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dimanche 17 avril 2016

The Inmates

THE INMATES.

Mon Histoire du rock vous propose une fois encore un plongeon dans les années 80 mais cette fois, il s'agit de rock pur et dur, le rock brutal d'un groupe oublié,

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Ce groupe faisait partie de ceux qui promettaient une relève, comme The Jam, The Smith et quelques autres, sortis "indemnes" du Punk en conservant de celui-ci une nervosité bienvenue. Sur les traces des Rolling Stones, période pré Exile on Main Street, of course, et évidement des Kinks et des Animals.

On découvre Ce groupe si je me souviens bien,  dans l'émission Chorus d'Antoine de Caunes en 1979. Un rêve. On se croit rétro-propulsé en 1965, et ça nous change, ça nous ravit.

Le premier album est vraiment prometteur, avec une reprise de "The Walk" des Standels, véritablement explosive, étendard de ce rock british, et espoir d'un "British Invasion Revival"… qui fera hélàs "psshitt", car ces groupes n'auront malheureusement pas la longévité dans le succès qu'on aurait souhaité lorsqu'on les écoutait.

D'un autre côté, mes détracteurs, que je croise parfois au détours de commentaires sur d'autres blogs et webzines, souligneront ici encore les contradictions qui sont les miennes: Je regrette tout autant qu'un AC/DC ait perduré au-delà de Bon Scott, que les Rolling Stones se soient fourvoyés au-delà de 1971 dans les impasses du disco et de la facilité, tout autant donc, que d'autres groupes comme Inmates n'aient pas pu tenir davantage le devant de la scène.

Ecoutez dès maintenant The Walk, pour vous convaincre. Le groupe tourne toujours aujourd'hui, et, fait rare, avec le line up original. On ne peut que regretter que ce groupe ait été enfermé dans une toute petite boite avec une petite étiquette pub rock restrictive qui les à presque contraint à un quais anonymat.

Véritable groupe de scène, les Inmates savent reproduire sur leurs albums studio la spontanéité de leurs performances live. Ils continuent aujourd'hui à se produire, peut-être au détriment de la création de titres nouveaux. Au moins restent-ils fidèles à leur style de départ… Au point de sortir en 1987 un album de reprise des Beatles.


Pourtant là ou le groupe tourne il fait salle comble et le bonheur de son public. Mais reste ignoré des radios, médias…



samedi 16 janvier 2016

David Bowie, Starman...

David Bowie


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J'ai écrit récemment combien je considère T.Rex comme plus représentatif du Glam Rock que Bowie.
Même si je dois à l'honnêteté de reconnaitre que David Bowie est peu présent dans mon panthéon, "Mon Histoire du Rock".  
Je dois saluer cependant l'artiste énorme, le showman visionnaire. 

On ne va pas faire ici un retour sur la carrière, une nécro exacte, pointue, obséquieuse (haha), mais un petit tour autour de ceux de ses titres qui m'ont marqué.

En effet, David Bowie est, entre tous, l'artiste complet et non uniquement musicien, le plus représentatif de l'école artistique britannique, née après la seconde guerre mondiale, qui consista à ouvrir les cours d'art universitaires à l'art moderne, au Pop Art, sous toutes ses formes: sous le vocable "Arts, Music and Design" ces cours intègrent Théatre, mime, arts graphiques.

L'enseignement est très avant-gardiste et pousse les étudiants à explorer toute forme d'expression, y compris bien entendu les musiques populaires. Il est pourtant  parfois difficile de faire la part de ce qui tient du "génie créatif" de Bowie et de celui de ceux (!!!) qui l'entourent: Mick Ronson, avant tout, mais aussi Iggy Pop, Tony Visconty, Brian Eno, et tout eux auprès desquels il puise, d'une période à l'autre (Kraftwerk, le Velvet, et même notre Claude François indirectement, puisque ce titre lui inspire, par dépit (de n'avoir pas obtenu le contrat d'adaptation en anglais) utilisera al base mélodique pour "Life on Mars")
A ce titre les britanniques ont toujours eu un esprit beaucoup plus ouvert, sans frontière entre art populaire et art "intello", variété et pop, etc. Je me souviens et l'ai déjà raconté, que dans les années 80 une de mes amies suivait ce type de cursus à l'Université de Norwich, et l'un de ses sujets d'étude était l'œuvre de Mike Oldield "Tubular Bells" écrite par celui-ci 5 ans avant à l'age de 17 ans…


En hommage à ce grand nom de l'histoire du rock, le premier morceau qui m'ait marqué à sa sortie au point que je me souviens très précisément de moments (la fameuse madeleine de Proust) associés à ce morceau sublime, est Ashes to Ashes, sortie en 1980. On préparait le BAFA dans la triste ville de Lievin, Ashes to Ashes était je crois le slow qui peuplait nos soirées, nous cherchions tous à séduire une nana qui semblait préférer ses propres copines, et nous ignorait copieusement. Le clip qui accompagnait le morceau, que je ne découvrirai que dans l'année qui suivi, préparait la New Wave et voyait apparaitre un gars dont on reparlerai et qui aller marquer l'époque: Steve Strange. Bowie quittait le Glam et les 70's pour inaugurer les années 80.

C'est ensuite China Girl qui vient à ma mémoire; titre de 1977 écrit pour et par Iggy Pop, à Hérouville, revisité en 1982, j'en ai déjà parlé ici. Paru sur  l'album Let's dance, je vais donc m'attarder deux minutes sur le titre éponyme. C'est probablement  l'un des titres et des albums les plus faciles, les plus "commerciaux" comme on dit par chez nous, les moins créatifs de Bowie, mais c'est aussi à l'époque un énorme succès, et la preuve que l'artiste est décidément à l'aise dans chacun des styles qu'il décide d'apprivoiser. C'est aussi celui ma période londonienne…

Mais la période la plus innovante dans son œuvre, précède tout cela: en particulier la période Ziggy Stardust, mais aussi Hunky Dory (Life on Mars) Station to Station (TCV15), la suite et les années 80 me paraissent nettement moins étonnantes et innovantes. 
On trouve dans chaque album au moins un titre marquant, mais je n'arrive tout de même pas à porter Bowie au rang auquel le mettent ses inconditionnels.


Il reste que Bowie était sans conteste un maitre dans l'art de se mettre lui-même en perspective, de conceptualiser sa création au-delà de la seule composition musicale. Est-ce Bowie ou Ziggy Stardust? La mise en abime est gigogne, de David Jones à Aladin Sane… au point de mêler au plus profond le personnage et sa création. La sortie de son dernier album, deux jours avant la mort de l'artiste, semble évidement devoir être rapprochée de la fin décidée de ses multiples personnages…

Pour finir, David Bowie admirait Jacques Brel, et fit d'ailleurs de la traduction d'Amsterdam par Mort Shuman l'un de ses titres favoris; Il chercha dans les années 70 à rencontré Brel à Paris. Ce dernier aurait, dit-on écarté cette demande pour des "raisons" pas tellement à l'honneur gars...  l'ouverture d'esprit ne semblaient pas le fort du bonhomme... Rumeur? Réalité? Who knows...


samedi 20 juin 2015

FFS : Franz Ferdinand , Sparks : retour vers le futur?


FFS, Spark



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le grand écart temporel


Franz Ferdinand et Sparks, cocktail glam rock.

Qui plus que Mon Histoire du Rock peut se délecter d’une alliance comme celle de Frantz Ferdinand avec Sparks ?

Et pourquoi ? Nous allons essayer ici d’y répondre.

FFS, l’entente de deux mondes, l’ancien et le nouveau : Les américains de Spark, nourris au rock (un peu) acid(e) de la côte ouest, « retourneront aux sources » et connaitront leurs premiers succès (This town ain’t big enough for both of us) (mémorable, je vous le recommande) en Grande-Bretagne, avant d’inspirer le glam rock et la New Wave, allant jusqu’à travailler (entre autres) avec Erasure, et donc Vince Clarke (clin d’œil à un fidèle lecteur de ce blog).

C’est dans cette période que Mon Histoire du Rock croise Sparks, en 1980, (When I’m with you). L’exubérance glam n’est pas très loin, l’electro de Kraftwerk non plus.. On va y revenir.

Franz Ferdinand, eux, font en quelques sortes le chemin inverse, de leur Ecosse natale vers les sunlight d’Hollywood, non sans avoir auparavant enchanté la vieille Europe de leur grain de folie communicative… Il se dit que c’est à Los Angeles que Frantz Ferdinand convainc Sparks de faire un bout de chemin en commun : j’y étais pas, je n’irai pas sur ce terrain « peopolisant ».

FFS, un grand écart chronologique forcément agréable à Mon Histoire du Rock :


Résumons : L’histoire « première » de Sparks, c’est la fin des années 70, le cynisme et la désillusion, l’humour froid et les débuts de l’electro rock. Un relatif passage à vide fait craindre que le groupe restera avec « This Town (etc) » un one hit wonder :

Mais pas du tout ! le groupe renait en quelques sortes au début des années 80, entre DEVO et glam rock, pour «Terminal Jive », un 33 tours qui contient « When I’m With You »… Superbe. J’écris « en quelques sortes » parce que Sparks a sorti entre 1974 et 1980 en gros un disque par an, ce qui est somme toute déjà pas mal. (ou pas bien, parce que y a de l’oubliable dans cette discographie marathonnienne…).

Franz Ferdinand ne se revendique d’aucun « courant » du rock, et semble avoir assimilé pas mal de styles pour créer le sien. A ce titre, et pour l’exemple, le (génial) clip du génial « Take me Out » est éloquent et fourmille de clins d’œil, et pas seulement à celui de "When I'm wirth you...)…

Cette originalité, qui s’enracine autant dans les 60’s que dans les 80’s, rend somme toute assez naturel le rapprochement avec l’esprit composite et iconoclaste des Sparks.

On comprend donc bien pourquoi les deux groupes ont décidé de travailler ensemble, mêlant leur t leur cynisme, leur dérision et leur talent.



Et Mon Histoire du Rock aime décidément beaucoup !






samedi 11 octobre 2014

Madness One step beyond

One step beyond  Madness 1979




Hey You, don't watch that, watch this,
this is the heavy heavy monster sound
the nuttiest on the world
So you come along the street
and you're beggining to feel the heat
Well listen Buster, you better start to move your feet
to the Rockanist
rock seady beat of Madness

ONE STEP BEYOND...


Dire que ce 33 tours a compté pour Mon Histoire du Rock est peu dire.

Novembre 1979. Grosse année, 1979 :

AC/DC sort son avant dernier album (Highway to Hell), le suivant, largement encore dû à Bon Scott, ne sera déjà plus pareil.

Pink Floyd sort un remake de Tommy en mode paranoïa-déprime,

Dire Strait sort Sultans of Swings

Mais surtout, Madness, « groupe » de ska-revival, sort One Step Beyond. Cet album, qui fête ses 35 ans (houaou) reste pour moi THE album des 80’s.

J’écris groupe entre parenthèses, parce que c’est pas le genre « guitare basse batterie »… il sont 7. Ça fait du monde…

Les années 80 étant marquées par la mode du synthé, et la presque disparition de la guitare à son profit, Madness contourne le sujet, et la guitare, sans disparaitre totalement ( Chris Foreman) s’éclipse au profit d’un duo piano/saxo, ma foi fort efficace…

Madness, avec d’autres groupes anglais du fameux label ‘two tones’, se démarque donc de la new wave naissante pour faire revivre un style jamaïcain né dans les années 60, le SKA.

Le Ska, c’est un genre de reggae, si on veut. La grosse différence c’est que le Reggae ça endort, le ska, ça réveille plutôt. De la vague Ska, Madness est dès l’origine le groupe le plus pop, le moins « root », tendance qui s’affirmera avec les albums suivants.

The Selecters, The Specials, The Beat, "font" plus "purs", plus "sérieux", plus rasta, aussi. One Step Beyond est cela dit avant tout un album SKA, allez-y sans crainte, et Madness est authentiquement Ska.

Le Ska a son "Bob Marley", c'est "Prince" Buster (le "Hey, listen Buster" de l'intro de One Step Beyond).

One Step Beyond est d'ailleurs une reprise d'un titre de Prince Buster. L'intro en question est aussi reprise d'un titre du même, mais, chose rigolote, d'un autre titre.

L'album fourmille de références à Prince Buster, et, lorsque Madness, en 2004, voudra, se reformer, c'est à ces mêmes sources jamaïcaine que le groupe ira se ressourcer, prenant, un temps, un autre nom (The Dangermen, je recommande l'album) avant d'être certain de replonger pour notre grand bonheur.

Madness donne donc très vite le ton en rendant dès le titre éponyme… Cet instrumental est l’un des deux morceaux de Madness que tout le monde connait (avec Our House, que je n’aime pas beaucoup, trop entendu, au point que les Cranberries…. Mais c’est une autre histoire).




Au point sans doute d’occulter de très nombreux autres titres, et c’est bien triste.

Et triste, c’est exactement ce que la discographie de Madness n’est pas. Nostalgique parfois, mélancolique ici ou là, à mesure que les années et les albums passent.

Mais tâchons de rester concentré sur ce premier album, acheté dès sa sortie et qui ne quittera ma platine que pour être transféré sur une K7, puis remplacé, lorsque le microsillon sera usé, par un cd… Il partage avec Machine Head de Deep Purple et Powerage de AC/DC le privilège d’avoir squatté ma platine disque au point de devenir presque inaudible.

Un de ces albums dans lequel tout est bon, rien n’est à jeter. On pourrait faire une chronique sur chaque titre du 33 tour… ce que je ferai peut-être, après tout !!!

On l’écoutait, j’étais en seconde, au club musique du « bahut », lequel club était « tenu » par deux potes, de terminale, un peu Mods sur les bords. L’un d’eux me fait l’honneur de lire parfois ces pages, et se reconnaitra dans ce vibrant hommage !

Ce disque a aussi beaucoup voyagé de soirée en soirée, et d’un emprunt à l’autre, j’ai bien failli le perdre plusieurs fois.

Comme leurs ainées les Kinks, Madness construira généralement ses morceaux comme des portraits de personnages atypiques, ou de lieux (souvent quartiers de Londres) caractéristiques de la culture populaire britannique. Les Kinks, en leur temps, époque oblige, présentent une vision critique de la société, espérant sans doute participer à son changement. Tout cela n’a plus cours dans les 80’s, on ne changera pas la société par des « protest songs » : on se moque, on déconne, on tourne en dérision.

Et ça donne sur ce magnifique premier album, de petits joyaux comme ‘Bed and Breakfast Man’, ‘In the Middle of The Night’, ‘My Girl’ (qui sera repris en ‘My Boy’s mad at me’ par Tracey Ullman), ‘Tarzan’s Nuts’ (j’en reparlerai) et bien d’autres, que je m’empresserai de connaitre par cœur, au grand bénéfice de mon accent anglais, teinté de sonorités et d’expressions ‘cockney’… L’histoire officielle du rock a tendance à ne retenir que « One Step Beyond » sur cet album : écoutez les autres titres, écoutez ceux cités plus haut : vous m’en direz des nouvelles

vendredi 1 août 2014

Dire Straits, Brothers in arms

DIRE STRAIT:

Dire Strait


Un OVNI dans le paysage musical des années 80...

Le son Vintage de Dire Straits sur les premières platines Compact Disc

1985… c’est loin, hein ? Cet album est le marqueur d’une époque, pour de nombreuses raisons.

Je ne l’avais pas écouté depuis…. Oserai-je le dire ? Depuis « cette époque-là » ? 



Et je ne me rendais pas compte à quel point il est dans MonHistoire du Rock, comme le sont les bon vieux Madness, AC/DC, OMD, et tant d’autres dont j’ai parlé, dont je parlerai… 
Oh, bien sûr, au détour d’une radio, un titre ou l’autre, souvent l’autre, d’ailleurs, passe et on se dit, « ah, oui, tiens ».
Il faut dire d’abord ce que cet album fut  pour l’époque. Ce qui est sans doute d’ailleurs la raison pour laquelle, paradoxe ultime, il est aujourd’hui relégué au second plan.
Dire Straits est, dans les années 80, un groupe « à l’ancienne », loin des « tendances » New Wave ou Punk qui sévissent alors. 
En marge donc de la grosse artillerie, et volontairement proches du dogme rock’n roll : 
2 guitares/Basse/Batterie, compositions inspirées de quelques maitres du Blues  et du Rock (JJ Cale, Chet Atkins..) guitare peu « triturée » et jouée en son « clean », cabine « leslie » pour l’écho… on est loin des synthés de l’époque… puisque Dire Straits préfère l’Orgue Hamond… 
Les débuts sont difficiles (jeu dans les bars…) mais le succès est là dès le premier album, avec un « Sultans of Swing » qui deviendra le titre « étendard » du groupe.

On revient à Brothers in Arms, l’album. Enfin, album…. 

...Car c’est là le premier point qui en fait un « milestone » : Brothers in Arms sort en CD !!! 

C’est l’un des premiers albums à être conçu en fonction de ce nouveau support, et il sera utilisé à l’excès pour la promotion de celui-ci. On l’entendait partout, dans toutes les boutiques qui vendaient des lecteurs CD, il était dans toutes les « platines » de démo. 
Qui se souvient de la mention AAD ou ADD ou DDD qui figurait sur ces pochettes des cd ? DDD voulait dire enregistré, masterisé et gravé en digital. Brother In Arms a été l’un des premiers DDD, et le pressage de ce CD a monopolisé presque toutes les capacités de production de l’époque !! Le son cristallin de la guitare et l’écho (sur « Why Worry », par exemple, ou l’intro de Brother in Arms), semblait en effet avoir été « fait pour ça », et on était émerveillés…
Brother in Arms est donc l’album qui a vu naitre le CD… et ses pochettes ridiculement petites.

Mais plus encore, Brother In Arms nait en même temps que MTV, que l’avènement du clip à la télévision. Fini l’émission hebdomadaire à heure fixe, enregistrée en VHS quand on n’est pas là…. MTV, ce sont des clips toute la journée, une télé exclusivement musicale. Oh, je sais, aujourd’hui ça fait marrer, mais pour nous…
Brothers in Arms est donc l’album qui a vu naitre MTV et le CD: trois phénomènes liés par leur naissance!
Tout ça pour dire qu’on l’a « un peu » « sur-entendu » à l’époque. Pourtant, on a plaisir à l’écouter aujourd’hui, sans sentiment d’indigestion. 

C'est la voix de Sting, qui fait les ‘I Want My MTV’ sur Money for Nothing…. 
Tiens à propos, vous aviez remarqué vous, que ce qu’il chante en arrière plan c’est le thème de « Don’t Stand so close to me » , volontaire clin d’œil un brin moqueur à cet autre tube des radios FM… 
La batterie, un peu ‘boum paf’, le son de la guitare ! Ce son de guitare !!! 


Cet album – pour ce qui me concerne une K7 !! Je l’avais offerte à ma copine de l’époque,  pour inaugurer la « sound machine » qu’elle venait de s'offrir. A l’époque il n’était pas question de D portable !!!! Le CD était réservé aux lecteurs de salon high tech, à un happy few, et cette techno n’ira jusqu’à nous que 4 ou 5 ans plus tard !!! 
Je me souviens aussi qu’on l’écoutait, au 14 ème étage d’une tour HLM de Reims ou elle rejoignait au week end la colloc étudiante ou nous inventions « l’auberge espagnole » avant que le film n’existe !

Brother in Arms est donc l’album qui a vu naitre ma vie d’adulte.

jeudi 29 mai 2014

Depeche Mode : New Wave , Cold Wave ou monument rock des années 80 ?

Depeche Mode, 



groupe phare de la New Wave, des 80’s,


(lien vers site officiel

est toujours présent et actif aujourd’hui, et maintient une popularité ainsi qu’une créativité que l’on peut saluer, alors nombre de groupes de nos 80’s ont jeté l’éponge…On se souvient, pauvres bougres que nous sommes qui étions jeunes dans les années 80, des énormes « People are People », « Just can’t get enough », premier succès de cette pop froide et high tech, bientôt suivi par « Enjoy the Silence » et évidement « Personnal Jesus ». 

De fait le groupe est aujourd’hui parvenu au rang des grands groupes de Rock, et permet ainsi à cette fameuse New Wave d’accéder au statut de courant du rock…

Oui, la New Wave est un courant du Rock comme l’ont été le prog-rock, le rock psychédélique, le hard rock, le reggae, le punk…

Et, oui, Depeche Mode y joue un rôle prépondérant, majeur, accordant par exemple au synthétiseur une place centrale… au détriment de notre chère guitare, il est vrai….

Mais avec une telle maitrise (partagée avec d’autres, finalement assez proches (OMD (Orchestral Manoeuvre in the Dark bien sûr….)) qu’on peut leur pardonner..

Le parallèle avec OMD est flagrant, comme l’est la filiation que ces deux groupes partagent d’ailleurs avec Kraftwerk. Si Depeche Mode est souvent moins glacial qu’OMD, les deux sont de toute évidence plus versé dans une approche mélodieuse, moins rigide et plus « dansante » que leur référence germanique évidente.

Et c’est tant mieux : l’ensemble reste néanmoins (je parle de Depeche Mode) plutôt glacial et synthétique. On reste bien en 80’s !!!

Contrairement d’ailleurs à d’illustre prédécesseurs, dont le leader singera les excès (drogues, etc..), Depeche Mode saura, conserver jusqu’en …. 2013 (Delta Machine) une identité certaine et une haute fidélité envers le son et le style des débuts. Il faut le saluer, d’autant que chaque nouvel opus n’estpas pour autant pas un éternel pastiche de l’album précédent (que certains géants du hard rock australien suivent mon regard attristé !!) : Il y a dans Delta Machine une telle inventivité, dans une appropriation des thèmes du rock, et même du blues (« SLOW », « Secret to the End » « Angel»


....En fait, tout l’album !!! Le blues au synthé, iconoclaste et sublime !!!!)….

Mais déjà « par le passé », Depeche Mode a su nous montrer son respect des « traditions » du Rock et l’assimilation de l’Art des Maitres (un Diddley Beat sur « Flexible » en 1985, et évidement « Personnal Jesus », dont le titre évoque Elvis Presley, puisque c'est surnom dont Madame Presley affublait ce dernier.) Qu’on ne s’y trompe pas, on a ici affaire à un groupe culte, qui a acquis sa place dans les rangs des grands du rock, et, avec Delta Machine, du blues. Tu te rends compte : du blues sans guitare…..

samedi 21 décembre 2013

The Clash, une raison de plus d'aller vivre à Londres dans les années 80

The Clash




A l'époque on disait que le Punk tuerait le Rock...

La vague Punk, qui naît au milieu des années 70, est souvent considéré à tort comme étant née en Grande Bretagne, vers 1976. C'est sans doute plutôt un retour, initié par des groupes américains un peu plus tôt, vers un rock simple, brut, qui s’oppose aux virtuosités du Heavy Metal et aux lancinances du Prog-rock.

The Clash est souvent cité comme l’un des, comme LE, groupe punk par excellence. Le groupe naît donc en 1976, et adoptera une démarche effectivement assez radicale et politisée, assez en phase avec le discours punk, mais avec plus de sincérité et moins de (voire pas du tout) d’ambitions marketing que quelques autres…

Leurs chansons prennent des distances certaines avec le fameux No Future, le Destroy, ces cris « emblématiques » de la scène rock de la fin des 70s. Il y a souvent (toujours???) un message, adressé à leurs fans, une contestation du système, des médias, mais les incitant à avoir une conscience politique, une réflexion sur la société ("Guns Of Brixton", "Bank Robber"….). Mais ce n'est jamais "chiant", jamais docte, jamais endoctrinant, et la musique est toujours soignée, jamais reléguée au second plan, jamais "recopiée".

Ils iront, par exemple, jusqu’à graver un double 33 tours, vendu au prix d’un simple (mais oui, le fameux London Calling), et sont connus à l’époque pour maintenir une vraie proximité avec leurs fans, un peu comme les Who dans les années 60.

Mais c’est musicalement que The Clash se démarque de la scène punk, pour notre grand plaisir. Là où les Dead Kennedys, les Sex Pistols, les Ramones, collent à la culture punk par un nihilisme mélodique et musical revendiqué, The Clash se nourrit aux sources des multiples courants du Rock, piochant dans le Rockabilly, le Reggae, le Ska, parfois même, on sent une influence jazzy, une bribe hispanisante, et, sur « Magnificent Seven », on tend presque à de la dance music, on n’est pas très loin de Queen, et somme toute loin du Garage (rock) ou certains critiques voulaient les enfermer dans un jeu de mot bidon.

Il en résulte un son qui, presque 40 ans plus tard (oh la vache !!) est toujours terriblement audible, ce qui, pardon pour ceux qui aiment, n’est pas le cas de beaucoup de groupes de cette mouvance, et on en retient une vraie inventivité, un son qui a su efficacement faire la synthèse des courants dont ils se sont inspirés.

J’ai découvert The Clash en 1978, avec l’achat du 33 tour « Give ‘em Enough Rope ». On sent (sur « Safe European Home » l’influence maitrisée de la rythmique « Jungle Beat » chère à Bo Diddley, la maitrise du solo de Chuck Berry (« English Civil War »), un clin d’oeil façon Rockabilly aux Beatles de Lucy in the Sky … (« Julie’s been Working in the Drug Squad »).

Comme The Kinks dix ans plus tôt, The Clash fera de sa musique un support pour une peinture quasi journalistique (engagée) de la société dans laquelle ils vivent. Non pas uniquement pour la détruire, mais pour une prise de conscience, « pour que ça change »).

Influences digérées donc transcendées même, car on sent à chaque morceau, une capacité brillante, après avoir maitrisé le modèle, à se l’approprier et à créer un nouveau style propre aux Clash, et novateur.

Ainsi de quelques morceaux « dans l’air du temps » (Guns On The Roof », « Drug Stabbing Time », « Cheapskates »), et quelques pépites (« Stay Free », qui rappelle, donc, The Kinks, The Jams, bref, qui sent bon l’Angleterre !!). Je n’aurai plus qu’une idée en tête, après ça : « Let’s go to London ! »

Cet album, qui n’est pas aujourd’hui le plus souvent entendu, reste un ensemble homogène et de grande qualité, c’est bien dommage, ça nous changerait de «Magnifiscent Seven » ou « should I stay… », certes très bons, mais sans doute « trop enten
dus ».

vendredi 25 octobre 2013

Enola Gay, Orchestral Manœuvre in the Dark (OMD), 1980, new wave, cold wave..

OMD




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Cold wave et musique electronique, 


L'après Kraftwerk et l'avant Depeche Mode...

On est en 1980, le 26 septembre : C’est la rentrée, du disco partout, John Lennon est en sursis, Bon Scott et John Bonham n'ont pas cette chance...

Une New Wave synthétique, pathétique envahi les ondes et chasse les sacro-saints groupes à guitare, le rock, le vrai, mis à mal déjà par la soul, le disco et le punk.





Pink Floyd nous a pourtant concocté The Wall, Mc Cartney survit avec les Wings, les Stones tombent dans le disco d’un impardonnable Emotional Rescue… Seuls les Who semblent résister, après avoir pourtant inspiré la ravageuse vague Punk, « Who are You » restant très rock dans ce triste désert… Ils n’en ont pourtant plus pour longtemps, et peineront à se renouveler ensuite.

Pour nous, à l’époque, ce sont tous des vieux nazes et personne ne parierait que 30 ans plus tard, Macca serait encore debout et plutôt en meilleure forme, et que les Stones seraient revenus des bas-fonds du disco..

Ces « vieux », peu les écoutent encore en 1980. Ils regagneront, plus tard « en l’an 2000 », une aura et une notoriété, un statut de mythe vivant : en 1980, qui irait passer la nuit devant l’Olympia pour voir Mac Cartney, alors que le Palace, les « Bains » et le Rose Bonbon nous tendent les bras ?

Mais je digresse… en 80 donc, alors que je rêve déjà de cette culture rock anglo-saxonne et de Londres, sans savoir que je vais y aller poser un temps mes valises, quelques pépites new wave pourraient me faire oublier le british beat et mes chères 60’s…

Je ne sais plus où j’ai entendu Enola Gay pour la première fois ?

Pas le 26 septembre, date de la sortie britannique. A cette époque-là souvenez-vous, il y a un vrai décalage entre les sorties radio grandes bretonnes et l’arrivée des morceaux en France : Je gouterai bientôt le plaisir d’initié d’annoncer (par… lettre manuscrite !!!!) à mes potes français les sorties entendues sur BBC1…

A la radio, sur RFM, certainement pas, la station n’existe pas encore ! Radio 7 ? « Chez » Bernard Lenoir, dont le « FeedBack » nous fera découvrir aussi Blondie ? Je ne sais plus….

Chez ce copain, plus probablement, avec qui je partagerai beaucoup de gouts musicaux et de sottises lycéennes, après une virée chez le disquaire dont j’ai déjà parlé. Je filerai d’ailleurs le 33 tours « Organisation » à sa (très jolie) sœur qui en était très fan. Sur ce 33 tour figurait aussi les très étranges « Misunderstanding » et « Motion and Heart », plus une reprise de « The more I see You », le tout dans un style à la fois froid, glacial, et aérien… Etrange alchimie de la voix hyper grave et du synthé suraigu…

C’est marrant, parce que, comme je l’ai mentionné plus haut, je n’ai pas gardé ce 33 tours très longtemps, et il ne hantera pas longtemps ma platine moins et pourtant, je garde en mémoire cet album et ses sonorités, y compris celles de titres bizarres comme VCL XI, sans pouvoir expliquer pourquoi. En ré-écoutant aujourd’hui, il me semble que les titres cités plus haut me sont hyper familiers..

Enola Gay donc, rien à voir avec « les Gays », comme diront certains, juste l’histoire de cette bombe d’Hiroshima et le sentiment de culpabilité qu’engendre à l’occident ce triste largage un matin du mois d’Aout 1945.

En 1980, on est en pleine guerre froide, crise des missiles de croisière (Cruise Missiles, chantera Fisher Z, autre groupe oublié), et Margaret Thatcher ne tardera pas à préparer, par crainte de la « troisième », l’évacuation de Londres et un discours sorti du secret 30 ans plus tard (en.. 2013). Glacial ? OMD est bien dans l’ambiance du moment !

Il y a dans le son d’OMD une forte référence à la Synth Pop des précurseurs que sont Kraftwerk, mais avec une humanité et un groove qui manque aux ainées teutons, même dans leurs opus les plus « chantants », comme le très typé « Man Machine », dont on reparlera...

Cette new wave, ces synthétiseurs, vocoders, et autres boites à rythmes qui, on l’aurait alors juré, allaient envoyer les guitares au grenier, ne tiendront pas la durée, et cet élan futuriste durera une dizaine d’année avant que les vieux groupes à guitare, ne fassent leur retour et de nouveaux adeptes, et ne relèguent à leur tour les synthés au placard, entraînant presque dans l’oubli la plupart de ces groupes étonnants :

OMD ne mérite pas cet oubli.



jeudi 17 octobre 2013

Venus, Shocking Blue, 1969, et pas Bananarama, 1986....

Venus, Shocking Blue


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Mais la plupart d’entre vous entendent Bananarama!!!!!!

....Boys band de filles avant l’heure, dont les titres ont monopolisé les platines des boites de nuit, disco (en anglais dans le texte) de nos 20 ans…

Parenthèse rigolote, les membres de ce groupe disco étaient de vraies punkettes, et ont à leur début parfois chanté les chœurs lors de concerts du terrible Iggy Pop… Mais là n’est pas le sujet.

Ce titre au riff célèbre montre qu'on peut faire efficace avec 3 accords de guitare.

Je me souviens d’avoir « découvert » ce titre à la fin d’une soirée où un pote de ma sœur l’avait gratouillé, chantatutêté, puis m’en avait montré les accords : ce doit donc être le premier truc que j’ai appris à la guitare ?



3 Accords, enfin, pas tout à fait. Le « riff » d’introduction en lui-même, repris comme « pont » avant la reprise du premier couplet, et la seconde phrase du refrain, apportent une « grande diversité » à la litanie entêtante des fameux 3 accords..

Si vous avez l’occasion, regardez la video originale, assez « marrante » : C’était avant l’époque des clips, avant MTV, avant Youtube… et longtemps après les Scopitones, ces « ancêtres » qui, dans les années 60, avaient essayé de remplacer les juke boxes (on reparlera des scopitones, may be, one day).

Bref, il y a bien une video, Mise en scène minimaliste, ( !!!! dans un zoo !!!) playback mal synchronisé-qu’on-croirait-que c’est-volontaire, et, comme dans les émissions de variété de l’époque, pas de micro, pas d’ampli, tout est bien artificiel ! Tout le monde s’en foutait, puisque rares étaient les occasions de voir autre chose que de la variété à la téloche…

Ce titre a été un énorme succès pour Shocking Blue, qui cela dit n’en sortira pas d’autre, et retombera dans l’anonymat : Encore un »One Hit Wonder », donc…

Ce groupe hollandais, mais si mais si, comme Dave.... ne fera ensuite plus grand chose de "remarquable" et vivra sur la gloire de ce hit passé, en écumant les plateaux TV sans craindre la raillerie d'un public lassé par ce morceau simpliste, ni d'exposer au monde les ravages du temps (voir aussi les videos).

Je me souviens qu’RFM (vous savez, à l’époque des Radios Libres, quand RFM passait du rock, un peu comme Oui FM aujourd’hui) passait souvent ce titre, qui finit donc par atterrir sur mes K7…

On a vu que Bananarama en fit une (assez habile) reprise. Mais attendez un peu :

Les hollandais de Shocking Blues se sont de toute évidence fortement inspiré d’un titre enregistré par Neil Young au début des années 60, mais qui est en réalité un « folk song » traditionnel (un peu comme mon très cher « House of The Rising Sun »), également proche d’un « Banjo on My Knees ».

Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme !!! Le Venus de Bananarama est donc une re-reprise!!!