par une démarche originale: Une approche trop disco a sans doute daté rapidement le son du groupe, qui tentera de se reformer sans succès plusieurs fois dans les années 90.



vendredi 29 mars 2013

Vangelis ou les premiers pas de la musique electro

VANGELIS

 Lire en Français      Read in English


Intrusion dans la pop electronique, 

le prog rock, le rock planant,

 comme on voudra...

Vangelis, (pour faire stylé prononcer VangUelis), c’est pas le nom d’un groupe, c’est le nom d’un gars. Un grec, dont on fète aujourd’hui l’anniversaire. On le connait surtout pour être le compositeur de musiques de films qui ont marqué les esprit (les musiques, parfois plus que les films, d’ailleurs !). Chariots of Fire, 1492, et, au début, les films animaliers de Frédéric Rossif (apocalypse des animaux, les quinquagénaire se souviendront peut-être de ces films prise de conscience écolo post soixante huitards : Hulot n’a rien inventé).




Evángelos Odysséas Papathanassíou, (il signera ses premiers disques « Vangelis Papathanassiou", et tout le monde trouvait ça joli (comme disait Desproges) puisque c’est son imprononçable nom, est un autodidacte qui prétend ne pas connaitre le solfège. C’est aussi l’un des précurseurs de la musique électronique, bien avant notre Jean-Michel Jarre national.

Pour revenir aux débuts, Vangelis, fuit la Grèce des colonels en 1968, arrive à Paris et fonde, avec un certain Demis Roussos le groupe Aphrodite Childs. On se souvient du titre Rain and Tears, à la mélodie pompée sur le canon de Pachelbel écrit au 17ème siècle, mais qui bizarrement venait de « sortir de l’oubli », et qu’on entendait, à l’époque, à toutes les sauces.

Vangelis travaillera ensuite avec le groupe Yes (qui ressurgira dans les années 80 avec un tube « rock fm » « Owner of a Lonely Heart », assez vigoureux), qui faisait dans le planant psychédélique avec des morceaux de 20 à 30 minutes..

S’ensuivront plus tard des titres co-signés « Jon and Vangelis » comme par exemple « The Friends of Mr Cairo », espèce de story-telling song avec bruitages de poursuites auto et coups de feu, sur un rythme parfois un peu trop disco, mais qui reste agréable à écouter et dans les bon souvenirs des années 80.

Un peu avant, dans une période où j’écoutais les Allemands de Kraftwerk, découverts en 1975/76, j’écoutais également le Vangelis d’Albedo 039, planant, presque pink-floydien et à vrai dire un peu chiant :

Je me souviens d’avoir eu le 33T, je n’en ai aucun souvenir musical, si ce n’est la voix d’outre je ne sais ou, égrenant les indices de réflexion solaire des planètes de notre système, pour en arriver au titre de l’album, Albedo 039. C’était branché (juste après juillet 1969, « on a marché sur la lune »), baba cool et technophile, mais chiant.

Pour être sincère, autant je me souvenais de "Friends of M Cairo", des musiques de film, autant j'avais oublié Albedo 039, que je ré-écoute aujourd'hui. Il y a, bien sûr, là-dedans, un côté musique d'ascenseur. Mais on ne peut pas nier (à salade) un optimisme, un élan, bien loin du rock planant de Yes par exemple. Bref, j'aurai pas dû écrire que c'était chiant.