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dimanche 28 décembre 2014

You really got me quand les Kinks inventent le Hard Rock et quand Van Halen leur rend hommage



You really got me



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version Van Halen 


Van Halen, en 1977?

ou version Kinks ?



The Kinks, en 1964



ça parait moins hargneux, mais ça déclenchait l'hystérie croyez moi...

Du bruit, de la fureur... beaucoup de technique aussi. En fait, j'aime pas trop. Le morceau est une reprise d'un MONUMENT, (du groupe anglais The Kinks, l'un des marginaux du "British Invasion", doué d'un vraie sens de la poésie. Leurs textes.. (euh.. pas celui-ci) mêlent souvent la satire sociale à un style contemplatif bien loin du "love me do" des uns et du "cocksucker blues" des autres. Y a pas, il faut toujours que j'en revienne au 60's britaniques...

On dit de ce morceau que c’est le premier morceau de Hard Rock. On dit beaucoup de choses, pas toujours importantes. Sans forcément chercher à tout ranger dans des p’tites cases, l’idée est parfois de chercher à comprendre l’influence qu’un morceau, un groupe peut avoir sur « la suite », et à l’inverse, ce qui est à l’origine d’un courant, d’un style, ou il puise ses racines..


Ainsi, My Generation et la folie destructrice des Who aurait inspiré nombre groupes Punk, mais c’est une autre histoire…

Le morceau des Kinks, provocateur et brutal, composé alors que la maison de disque des Kinks, devant leur difficulté à trouver le succès, allait résilier leur contrat. Ouf: la discographie qui suivra, plus engagée mais moins rageuse musicalement, vaudra le détour (I'm not like everybody else, Lola, Sunny afternoon évidement, et Apeman (qui sera tristement reprise par Serge Lama...), bien d'autres encore... On reparlera des Kinks!!

Eddie Van Halen, qui donne son nom au groupe, est également connu comme l'inventeur d'une technique de jeu (taping) et pour jouer le solo de Beat it, de Mickael Jackson. Les premières fois où il joue en taping en public, il tourne le dos à la salle pour ne pas qu’on puisse filmer, imiter sa technique….

Ceux qui suivaient "Feed back" de Bernard Lenoir et Patrice Blanc-Francard, se souviennent d'un autre titre de EVH, "Eruption", qui en fut le générique.

On raconte plein de trucs sur Van Halen (le groupe), par exemple qu’ils étaient mégalos au point de demander, dans chaque ville, à chaque concert, des grands bols de M&M dans leur loges, et que tous les M&Ms marron soient retirés des bols. Comme cela attira la moquerie, ils eurent ensuite une vague explication, justifiant que cette pseudo doléance figurait en bas d’une liste de trucs important, et que si ce point était respecté, ils savaient que la lise avait été lu et tous les points importants respectés. Ouais.

Je reconnais qu’on est là dans un style de musique que j’apprécie moins, sans pouvoir exprimer précisément pourquoi. Ce n’est pas une raison pour bouder ce morceau, cette version qui, sans démoder l’originale, la relance et lui donne une dynamique et une fraicheur péchue. Autant l’originale sonne « garage rock », et fleure bon les 60s, autant cette cover est très « produite » et marquée 80s. à vous de choisir.

baissez le son où prévoyez les ear plugs...




vendredi 1 août 2014

Dire Straits, Brothers in arms

DIRE STRAIT:

Dire Strait


Un OVNI dans le paysage musical des années 80...

Le son Vintage de Dire Straits sur les premières platines Compact Disc

1985… c’est loin, hein ? Cet album est le marqueur d’une époque, pour de nombreuses raisons.

Je ne l’avais pas écouté depuis…. Oserai-je le dire ? Depuis « cette époque-là » ? 



Et je ne me rendais pas compte à quel point il est dans MonHistoire du Rock, comme le sont les bon vieux Madness, AC/DC, OMD, et tant d’autres dont j’ai parlé, dont je parlerai… 
Oh, bien sûr, au détour d’une radio, un titre ou l’autre, souvent l’autre, d’ailleurs, passe et on se dit, « ah, oui, tiens ».
Il faut dire d’abord ce que cet album fut  pour l’époque. Ce qui est sans doute d’ailleurs la raison pour laquelle, paradoxe ultime, il est aujourd’hui relégué au second plan.
Dire Straits est, dans les années 80, un groupe « à l’ancienne », loin des « tendances » New Wave ou Punk qui sévissent alors. 
En marge donc de la grosse artillerie, et volontairement proches du dogme rock’n roll : 
2 guitares/Basse/Batterie, compositions inspirées de quelques maitres du Blues  et du Rock (JJ Cale, Chet Atkins..) guitare peu « triturée » et jouée en son « clean », cabine « leslie » pour l’écho… on est loin des synthés de l’époque… puisque Dire Straits préfère l’Orgue Hamond… 
Les débuts sont difficiles (jeu dans les bars…) mais le succès est là dès le premier album, avec un « Sultans of Swing » qui deviendra le titre « étendard » du groupe.

On revient à Brothers in Arms, l’album. Enfin, album…. 

...Car c’est là le premier point qui en fait un « milestone » : Brothers in Arms sort en CD !!! 

C’est l’un des premiers albums à être conçu en fonction de ce nouveau support, et il sera utilisé à l’excès pour la promotion de celui-ci. On l’entendait partout, dans toutes les boutiques qui vendaient des lecteurs CD, il était dans toutes les « platines » de démo. 
Qui se souvient de la mention AAD ou ADD ou DDD qui figurait sur ces pochettes des cd ? DDD voulait dire enregistré, masterisé et gravé en digital. Brother In Arms a été l’un des premiers DDD, et le pressage de ce CD a monopolisé presque toutes les capacités de production de l’époque !! Le son cristallin de la guitare et l’écho (sur « Why Worry », par exemple, ou l’intro de Brother in Arms), semblait en effet avoir été « fait pour ça », et on était émerveillés…
Brother in Arms est donc l’album qui a vu naitre le CD… et ses pochettes ridiculement petites.

Mais plus encore, Brother In Arms nait en même temps que MTV, que l’avènement du clip à la télévision. Fini l’émission hebdomadaire à heure fixe, enregistrée en VHS quand on n’est pas là…. MTV, ce sont des clips toute la journée, une télé exclusivement musicale. Oh, je sais, aujourd’hui ça fait marrer, mais pour nous…
Brothers in Arms est donc l’album qui a vu naitre MTV et le CD: trois phénomènes liés par leur naissance!
Tout ça pour dire qu’on l’a « un peu » « sur-entendu » à l’époque. Pourtant, on a plaisir à l’écouter aujourd’hui, sans sentiment d’indigestion. 

C'est la voix de Sting, qui fait les ‘I Want My MTV’ sur Money for Nothing…. 
Tiens à propos, vous aviez remarqué vous, que ce qu’il chante en arrière plan c’est le thème de « Don’t Stand so close to me » , volontaire clin d’œil un brin moqueur à cet autre tube des radios FM… 
La batterie, un peu ‘boum paf’, le son de la guitare ! Ce son de guitare !!! 


Cet album – pour ce qui me concerne une K7 !! Je l’avais offerte à ma copine de l’époque,  pour inaugurer la « sound machine » qu’elle venait de s'offrir. A l’époque il n’était pas question de D portable !!!! Le CD était réservé aux lecteurs de salon high tech, à un happy few, et cette techno n’ira jusqu’à nous que 4 ou 5 ans plus tard !!! 
Je me souviens aussi qu’on l’écoutait, au 14 ème étage d’une tour HLM de Reims ou elle rejoignait au week end la colloc étudiante ou nous inventions « l’auberge espagnole » avant que le film n’existe !

Brother in Arms est donc l’album qui a vu naitre ma vie d’adulte.

mardi 1 juillet 2014

Pink Floyd - The Wall

Pink Floyd

The Wall

Teachers, leave them kids alone...




Dans les années 80, Pink Floyd sort son "opéra rock"...

http://www.pinkfloyd.com/index.php


Tout a déjà évidement été écrit, dit sur ce monument du rock, double album mythique du mythique groupe anglais. Ça va pas être facile de faire dans l'original…

Pour se remettre dans le contexte, le double album sort en 1979.

A peu près à la même époque, les Stones tombent dans la rythmique quasi disco avec Some Girls et les Who sortent Who Are You, baroud d'honneur (après ce sera plutôt Where are you…) et pierre tombale de Keith Moon.

Si les Stones, par leur habileté à adopter, à se fondre, dans les courants et les modes, arrivent à maintenir leur popularité, les Who sont devenus (restés?) un groupe "de fans", à l'auditoire devenu confidentiel.

Quant aux Pink Floyd…. Ah oui, la branchitude impose de nommer au singulier 'le' pink floyd, comme s'il s'agissait d'un flamand rose, alors que le nom du groupe est un hommage à deux musiciens Blues...

Bref sort The Wall, en 1979. Peu nombreux sont les fans des Who, à l'époque, il faut croire. Car beaucoup crient au génie, sans que l'analogie avec Tommy sorti dix ans plus tôt ne soit mise en évidence!

The Wall, c'est tout simplement une version pessimiste, noire, (le film pourra même descendre jusqu'au glauque, au sordide), de la même histoire: celle d'un (de tous??) les gamins anglais nés avant la seconde guerre, celle de l'éducation anglaise des 50's.


Loin de moi l'idée de partir en vrille dans l'accusation de plagiat, là n'est pas le sujet. Premier concept album pour les Who, dernier pour les Pink Floyd, peu importe.

On avait été surpris à l'époque, parce que pour nous les Pink Floyd c'était une musique de Bab' (baba cool), momole et un brin chiante (bah oui, là, c'est vrai, on (je) pensait (s) ça à l'époque, mea culpa), exception faite de l’énorme « Money », un peu ce que le free jazz est au jazz new orleans, tu vois… . Et là, ils sortent un double album rock, plutôt enlevé par moments, très 'dans l'air du temps'. Mais pas l'air du temps façon Miss You, un air du temps plutôt ancré dans le rock US, celui dont les radio FM naissantes ne tarderont pas à se nourrir…

Le style, et surtout le texte, du titre pivot "Another Brick in the Wall", lui-même, était très Rock'n Roll, très "rébellion adolescente", presque "No Future" et pour tout dire sans doute assez bien "marketé".. Elle deviendra un hymne étudiant en Afrique du Sud en 1980 et sera interdite par le pouvoir en place.

Nous, pour enquiquiner notre prof d'Anglais, un grand type qui à force d'enseigner la langue avait adopté le look (mustache and bien suuur the jacket Prince de Galle from Marks And Spencer à Parly 2), on écrivait les paroles sur le tableau… "We don't need no education…" avant de se prendre une rédac à rendre pour le prochain coup (il aimait bien dire "le prochain coup") " Carefully listen this record and explain".

OK Sir, I explain:


Here you are, Sir. 'Took me quite a long time, but I think that's the job. 'Hope you'll enjoy it as much as I do. Good trick that was, make me write this about The Wall to punish us for pulling your leg. Well, anyway, t'was funny thing to do. I specially enjoyed them kid's accent, you know? This cockney accent? You know what? I did the whole thing listening and writing down the bullshit. But I did more: I loved it, and I came to think about going and live there. Talk the way (WA-Ï ) them kids talk down there in London surburbs, and share somthing of this british way (WA-Ï) of life. And I've done that too, a few miles away close (don't forget to Ï the WA-Ï in a cokney style mate) from Islington where the choral you hear on The Wall stands...


So thanks a lot old chap!

mardi 31 décembre 2013

Andy Summers, The Police.

The Police, 


mêlant Reggae, jazz et punk (à leur corps défendant), 

ils apprendront le Po Go à toute une génération !




Sur mes K7.... Aujourd'hui en forme de happy birthday à Andy Summers, né en 1942, guitariste de The Police (et pas le frère de Donna Summer, hein! (née à la même date!!!! mais en 48). 

Après avoir joué avec les plus grands (Clapton ("God!!!") Beck, Brian Jones, etc..) il fait partie de la seconde mouture des Animals, relancés par Eric Burdon, version US, qui ne durera pas. Puis il est de la tournée 'Tubular Bells', avec Mike Oldfield.

Il rencontre Sting (The Ace dans Quadrophenia...)et Copellan et prend à l'arrache la place de leur guitariste (un corse! H Padovani, dont Summers ne dira pas que du bien). Hop, c'est parti pour le Police qu'on découvrira tous, passé avec un opportunisme certain du punk au new wave... Bizarrement, dans ma mémoire, "Message in a Bottle" semble être avant Roxanne, ou quasi en même temps… Ce qui est, chronologiquement, faux. La mémoire, parfois...

Roxanne, donc. A chaque fois, on pense à Eddie Murphy dans 24h!

Moi, je me souviens surtout des Po-Go s délirants qu'on faisait dans les soirées... du nouvel an ....79?

Cette soirée de nouvel an qu'on avait fait avec ma soeur dans la cave du "bunker" où on habitait, avec descente de flics brisant bien l'ambiance! Mes copines n’étaient pas venues en nombre, les copines de ma sœur étaient… des copines de ma sœur, pour jolies que certaines aient pu être, on dansait donc force Po-Go et ska, avec mes potes qui eux, étaient venus en nombre, on verrait plus tard, et ailleurs, pour les filles.

Je me souviens aussi de soirées dans le cadre d’une semaine passée dans une espèce de colo-boite de révision que mes parents avaient trouvé pour tenter de me donner le gout à ce qu’on apprend en fin de collège. J’ai appris, j’ai appris. Mais pas dans les bouquins. Je me souviens que c’est là que j’ai entendu Police la première fois. ROOOOOOOOOOOOOOOxane....Faut croire que ça marque, la première fois.

La dernière fois, enfin, l’autre souvenir que j’ai qui soit attaché à un titre de Police est la fin d’un séjour en ce qui s’appelait l’URSS, retour en car vers l’aéroport de Moscou, on écoutait « Every Breath You Take », avec une jeune fille rencontrée là-bas et que je croise encore tous les matins dans la maison. C’était déjà plus variétoche, (le titre de Police) mais il y avait encore ce truc bien spécifique de Police, qui permettait à Sting un saut ponctuant chaque début de refrain : une cassure du rythme du morceau bien marquée.

Roxane... Ce titre est devenue quasi-immédiatement un classique. On l'écoute moins "de nos jours", je trouve. Et d'un coup, là, en le ré-écoutant, je trouve que c'est dommage!

Comme les Clash, Police avait en quelque sorte fait une synthèse entre plusieurs styles, mêlant plutôt bien l'énergie Punk au ryhtme Ska/Reggae, avec également une attirance pour le Jazz et la New Wave.

A partir du 3ème album, Police, c'est devenu calme et chiant, Sting est devenu un baba cool mondialiste et on s'endort pendant les chansons, ça craint.

Si vous avez deux secondes, regardez la set list du LP Outlandos d'amour: franchement, pour un premier disque, tout est bon... J'aurais dû illustrer ce post avec So Lonely... Non, avec Can't stand loosing you!!!! non.... avec.......

"I can't see the point in another day, when nobody listens to a word I say..."

Bon réveillon!

vendredi 15 novembre 2013

Le Rock progressif

prog rock...


Rock planant, 




llustration video-sonore modifiée grâce à l'aide éclairée d'Alain. Merci de ton soutien.

C’est des courants du rock que je connais le moins, étant plus attiré par le rock rythmé et furieux, le cri primal cher à Iggy Pop

Sauf à considérer Krafkwerk, Alan Parson’s Project comme issus de ce courant, j’avoue ne pas être très pointu sur Genesis ("Supper's Ready, 23 minutes..., Emerson Lake And Palmer, Marillion ou Magma, (avec les paroles dans une "langue" bizarre, issue d'un rêve de Christian Vander...Herouville n'est jamais très loin) ce dernier étant à mon goût le summum du casse pied..

Je me souviens d’avoir acheté, sans doute entre 1977 et 1980, à la braderie de Lille et pour quelques francs, deux 33 tours de Yes (ainsi que deux de Status Quo, preuve d’éclectisme…). Les pochettes étaient extraordinaires, je me souviens de celle de « Fragile », l’autre devait être « Close to the Edge » : Je trouvais, je trouve encore, ces exercices de style trop « free jazz » à mon goût, et reste peu réceptif aux 18 minutes de logorrhées dont cet album, mais aussi ceux de Magma, de Jethro Tull (la célèbre « Bourée » qui a bien failli illustrer ce billet, inspiré par une suite de Bach, était pourtant assez bien vue, ou, sur le même album, "We Used to Know", que les Eagles ont visiblement écouté avant d’écrire Hotel California !!), sont de « bons » exemples, comme les premiers Pink Floyd (dont le nom n'évoque absolument pas un flamand rose, évidement)…

Ce courant, et ses groupes les plus emblématiques, renaitrons de leurs « cendres » dans les années 80, et adouciront leur propos dans une démarche plus accessible, au premier rang desquels ledit Pink Floyd, dès « Dark Side Of The Moon », (à vrai dire dès que ce pauvre Syd Barett s’éloignera), mais aussi plus tard, Yes, (années 80 : "Owner of a Lonely Heart"), Genesis (Abacab) Tiens, un batteur qui chante…), rendront enfin le genre populaire et…. Audible : Genesis étant probablement le plus fidèle à ses origines et le plus habile à démocratiser le genre sans en dénaturer (trop) le propos : Pink Floyd avec The Wall étant à mon avis, à l’inverse, une démarche plus commerciale (tendance rock FM) et moins « pure », un peu comme Yes et son « Owner….. », très, très, très marqué 80’s…

D’autres pourront ainsi suivre ce courant « neo-prog-rock » , comme Marillion, mais aussi, d’une certaine façon Mike Oldfield, dont les premiers albums sont à mon avis remarquables, et dont on reparlera.


Mais les genres se mélangent parfois, et Deep Purple, trop souvent marqué, étiqueté, groupe de Hard Rock, est à l’origine très proche du prog rock : ré-écoutez « Child in Time », ou le premier album du groupe, pour en être convaincus !!! Et même sur le très rock « Machine Head », « Lazy » morceau magnifique, est de toute évidence une rechute prog-rock du groupe, extraordinaire (et en plus mon cher cri primal du rock y est : parfait). Tiens, j’arrête là sur Lazy, j’en parlerai un autre jour, ça vaut le coup.


Ne serait-ce que pour ne pas voler la vedette de ce post à Genesis, qui reste assurément un, le symbole du groupe prog rock ayant traversé le temps avec panache.