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samedi 27 avril 2019

Deep Purple, avant Smoke on the Water....

DEEP PURPLE avant Smoke on the Water 

Deep Purple, hard rock???

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Tout le monde connait Smoke on the water. 

Tout le monde reconnaît dès le premier riff ce titre, dont Mon Histoire du Rock a déjà fait l'apologie il y a bien longtemps. 
C'est vrai que cet album, Machine Head, est particulièrement percutant et réussi. On ne revient pas sur le fait que le morceau le plus connu du groupe, le plus connu de l'album, soit issu d'un hasard, soit probablement le moins "travaillé".. 

On va donc essayer de jeter une oreille du côté du Deep Purple moins connu, sans verser dans la monographie historique de ce groupe, dans la biographie de ses membres et dans les raisons de tel ou tel départ. 
Je dis souvent ici que je laisse ces sujets aux spécialistes, je ne prétends pas avoir l'expertise, et revendique l'éventualité d'un regard d'un avis, partial, plus emprunt d'émotion que d'exactitude, au risque de contradictions assumées. 

Le premier contact que j'ai eu avec Deep Purple remonte aux années 70 avec Burn et Hush, tu vois qu'on est loin du presque hard rock de Smoke… Ces titres de 1968 montrent une facette de Deep Purple bien différente de celle, métallique à souhait, dévoilée sur Machine Head. 
Pourtant, le groupe conservera sur cet album les longues tirades psychédéliques, voire jazz (Lazy, Picture of Home). Mais les premiers opus du groupe marquent bien davantage les références au classique, que ce soit par le choix des instruments (le synthé étant positionné très en avant) que par les compositions elles mêmes, revendiquant un héritage baroque. Bref, je vais pas sombrer dans l’analyse… 

Deep Purple a énormément évolué, dans sa forme, ses membres… Le style, le type de musique en a forcément été marqué! Il arrive -souvent - que le changement de style d’un groupe soit mal perçu, tellement abrupte ou opposé que l’auditoire s’y perde.. 

Ce n’est, à mon avis, pas le cas de Deep Purple. Une période pop, presque glam, une période euh… quasi free jazz, si j’ose, une période rock, très rock, qualifiée ensuite de hard rock… L’alchimie est osée, entre ce rock planant (Child in time, l’intro…..) et ce rock 70s “hard rock” donc (le même Child in Time, outro)… 

Mais dès l’origine la sensibilité classique, l’osé “mélange des genres” est livré au grand jour (4 ème album!!! )… avec le concerto for group & orchestra… Il faut, je vous y incite, explorer cette discographie et ce groupe, tout autour des albums qu’on connait tous: Machine Head, In Rock, Fireball… 




 Bonne écoute!



samedi 18 novembre 2017

Shakin' Street, Solid as a Rock !

Shakin' Street...




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Ce groupe résonne, particulièrement, comme un brusque rappel à l’adolescence.
Comme tant d’autres, dirons les grognons, tant ce blog est un inventaire à la Prévert de tous ces souvenirs auditifs, ces pépites éparpillées dans la mémoire vive de mes oreilles.

Dans ces années 80, à leur tout début, à peine remis des brusqueries punk et pas encore inondés des sucreries New Waves, on reste dans l’espoir du rock français, tout en continuant à glaner du côté de la perfide Albion….

D’où allait surgir le rock french wave? Allait-il surgir? Retomberait il en variété comme l’avait fait le rock’n roll de nos ainés, de rock en twist et de twist en chanson?… Téléphonez-leur, ils vous diront.

Bref, Shakin' Street, avant de traverser l’atlantique pour d’autres aventures, nous gratifiera d’un 33 tours (appellation de l’époque pour ce qui deviendra par la grâce du marketing, le dieu vinyl…) à la pochette suggestive et au superbe “Solid as a Rock”.




Les spécialistes noteront que le groupe a compté dans ses membres plusieurs futurs sommités du rock français, qui rejoindront ensuite des groupes objectivement plus connus, de Norbert Krief (futur Trust), Bertignac et Corine Marienneau (Telephone), mais aussi Patrice Llaberia qui participera à une reformation de Bijou, ah, Bijou…. Mais c’est une autre histoire, fin de la parenthèse “Point de vue image du monde”.


Bref, Solid as a rock fera le bonheur de nos platines, mais hélàs, la reformation tardive dans les années 2000 de ce groupe pourtant prometteur ne permettra pas de relever le défi d’un rock bien de chez nous….

samedi 15 août 2015

Powerage 1978 Cinquième ( et meilleur ? ) album d'AC/DC

POWERAGE

AC DC  



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Je n'ai pas encore chroniqué l'album d'AC/DC par lequel j'ai fait connaissance avec le groupe...


....En 1980. 

J'ai dû en parler, déjà, rapidement, trop rapidement? 

Il faut détailler tout ça.

A ceux qui ont catalogué ce groupe dans la case "hardrock" je préconise une écoute attentive, sereine, au calme, de cet album explosif.


Powerage.

Ecoutez-le…. Vous voyez bien (j'adore ce "écoutez, vous verrez"; Oximore, quand tu nous tiens!) que c'est du blues pur fruit! Je viens de me remettre Sin City en écrivant ce billet.

A 2 minutes 40, l'orage s'apaise, comme dans une saison de Vivaldi. Reste la basse, un soupçon de batterie et ce cher Bon Scott. Puis ça reprend de plus belle.

Comment ne pas bouger la tête dans une sorte de jerk frénétique!!!

Puis vient Rock'n Roll Damnation, que le groupe prêtera à Trust, de l'énergie à l'état pur. Du cri primal, mais maîtrisé, avec, encore une fois, un "break" vers 2 minutes 05.

La voix de Bon Scott est l'un des instruments du groupe, elle se mêle à la perfection aux guitares des frères Young; La preuve? What's Next to the Moon…. On n'arrêtera pas de regretter Bon Scott. Dis, remets What's Next to the Moon…

Ce disque est un marathon couru comme un sprint.

Down Payment Blues…. En vlà, de la basse, en vlà, et pas des moindres. C’est celle de Cliff Williams, qui vient d'arriver à ce poste. On n'est pas dans la fioriture, mais damned, c'est bon. Je monte (encore) le son.

J'avais oublié Down Payment Blues!!. 2'17, petit break. Ça repart très vite. Très fort. Angus y va de son solo, on ferme les yeux et on le voit en duck walk, preuve que l'inspiration elle vient de là, elle vient du Blues.

Ça dure, ça tient, plus de 6 minutes, comme du... Supertramp. Un peu plus fort, un peu plus chaud. Ecoute, à 5'45… Blues.

On ne s'arrête pas. Gimme a Bullet. Boom-Paf? Ouais, mais pas du léger, pas de la demi portion. C'est millimétré, construit, efficace. Presque lent, le tempo. Un slow! Je blague. Ici, pas de break, on n'a pas le temps. Enfin, vers 2'25…

La vache, j'adore cet album. Je me remercie de l'avoir acheté quand j'avais 17 ans. Quel gout parfait! Bravo mon ptit gars.

Up To My Neck in You. On s'énerve! C'est bon. Crie, crie ta rage, qu'elle sorte. Tout le monde à fond, pas de sourdine, on met la gomme. Va-t-il falloir décider qu'un morceau est ici meilleur qu'un autre? 4'13 de bonheur pur, à fond les manettes…

Riff Raff, une joie en concert, passe peut-être un peu moins bien, en conserve… quoique. La plupart de stitres ont été enregistrés en une prise, comme en live ! Le groupe était encore relativement "jeune", et pourtant déjà tout est là, tout est en place! Une intro survoltée de presque 2 minutes, les guitares se mêlent. On a beaucoup vanté Angus, beaucoup moins, à tort, son frère Malcolm qui fait beaucoup plus que de l'accompagner à la rythmique.

Vous doutez encore? Il faut encore vous convaincre que Bon Scott était un Bluesman, un chanteur de Blues? Kicked in the Teeth. Il fait renaître (une fois de plus) le Blues, le réinvente, le survolte. Angus Young le rejoint à mi morceau avant de se presque effondrer à 2'30 pour mieux repartir dans une montée chromatique dont il ne cessera de peaufiner ensuite la force et la grâce. Oui, la grâce.

L'album, certes, moins produit que ne le sera, plus tard, Highway to Hell, est d'une netteté incroyable, mais conserve un aspect "root", brut, brutal, qui ajoute au charme. Il se termine sur Gone Shootin', et après ça vous ne direz pas que c'est pas du blues.

La version européenne (il y avait une version par continent, selon les choix "éditoraux" des antennes locales des maisons de disques), contient un véritable bijou, Cold Hearted Man. J'en illustre le billet. A écouter à fond, bien au calme, les yeux fermés. Les paroles de Bon Scott ponctuent et soulignent le rythme du couple Cliff William/Phil Rudd/Malcolm Young (ménage à 3), rythmique d'une précision démoniaque.


AC/DC a perdu beaucoup plus qu'un chanteur en 1980. Bon Scott était aussi un parolier hors pair.


Haletant, Exaltant, Powerage est un must, pourtant méconnu et délaissé. Such A shame!


Mon Histoire du Rock se devait de célébrer cet album, que je considère comme le meilleur du groupe. D'ailleurs, voyez la liste des titres que l'on vient de parcourir: rien à jeter, tous les titres sont "bons". Très bons. Énormes.


Non?



Si.



dimanche 28 décembre 2014

You really got me quand les Kinks inventent le Hard Rock et quand Van Halen leur rend hommage



You really got me



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version Van Halen 


Van Halen, en 1977?

ou version Kinks ?



The Kinks, en 1964



ça parait moins hargneux, mais ça déclenchait l'hystérie croyez moi...

Du bruit, de la fureur... beaucoup de technique aussi. En fait, j'aime pas trop. Le morceau est une reprise d'un MONUMENT, (du groupe anglais The Kinks, l'un des marginaux du "British Invasion", doué d'un vraie sens de la poésie. Leurs textes.. (euh.. pas celui-ci) mêlent souvent la satire sociale à un style contemplatif bien loin du "love me do" des uns et du "cocksucker blues" des autres. Y a pas, il faut toujours que j'en revienne au 60's britaniques...

On dit de ce morceau que c’est le premier morceau de Hard Rock. On dit beaucoup de choses, pas toujours importantes. Sans forcément chercher à tout ranger dans des p’tites cases, l’idée est parfois de chercher à comprendre l’influence qu’un morceau, un groupe peut avoir sur « la suite », et à l’inverse, ce qui est à l’origine d’un courant, d’un style, ou il puise ses racines..


Ainsi, My Generation et la folie destructrice des Who aurait inspiré nombre groupes Punk, mais c’est une autre histoire…

Le morceau des Kinks, provocateur et brutal, composé alors que la maison de disque des Kinks, devant leur difficulté à trouver le succès, allait résilier leur contrat. Ouf: la discographie qui suivra, plus engagée mais moins rageuse musicalement, vaudra le détour (I'm not like everybody else, Lola, Sunny afternoon évidement, et Apeman (qui sera tristement reprise par Serge Lama...), bien d'autres encore... On reparlera des Kinks!!

Eddie Van Halen, qui donne son nom au groupe, est également connu comme l'inventeur d'une technique de jeu (taping) et pour jouer le solo de Beat it, de Mickael Jackson. Les premières fois où il joue en taping en public, il tourne le dos à la salle pour ne pas qu’on puisse filmer, imiter sa technique….

Ceux qui suivaient "Feed back" de Bernard Lenoir et Patrice Blanc-Francard, se souviennent d'un autre titre de EVH, "Eruption", qui en fut le générique.

On raconte plein de trucs sur Van Halen (le groupe), par exemple qu’ils étaient mégalos au point de demander, dans chaque ville, à chaque concert, des grands bols de M&M dans leur loges, et que tous les M&Ms marron soient retirés des bols. Comme cela attira la moquerie, ils eurent ensuite une vague explication, justifiant que cette pseudo doléance figurait en bas d’une liste de trucs important, et que si ce point était respecté, ils savaient que la lise avait été lu et tous les points importants respectés. Ouais.

Je reconnais qu’on est là dans un style de musique que j’apprécie moins, sans pouvoir exprimer précisément pourquoi. Ce n’est pas une raison pour bouder ce morceau, cette version qui, sans démoder l’originale, la relance et lui donne une dynamique et une fraicheur péchue. Autant l’originale sonne « garage rock », et fleure bon les 60s, autant cette cover est très « produite » et marquée 80s. à vous de choisir.

baissez le son où prévoyez les ear plugs...




dimanche 8 décembre 2013

Deep Purple, Lazy... encore un mythe qui tombe, Deep Purple n'est pas un groupe de Hard Rock...

Deep Purple  Lazy

Smoke on the Water

Machine head


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Ecoutez  !!!! 

Découvrez Deep Purple

7 minutes et 23 secondes !!!! Intro à l’orgue Hammond saturé par un overdrive !!! Intro ? 4 minutes 25, c’est plus une intro !!

Lazy, c’est le titre, c’est aussi l’état d’esprit du chanteur (Ian Gilan, of course), écoutez plutôt :



Début des paroles à 4’25, solo d’harmonica à 4’56 pendant 30 secondes, puis reprise du chant pendant 30 secondes, ça nous fait une partie chantée d’une minute 30 sur un titre de 7 minutes 23 : Lazy.

J’avais piqué le 33 tour (Machine Head), non pas chez le disquaire comme dans la chanson mais à ma sœur, d’abord pour Smoke on the Water, bien sûr.

Space Trucking (F…, quel cri !!!) et Lazy auront, davantage encore, mes faveurs. Au temps du microsillon je jure que les pistes 6 et 7 de la face 2 deviendront inaudibles, sillon usé, ravagé, par le diamant de la platine..

j’aurai soin, avant, de le copier sur une sacro sainte K7, laquelle k7 survivra longtemps, alors qu’on connaissait à l’époque la néfaste propension de la bande magnétique à sortir se promener dans le radio k7…

Je me souviens d’un retour de Normandie, des années plus tard, bloqué dans un embouteillage, au milieu de la nuit, vers Pont L’évêque ou Lisieux, sur cette damnée A13, dans ma bonne vielle CX, celle-là même ira mourir en laissant une empreinte toujours visible dans un feu tricolore du boulevard Suchet à Paris…

Dans ces bouchons donc, je me revois, bloqué, attendant « mon tour », la vielle CX chauffant, fumant, et brulant ses 15l/100 : je m’en foutais, j’écoutais, à tue-tête, Lazy, sur la sono haut de gamme de ce salon roulant à la gloire aussi passée que sa peinture :

La CX Pallas, vaisseau amiral de la maison Citroën, carrosse officiel des années Giscard, pourrait-il devenir un objet Rock’n Roll, comme la Ford 1933 de ZZ top ou la DS de Bijou ??? Who cares ?? La mienne n’en aura pas le temps !

Je le passais en boucle, ce titre, et c’était la galère : il fallait rembobiner « juste assez », et il n’y avait pas de point de repère… Souvent depuis, quand je rentre de nuit, ou tôt le matin, de cette Normandie qui accueille les Week end de tant de parisiens, de tant de parisiennes, j’ai Lazy dans la tête… Je me souviens qu’autour de moi, dans les autres voitures, le prog rock ne faisait pas l’unanimité :

C’est pourtant un morceau de synthèse : Du prog-rock, il reprend les envolées jazzy et le délire expérimental (voir « Made In Japan », prévoyez plus de 10 minutes et pardonnez les fausses notes…) Au Blues Rock, l’overdrive et la saturation. Au garage rock, le fameux cri primal, et au rock US, l’haminica, et au Rock’n roll sa « chute »….



mercredi 6 novembre 2013

AC DC groupe de Hard Rock ????? N’importe quoi

AC/DC

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Il est de bon ton de dire qu' AC/DC est un groupe de hard rock vulgaire et sans finesse , mais c'est une erreur..




Voici le 59 ème billet de ce blog, et j’allais écrire, « le premier qui parle d’AC/DC » tant le précédent (sur Highway to Hell) me semble nécessiter que le clou soit enfoncé !!

Etonnant, non ? AC/DC, « toute ma jeunesse », en fait !!!

Mais l’idée de départ de ce blog était « sur mes K7,il y avait » : Or, peu d’AC/DC sur mes K7 ! J’avais, en 1982, au moment de partir à Londres, tous leurs 33 tours jusqu’à Black in Black…. Sauf en fait… Highway to Hell, qui fit l’objet d’une K7 quelques semaines avant que je ne courre chez le disquaire…

Mais il est grand temps de lever ici une ambiguïté, de casser une légende urbaine (j’en fais trop ? ah bon ?). Voyez plutôt (pas le chien haha).

Je vous entends d’ici (assis d’ici, hahaha) ! « beurk, du hard rock, du Heavy Metal , c’est lourd et c’est moche… »

AC/DC, groupe de Hard-Rock ? Ecoutez Night-Prowler, (sur Highway to Hell) et revenez en parler !!!

C’est un blues, un vrai, comme le groupe savait alors nous en offrir depuis… toujours.

Car AC/DC est un groupe de Blues, qu’on se le dise. Du blues musclé, du blues devenu rock FM au tournant des années 80, faut bien vivre, mais du blues, du vrai, tenez :

Ride On sur Dirty deeds done dirty cheap

Night Prowler sur Highway to Hell

Little Lover et the Jack sur High Voltage

Go Down, Dog Eat Dog, Overdose Hell Ai’nt a Bad Place to be sur Let There be Rock.

Je ne mentionne aucun titre du magnifique Powerage, et pourtant… mais je ferai un billet sur cet album, qui est à mes yeux le meilleur du groupe… On reparlera donc de ma théorie blues-rock sur AC/DC à cette occasion!!!

Pour en revenir donc à mon propos, ce groupe, formé par les frères Young au début des 70’s. On parle souvent des Young qui jouent dans le groupe (Angus et Malcolm), mais le grand frère Young est aussi de la fête, puisqu’il produit le groupe (après avoir produit les Anglais The Easybeats (mais si !!! "Friday on my mind" !!!).

Affaire familiale donc, que ce groupe d’écossais émigrés en Australie.

Viendra s’adjoindre aux deux frères un chanteur, Bon Scott, dont tout le monde connait la fin tragique en 1980, dans le froid de Londres et les vapeurs d’alcool. Si ce type là n'a pas une voix et un groove de bluesman.....Le type était terriblement alcoolique, « capable », en état de manque, de s’enfiler de l’after-shave au réveil… Ce triste fait divers nous priva d’un chanteur hors pair, « lead singer » reconnu, que son successeur ne pourra jamais vraiment remplacer, et qui ne me convaincra pas, si ce n’est sur Back in Black : mais cet album est encore très marqué par Bon Scott, puisqu’il avait co-écrit certains titres, et avait même commencé à en enregistrer certains ce mois de février 1980…

Les influences du groupe sont, comme le montrent les titres cités plus haut, blues, blues rock. Les membres compositeurs revendiquent l’inspiration de Muddy Waters, entre autres, et, évidemment de Chuck Berry (pas uniquement dans le Duck Walk, repris par Angus Young). La structure des morceaux (mesure binaire, gamme pentatonique, solo de guitare….) est très fidèle aux classiques du genre, et pour certains, assez figée leur faisant dire que « c’est toujours la même chose » : Le même reproche est fait à Status Quo…

AC/DC, trop vite catalogué « vilains garçons », et hard rock, est devenu, avec l’arrivée de Brian Johnson, plus froid, plus impersonnel, moins blues et plus « rock fm ». Les albums des années 80 auront du mal à (me) convaincre, et même si un titre émerge, de temps en temps (ThunderStruck, à l’intro magnifique !), la magie n’est plus là. Après Bon Scott, c’est le batteur Phill Rudd qui a quitté le groupe, et l’avenir montrera à quel point le batteur, bien qu’il semble caché, loin, derrière ses futs, et hélas rarement dans la lumière, est pourtant au premier plan quand il s’agit de marquer la couleur stylistique d’un groupe rock : Phill Rudd reviendra donc en 1994, et la magie Blues Rock réapparaitra dans le groupe !!!

AC DC, c’est du blues, j’espère vous avoir convaincu ! Maintenant que vous êtes réconciliés avec la famille Young, retournez à vos platines écouter les premiers albums, jusqu’à 1980…. Le mot de la fin est à KeithRichards, qui est, après Chuck Berry, sans doute l’un des maitres du genre ! Si Keith adoube AC/DC, on n’a plus rien à dire… Comme ses éloges vont à Powerage, et que je partage cet avis, nous en reparlerons…..



dimanche 18 août 2013

Tommy, The Who

TOMMY , 


Seconde partie, le film de Ken Rusell

Le film Tommy, de Ken Russel d'après l'opéra-rock des Who passe dans la ville voisine. C’était en, voyons ??? 1981 ? 1982 ?? au plus tard…

On y va, avec ma chère soeur et un très bon pote d'alors.

REVELATION !! Je me souviens qu’en sortant du ciné, on sortait de la 4l de ma sœur, ce copain et moi, à chaque feu rouge, pour danser des Po-Gos endiablés (et courts) sur les passages cloutés en chantant I’m Free tan lan lan lan lan lanlan I’m free..

Le copain de l’époque est devenu haut fonctionnaire dans la Culture, et il a certainement oublié tout ça…. 


As-tu oublié?

Comment c’est possible, d’oublier Tommy… ???

Les Who, eux, n’ont pas oublié leurs fans quand ils écrivent successivement Tommy, et plus tard Quadrophenia, puisque les 2 « opéras rock » sont autant d’hommages à ceux qui les suivent depuis 1964.

Quelques années plus tôt, en 1978, on avait appris qu’on pouvait mourir en allant assister à un concert de rock. Une bousculade à l’entrée d’un concert des Who avait fait plusieurs morts. Je me souviens d’avoir frémi en entendant ça à la radio, et qu’à l’époque les Who me paraissaient inaudibles… Je les adorerai 2 ans plus tard !!! Oh, bien sûr, c’était arrivé lors d’un concert des Stones (Altamond, où un membre du service d’ordre flingua un type qui brandissait un couteau, mais l’histoire, pour sordide qu’elle soit, n’a rien à voir). Les Who entraient de ce fait dans le sinistre club des voyous qui jouaient malgré la mort de leurs fans. A leur décharge, ce jour-là, ils n’eurent connaissance de l’accident qu’après le concert, les managers ayant préféré que le concert ait lieu pour éviter d’autres mouvements de foule.

Ce « problème » de fan préoccupe tout de même le groupe au point qu’ils intègrent à Tommy un titre hommage à une fan défigurée lors d’une bousculade : le titre tombe comme un cheveu sur la soupe dans l’histoire, mais l’intention est là.


PeteTownshend a toujours été très attentif envers ses fans, et aussi envers les membres du groupe : compositeur de pratiquement tous les morceaux des Who, il a, dès l’origine (et le solo de basse (1er du genre) de MyGeneration) fait en sorte de mettre en évidence chaque membre du groupe.


Les Who, connus pour avoir inventé le gros son sur scène (Le guitariste Pete Townshend en a gardé des acoufen et le chanteur Roger Daltrey est presque sourd), mais aussi quasiment inventé le riff hard rock (ce qu’on appelle les power chords, c’est-à-dire des accords joués sur deux cordes, ne conservant que la dominante et la 5ème de dominante). C’est aussi donc le première groupe à avoir créé un « véritable » opéra-rock Tommy, donc, pour y revenir.

Les Who ont joué Tommy sur scène, (et à Woodstock !!! voir article précédent) ce qui est également une prouesse technique dans l’enchainement des morceaux sans coupure entre eux, et l’ajout d’instruments et d’arrangements inhabituels. Les difficultés n’arrêteront pas les Who, qui récidiveront de prouesse et d’innovation avec Quadrophenia, mais l’aventure sur scène finira en quenouille…

Pour en revenir au film, à la version filmée du rock opéra, emmené par Ken Russel est un sommet de psychédélisme kitch, et je trouve qu’il a terriblement vieilli. Pratiquement tous les morceaux ont été réorchestrés, et assez rarement à leur avantage (si ce n’est pour Pinball Wizard joué par Elton John et Eyesight to the Blind par Eric Clapton), et on, (en tout cas, moi), regrette que la version d’origine n’ait pas été retenue : La nécessité de faire chanter les acteurs en lieu et place de Roger Daltrey (qui sur l’album studio chante tous les rôles), n’imposait pas pour autant de ré « arranger » les orchestrations : Hélas, elles y perdent en dynamisme, en spontanéité, le rythme et le groove n’est plus là, c’est dommage !

Cela étant, voyez tout de même ce film s’il passe près de chez vous… Quadrophenia a bien été redistribué dans les (quelques) salles en version remasterisée, on peut rêver ?? A moins qu’Arte, un de ces soir ??? Et, quoi qu’il en soit, (ré) écoutez l’album…

dimanche 19 mai 2013

Pete Townshend guitariste auteur compositeur The Who

Pete Townshend


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A propos de l'autobiographe de P Townshend, 


'Who I Am'

Bon anniversaire, Monsieur Townshend. Vous êtes le co fondateur du groupe The Who, avec votre ami John Etwistle.Ce dernier ayant la particularité de jouer, dans un groupe de rock assez non seulement de la basse (il faudra en reparler) mais aussi du cor et de la cornemuse… c’est une autre histoire.

Pete Townshend donc, qui transforme son groupe de skiffle en groupe de rock – rythm and Blues avec l’arrivée du batteur « fou » Keith Moon et du guitariste chanteur Roger Daltrey.

Townshend est un guitariste hors pair, il a appris la guitare à 12 ans et développé une inventivité assez énorme autour de l’instrument. Le rock puissant (hard rock) lui doit l’utilisation intensive des power chords (accords de quinte, simpliste mais très « efficace » et donnant une impression de grande puissance sonore) mais aussi du larsen (voir par exemple la prestation à Woodstock sur « Summertime Blue »). C’est également lui qui ira vers l’introduction de sons synthétiques, de boucles d’enregistrements (avant les Beatles) et c’est lui, le premier, qui eût l’idée de compositions dépassant le cadre d’un « single », de concepts albums sur lesquels une histoire est racontée tout au long des différents titres : les fameux opéra rock Tommy et Quadrophenia, bien sûr, mais avant cela, A Quick One.

On lui doit la quasi intégralité des compositions du groupe The Who. Probablement perturbé par une enfance assez space, il transcrira ses problèmes personnels dans le paroles de ses chansons, ( Tommy en particulier, il se pourrait bien que l’enfant en question, ce soit Pete Townshend, et que « l’Oncle Earnie », ce soit sa grand-mère détraquée sexuelle qui l’a recueilli…) qui vont au-delà des thèmes abordés par les autres groupes, et dénotent du « love me do » des uns ou de l' « I can’t get now » des autres. Un critique dira de lui qu’il est « la première star rock que Freud aurait aimé », dans un moment ou P Townshend était accusé des pires méfaits et sans doute auto-piégé dans une histoire scabreuse.

Townshend est sans doute l’un des musiciens rock les plus persistants dans la recherche de nouveautés dans le son rock. C’est en partie lui qui convaincra Jim Marshall de fabriquer des amplis plus puissants que les amplis américains de l’époque : les Who jouaient tellement fort (les premiers « murs d’amplis » sur seine) que Townshend en est devenu presque sourd),. C’est aussi l’un des premiers guitaristes « show man », se livrant à de véritables prestations scéniques (moulinets du bras droit, sauts (que Sting lui empruntera).. et destructions de guitares Rickenbacker puis Gibson, ce qui est non seulement un « crime » mais aussi une stupide idée des managers du groupe après un « accident »sur scene: Je crois que la firme Rickenbacker lui signa un contrat dans lequel il lui était imposé de casser une guitare à chaque concert.... (J'avais lu ça dans un bouquin acheté à Londres dans les années 80, impossible de remettre la main dessus...)

Plus encore que Tommy (que j’ai tout de même écouté en boucle dans les années 1981-82), c’est Quadrophenia qui me semble être l’œuvre majeure des Who. Trop sophistiqué pour être (bien) joué sur scène, sans doute trop personnel pour être l’œuvre d’un groupe, trop sérieux pour permettre au ce groupe de se projeter dans une suite, c’est en revanche musicalement encore très écoutable, et la force de Townshend est d’avoir écrit ces morceaux presque seul, mais en laissant à chacun des membres du groupe une vraie place, une vraie partition, sans chercher à ce que les autres soient son propre faire valoir : la basse, la batterie, le chant sont réellement mis en avant dans chaque morceau, rare symbole de vraie camaraderie de la part de Townshend.

A écouter :


- Summertime blue à Woodstock

- My Generation

- Quadrophenia et Tommy mais on en reparlera

- Who are You

- Baba O’riley



vendredi 26 avril 2013

AC/DC Highway to Hell,

AC DC


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... Ou les débuts commerciaux d'un futur groupe mythique de l'histoire du rock, de

 Mon Histoire du Rock

Vinyl clef de l'histoire d'AC/DC, tournant entre l'époque blues rock et l'époque hard rock ou plutot rock FM

On continue donc le petit tour dans les K7 imaginaires de mes souvenirs musicaux - bien réels - de mes années 80?
A cette époque, ce groupe passait pour des dégénérés épouvantables et peu recommandables.

Aujourd'hui cet album est un classique du rock, et le groupe est un incontournable.

YOU KNOW YOU'RE OLD FASHIONED WHEN WHAT YOU USED TO LOVE AS BEING SHOCKING WHEN YOU WHERE IN YOUR 20 IS GETTING "VINTAGE"...

Pour en revenir à AC/DC, cet album, le plus connu, est celui où le groupe commence à abandonner le blues-rock pour aller vers un rock FM plus "facile", plus commercial. Ce sera le plus vendu….

Comme disait Coluche, également mal vu à l’époque et également devenu fréquentable aujourd’hui : « Il suffirait que les gens arrêtent d’acheter pour que ça ne se vende plus ».

J’en ferai une devise dans mon métier de vendeur, puis de manager commercial.

Cet album sera le dernier avec le chanteur Bon Scott, mauvais garçon, mauvais genre, alcoolique au «dernier degré », qui en fait est celui des alcools qui en délivrent le plus, des degrés : en manque, il allait jusqu’à boire de l’after-shave au réveil.

Sa voix était pour beaucoup dans le style du groupe, et ce n’est pas par hasard que les frères Young (les guitaristes du groupe), avaient repéré ce roaddie et l’avaient embauché à l’époque où AC/DC était un groupe de blues péchu qui jouait surtout dans les boites gay australiennes (d’où, dit-on, le nom du groupe).

L’album suivant « Back in Black », était déjà bien avancé avec Bon Scott, il fut donc terminé, réenregistré pour partie, avec un nouveau chanteur, délibérément opposé en terme de voix. C’est une autre histoire.

Les titres phares de l’album sont Highway to Hell, et Touch too Much. Le second respire encore le blues, tout comme d’autres titres (Night Prowler…) et d’autres semblent appartenir à la page que le groupe est en train de tourner (Love Hungry Man, If You Want Blood, Beating Around the Bush). Enfin, « Shot Down in Flammes » et « Walk all Over You » annoncent la suite.

Cet album sera celui de la consécration pour AD/DC, les mauvaises langues attribuent ce success à la pub involontaire et morbide que la mort de Bon Scott fera au groupe.

En réalité, je me souviens que l’album était déjà un succès avant qu’on apprenne, un midi à la cantine, la mort du chanteur dans une bien médiocre déchéance, rejoignant tant de rock star dans une mort en pleine gloire, et Hendrix à ex-aequo dans le palmarès des situations glauques ( puisqu’à très peu de choses près ils sont morts dans les mêmes circonstances.).

Le 33Tours suivant eu un temps mes faveurs, puis je cesserai de « suivre » ce groupe. Je resterai « bloqué » sur la période Bon Scott, avec une préférence pour « avant » Highway to hell, et sans doute pour Powerage, dont on reparlera.

De cet album, le titre éponyme sera celui qui restera dans « l’histoire », mais pas dans la mienne. Touch Too Much (n'est ce pas, les Old Stones?) a ma préférence, et Night Prowler, qui est un blues pur fruit, le suit de très près, irait presque lui ravir la première place.

Touch Too Much, commence calmement, doucement presque. Puis tout s’accélère, s’énerve, il y a un lien entre la montée en puissance et les paroles, jusqu’au solo d’Angus Young, finalement assez simple mais faites le en vous roulant par terre….. puis cet échange entre Bon Scott et le reste du groupe qui reprend le refrain, d’abord piano pour une seconde montée en puissance jusqu’au final.

On ne s’en lasse pas.



Enfin, moi, pas.






dimanche 14 avril 2013

Deep Purple album Machine Head ce n'est pas seulement Smoke On The Water!

Deep Purple.....



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Hard Rock ? Rock Psychédélique ? Rock « Symphonique » ?


 



Un peu tout ça successivement », selon l’époque, l’influence dominante de l’un ou de l’autre.

Un grand classique assurément, qui n'est pas de nature à effrayer ceux - dont je suis - que le hard rock, métal, pur et dur, rebute.

L’album le plus marquant est pour moi ‘Machine Head’ avec bien sûr Smoke On The Water dont tout le monde connait l’histoire.

Comme souvent, un riff, une mélodie super simple (fallait-il encore la « trouver »), un morceau construit « au hasard », devient un tube interplanétaire alors qu’il était destiné à servir de bouche trou…

Mais surtout Space Truckin’ et les hurlements félins du chanteur Ian Gillan. Ian Gillan, que j’ai pu voir récemment dans un show assez baroque « Rock Meets Classics » comme les anglais les affectionnent. Péchu et généreux avec le public.

Space Truckin’ donc, très rock, très hard, et aussi sur le même album « Lazy », presque jazzy, dont l’intro est tellement longue que c’est presque un instrumental, le titre du coup résonnant comme un clin d’œil, trop paresseux pour écrire des paroles. Il y a sur cet album d’énormes contrastes, tiraillements entre la tendance rock, blues, hard-rock et le « passé » rock planant, psychédélique. Mais malgré tout l’ensemble a une unité, une homogénéité, tout s’enchaine et je ne vois pas un titre dont on se dise – comme souvent – ce morceau dénote.

Le 33 tours à la maison était l’un de ceux (2 ou 3 ) qui étaient le plus écoutés, et je me souviens que « vers la fin » Lazy et Smoke on the Water » étaient presque inaudibles…

Cet album est à coup sûr selon moi un monument du Rock'n Roll