Vous n'aimez pas les Rollings Stones? Vous aimez le Blues? Vous allez aimer les Rolling Stones!!
C’est peu dire que l’attente a été longue. Enthousiaste, je dirai que ça valait le coup d’attendre.
Ils n’ont pas oublié. Ils se rappellent encore.
Depuis 45 ans, ils nous désespéraient, à suivre toutes les modes et des chemins douteux.
Hier 2 décembre a donc fait l’effet d’un séisme, les pistes tournent en boucle sur Spotify, hypnotisé, conquis.
Oui, ce sont des reprises. Mais quelles reprises!!! On revoit la scène du magnifique Cadillac Records où les Stones vont en pèlerinage à Chicago, chez Chess Records, écouter leurs ainés, leurs maitres.
Car le blues est leur inspiration, leur source, leur mentra. On le sait peu, ils ont tout fait pour qu’on l’oublie.
Les Stones ne sont plus au complet, Bill Wyman, et on peut regretter son absence, l’absence de son jeu, de sa rythmique implacable.
Les Rolling Stones nous livrent un concentré de Chicago Blues, les titres de Willie Dixon, Little Walter, Holin’ Wolf, Eddie Taylor s’enchainent.
Le titre de l’album est lui même un hommage à Little Walter!
Ce sont de magnifiques standards du Blues, magnifiquement interprétés. Ce ne sont pas nécessairement les titres les plus célèbres de l’écurie Chess, il manque évidement Muddy Waters, mais je retournerai l’argument:
Découvrez des titres que vous connaissez moins, et reconnaissez que les Rolling Stones n’ont pas cédé à la facilité des hits rebachés.
Jagger est à l’hamonica, et maitrise l’engin du blues avec talent. Clapton, le grand Eric Clapton, vient en ami et illumine I can’t quit you baby, et Everybody knows about my good thing.
Qu’en pensez-vous? Pour moi, c’est un truc phénoménal, en même temps qu’une évidence. Un bonheur de chaque piste, ce que ce groupe aurait toujours dû faire.
Je suis hyper fan, et me réconcilie avec les Rolling Stones, dont je n’écoutais rien depuis Exile on Main Street, en me forçant un peu depuis Aftermath, sauf pour Sticky Fingers.
S’ils en restent là, ce sera un formidable retour aux sources, on pourrait dire qu’après cela, il ne faut plus rien toucher...
The Rolling Stones are back,after a 45 years break during which I felt they had gone somewhere I wouldn’t follow them at any price.
With a little help from Eric Clapton on two tracks (which he enlights with grace), we discover a marvellous Blues album. Mick Jagger does the trick on harmonica, which Is as you know THE BLUES machine!
The tracks choice is absolutely clever. A sure tribute to Chess records, you can’t help recalling thscene in Cadillac Records movie when young Rolling Stones enter Chess records as if they enter a holly place!!
Howlin’ Wolf, Little Walter, Willie Diwon, Eddie Taylor…. And the tracks, pure blues, are not the most famous of these artists, ant that’s where the choice is clever: Covers, but not the easy, famous, prompt to be recognised and adopted.
It’s the choice of real Blues lovers. And a choice we love. And can’t stop listening to (thanks made to Spotify).
We long waited for something high from the Rolling Stones. Today, we’ve got it.
Faut être exact : BB King appelait chacune de ses guitares Lucille. La première Lucille n’était pas, comme aujourd’hui, une Gibson ES355 noire.
Aujourd’hui je suis seule car BB King est mort.
Putain de mois de mai, qui voit disparaître BB King après Ben e King (nombreux feront la confusion à l’annonce du décès de Ben E King), de Percey Sledge et de Jack Ely.
L’influence de celui qui m’a tenu si souvent entre ses bras (King est son nom véritable, et pas un nom de scène) est colossale, sur le blues et le rock. Pourtant, BB King ne laisse pas de « titre phare », de hit. Il n’a d’ailleurs jamais présenté aux maisons de disques un titre pour se faire recruter, comme le faisaient non loin de lui Muddy Waters, Bo Diddley, Willie Dixon et (un petit peu) plus tard Chuck Berry ou Little Richards par exemple.
Non, BB King, c’est le blues live dans toute sa grandeur, et il le prouvera par une infatigable présence sur scène… qui lui vaudra la reconnaissance de tous.
Jeune orphelin, il fuit vite les champs de coton pour tenter sa chance du côté du Gospel: Le Blues estt alors considéré comme la musique du diable (merci Robert Johnson, lui qui selon la légende expliquera son soudain talent par un pacte avec le Malin !!!). Il quitte son Mississipi natal pour Memphis à 20 ans, et alterne les boulots de disc jockey et de musicien de studio.
Moi, Lucille, je suis alors acoustique, sans doute une Gibson L 30. Vous savez tous maintenant pourquoi BB King m’a nommée Lucille, car l’histoire est racontée dans tous les hommages au grand homme, (par exemple ici). Mais il semble que l’homme appelait déjà Lucille mes ainées…
C’est en entendant T-Bone Walker (pionnier du blues électrique) qu’il jure de passer à cet instrument diabolique ! Je deviens donc une Fender Telecaster ‘Esquire’, pas forcément noire, puis une Gretsch, et beaucoup d’autres, avant de devenir l’emblématique Gibson ES 355 à la fin des années 59.
Improvisateur génial, il prétendra toute sa vie avoir dû s’en remettre à l’impro par faute de ne pas savoir jouer les accords à la guitare.
Mon œil.
Il a de ce fait créé ce style bien particulier de jeu repris par tous, ponctuant les phrases chantées par un gimmick improvisé, phrase musicale qui accompagne le chant dans un dialogue génial. Il avait cette façon si particulière de faire glisser sa main gauche sur le manche pour un effet proche du bottleneck. Une autre des caractéristiques de son jeu est ce vibrato aérien alors que sa main papillonne en lâchant le manche, (voyez la video) que seul touche le doigt qui produit la note. Enfin, n’oublions pas les fameux bends de BB King, technique qu’il a probablement inventée.
Un dernier message sur la page de son site web (http://www.bbking.com) date du 1er mai, et indique qu’il rentre chez lui à Las Vegas, « Home hospice care ».
Si il est difficile de détacher un titre, de citer de mémoire un morceau de BB King, son style est lui bien identifiable, même si il a inspiré tous les bluesmen depuis. Mais on peut recommander Lucille, The Thrill is gone, How blue can you get, etc, etc, etc.
Mais bien sûr que si vous connaissez Booker T an the M.G..'s….. d'une façon , ou d'une autre…
Soit parce que vous avez vu (revu et re revu) The Blues Brothers, film culte dans lequel Dan Aykroyd et James Belushi, on l'a vu il y a déjà quelques temps, ont rendu hommage à la scène Soul US avant que ses acteurs ne disparaisse et qu'il ne soit trop tard
. Eh bien, on peut voir deux membres de Brooker T & the MG's dans ce film, Steve Crooper, et Donald « Duck » Dunn, respectivement guitariste et bassiste.
Mais avant cela, et pour les plus « anciens », tous ceux qui ont écouté Otis Redding ont écouté ce groupe ;
Pour aller plus loin, il va falloir aller un peu plus près…
En réalité, cette courte introduction est réductrice. Brooker T and the MG's, c'est bien plus que ça. Dans les années 60, trois maisons de disque règnent sur la musique populaire américaine, le Rock, la Soul : On a déjà parlé de Chess Records, qui « sévit » à Chicago, au coeur du Blues. En gros dix ans plus tard nait Stax Records, à Memphis, un peu avant la Motown (Detroit).
La Stax, comme ses concurrentes, dispose de musiciens « maisons » attitrés, utilisés pour enregistrer les artistes qui n'ont pas de groupe. Ils sont là pour accompagner l'artiste, mais aussi pour faire les arrangements, éventuellement composer avec lui ou pour lui.
A Memphis, ville du sud, le son est plus marqué par le gospel qu'à Detroit ou à Chicago, mais aussi sans doute plus « country».
Mais étonnamment, alors que le sud est souvent jugé plus conservateur et moins enclin à l'intégration raciale, c'est à la Stax que la mixité semble la plus évidente : Ainsi, le « groupe maison » sera composé de Noirs et de Blancs, là où Chess et la Motown resteront très cloisonnés.
Booker T and the MG's donc, c'est avant tout Booker T Jones, espèce de prodige capable très tôt de jouer du piano, des vents (Hautbois, saxo, trombone ;…), donne donc son nom à ce groupe, et il lui donne sans doute un peu plus, tant ses talents de compositeurs sont grands.
Le groupe jouera donc surtout avec Otis Redding, et la mort de celui-ci en 1967, sans donner un coup d'arrêt à la carrière du groupe, réduisit quelque peu le rythme de sa carrière.
Lennon et McCartney affichaient une dévotion pour le groupe, et cette admiration était réciproque ; le groupe « commit » ainsi une espèce d'évocation, de « cover », d'Abbey Road, pour tout dire pas heureuse du tout, et bien loin de la magie des compositions pour Otis Redding, Sam And Dave, Wilson Picket, Albert King, Eddie Floyd… ou The Mar-Keys (Last Night) sans compter également l’énorme Green Onions !!
Les amateurs de Quadrophenia, le film, se souviennent que la bande son n'était pas seulement constitué du génial 'opera rock' des Who, et de la scène mythique où "The Ace", joué par Sting, concentre tous les regards, et l'envie de Jimmy, dans la boite de nuit alors que passe Green Onions. C'est là, dans cette scène, que j'ai découvert Booker T & the MG's.
On a oublié Booker T and the MG's (pour Memphis Group, peut être, mais plus surement pour faire honneur à la voiture du producteur...), et ce ne sont pas les tournées avec Neil Young qui feront oublier les reprises guimauve des titres des Beatles et de bien d'autres. Heureusement, les Blues Brothers et en particulier la volonté de Dan Aykrod et James Bellushi) rendront honneur à ce groupe emblématique !
« Si vous voulez donner un autre nom au Rock’n Roll, appelez-le Chuck Berry » (John Lennon)
Pour sa 100ème page, Mon histoire du Rock se doit de rendre hommage à Chuck Berry.
Il a fallu attendre le centième article, alors que Chuck Berry aurait sans aucun doute dû avoir l’honneur du premier.
Mais on ne s’attaque pas au mythe sans crainte, et aujourd’hui encore, à l’heure d’écrire ces lignes la main tremble, tant tout à déjà été écrit, tant la crainte de sombrer dans la platitude et la redite est grande !
Il suffit de voir avec quel respect et quel regard de petit garçon Keith Richard se laisse sermonner, remettre à sa place (avec une mauvaise foi évidente) par M Berry (voir ou revoir "Hail, Hail, Rock’n Roll", il suffit de se pencher un instant sur la longue liste de ceux qui, comme Lennon cité plus haut, y sont allé de leur « compliment » à l’égard du Monsieur..
Même si, entre les lignes, émerge souvent une pique sur l’attitude « un brin » mégalo du père des guitaristes et des rockers…
Chuck Berry, le premier, posera les codes du Rock’n Roll : émergeant du Blues et du Rythm’n Blues (il est à l’école de Johnnie Johnson, puis, repéré par Muddy Waters, rejoint la pépinière de Leonard Chess (Chess Records) en 1955.
Son premier succès, « Maybellene », définit le rock’n roll : Paroles légères et tournées vers les préoccupations des ados (Nenettes, bagnoles, (Cadillac, souvent), merveilles de la société de consommation), solo de guitare, attitude scénique, tout y est.
La recette fonctionne et fera le succès de Chuck Berry.
Il la déclinera tout au long de sa carrière, sans toutefois sombrer dans l’auto plagiat, réussissant à garder le cap en enrichissant le « vocabulaire » du rock. Et ça marche toujours ! A 87 ans, M Rock’n Roll monte toujours sur scène, presque chaque semaine, et continue à faire le show !
Quand il ne rivalise pas sur scène avec son alter ego (Jerry Lee Lewis, qui met le feu à son piano à la fin de son set pour gâcher et rendre ridicule le show de Chuck Berry qui passe juste après lui), rivalise avec lui « à la ville », par des frasques similaires qui lui vaudront pas mal d’ennuis. Ces deux-là ont décidément beaucoup de points communs : Cabotins à l’excès, parfaite maîtrise de leur instrument, énorme don scénique, capacité à se réinventer et longévité exceptionnelle…. Jerry Lee Lewis et Chuck Berry restent, sont c’est certain, les piliers du Rock’n Roll, faisant mentir la mère de Jerry Lee qui lui dit un jour « Chuck Berry et toi pouvez faire ce que vous voulez, vous ne serez jamais Elvis Presley ».
Non Madame, ils sont beaucoup plus, et c’est tant mieux.
Faut-il évoquer Maybellene, son premier titre ? Avec lequel, on l'a déjà vu, Alan Freed, qui fit tant pour le Rock’n Roll, perdit son âme dans le scandale dit « payola »..
Johnny Be Goode, qui sonne comme l’histoire de son auteur et dont le riff d’introduction à la guitare est, dès 1955, le marqueur définitif du Rock’n Roll ? (Il a pourtant été « inventé » par le pianiste et mentor de C Berry, Johnny Johnson)
Come on, emprunté par les Rolling Stones pour leur premier disque,
Rock’n Roll Music, tremplin des Beatles vers le succès ? (Rolling Stones et Beatles fonderont leur apprentissage sur la reprise de nombreux standards de Chuck Berry)
Promised Land, repris par Elvis Presley, au point qu’on pourrait le croire interprète principal du morceau….
Sweet Little Sixteen, dont les Beach Boys recopieront à la "virgule près" la musique pour « Surfin’ USA » ?
Comment comprendre que son seul titre classé N°1 des ventes soit le piètre « My Ding a Ling » ?
Que serait Pulp Fiction sans "You Never Can Tell "?
Comment ne pas voir dans les riffs d’Angus Young et dans son jeu de scène un hommage constant à Chuck Berry ?
Oui, Chuck Berry est bien le Rock’n Roll, sa discographie, de la quelle il est bien difficile d’extraire un titre pour le mettre au-dessus des autres pour esquisser un vain classement, le prouve.
Johnny beGoode
One day your name will be in lights saying
Johnny be Goode, tonite
Why dit I not start this blog with Chuck Berry? What would have Rock’n Roll became but for Chuck Berry? He was (the english version of the present text comes after March, 18th, 2017) Rock’n Roll, not only in a musical poitn of view. His texts: his ability to describe, with “teenage words”, american youth’s behaviour and state of mind, is seldom underlined. His humour and “distance”, too, has to be mentionned. The man was very clever and always quite cynical.
And af course quite proud, poser and self assured… See Hail, Hail, Rock’n Roll and the way he poses and talks to Keith Richards as if a begginer. Quite fun and fresh! Among others, Richards and lennon held Chuck Berry a high, high place, which he obviously deserves.
Chuck Berry is one of the first to assure the transition between blues (he’ll keep on refer to bbbblues as he said) and Rock’n Roll. He shared, with Jerry Lee Lewis, excentricity, megalomany, foolishness, diabolic control of their art and instrument…. And they both made Jerry Lee’s mother’s statement a nonsense, as he predicted: “You and Chuck Berry can do what ever you want, you’ll never be Elvis Presley”. Well, Madam, I think you’ll now admint they went far, far higher, and did far, far better!
Well, Chuck Berry must have been helped by his fellow pianist Johnny Johnson in his art of composing… but his discography is so full of hits and great songs, texts, riffs…. From Maybellene to …Big Boys… but what would Pulp Fiction be without “You never can tell”? What would Presley be without Promised Land? Would The Rolling Stones, the Beatles, exist without listenning for Chuck Berry for days, trying to copy his riffs on a record player… What about the Beach Boys issuing “Surfin’ USA”, in which you hear “Sweet littel sixteen”? What about “Nadine” (take an ear on Rory Gallagher’s cover!).
Yes, Mr Lennon, you’re right: if Rock’n roll was to be renamed, we should call it Chuck berry
Il est « admis» que le premier morceau « rock’n roll » date de 1951 et que c’est Rocket 88.
Pourtant, c’est avec Maybellene que Chuck Berry pose les base du rock, guitare électrique, rythme, paroles explicitement adressées à la jeunesse « poivre et sel » selon la propre expression de M Rock’n Roll, mêlant grosses bagnoles, séduction de jolies nanas, et climat chaud et voluptueux.
Chuck Berry présente ce titre à Leonard Chess, l’un de ses tout premier, sous une forme un peu différente, et c’est Leonard Chess qui change le titre en Maybellene, jugé plus moderne, actuel et accrocheur que le titre original. Pour cela il s’inspire du nom d’un cosmétique à la mode, changeant l’orthographe pour éviter les tracas.
L’idée est de faire coller le titre aux habitudes de consommation, à l’air du temps. Dans les titres de Chuck Berry, on parlera souvent de Cadillac (objet culte, particulièrement chez Chess Records !), de télévision, de tous ces biens de consommation que l’Amérique découvre alors… Amusez-vous à compter le nombre de fois ou cette marque d'automobiles est cité dans la chanson!
Maybellene est une œuvre de jeunesse mais tout y est déjà : les riffs de guitare cultissimes de Chuck Berry, incroyablement matures dès ce premier titre, la voix, le rythme. Pour être honnête, et cependant éminemment respectueux de la discographie du génie du rock, la suite sera un superbe copier-coller de ce premier opus, allant parfois jusqu’à raconter à peu près la même chose (« Nadine », 1963), en changeant simplement de moyen de transport…
Maybellene est aussi à l’origine du fameux scandale dit « payola », un système de pots de vins par lequel les programmateurs radio (disc jokeys) recevaient du cash en échange de la programmation de certains titres : Leonard Chess, pour promouvoir Chuck Berry, fait créditer Alan Freed (l’homme qui « découvrit » le Rock’n Roll et lui donna son nom) comme co-auteur du morceau, moyen de le rétribuer discrètement… Ce scandale brisera, quatre ans plus tard, la carrière d'Alan Freed….
Chuck Berry has been a genius in describing in his songs the US society, consummerist society, and all things that were important to post WW2 youth: music, boys and girls, and… cadillacs.
Maybellene, his first hit, is close to be the firs Rock’n Roll hit, in 1955, 4 years after Rocket 88 (which is known as the first rock hit.)
Chuck Berry howes success to his great talent, as a musician, a show man, and a business man too. He also howes a lot to Muddy Waters, who discovers him (Chuck Berry is then no young man no more, being around 35). Waters introduces him to Leonard Chess…. And there goes History. Leonard Chess is known as a great blues promoter, and also known as a man who offers Cadillacs to his stars (or would be stars). Chuck Berry will always remember this and keeps mentionning this brand in so many songs…
Maybellene, a song inspired by a country song ‘Ida Red” he renamed thinking this name was more sexy… and after a mascara brand famous at the time.
Maybellene is an achetype and contains every material that Berry will use from then: guitar riff, cars, girls, seduction.
This post is re-written in english, on the day Chuck Berry passed, from the french text made in may, 2014.
Let’s never forget Chuck Berry. Let’s never stop listening to his music, Met’s never stop play his music. Chuck Berry WAS Rock’n Roll. Rock’n Roll will never die.
C’est dommage, et c’est méconnaitre l’impact que ce bluesman a eu sur notre cher Rock’n Roll. Il suffit pourtant d’écouter Les Animals (Bo Diddley), Buddy Holly et les Stones (Not Fade Away), les Who (Magic Bus) et bien d’autres, jusqu'à Depeche Mode aujourd'hui, pour s’en convaincre.
Mais l’influence de Ellas Mac Daniel – Bo Diddley – sur le rock est beaucoup plus profonde et beaucoup plus ancienne :
Buddy Holly déjà, en 1957, utilise le « Diddley Beat » (boum-boum-boum boum-boum) pour « Not Fade Away » que les Rolling Stones, grands coveristes et habiles buvards de tout ce que le rock a de meilleur, reprendront à leur compte en 1964 au point qu’on pourrait croire qu’ils en sont les créateurs…
C’est sans doute lui d’ailleurs qui initiera Keith Richard à l’open tuning, cette technique où on accorde la guitare de façon à ce que les cordes à vides forment un accord (je vous la fais courte).
Les Stones auront toujours, quand ils le pourront, des paroles très reconnaissantes à l’égard de Bo Diddley, mais pas au point de reprendre « Hey Bo Diddley » en modifiant les paroles en forme d’hommage comme le feront les Animals…
Mais le jeu de Bo Diddley est avant tout rythmique, et il utilise la caisse de sa guitare pour ajouter à la partie mélodique un jeu de percussion caractéristique : parfois même, la guitare devient un instrument de percussion, le morceau étant joué intégralement sur un seul et même accord (« hey, Bo Diddley »).
Guitare qu’il trifouille et modifie, y intégrant des effets (tremolo de son invention), concevant la fameuse guitare ‘carrée’ qu’il fait fabriquer par Gretsch..
Le Diddley Beat est finalement partout, et aujourd’hui 8 février, date anniversaire de la sortie du morceau « Bo Diddley », il est rigolo de chercher dans ce qu’on écoute l’influence, qui est évidente parfois ( Not Fade Away), plus subtile ailleurs (Hey Jude des Beatles, Autobahn de Kraftwerk et « donc » surfi’ USA des Beach Boys).
Cherchez, cherchez, les influences ! (Osez, Osez, Joséphine, hahaha)…. Vous verrez que le Diddley Beat est « partout » !!
Keith Richards nous parle de sa vie, du Rock'n Roll, du Blues!!! Je viens de terminer ce bouquin de souvenirs de Keith Richards, le magicien du riff, l’ex enfant terrible du rock. Pas seulement pour faire bien et frimer dans les soirées, je l’ai lu dans le texte, an anglais. Les années d’études passées à Londres ne m’ont pas servi professionnellement, il faut bien que ça me serve « in real life »… L’avantage est qu’on savoure pleinement la langue (mauvais jeu de mot avec le logo du groupe depuis 1971 et Sticky Fingers) de Keith Richards, imagée et pas toujours vulgaire…
Le récit de son enfance n'est pas des plus passionnants. C'est pourtant sans doute important dans la construction de son personnage, mais la façon dont les faits sont relatés n'est pas remarquable; la bio de Pete Townshend (Who I Am) est sur cette période, mieux écrite. En revanche, beaucoup d’anecdotes passionnantes sur la vie des Rolling Stones, l'évolution du groupe, les rencontres que Monsieur Riff a fait tout au long de sa vie. Evidemment, il a toujours le beau rôle, et on ne doit pas prendre le point de vue qu’il développe pour vérité historique. Mais je m’attendais à plus de mauvaise foi de la part d’une telle star, d’un personnage dont l’ego surdimensionné est légendaire.
De nombreux
passages montre un type finalement très honnête sur ce qu’il doit musicalement aux grands personnages qu’il a rencontré et qui lui ont beaucoup appris (pour les spécialistes, en particulier sur l’utilisation des accords « open de sol » et de guitares a cinq cordes). On lit,et ça m’a passionné, le récit des débuts, dans cet appartement sordide et pas chauffé de Londres, les séances interminables où Brian Jones et Keith Richards écoutent en boucle les 45t de Muddy Waters et autres recrues de Chess Records, pour en capter la technique, le riff, le son… On voit également le mode de fonctionnement très autocratique des « Glimmer Twins », Mick Jagger et Keith Richards : véritable binôme presque « groupe dans le groupe », les autres membres étant écartés de tout processus créatif – Richards semble trouver tout à fait normal de rejouer les parties de guitare de Mick Taylor (pour celles de Brian Jones, sur la fin, il avait des excuses, ce dernier étant devenu incapable de jouer), de s’approprier ses riffs et de ne jamais créditer les autres membres des créations du groupe. De façon assez rigolote, Keith Richards affiche une admiration pour les bluesmen black qui l’ont inspiré, et un regard gentil et un brin condescendant sur ceux dont il a aspiré les techniques, piqué les riffs, s’étonnant du départ de Taylor, qui ne pouvait que vivre dans son ombre. Il parle longuement de Graham Parson,de Bobby Keys, insistant plus sur les amitiés (sincères) que sur l’apport musical de ces dernier aux Stones… (on leur doit quelques morceaux de légende des Stones à une époque ou Richards était dans les bras de sister morphine, et probablement un appuis considérable en live). L’évolution des rapports avec Mick Jagger fait l’objet de nombreux passages, parfois assez marrants.
A lire, donc, les vinyls des Stones sur l’electrophone… A relire, aussi, ensuite, par passages. Mon histoire du rock y a appris beaucoup, et je reviendrai sans doute sur certains épisodes.
When Keith Richard autobiography was published, I decided I’d read it in english. Not that I am this kind of guy you know, going everywhere saying “il FAUT avoir lu Keith dans le texte”. Of course I wanted to get K R eventual slang expressions in the text, not in a encessalirly inexact translation. The time spent in London helped me being at ease with english, even quite slang, and as it never ever was of any use in my job, I quite soon decided I ld use english for my leisure, readings, travelling and social. And now, for this blog, too.
Life, the book, is in my opinion more interesting when Keith Richards comes to the Rolling Stones “débuts, life, way of composing. The best parts are when he describes relationships and contacts to other great rock’n roll figures.
He relates the times in Edith Grove, the never ending sessions with Brian Jones listing and listening again the same riff on the same Muddy Waters EP. He recognizes the great lessons he took from the Masters (on open tuning, for example).
We discover a very grateful and kind man when he talks about some of his friends (Bobby Keys, Graham Parson), an may be no so kind, and no so fair to Mick Taylor (he seems to wonder why he guy left the Rolling Stones, forgetting it might be difficult to exist beside the Glimmer Twins…)
Most people who have read the book were in quest for good pages about the relationship betwween Jagger and Richards. Not those I prefered. More to learn, a lot to learn, when Richards talks about blues, guitar technique, and the Masters of blues and Rock’n Roll.
Si le post d’aujourd’hui revient sur année 1963 dans l’histoire du rock, dans mon histoire du rock, ce n’est bien sûr pas un hasard, et ce n’est pas par manque d’inspiration. L’idée est « bien sûr » de saluer l’année qui m’a vu naître, au regret de n’avoir pas, évidemment, de souvenir auditif de cette année, ni des 3 ou 4 qui suivront..
Y a pas de hasard, je suis donc né l’année où Les Rolling Stones, bien aidés par les Beatles, ont sorti leur premier disque. Le disque en question « Come On » en face A, est sorti le 7 juin. Mes parents n’étant pas très portés sur la « musique de jeunes » (de jeunes de l’époque), c’est pas l’écoute de ce 45t qui m’a donné envie de naitre 5 jours plus tard… ç’aurait eu de la gueule, mais non.
Sagement, timidement, les Rolling Stones commenceront comme un groupe de reprises, très marqué Chicago Blues ; ce sera donc une reprise de Chuck Berry (l’un des alchimistes de la transformation du Blues en Rock’n Roll) La face B est aussi une reprise, de Willie Dixon (lui aussi poulain de Leonard Chess et du fameux label Chess Records)… Leurs compositions arriveront plus tard, ils seront avant bien aidés par leurs ainés Mc Cartney et Lennon qui composeront pour eux en novembre 1963 (I Wanna Be Your Man).
50 ans plus tard, à un jour près, le groupe de vieux dans lequel j’officie fera son premier concert, y a pas de hasard, là, si ? Pour un groupe qui a commencé par des reprises des Stones, et auquel le nom et chaque composition fait référence???
C’est aussi en 1963 que les Beatles sillonneront la Grande Bretagne pour promouvoir leur « Love Me Do », enregistré en juin 1962.. C’est, 20 ans plus tard, ce titre qui accueillera mes premiers pas lors de mes deux années de résidence à Londres en plein revival Beatlemania (un mot inventé en 1963 !!!). C’est d’ailleurs en 1963 que les Fab Four sortiront leur premier album.
En me documentant pour cet article (j’invente rien, mais je ne sais pas non plus tout par cœur), j’apprends un truc étonnant : Ce blog a pour prétexte de relater « ce qu’il y avait sur mes cassettes » : la cassette audio (k7) était dans ma jeunesse un vecteur énorme de notre culture, comme le 45t l’avait été dans les sixties pour nos ainés:
Eh bien la cassette audio a été « inventée » en 1963 !!! Mon père avait vers 1968/69 acquis un cassetophone, pour son boulot : je le détournerai quelques années plus tard pour enregistrer mes « idoles » à la radio :
Merci Monsieur Philips, Merci Madame 1963 : MonHistoire du Rock pouvait commencer.
What does 1963 sounds like, as far as Rock’n Roll is concerned? Of course, I have no personnal memories of this, as 1963 is my birthday. Mentionning that particular year in a blog where I am supposed to tell tales from my musical imagination is therefore a nonsense. I love this.
So What did indeed take place in rock culture on this year?
Well, let’s notice I wa born on the year the Rolling Stones, issued their first ever record “Come On” (Chuck Berry cover) and Willie Dixon’s “I want to be loved” on b side. This was on june 7th. This is not what made me come to the orld 5 days later. Would have been Rock’n roll, though… In November, the Rolling Stones, urged by their manager Andrew Loog Old ham to WRITE a song, give us, with a (little?) help from their friends Beatles, their “first” song, 3I wanna be your man”. They’ll come back to the Blues, one day…
1963 is also the year to see the Beatles touring all over UK to promote “Love me do”, their june 1962 hit. 20 years later, I’ll enter in London, to the sound of Love me Do, re issued for a Beatlemania (the word itself is a 1963 invention) revival “20 years of Love me do”…
In 1963, Alan Price’s Combo is renamed (after Eric Burdon’s rought voice) The Animals…
I was searching in Rock history for this page (yes, it sometimes needs some work to write these..) when I “discovered” something odd: You notice the “K7” is some sort of logo for this blog. (What was on my K7s)..
Well, guess that the K7 was invented by Philips… in 1963.
I recall that in the late 60 (1968:69) my father had bought such a K7 player, for working purposes. I remember locking at the device as if a treasure. I’d wait some years to hijack the treasure and start recording on the radio. When I was young (to quote The Animals..) the K7 was what the 45rpm EPs had been for our elders…
Thank you Mr Philips: with the K7, Mon histoire du rock could start going !
The Blues Brothers.... Le meilleur film Rock'n Roll? l'esprit de la Soul et du Blues, The Blues Brothers. Ma soeur m'avait dit d'aller voir ce film. J'étais en première - en terminale? Bref, à l'époque les conseils de ma soeur.... Je boudais le film. Comme beaucoup de monde, je m'imaginais un film bouffon, une énième comédie débile vaguement fondée sur un prétexte musical, un Grease, un American Graffiti. Je boudais le film à l'heure des Quadrophenia, Tommy et autres The Wall,. (Promis, finie l'anaphore). Arrivant à Londres, pour deux années mémorables, un copain me poussa à aller voir ce film quand il entendit...ce qu'il y avait sur mes K7... Mais il fallut qu’un soir, alors que nous étions chez des copains de promo, à une soirée, un petit groupe de jeunes Mods anglais tapent l’incruste – Ding dong, We’re just here for a couple of minutes, virent le 33T qui tournait, le remplacent par celui qu’ils trimbalent avec eux (The Blues Brother’s Soundtrack) sans la pochette, piste 4 (ne cherchez pas…) Shake Your Tail Feather du Genius (Ray Charles).
J e crois que je suis allé voir le film en late night le week end suivant. Ce film culte donc, n'en déplaise au Blaise mal à l'aise sur lequel pèse la honte d'avoir boudé le film à ses 18 ans, ce film (de J Landis, qui signera ensuite entre autre le clip de Thriller) est en réalité un hommage ENORME de deux gagmen américains au Blues, et la dernière occasion de voir une prestation (et de la conserver grâce à ce film) de quelques géants du blues: Au départ, il y a le SNL, Saturday night Live, émission de divertissement dont les débuts remontent au milieu des années 70. Canal + s'en inspira forcément pour Nulle Part Ailleurs, tant le duo De Caune - Garcia semble copié sur le duo Dan Aykroyd-James Belushi. Ce duo donc (l'américain) compose chaque soir des sketches, saynètes, déguisés, chansons... Ils créent deux personnages "récurrents", qui prennent vie au long des émissions, les frères Jake et Elwood Blues: Les Frères Blues! Déjà, parmi les musiciens qui accompagnent leurs prestations, des anciens de la maison de disque Stax (Memphis), oui, des anciens de Booker T and the MG's !! Donald "Duck" Dunn, bien sûr, et aussi Steve Cropper. Au fil des soirées où apparaissent les frères Blues, et grâce à la ferveur des deux "frères" pour conserver la mémoire du blues originel, germe le projet de monter un groupe, sortir un disque et tourner... Entre 1978 et 1982, ce sera le succès. Le film, donc, ponctuera cette aventure en 1980, et sera l'occasion de voir en situation (car ils jouent un personnage du film, qui soudain se met à chanter!), une ribambelle de stars de la soul et du blues, la plupart oubliées: cherchez, vous trouverez. Par exemple, Cab Calloway (chef d'orchestre du mythique Cotton Club), inoubliable en concierge du pensionnat, faisant attendre la foule en délire lors du concert final, en reprenant "Minnie the Moucher". Il fut dit-on très surpris qu'on lui demande de faire une version "classique" de son standard, lui qui avait pris l'habitude de la remettre en permanence au gout du jour, version soul, version disco...Cab Calloway, qui fut une star (Hello Dolly, le Cotton Club (le vrai club, pas le film de Copolla, quoiqu’il y fasse me semble-t-il aussi une apparition, Porgy And Bess mais aussi "You rascal You", que Gainsbourg repris avec Schmoll (vielle Canaille)) connut à 72 ans un regain de gloire...
Revoyez ce film, et traquez les stars qui apparaissent ici ou là: ce film est un catalogue vivant du blues, de la soul, de la Motown et de la Stax.... Merci à Dan Aykroyd et James Belushi, pour ce film sur le blues et la soul, ce film blues et soul, ces légendes du blues et de la soul.
En 1982, Belushi sombre de ses démons (drogue), aidé par sa petite amie.
Le second volet des Blues Brothers (2000), sera du coup sans âme, assez pathétique et raté. Mais il fourmille lui aussi de guest stars énormes et oubliés (Gary US Bond!!!! aussi sur les k7 de mes 20ans "I say hey hey hey hey hey", mais aussi Bo Diddley, l'un des pères oubliés du Rock et de son rythme (Diddley Beat, voir les Stones des débuts (Come On, Not Fade Away...)).
Dans le premier opus, une reprise de Solomon Burke "Every body needs someone to love".
Ensuite de quoi, revoyez ces films!
What shall I say about The Blues Brothers that has’nt been said yet? I’d rather, and anyway this is the purpose of this blog, turn around the true, officials facts you’ll read everywhere and recall souvenirs and feelings I (and may be some others) had, at the time this movie came out.
I actually missed the movie at the time of its rehersal. I then arrived in London as a student, and used to share a house in the surburbs. This is not so important as far as the movie is concerned, but there goes the story. One of the guys I was sharing the rent with (Hi Fred, how is it going these days?) said we should go and watch the movie.
This was agreed and planned for next weekend, but first we intended a party on this friday evening. Wait, here is the point!
At a point in the evening, a group of young Mods go ring the bell “Hi there, we just want to come in and share a moment. They come in and take a LP from a bag of theirs. Put the record on the stereo.
Whaou, here we are. The “revelation”. Them blokes face in sort of a circle and dance on “Shake Your Tail feather” the right way, shaking hands, and so on.
I think we went to see the movie down central London the very next evening.
Is It of any mean to tell once again here the story? The Blues Brothers is in the first place a comic duet created by Dan Aykroyd and James Belushi for SNL, to honour the blues glories that were being forgotten at that time. First a joke, the success made them decide to go further and try and gather a band. In which they eventually call former Memphis Group stars (Memphis Group, or MG’s, the studio band used by Mmephis Stax Studio while recording the big big stars (Otis Redding, for instance!!).
After a while comes the idea of a movie, where all the bigger blues and soul personnalities would held a part, come and sing a hit. That’s hos we have a testimony of Ray Charles, Cab Calloway, Aretha Franklin, Bo Diddley, Gary US Bond, James Brown and others…
Muddy Waters est aujourd’hui oublié, c’est dommage. C’est l’un des pionniers du blues, en tout cas du blues « enregistré », du blues made in Chicago.
Il est l’un de ceux grâce à qui le label mythique Chess Record (voir à ce titre le film « Cadillac Record ») prit sont envol.Jouant d’abord de l’harmonica, (rigolez pas, c’est l’un des instruments typiques du blues) il se met à la guitare en entendant Robert Johnson (le mec qui aurait signé un pacte avec le diable, dit la légende).
Il est considéré comme d’influence majeure sur le rock anglais, la fameuse British Invasion, et en particulier sur les Rolling Stones… J’allais dire « évidement », puisque le nom du groupe vient d’un des titres de Muddy Watters.
Lors d’une tournée aux US, Keith Richards voudra absolument aller voir Muddy Waters aux studios Chess…. On dit que celui-ci les snoba fièrement, ce qui blessa l’amour propre de ces Messieurs les Rolling Stones, mais qui n'a pas entamé la dévotion de Keith Richards pour Muddy Waters…
« Mannish Boy », titre emblématique, est souvent confondu avec « I’m a Man » de Bo Diddley, et avec « Hootchie Cootchie Man ». Il faut dire que c’est bizarre et compliqué, et je ne suis pas certain de connaitre « la vérité » sur le sujet. Mannish Boy et Hootchie Cootchie sont deux titre de Muddy Waters. En gros voilà l’histoire.
Muddy Waters enregistre « Hootchie Cootchie Man », censé être un truc rigolo, jouant sur l’image macho de Muddy Waters. Ce titre a un immense success, reposant sur l’effet « stop and go » du riff principal.
Bo Diddley reprend le truc, et avec d’autres paroles, plus viriles « I’m a man », ce qui agace Muddy Waters qui re-reprend le titre, sur un double plagiat donc avec « Manish Boy », contre-jouant du sens des deux précédents avec les paroles.
Presque tous les groupes, en tout cas ceux de la British Invasion, reprendront ‘I’m a Man’. La version des Who a (bizarrement) ma préférence. Ou comment terminer un billet sur Muddy Waters en parlant de Bo Diddley et finir sur The Who….
Muddy Waters
It’s probably to the Rolling Stones that we owe to remember who Muddy Waters was. The guys (Keith Richards and Brian Jones) spent hours in their flat in Edith Grove, trying to play o, their guitar what they could hear on their record player. May be hard to believe, the (named after a Muddy Waters’ song) Rolling Stones aimed to be a blues band, before becoming a Rock’n Roll icon.
“Mannish Boy” is probably Muddy Waters’ greatest hit. There’s a confusion around this one, and between 3Hootchie Coothcie man” and Bo Diddley’s”I’m a man”.
The story about these seem to be as follow: Muddy Waters records “Hootchie Cootchie man”, self mocking Muddy’s “macho” attitude. Big, big hit, which is soon covered by Bo Diddley, changing the words in a more virile way “I’m a man”. Waters, no so happy of Diddley’s succes on his back, re-records the theme, mocking in the same time both prior words.
That’s how a song becames a classic, and either version has been covered since then by nearly every group, specially in the 60’s. No need to say The Who cover is my favorite….
Il n'y a jamais eu ce titre sur mes K7 ;-) . Et pour cause!!! Formé en 2006, ce groupe (produit par un label indépendant très très sympathique!) chante en anglais sans que ce soit ridicule, se montre créatif tout en s'inspirant au meilleur du rock, du blues et de la soul: on croirait entendre une Amy Winehouse à jeun, presque Aretha Franklin (dont l'influence est revendiquée par la chanteuse du groupe), on se croirait à Chicago, chez Chess Records, à Detroit à la Motown....Les américains appellent le genre "Blue-Eyed Soul" Je ne suis pas le seul à tout classer dans des petites cases...
Mais, et c'est aussi ce qui fait que ça me plait, il y a une vraie modernité dans la façon dont ces genres sont réinterprétés par Madame Wood (bonjour Madame) et Monsieur Prick.(mes compliments Monsieur!!) Bien sûr, l'empreinte du passée est bien là, mais digérée je trouve, et presque réinventée. Enfin bref, je suis fan.
J'ai découvert réellement il y a peu Lilly Wood and the Prick. J'avais déjà entendu certains morceaux, qui m'avaient vraiment plu, à la radio ou dans d'autres circonstances, de boulot (le fameux label indépendant, chez qui j'avais un rdv professionnel un jour où semble-t-il LWATP auditionnait, bandes son à tue tête dans les bureaux, pendant qu'on négociait informatique: y a plus désagréable!!!)
Si on parcours le ouèbe, on lit un peu partout "groupe folk", et ça fait peur. En fait, heureusement que j'ai entendu avant de lire ça, parce que je n'aurais sans doute pas cherché à connaitre. Ben oui, je suis sectaire, (le Nain Sectaire): Folk, rap, hip hop, reggae, métal, shredders et quelques autres, j'ai du mal.
Faut-il, quelques semaines après avoir écrit ce qui figure ci-dessus, ajouter quelques mots, ajouter des louages aux louanges, pour le troisième album, "The Fight", qui confirme l'excellente impression des deux premiers? Middle of the Night, que nous entendons partout, n'est pas le seul titre de (très) bonne facture. Pop légère et assez facile, aux influences soul, mais aussi funk mais ça se voit pas trop.... Une alchimie qui (me) réconcilie avec les "groupes de jeunes", moi qui suis réputé pour mon penchant pour les 60's. De l'energique "Middle of the Night" donc, au planant "Briquet" en passant par "Mistake", dont j'aime bien la rupture de style couplet/ refrain.
ça pourrait être un petit poil plus rock, mais même comme ça, y a rien à jeter!
Some texts on this blogs will seem less relevant to english readers than to french people. This one is a perfect example. Or not? We’re talking about french group, Lilly Wood and the Prick. Who but a frenchie could have decided such a name? Anyway…
I nevertheless deeply recommand you, my dear Reader, if you happen not to be French and thus, not to know Lilly Wood (…) to go and listen (Youtube is your friend) this group (and a couple of others we will mention later on this blog): Nowadays, french groups sing in english, and not in a shy way. The dreadfull “Inspector Cluzot” accent is gone, french group singing in english ain’t ridiculous any more…
Before a german DJ remixed one of their tracks, Lilly wood and the Prick had quite an hard time, allthough their sound was indeed pretty good. Some tracks sounded a bit “folk” and lacked energy, but there was definitely a good and charming basis, and live performances still show a pretty nice enthousiasm and rock’n roll attitude.
Long talks about them is a waste of time: listen to their music, enjoy their live performances, and recommand Mon Histoire du Rock around you as the blog that helped you discover this piece of good music!
If I may, I would indicate some tracks I specially enjoy: “ Prayer in C”, of course… “This is a love song”, brilliant, “hey, it’s ok”…