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jeudi 16 avril 2020

Mon Histoire du Rock en ebook!

MON HISTOIRE DU ROCK se lit maintenant sur la plage!


L'ebook comme si vous y étiez!


A l'origine, Mon Histoire du Rock, le blog, était un "pari". Un de mes amis musiciens, et membre du groupe dans lequel je faisais le guitariste, m'avait incité à partager mes petites histoires du rock, les anecdotes, celles que tout le monde raconte, mais surtout, les souvenirs que j'ai d'un titre, d'un groupe, de moments vécus et ressentis à l'écoute de cette musique populaire et omniprésente:

Le rock sous toutes ses formes, ses différents "courants", les personnages qui ont construit cette culture: car c'es est une!

7 ans et 220 articles plus tard, est venu le temps d'entrer dans une autre dimension.

Les chroniques du blog ont été écrites et publiées sans calendrier, sans ordre, chronologique ou alphabétique.
La lecture "séquentielle" fait donc passer des années 50 aux années 90, de BB King à Jacques Higelin, de Janis Joplin à Kraftwerk...

Certains auraient voulu un classement, par date, ou par thème....

Mais la lecture du blog suppose aussi "d'être connecté"... Oh, bien sûr, le format est adapté à la lecture sur smartphone... en tout petit!

Mais le lecteur peut avoir envie de lire les chroniques autrement, déconnecté, comme un livre.

J'ai donc choisi de tenter l'aventure de l'édition. Pour commencer, au format ebook.

J'ai donc décidé de grouper par thèmes certaines chroniques.

Les texte sont relus, modifiés pour parfois, adapter une référence aux dates du moment de la parution sur le blog.
Parfois aussi, je regrouperai plusieurs chroniques en un chapitre.

Mais je resterai autan que possible, fidèle au style, à la forme, au fond.

Le premier tome, "Les années 60 de Mon Histoire du rock", est paru hier sur la boutique Kindle Amazon.

Merci de vos soutiens et bonne lecture!

(les chroniques du blog vont, bien sûr, continuer!!)

samedi 2 avril 2016

1967. L'année du Summer of Love, l'année du Sergent Peper, l'année du pop Rock.

1967, et non 1966....


 Lire en Français      Read in English


On va donc explorer ensemble cette année 1967, puisque j'ai eu l'outrecuidance d'écrire dernièrement que 1966 n'était pas, n'en déplaise à certaines publications récentes, une année énorme pour le Rock. Mais qu'il fallait en revanche se pencher sur 1967.




Penchons nous. Vous êtes prêts?


  • Groupes qui se forment: 
    • Genesis 
    • The Stoges, Iggy Pop et les frères Asheton 
    • Smile 

  • Premiers albums 
    • The Doors, premier album des… Doors 
    • The piper at the gates of down, de Pink Floyd 
    • Are You Experienced de Jimi Hendrix, et Axis: Bold as love 
    • Velvet Underground And Nico (The Velvet Underground
    • The Grateful Dead (Grateful Dead
    • David Bowie 
    • Procol Harum 
    • The Letter, The Box Tops
    • Bee Gees (bien différent de ce que commettra le groupe dans les années 70/80) 
    • Ten Years After (Ten Years After) 

Chacun de ces albums est un marqueur de son temps, ouvre une voie et crée un précédent (l'art de dire trois fois la même chose..). 

On assiste à l'émergence de genres nouveaux, de sous-cultures Rock: 

Le Rock Psychédélique avec les Doors (ou le Blues Psychédélique??), le prog rock avec les Pink Floyd, le guitar Heros expérimental avec Hendrix, le pré-punk avec le Velvet.

Mais tout cela est souligné par les créations des groupes déjà établis, qui accompagnent ces nouveautés par une rupture (cassure?) dans leur style et leur carrière:

  • Albums marquants sortis en 1967 par les groupes "établis" 
  • Smiley Smile, The Beach Boys (avec Good Vibrations, prémices des futurs "rock symphonies") 
  • Sgt Peper Lonely Heart Club Band: ça marque une époque non? Les Beatles ne jouent plus en public, et se livrent à de folles expérimentations car ils sont libérés de cette contrainte. On reparlera ici forcément de cet album mythique. 
  • à  la fin de l'année les Beatles enfoncent le clou en sortant Magical Mystery Tour
  • Surrealistic Pillow, Jefferson airplane (Somebody to Love, White Rabbit) 
  • Happy Together (The Turtles
  • I Feel Like I'm Fixing to Die (Country Joe, qu'on verra à San Francisco et à Woodstock et qui tient bien la contestation anti guerre du Viet Nam) 
  • Absolutely Free, Frank Zappa 
  • Something else by The Kinks, qui s'y mettent eux aussi… (Waterloo Sunset, David Watts) 
  • Disraely Gear, Cream 
  • Their Satanic Majesties Request, The Rolling Stones, qui tentent de raccrocher la vague psychedelique… 
  • Sell Out, The Who, concept album si on veut, qui préfigure Tommy et Quadrophenia, et prépare le Rock Opera.. 
1967 a donc été une année particulièrement riche au plan du Rock, du moins pour ce qui concerne l'arrivée de nouveaux groupes et d'albums marquants. Mais c'est aussi l'année du Summer of Love, de la musique dans la rue et les parcs, à San Francisco et ailleurs; c'est l'année du premier grand festival Rock, à Monterey, bien avant, et bien plus riche en concerts événements, que Woodstock. C'est aussi, et cela marquera la carrière des Beatles, l'année de la mort de Brian Epstein, l'un des 3 "Cinquième Beatles" avec Pete Best et George Martin, en aout. Et d'Otis Redding, en décembre, juste avant la sortie de son titre historique "Dock of the Bay".

1967 est donc l'année ou le Rock'n Roll, après sa renaissance en 1962 de ce côté ci de l'atlantique, vit sa transformation et s'émancipe de ses racines 50's, devenant pop', c’est-à-dire s'ouvrant au-delà de son traditionnel auditoire adolescent. Le Rock devient une culture, un état d'esprit qui s'adresse aussi aux adultes, tout en se démarquant toujours du monde des "grands", quitte d'ailleurs à le détruire, en changeant la société: les textes s'ouvrent sur le monde et ses problématiques, on quitte les nanas et les grosses voitures, on parle de la guerre, de l'avenir, de l'être humain.

Qui pourra encore dire ce n'est pas 1967 qui marque le tournant de la culture rock?



dimanche 20 mars 2016

On nous dit que 1966 est "l'année qui bouleversa la musique". Ah, bon?

1966



 Lire en Français      Read in English




Il se lit ces temps dernier (voir le N° spécial éponyme des Inrockuptibles) que 1966 serait "l'année où tout a basculé", l'année charnière de l'histoire du rock'n roll.

A d'autres. 1966 est l'année qui permet "aux Inrocks"de sortir un numéro nostalgique "il y a 50 ans", sans attendre 2017 pour parler de 1967...

Car s'il y a eu un basculement spectaculaire de la culture rock au milieu des années 60, c'est bien évidement en 1967 que ça s'est produit..

Enfin, dans la logique bien établie qui consiste à tout classifier, tout expliquer, tout rationaliser. Et quand on décide d'aller par là, on détermine avec précision l'année de naissance du rock'n roll (1951), l'année de sa mort (1959, le 3 février), de sa renaissance chez les britanniques (1962), et ainsi de suite. On y reviendra un autre jour, mais cette frise chronologique en fait assez subjective se poursuit  avec 1965, naissance véritable de la British Invasion, des Animals, des Who, puis 1967, dont on reparlera un jour…

Dans ce classement, que vient donc faire 1966? J'avoue avoir un peu de mal à répondre, même avec le magazine cité plus haut sur les genoux: d'abord, il n'est pas sur mes genoux, ensuite, s'il y était, je ne pourrai pas m'y référer parce que la table sur laquelle j'écris le cacherait à mon regard.
Mais pour l'avoir lu avec attention, je n'ai pas pour autant une réponse claire à ma question.

C'est marrant d'ailleurs, en attrapant le magazine chez le marchand, je suis tombé sur la couverture de l'éminent Rock & Folk (eh oui, folk, ce qui est bien l'une des marques de l'année 66..). Ce magazine met en couverture de son N° de mars 2016 un Polnareff (qui tient une Rickenbacker 360 FG). (presque) le même Polnareff que celui qui ornait la couverture du N° 1 en … 1966!

Diabolique.

A part ça, on peine à voir émerger un courant, une suite logique de faits marquants l'année 1966. On verra un autre jour que l'année suivante sera, elle, marquée par la concomitance d'événements bien plus marquants et fondateurs.

Bien sûr, les Beatles sortent Revolver, et c'est un album énorme. Mais à cette époque là, les Fab Four, (saluons ici George Martin qui était le Fab Five et qui vient de nous quitter) sortent chaque année un album  énorme et révolutionnaire (on a parlé du Rubber Soul de 1965).

Ah, si, les BeachBoys sortent Pet Sound. J'ai déjà parlé de cet album, qui est effectivement crucial et précurseur du rock psychédélique. Si un seul album peut faire d'une année un millésime, alors oui, 1966 vaut qu'on y consacre une étude. Sinon…. Il faut se contenter de l'autoreprise de Sound of Silence par Simon et Garfunkel, pour la joie de nos profs d'anglais…

J'exagère un peu. Il n'est pas question de jeter le discrédit ou de minimiser les groupes et leur créations sorties en 1966 (Houlà, on ne peut quand même pas oublier Aftermath des Rolling Stones!!! (le dit magazine (n')y consacre (qu')une page, ce qui est bien peu au regard de la puissance et de l'importance de cet album, premier des Stones dans lequel ne figure aucune reprise, et tant de pépites: Mother's little helper, Lady Jane, Under my Thumb, Out of time… entre autres.

Ah, ben ça fait deux raisons de parler de 66 alors? Tu verras quand on parlera de 67..  Tu verrais si on parlais de 65.

Allez, je vais être bon prince, il y en aurait bien une troisième, en l'album des Who "A quick one", qui marque l'antichambre de la naissance de l'opéra rock, coup d'essai avant Tommy.

En gros on a fait le tour, sauf à tirer un peu sur la corde en parlant de Hendrix (dont la véritable explosion aura lieu plus tard), en oubliant de parler des débuts de Pink Floyd et de Jefferson Airplane façon Grace Slick..



Je sors donc de cette lecture avec les questions qui étaient les miennes à l'entrée. 1966? Ah bon. 



samedi 11 juillet 2015

Mon Histoire du Rock explique ce que sont les Girls Groups


Girls Groups

 Lire en Français      Read in English



Alors que les années 90 ont été marquées par l'émergence d'insipides formations (Boys, et girls BANDS) à but lucratif autour de jeunes gens intitulés chanteurs, danseurs, ou musiciens, la tentation est grande du parallèle avec la mode qui a vu le jour aux USA dans les 60's, autour de "chorales de filles" au son sirupeux.

Ces groupes avaient des noms en -ettes:


The Supremes (ah oui tiens, c'est pas un nom en -ette). The Ronettes, The Silhouettes, The Jaynetts, The Velvelettes, mais aussi The Crystals, The Chiffons… la liste est longue, plus de 500 entre 1950 et 1970...

L'anglais, qui sait être une langue de nuances, fait la distinction entre les groupes de filles (girl groups) comme par exemple The Bangles, et les "girl bands": dans le premier cas, les membres sont instrumentistes, dans le second, c'est plutôt une mini chorale accompagnée d'un orchestre "anonyme", souvent celui du studio qui les produit;

Qui dans le cas des productions de Phil Spector, prendra une dimension exubérante, mais le bonhomme est à lui seul un autre sujet, que mon Histoire du Rock abordera sans doute un jour, tant son influence sur la production des années 60 est importante.

Ces dames s'affranchissaient, avec un talent certain, du rôle dans lequel les vilains producteurs macho (et les artistes, aussi) les cantonnaient: celui de faire valoir, de jolies pépées sur le côté, de choristes.

· Eh, c'est pas du Rock….

· Eh, t'as dit que c'était pas utile de chercher à tout prix à classifier, rock, pas rock…

Revenons à… notre propos.

Celles qui avaient longtemps joué les faire valoir de ces messieurs (les Raelettes de Mr Ray Charles, Tina Turner, la groupie du pianiste… mais je m'égare), bousculent le protocole et accaparent le devant de la scène. On assiste, entre la fin des années rock'n roll US et le début de la British Invasion, à une véritable explosion du genre, une avalanche de succès:

Be my babe (the Ronetttes),

Please Mr Postman (The Marvelles),

Stop! In the name of love (The Supremes)

Dadu Ron ron (The Crystals),

Walking in the Rain (The Ronettes),

Dancing in the Street (Martha and The Vandellas): Keith Richards dira qu'il craint d'avoir plagié inconsciemment ce titre pour le riff de Satisfaction…

Where did our Love go (The Supremes): Quiconque a eu 20 ans dans les années 80 se souvient de la reprise de Soft Cell en version longue de Tainted Love!

Then he kissed me (The Crystals)

You Keep me hanging on (magnifique reprise "Rocksteady" (le reggae qui bouge) par Madness"Dangermen"

On arrête là l'égrenage des titres marquants du genre? La plupart on fait l'objet de reprise par les plus grands, aux premiers rangs desquels les Beatles et les Rolling Stones, ce qui doit bien être une marque de reconnaissance. 


Je ne peux pas oublier les Who, qui trouveront, dans leur ode aux années 60, Quadrophenia (le film) le moyen d'insérer à la bande son quelques-unes de ces pépites.

L'évidence veut donc, au-delà de ces reprises, que ces Gilrs Groups ont eu une influence majeure sur le rock des années 60, au premier rang desquels les Beatles, bien sûr. 

il suffit pour s'en convaincre d'écouter les premiers titres des Beatles, qui jouent sur les harmonies vocales et les chorus (Lennon-Mccartney / Mccartney/Harisson…..), les Beach Boys, les Who que je viens de citer et, plus près de nous, (j'ai déjà mentionné Soft Cell, et l'influence sur la plupart des groupes des années 80 est évidente. Puis, les chanteuses Soul britanniques comme Dufy, et bien sûr Amy Winehouse.

On a sans doute à tort, "chez nous", considéré le genre avec un snobisme certain, le méprisant d'une étiquette "variété". Les anglo-saxons ont une frontière moins marquée entre la pop music et le rock. 


Les groupes de filles ont donc ici souvent été relégués au rang de musique d'ascenseur ou de supermarché, et ont rarement fait la une des chroniques et chroniqueurs estampillés rockeurs. J'ai parfois (trop souvent?) tendance à ranger les groupes dans des ptites cases, et fait une lègère fixation sur les 60's et les 80's.Je n'en trouve pas moins qu'il est dommage d'exclure ce genre. Il fait partie de Mon Histoire du Rock.

Le genre évoluera dans les années 90 vers le R&B, avec des groupes comme Destiny's Child (Beyoncé), beaucoup moins apprécié dans ces pages..