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vendredi 14 décembre 2018

Dakota Building, New York, 8 decembre 1980

Dakota Building, New York, John Lennon

Dakota Building, New York, 2018


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On reste dans l’univers Beatles, mais on revient à New York qu’on avait quitté pour parler du concert de McCartney, mais aussi fêter le 200 ème article de ce blog avec ‘THE’ titre originel, fondateur… The House of the Rising Sun. 

Cette maison du soleil levant devait être paumée quelque part à la Nouvelle Orleans. 

Loin, encore plus loin, se trouve le Dakota. 

Le Dakota Building, lui, a été construit à New York, Manhattan au 19ème siècle. Tellement loin et isolé du centre de l’époque, qu’on lui donna ce nom de Dakota, état fédéral qui paraissait alors loin, loin, et isolé. 

Hahaha. 

 Dans notre petit périple new-yorkais sur fond de lieux mythiques du Rock’n Roll, un passage au Dakota Building était de mise, dans la même foulée qu’un arrêt de mémoire au Strawberry Fields Memorial, pas loin, dans Central Park. 

Je fais pas une course à l’article pour l’article, je te mets donc un seul article pour les deux: Je suis comme ça. L’immeuble est à la fois lugubre et majestueux, grandiose et un peu “recroquevillé”. Pour tout dire, il n’est pas très Rock’n Roll, et on a du mal à figurer une pop star comme John Lennon dans un tel lieu. Il parait davantage correspondre à Tchaïkowsky, qui l’aurait habité avant même la fin de la construction, ou à Leonard Bernstein… 

Même sa pseudo figuration dans le film ‘Rosemary’s Baby’ de Polansky ne fait rien à l’affaire… A jamais, le nom de l’immeuble sera lié à la destinée malheureuse (tragique pour faire “presse à sensation” ) de John Lennon. 


Ce qui étonne, c’est la sobriété et le calme bourgeois qui règne autour du lieu du “drame”. Pas de groupies, d’attroupement, en fait, personne ou presque. Pas de fleur, pas de… non, rien. 

Rien ne rappelle ce sinistre 8 décembre 1980.. Après avoir demandé un autographe à Lennon vers 17h, un illuminé (pourquoi le nommer) revient plus tard dans la soirée et, lorsque le père de Sean Lennon sort de chez lui, il lui tire dessus. “I’m shot”, dira John Lennon… 
Le tueur avait semble t il déjà projeté de tuer John Lennon quelques mois plus tôt, avant de renoncer provisoirement… Le reste est fait divers, comme la longue liste de stars qu’il avait envisager de flinguer, comme James Taylor qu’il aborda en ville la veille, comme Bowie, qui jouait alors dans Elephant Man et pour lequel le mec avait pris une place au premier rang ou il aurait été assis à côté de Lennon…. 

Pour percevoir une once de rock culture, il faut traverser la rue et aller au Strawberry Fields Memorial, ou deux ou trois “clochards Célestres” gardent un petit peu le lieu en jouant de la gratte… un petit peu, mais pas trop, et n’arrivent pas ) empêcher deux trois connasses de se selfiser grotesquement en plein milieu de la mosaïque. Du coup on quitte rapidement le lieux, qui n’a plus trop d’interêt depuis que Gary dos Santos ‘The Mayor of Strawberry Fields”, est parti rejoindre Lennon…

samedi 1 décembre 2018

Paul McCartney, concert à Paris 28 Novembre 2018

Paul McCartney, en concert, en 2019


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Alors, raconte!!

Ok.

Un concert de McCartney, ça se raconte!! 

On nous avait dit d'arriver vachement en avance, pour ce qui est désormais notre quotidien pas très peace and love, pas très glamour et pas raccord avec un esprit de partage d’un moment rock, historique et de partage: les fouilles et contrôles de sécurité.

Ok.

Un concert mémorable, évidemment. 

En réalité, je ne suis pas objectif, en écrivant ça. Fort probablement, je le pensais avant même d’y assister. 

Mais tout de même!! 

Plus de 2h30 sans interruption, Sir Paul, à 76 ans, enchaîne les titres, parle peu, faisant mine de lire un texte en français au prompteur. 

Mais rarement plus d'une ou deux phrases. On regrette un peu une certaine distance, froideur… 
Flègme british? Lassitude? Professionnalisme, concentration?? 

Je vais opter pour l’idée que c'est pour la bonne cause, on aura plus de chansons dans le laps de temps du concert. 2h 30!!!!! 
Merci!!! Après avoir entendu sur Youtube le son et la voix du Fab Four lors du concert de New York Grand Central, on espère que la voix sera plus forte, moins fragile... 

La première partie du concert ne rassure pas sur ce plan. 

Mais l'émotion est là, énorme, intacte, on se fait prendre dès l'ouverture. 

Paul McCartney arrive vers 20h10, sans débauche d’effets, sans grand cérémonial, et donne le ton, en convoquant d’entrée de jeu les Beatles avec A Hard Days Night!!!!!! 

Ça va donner… Les titres se succèdent... 39 morceaux!!!!! Le dernier album n'est, bien sûr pas oublié! Mais les fans attendent les classiques!!

Beaucoup de titres des Beatles!!!!!! 23 titres!! 

Paul enlève la veste, sa voix s'est posée.... Whaou, frissons... Il passe de la basse à la Gibson, de la Gibson au piano, du piano au piano électrique… 

Il saisit un Ukulélé pour un hommage émouvant à “Mon Frérot Georges” Harrison, sur un “Something” sobre et troublant…. 

L’hommage avait été rendu à Lennon sur Blackbird…. 

Live and Let Die, qui est parmi les titres que je n’apprécie pas spécialement, est un moment fabuleux (feux d’artifices, jeux de lumière..). 

Le recours aux videos pendant les titres des Beatles nous montre des images d’archives bienvenues… 

Tout est fait pour satisfaire les fans des Beatles, des Wings, de McCartney… Sir Paul nous offre même un titre des Quarrymen (leur premier titre enregistré!!! (In Spite of All Danger)!!!!

Enorme émotion aux premières notes de Love Me Do..... c'est le titre qui m'a accueilli en octobre 1982 quand je suis arrivé à Londres, en plein Beatles revival pour les 20 ans de la sortie du titre!!


  Le public, … agé, évidement, mais “tu sais ce qu’il te dit le vieux?”, est plutôt calme et peu démonstratif. Mais, concentré et gouttant avec gourmandise chaque note, chaque instant de ce grand moment. L’ambiance est donc plutôt recueillie et bienveillante, pas remuante ni outrageusement festive…. 

Dès première note de “A hard days night”, l’audience est magnétisée, et restera un peu figée comme sortant d’un rêve, aux dernières notes du final… 


Bémol, s'il en faut, car on est tellement emporté que ça passe pour un détail. Le son de cette salle est un peu pateux, fouilli, décevant pour un concert d'un "ex-expérimenteur" des sons, pour l’un des pères de Sgt Peper, de Revolver et du White Album…. 
Nanterre n'est visiblement pas Abbey Road, dommage. 

On a parfois l'impression que le son des instrus est saturé pour supporter, masquer, les émouvantes faiblesses d'un Grand Monsieur qui donne tout, à 76 ans.. Après tout, on aurait accepté moins de saturation et d’entendre mieux sa voix, fut-elle parfois moins parfaite qu’autrefois… 

Séquence émotion sur Hey Jude, let it be.. Nous faisons donc partie maintenant du happy few (bon, pas si few que ça, j’avoue), du “club de ceux qui ont entendu Let it be en live par son auteur…. Hey Jude, le public s’ébroue et reprend Na, na na nananana…… pour un final émouvant.. 
Le concert se termine, toujours sans grand effet, Paul McCartney quitte assez sombrement la scène…. Évidemment, le public bat le rappel… On essaie d’entonner “Na, na na nananana..” Mais la fosse ne nous suit pas. 
Paul revient pour un meddey de 6, ou 6 titres pour le rappel, à un rythme soutenu, dans une tonalité définitivement Rock, parmi lesquels un Sgt Peper (reprise) génial et coloré (video psychédéliques de rigueur, suivi immédiatemetn d’un Helter Skelter de folie… 

Tu le ferais, toi, à 76 ans après plus de 2 heures de concert sans une pause, ne serait-ce que pour boire un coup de flotte?  

Sur un petit nuage, on pourra maintenant dire “j’y étais”. 


Merci Paul McCartney

jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!



Rickenbacker, guitare de légende

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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon histoire du rock est une Rickenbacker 330. 


La faute aux anglais. Once again.



Clic sur l'image => lien vers la description de la "bête"

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 


Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 


Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 


Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......


Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 


Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.


 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 


Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...


Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 

Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 

Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 


Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 


Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 


Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.


samedi 27 janvier 2018

Penny Lane / Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967

Penny Lane, Strawberry Fields Forever, The Beatles, 1967 


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Etonnant 45 tours que celui-ci. Comme une médaille, une pièce de monnaie dont on se sert pour sceller le hasard d'une alternative, cette galette de vinyl porte sur chaque face un caractère opposé. 

A l'inverse du couple Jagger/Richards, qui signe d'un Glimmer Twins une fraternité apparente, le couple créatif Lennon et McCartney se sépare ici symboliquement, chacun exprimant à sa manière, et individuellement, la nostalgie de leur enfance. Cependant, les titres sont crédités Lennon/McCartney…. Flegme britannique? Ne rien laisser paraître.. Pas encore….

On est en 1967  et il semble que le poids des années vécues ensemble depuis dix ans pèse de plus en plus lourd. Pas de conflit ouvert, pas de grandes phrases balancée par voie de presse (suivez mon regard). Plus tard, ça viendra. Il est encore trop tôt. Mais le temps des compositions communes semble, lui, révolu. 

Face A, Penny Lane. 
Lennon soupçonnera plus tard McCartney d'avoir intrigué  pour que Strawberry Field soit en face B. Dans les années 70, ces deux-là, jadis si complémentaires et si fusionnels, ne s'aimaient plus beaucoup et le faisaient savoir. 
Peace and love, mais pas entre anciens potes, hein… 

Penny Lane est dans la veine de McCartney, de ce qu'il sait faire de mieux: une ballade plutôt guillerette,  qui n'arrive pas à sombrer dans la tristesse nostalgique, malgré la descente chromatique utilisée dans le couplet. Mccartney se souvient, mais n'exprime pas le regret du passé. Il ajoute un solo de trompette piccolo, instrument qu'il vient de découvrir dans un concert classique: On est les Beatles, on se doit d'ajouter une touche "expérimentale"! Ce solo lui-même, plutôt guilleret et enthousiaste. 
  
Pour Strawberry Fileds, Lennon est plus vaporeux, il ébauche le style qui sera plus tard le sien en solo: d'abord minimaliste, le morceau évolue au fil des sessions d'enregistrement. Tout semble plus nostalgique, le traitement des voix, probablement passées dans une cabine Leslie, l'intro au Melotron, la mélodie elle-même. 

Le morceau détient sa part sulfureuse, quand les adeptes de la théorie de la mort de McCartney entendent, 8 secondes avant la fin du morceau, dans l'espèce de reprise patchwork, Lennon dire "I Burried Paul". L'intéressé démentira plus tard avoir dit cela, mais plutôt "Cranberry Sauce"…. 

Qu'importe, la rumeur ne s'arrêtera pas… 

Lennon considérait parait-il Strawberry Fields comme sa composition la plus aboutie.

Et ces deux morceaux sont sublimes, même s'ils marquent les débuts d'une rupture pour les Beatles.

Ils devaient figurer sur Sgt.Pepper’shttps://monhistoiredurock.blogspot.fr/2017/05/sgt-pepper-lonely-hearts-club-band-1967.html, mais le marketing de Brian Epstein et les engagements vis à vis de la maison de disque en décideront autrement. Pour les Beatles, habitués à truster les premières places des ventes de disques, ce “double face A” ratera bizarrement la première place en Grande Bretagne… 


Un signe?

Depuis fin 66, les Beatles ne se produisent plus sur scène. Place à la vie de studio, au huis clos, loin de l’adrénaline du contact avec le public. C’est leur volonté. Mais eux qui n’ont vécu que pour ce public, et sur scène ensemble - presque H24 aux débuts - ah, oui, j’exagère, mais Hambourg a été une expérience fondatrice d’osmose pour le LIVE… Et peut être que, sans le savoir, leur décision d’arrêter la scène a été le truc insidieux qui a rongé le ciment de leur cohésion?

Strawberry field est considéré par beaucoup comme THE chef d’oeuvre des Beatles. On dit qu’en l’entendant, Brian Wilson (Beach Boys) décida qu’il devait arrêter la creation de SMILE, que ce son était celui après lequel il ‘courrait’ depuis longtemps…

‘Technologiquement’, Strawberry est plus fouillé, plus produit, que Penny Lane. Lennon, aigri, dira plus tard que selon lui McCartney avait délibérément “baclé” la production du morceau, au profit de ses propres morceaux. C’était au temps de leur brouille, quand ils se balançaient à la figure  une rancoeur sortie d’on ne sait où.

Et on n’est pas là pour jouer les voyeurs, se perdre en antépénultièmes conjectures.

Si Strawberry est sans aucun doute plus intéressant au plan technique (Melotron, prouesses techniques….) , Penny Lane est plus guilleret et plus mélodieux. Pour tous les goûts.

Une légende dit qu’à la fin de Strawberry, John dit “I burried Paul”. C’est la thèse de ceux qui que croient serait Paul mort, en 1966. Lennon dira plus tard que c’est bullshit et qu’il dit “cranberry sauce”, ce qui a beaucoup plus de sens logique. Je ne listerai pas ici les “preuves” posées par les adeptes de cette théorie…. Et préfère remettre un petit coup de Strawberry Fields, pour toujours, en essayant, en vain de détecter la transition entre la prise 7 et la prise 24 à 60 secondes…..




dimanche 28 mai 2017

Sgt. Pepper Lonely Hearts Club Band - 1967

Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band: 

It was 50 years ago today…

... The Beatles ... réinventent The Beatles


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Incroyable: cet album a 50 ans…
Tout a tellement été dit sur cet album que je me demande pourquoi j’en parle aujourd’hui. A l’inverse, pourquoi je n’en ai pas parlé, avant: c’est un tel monument!

Juin 1967.
Un peu moins d’un an avant, les Beatles ont décrété qu’ils ne joueront plus en public. A l’époque, les groupes jouent dans des stades avec à peu près le même équipement que nous aujourd’hui dans la cave… tu vois le genre.
De quoi ne pas s’entendre, et saccager les efforts de composition, de création, et le rendu des balbutiements de la production d’albums un peu travaillés en studio. Revolver, sur scène, dans ce contexte… mieux vaut oublier.
Leur envie est de lâcher la bride à leur créativité, à créer des trucs dans lesquels ils n’auront pas à se freiner parce qu’il “faut jouer ça sur scène”…

Sgt Peper Lonely Hearts Club Band sera un cataclysme, encore plus fort que Rubber Soul ou Revolver. Les technologies mises à la disposition des musiciens en studio (ce n’est qu’un début) deviennent extraordinaires (la scène ne suit pas encore), mères de toutes les audaces.


13 titres, et rien à jeter. Mais les Beatles nous ont donné cette habitude!



L’album, bande son du Summer of Love, sera écrit et enregistré en quatre mois… Pendant lesquels les Beatles enregistrent aussi, quelques mois plus tôt, le fabuleux “Strawberry Field/Penny Lane” 45 tour… Deux titres qui devaient faire partie de Sgt.Pepper, concept album racontant la jeunesse des Beatles à Liverpool, mais il fallait sortir un single avant, alors… Le génie, c’est ça, non?


En 1967, je suis encore un peu jeune pour me prendre Sgt Peper en pleine figure… Mon Histoire du Rock donc, bâtira ces souvenirs là sur autre chose que le moment d’explosion… Sur l’écoute de l’album, plus tard… C’est (déjà) le 8ème album du groupe, et il n’y en aura pas autant ensuite… c’est presque le début de la fin, y compris niveau ambiance… les années passés ont été intenses et le poids commence à se faire sentir. Les tensions ne sont pas encore là, mais ils veulent être autre chose que les gentils fab four. Un album ou ils jouent à être un autre groupe???

Y a t il un titre qui émerge de ce flot de pépites? “For the Benefit of Mr Kite” a toujours exercé sur moi une espèce de fascination, “A Day in the life” est l’hymne psychédélique par excellence, et une extraordinaire référence au suréalisme, tout autant qu’un tour de force mélodique et technique… Qui par ailleurs annonce implicitement le début d’une fêlure dans la complicité des deux principaux co-auteurs du groupe: C’est un collage de deux chansons écrites séparément par chacun des deux… Mais bon, je donne un peu dans la psycho à deux balles, sur ce titre qui me semble être le sommet de l’album, s’il en est un.
Ado, j’aimais bien When I’m sixty-Four, c’était l’époque où j’apprenais l’anglais exclusivement en écoutant du rock, c’était là que j’appris cette règle d’usage du présent au futur, derrière “when”. Thank You Sir.

C’était bien, il y avait les paroles sur la pochette. Une première en 1967!!

Je ne vais pas les citer tous, “With a little Help…” transcendé ensuite par Joe Cocker.
“Fixing a Hole” , “Lucy In the Sky With Diamond” aux fantasmatiques allusions hallucinogènes…
L’époque voulait ça.
“She’s living home”, quasi journalistique, ou l’histoire de cette jeune fugueuse, et qui fait largement appel aux instruments classiques..


Chaque titre est un chef d’oeuvre, l’album est un sommet d’ingéniosité, d’inventivité, de prouesses techniques, de recherches et de production. Mais rien n’y parait quand on l’écoute. Pas de lourdeur technophile, pas de longueurs nombriliste, pas de pesanteur savante. Pop, enlevé, accessible et parfait.

Tout a déjà été dit…. Je n’ai a ajouter que mon admiration pour cet album, et une forte recommandation à retourner écouter tout l’album, ce monument pop… Sgt Pepper va avoir 50 ans, rendez-lui un digne hommage en l’écoutant attentivement, ou sous la douche, ou les deux, et passons notre chemin devant les reprises, parodies, même venant des étoiles…


samedi 19 décembre 2015

John Lennon, 1940, 1980

John Lennon


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John Lennon est mort assassiné le 8 décembre 1980 ; On a donc beaucoup reparlé de lui ces temps-ci, d’autant plus que le morceau emblématique de l’icone Peace and love (Imagine) avait tristement résonné quelques semaines, et quelques mois plus tôt, à Paris et dans plusieurs endroits du globe.

Faut-il encore écrire sur John Lennon? Tout n'a-t-il pas été déjà écrit? Ce blog ne souffre-t-il pas d'une forte disproportion de billets sur les Beatles?

Vas-tu, lecteur, en avoir marre?

Si c'est le cas, dis-le, les commentaires sont fait pour ça. Et ne sois pas rebuté que je te tutoies, piquant deux grammes de style à San Antonio, mais surtout présageant du fait que ce blog n'aie qu'un seul lecteur (à la fois...).

Ce billet est inspiré par le détour au pied du mur Lennon à Prague.

Donc donc, John Lennon.

On le trouvait un peu gnangnan, un peu pontifiant, un peu "grand frère qui va nous dire la vie", en 1980, et ça nous les brisait menu.

On écoutait plutôt du bon gros rock, du blues bien gras, façon AC/DC ou ZZ TOP, ou bien les Ramones, XTC et les Inmates. Mais aussi les Specials et Madness, faut bien rigoler un peu. Debbie Harry semblait plus désirable à nos libido adolescentes que madame Ono.

Il paraissait d'un autre temps celui de l'optimisme, du lendemain qui chante et de ce qu'on appelle aujourd'hui la croissance, toutes choses qui nous paraissaient improbables, tout autant que cette indéfectible volonté de changer le monde: Tout ça nous paraissait à la fois vain et simpliste, dépassé et présomptueux. Artiste engagé, l'engagement des "Bed-ins" nous paraissait bien faible, dans le confort d'un hotel d'Amsterdam….

Lui et Yoko Ono semblaient ressasser encore et encore les thèmes chers aux années 70, qui nous paraissaient alors décalés et hors de propos. Has been.

La New Wave naissait, à rebours des grandes causes qu'elles soient Punk ou Hippies, dans une ambiance de crise, de relations Est-Ouest des plus tendues, d'impasse au plan des relations sexuelles (Sida). Elle se nourrissait de tous ces courants ainés, du pub rock et du glam, aussi. Et y mettait son grain de dérision et de fatalisme.

Faites l'amour, pas la guerre, qu'il disait. Les deux semblaient vouloir mener à la même mort certaine, et Lennon (mais il n'était pas le seul) semblait ne pas avoir vu ça venir, et continuer à prôner l'amour libre, auquel nous n'aurions droit que sous latex.

A vrai dire on lui attribuait sans doute une grande part dans la responsabilité de la séparation des Beatles, et ça jouait pas en sa faveur. Même si au Beatles je préférais les Animals et les Who. Même si je ne viendrai que plus tard reconnaitre la richesse et l'importance des Fab Four. Même si la responsabilité de cette séparation était sans doute bien partagée, et le sujet bien plus complexe qu'il n'y paraissait...

Aujourd'hui Lennon passe pour le pur et dur, le tenant de l'axe Rock des Beatles, quand McCartney serait le responsable de la ligne guimauve. Va savoir.

Et si on s'en foutait un peu? Peut-être Lennon était-il effectivement plus porté sur le rock'n roll, adulant en particulier Mr Rock'n Roll, j'ai nommé Chuck Berry.

Mais dans les années 80, il tendait à le cacher un peu tout de même. N'affirmait-i-il pas que Bob Dylan, qui n'était pas pour nous une icône du Rock'n Roll, était l'un de ses principaux modèles? On retenait plus de lui ses créations mièvres (Imagine, Woman, etc) que ses bœufs télévisés avec Chuck Berry.... Pas mal "téléphonés", et dus aux nécessité d'un accord avec Le Grand Chuck, pour éviter un procès pour plagiat autour de "come together"..


"I've been shot", seront ses derniers mots, un soir de décembre 1980 au pied de son immeuble, le sinistre Dakota Building...

Viendra, plus tard, le temps ou Imagine prendra sa signification, à la porte d'un journal d'abord, puis dans la rue, en face d'une salle de spectacle tristement célèbre d'un soir de folie.









samedi 11 avril 2015

I am the Walrus, John Lennon, The Beatles, Novembre 1967

I am the Walrus



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Malgré John Lennon, malgré I am the Walrus, les profs d’anglais persistent à faire étudier les chansons des Fab Four.


C’est donc au prof d’anglais de mon petit dernier que l’on doit cette chronique. Puisqu’il faut étudier la chanson de son choix, il décide de décrire à son prof la chanson de John Lennon réputée impropre à l’explication de texte.

"De mon temps,lui dis-je, les profs d’anglais nous faisaient commenter Simon et Garfunkel ou Bob Dylan". Tiens à propos, Lennon a prétendu avoir écrit cette chanson pour montrer qu’il «était capable d’écrire le même genre de débilité » que Dylan… Le roi des pacifistes était parfois véhément!!

Les légendes autour des Beatles et de leurs chansons sont nombreuses, et I am the Walrus serait pleine de "clefs"… bien qu'elle soit sensé n’en avoir aucune… !

Et bien évidement, les spécialistes s’éreintèrent à trouver à ce titre une foultitude de sens, plus ou moins cachés, plus ou moins mystiques, plus ou moins tordus. Lennon s’amusait parait-il, par avance des sens que les « spécialistes » sauraient trouver à sa chanson.

Mais il donnera plus tard le change en donnant lui-même des significations « après coup »..

On a donc droit à de nécessaires indices sur la mort prétendue de McCartney en 1966, de nombreuses références à Lewis Caroll (De l’autre côté du Mirroir, « le Morse et le Charpentier »), à la lutte des classes, au LSD (puisque Lucy in the Sky est mentionnée), au Police Detective Pilcher, fameux pourchasseur de stars drug addicts….

Mais faut-il donner crédit à ces interprétations ?

Écrite par Lennon en plein summer or love, en plusieurs fois et en plein trip de LSD, la chanson est pour le moins excentrique et décousue…


Elle serait en fait un « collage » de plusieurs chansons inachevées que Lennon aurait combiné avec l’aide de Yoko Ono.


Placée en face B d’un 45 tours dont la face A est « Hello Goodbye » écrite par Mc Cartney, elle sera plus tard l’un des symboles de la rupture entre les deux hommes, Lennon reprochant à Mc Cartney d’avoir sous estimé son "chef d’œuvre"... Celui-là même qu'il décrivait à sa sortie comme un canular sans importance.

La chanson fut interdite sur la BBC parce qu’on y parle de petite culotte.

Les Beatles sont dans leur période « on expérimente plein de trucs », donc l’orchestration regorge d’instruments classiques, et des extraits d’enregistrements du Roi Lear de Shakespeare sont mixés. Lennon prétendra avoir enregistré ce qui passait un soir de mixage, sans savoir ce que c’était. Sans doute pour ajouter à la légende ou à la confusion autour de ce titre.


Ben voilà, y en a des trucs à dire sur une chanson sans sujet !



dimanche 8 mars 2015

The Beatles 1967 - 1970 double album bleu

The Beatles 1967 - 1970 



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double album bleu




Second Volet de ce diptyque consacré par la maison de disque au groupe après sa disparition, son éclatement, sa fin consommée sur le toit de l’immeuble dans un ultime concert, ce double album fait donc pendant au rouge, dont j’ai déjà parlé.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le double blanc « The Beatles » n’a rien à voir, puisqu’il ne s’agit pas d’une compilation et qu’il est sorti « du vivant » du groupe… Le double « marron », « BBC Sessions », sera, lui plus proche dans la logique…

Avec « The Beatles 1967 – 1970 » la page British rock, au sens propre du terme, est définitivement tournée, et les Beatles sont entrés dans la Pop. J’ai déjà dit que le rouge avait mes faveurs, mais il est vrai que je suis un nostalgique des 60’s, du Rock, et de la British Invasion. 

En ré-écoutant pour cet article le bleu, je peux maintenant dire que ce que je croyais être une préférence pour le son et le style du rouge est en réalité une attirance pour une période antérieure à mes souvenirs. Les morceaux du bleu, eux, sont dans ma mémoire auditive, on les entendait « quand j’étais petit », quand ils sont sortis, et je m’en souviens.


Il n’en reste pas moins que ce double regorge de pépites. Psychédéliques pour la plupart, les compositions des Beatles sont maintenant plus recherchées, plus fouillées, plus construites.


Et si le rouge est plus nerveux, plus énergique, le bleu est plus savant, plus orchestré, et montre à quel point le groupe est devenu maitre dans l’art de la composition, de la production, du songwriting…


Chaque morceau est une pépite, un trésor d’inventivité, et garde, malgré tout, un côté « fouillis », expérimental.. Melotron, bandes magnétiques passées dans un sens, dans l’autre… tout a déjà été dit.


Les Beatles ont arrêté de se produire sur scène, ils ont donc plus de temps, et sont plus sereins, pour composer.. ça se sent.


Dès le premier morceau de la Compil bleue, le ton est donné : On peut tout se permettre sur Strawberry Field, puisqu’on ne jouera pas ces morceaux en live…


Bien plus tard, Lennon et Mc Cartney se chamailleront pour prétendre que les chansons de « l’autre » étaient l’objet de plus de soin…


Les Beatles vont donc redoubler d’ingéniosité, multiplier les expériences, ajouter des bruitages et des sons enregistrés, multiplier les instruments… Ils ne commettront pas la même erreur que les Who qui, jouant Quadrophenia sur scène, iront au naufrage par la faute d’une post synchro impossible..


C’en est fini des bluettes adolescentes, dialogues avec la nana convoitée, le style devient descriptif, contemplatif, nostalgique et toujours aussi moqueur. (« Are you a Mod ? Are you a Rocker ? Hmmm, I’m a Mocker » (Ringo Star).


Pour être exact, c’est en tout cas ce que reflètent les deux doubles, et la transition, très marquée dans les compils, n’est pas aussi flagrante dans les albums.


Mais pour le plus grand nombre, les Beatles se résumeront à ces deux doubles, 54 titres, qui occulteront un peu les albums originaux et les (environ) 150 autres titres de la discographie des Fab Four…


Quand sortent ces deux doubles, en 1973, le monde comprend que son rêve de voir le groupe se reformer restera un fantasme. Ces deux doubles ressemblent à un cadeau d’adieu, l’album des photos sonores qui retrace la (courte) carrière d’un phénomène de société appelé The Beatles.



samedi 24 janvier 2015

The Beatles 1962 1966

The Beatles  1962 1966



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The Beatles 1962 1968 sur Mon Histoire du Rock

Album surnommé double album rouge


Etonnant concept que cet album rouge, qui est accompagné de l'album bleu, puis, bien, bien plus tard, d'un album « marron » :

On reparlera de ces deux-là ....

Etonnant d'abord parce qu'il est à contre courant de ce que les « Fab Four » ont produit depuis « Rubber Soul » et surtout, surtout, Sergent Pepper…

Le fameux concept album, qui sera ensuite la règle « évidente », et qu'ils on presque inventé.

C'est bien simple : à l'origine, le Rock'n Roll est véhiculé sur un support, le 45 tours, qui comporte un titre sur chacune de ses faces : on fait tourner ce disque sur un plateau et on pose un bras muni d'une aiguille dessus : la musique jaillit :

C'est bien, non ?

Ce petit support accompagne l'apogée du rock, et les artistes, groupes, publient à un rythme plus ou moins effréné leurs succès potentiels sur ces disques.

Certains groupes vont jusqu'à enchaîner les « hits », chaque 45 tours s'inscrivant alors dans le « top 10 ».

Mais personne avant (ni après) les Beatles n'a inscrit, comme ils le firent en avril 1964, 5 titres aux 5 premières place du Top 10...

Lorsque qu'un groupe a sorti une une quinzaine de succès, joie et bonheur, la maison de disque consent à graver un « 33 tours » ...

Les « albums » sont donc alors une « compilation » des succès du groupe. C'est souvent le producteur, la maison de disque, qui choisit les morceaux qui figurent sur ce 33 Tours.

Eh bien les Beatles sont parmi les premiers à vouloir décider de ce qui figurera sur leurs albums.

Plus fort encore, ils décideront que l'album n'est plus consacré à une collection de leurs succès « passés ». L'album va devenir d'abord, une création entièrement nouvelle de titres, ordonnancés selon la volonté du groupe. Puis bientôt, les titres auront une cohérence entre eux :

RubberSoul (The Beatles), puis après eux (Pet Sound,The Beach Boys) Animals (Pink Floyd), the Village Green Preservation Society (The Kinks)…

Enfin arrivera l'album « concept » dont on a déjà parlé, ici et dans de précédents billets (Stg Pepper des Beatles, Tommy et Quadrophenia (The Who) Ziggy Stardust (David Bowie)… Et près de chez nous, L'homme à la tête de Chou (Gainsbourg)...

La mode des « concept albums » passera, mais il en restera une implication des groupes et une cohérence dans le choix des morceaux d'un album.

C'est ce en quoi le « double album rouge » est surprenant, puisqu'il renoue avec la tradition d’empilement des meilleurs succès, « best of » avant l'heure : Retour en arrière incroyable pour un groupe aussi porté vers le renouvellement et la recherche de concepts innovants.

Le double rouge (comme plus tard le double marron (BBC sessions)) conserve cependant une logique que n'aura pas, et pour cause, (nous y reviendrons) le bleu. Il retrace l'époque des succès issus de 45 tours, et rappelle les débuts du groupe dans un enchainement logique et cohérent..

De Love me Do à Yellow Submarine, le double rouge a ma préférence, tant il témoigne de la période glorieuse des débuts, d'un enthousiasme, d'une fraîcheur et d'un humour partagé par chaque membre du groupe. Les écueils sont encore loin, la fatigue d'une course au succès n'est pas encore perceptible, Brian Epstein est toujours avec eux et reste, avec George Martin, à la fois un rempart et un guide.

le disque 1 est explosif, et ne se calme qu'avec le 13ème et dernier titre, Yesterday. On l'écoute, et on embarque sur un Ferry pour Londres… c'est ce que j'ai fait, en 1982 :

Love Me Do, et son sublime riff à l'harmonica, Please Please Me, beaucoup plus élaborée qu'il n'y paraît, et qui fut pourtant d'abord écartée, From Me to You, She Loves You, I Want to Hold Your Hand… j'arrête là, on va pas tous les citer, rien à jeter sur cet album.

Le disque 2 me semble une passerelle vers l'album bleu, et Yesterday, dernière plage de du disque 1 annonce cela : le groupe « grandit », quitte peu à peu le nombrilisme insouciant de l'adolescence : 9 titres du 1er disque sont de forme pronominales, parlent des filles et d'amourettes. Il n'y en aura plus que 4 sur le second, parmi lesquelles deux seules ont un sujet au singulier (You…, My…)… Love seemed such a easy game to play… Le 1, c'était hier et l'insouciance, le 2 est plus grave, sérieuse, mélancolique….

Il débute par Help !, parle des filles à la troisième personne et au passé (Michelle, Girl).

Le « rouge »,( comme le « bleu »), compilations par lesquelles nous, qui étions trop jeunes pour avoir connu le groupe « de son vivant », avons découvert les Beatles :


Je n'ai, bizarrement, pas souvenir d'avoir tenu « dans le temps » dans mes mains un 33 tour des Beatles en dehors de ces deux compils, tant celles-ci, destinées en 1973 (j'avais 10 ans) à contrer l’apparition de compils non officielles, étaient réussies… Exceptionnel : 2 albums, 54 titres qui synthétisent parfaitement une carrière riche de 200 chefs d’œuvres..

Je découvrirai plus tard, à Londres, les LP Sgt Peper, Revolver, Help, mais le Rouge sera pour Mon Histoire du Rock une sorte de Juke Box magique plein de 45 tours, ouvert sur la British Invasion...



mercredi 7 janvier 2015

Imagine... le soir où les mots manquent


John Lennon Imagine





  Mon Histoire du Rock est Charlie.

Imagine there's no heaven,
It's easy if you try,
No hell below us,
Above us only sky,
Imagine all the people
living for today...

Imagine there's no countries,
It isnt hard to do,
Nothing to kill or die for,
No religion too,
Imagine all the people
living life in peace...

Imagine no possesions,
I wonder if you can,
No need for greed or hunger,
A brotherhood of man,
Imagine all the people
Sharing all the world...

You may say Im a dreamer,
but Im not the only one,
I hope some day you'll join us,
And the world will live as one.

vendredi 4 avril 2014

Kurt Cobain, Nirvana, 20 ans. Déjà?

Nirvana




Car cela fait aujourd’hui 20 ans que Kurt Cobain a, pour citer sa mère, « rejoint ce club stupide », le club des rocks stars mortes à 27 ans.

Enfance chahutée, adolescence perturbée, il tombe, assez jeune, dans la musique, batterie et guitare, sans pour autant fixer le désir de « devenir musicien » et encore moins d’y faire carrière. A bien y regarder, lui qui, jeune, se nourrit des Beatles (on le comparera à Lennon, jusque dans sa vie privée, comparant Courtney Love à Yoko la vilaine), est un peu le Nowhere Man de la chanson…

Il façonnera le son et le style de Nirvana, dans une constante « hésitation » entre la recherche d’un son et d’un style mélodieux façon R.E.M. par exemple, et une fureur exprimée par la guitare et le batteur. Fureur explicite en concert, où le jeu de massacre des instruments à la fin des sets est moniale courante…


Ce qui est marrant (au sens de remarquable), c’est que Kurt Cobain ne transcrit pas ces deux facettes d’un style dans des morceaux distincts : Morceau calme » à la « ballade romanesque », « slow de groupe remuant » d’un côté, et trucs hargneux qui bougent de l’autre, comme le font d’habitude les groupes "brutaux", avec souvent beaucoup de talent... (voir « Stairway to Heaven », « Nothing Else Matters », etc etc) .


Il mélange et alterne le plus souvent ses deux tendances qui s’opposent dans chaque morceau : couplet calme et refrain déchainé.

Hérault de la scène grunge, Nirvana doit sans doute beaucoup à Iggy Pop et à ce qui s’est appelé le Garage Rock, car réputé commis avec peu de moyens par de jeunes gars dans le garage de la maison de papa maman (l'origine du genre revenant à Louie Louie, dont Smell Like Ten Spirit reprend les accords sans qu'on puisse parler de reprise ou de plagiat). Les cabanes au fond du jardins peuvent aussi servir à faire du rock, pas seulement des ordinateurs ou des pastiches de chansons à accent du sud ouest…

Si Kurt Cobain cite souvent Lennon parmi ses influences, le parallèle avec Jim Morison est moins souvent évoqué. Pourtant, celui-ci va au-delà de cette fameuse appartenance au damned club cité plus haut : L’un et l’autre seront sans cesse tiraillés entre pression marketing et sensibilité artistique, refusant le succès et l’affichage médiatique. L’un et l’autre s’enfonceront dans l’abus de substances multiples et destructrices. Abus qui, avant de leur couter la vie, rendront chaotiques les prestations scénique de leurs groupes respectifs, leur travail en studio et leur créativité… l’un et l’autre s’écarteront (par la drogue) de leur groupe respectif à mesure que le succès et la pression médiatique se feront plus forts. Air connu, ces excès les menant à de fréquentes pertes de contrôle…. Ravivant la furie médiatique…


Spirale funeste les conduisant, comme plus tôt Brian Jones, là où ils finirent par se retrouver, dans ce fameux club des 27, dont on reparlera…