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jeudi 26 avril 2018

1958 - 2018 : La Mythique Rickenbacker 330 a 60 ans!



Rickenbacker, guitare de légende

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Les 60 ans de la Rickenbacker 330!! 



Car la Guitare de mon histoire du rock est une Rickenbacker 330. 


La faute aux anglais. Once again.



Clic sur l'image => lien vers la description de la "bête"

Les anglais du British blues boom, les Townshend, Harrison, Lennon, McGuinn…. 


Qu’y avait-il dans cette guitare pour que nos perfides anglais la plébiscitent ainsi? La guitare du blues, qui les faisait vibrer, c’est plutot la Les Paul… 


Pourquoi ce fabricant, ce luthier devrais-je dire - car lui n’est pas comme Fender un industriel de la musique, mais bien, comme Les Paul et ses Gibson, un luthier- est-il devenu le porte drapeau des 60s, du rock anglais, bientot copié par la vague de renouveau du rock US dans le milieu des années 60? 


Puis encore, d'un renouveau rock post punk, avec The Jam, The Smiths, Tom Petty bien sûr, mais aussi U2, Oasis, REM......


Aujourd’hui encore, ces guitares sont fabriquées “à la maison”, et non pas abroad ou c’est moins cher. Aujourd’hui encore, peu de concession à la mode et aux sacro-saints volumes et fabrication en série. Rickenbacker souffre mal la copie, le plagiat: 


Pas de 330 like (ou si peu, et vite pourchassées), comme on trouve pléthore de copies, dérivées, inspirations, de Les Paul ou de Fender.


 Pas de chance d’avoir une “en forme de 330” fabriquée en Asie,au Mexique ou ailleurs… 


Notez que "Y en a qui ont essayé"... On les appelle des Fackenbackers...


Indie, par exemple, je me souviens d’un exemplaire, croisé lors d’un séjour à Barcelonne, dans une boutique près des Ramblas, et d’un autre, rue de Douai… 

Mais aussi AZ by WSL plus récemment, ou Aria, Tokai...

De quoi en vouloir à Pete Towshend des Who, d’avoir, en début de carrière, et pour faire genre, fracassé plein de Rickenbacker (une version dérivée de la 330 pour le marché anglais, importées par Rose Moris… mais je m’égarre). 

Un gros débat fait rage: payait il (lui ou son manager) les grattes qu’il cassait, ou étaient elles offertes par ledit importateur? En tout cas, on regrette toutes ces “Rose Morris 1998” puisque tel est leur noms… 

On sait par ailleurs que Harrison et Lennon furent gratifiés par la marque d’une 335 noire, et sans doute ensuite d’autres exemplaires? Pour faire la pub de la marque. Une pub anglaise montre Lennon avec une 335, caisse pleine, 3 micros, “achetez la guitare de Lennon. Mais en l’occurence, le modèle exposé n’est qu’un modèle de pret. 


Ho, làlà! Cette gratte! Un son fantastique, un look incroyable, un manche particulier qui ne plait pas à tout le monde…. Ce n’est pas la guitare du son Beatles: c’est une guitare pur rock, mais en fait terriblement polyvalente. 


Mais puisque Mon Histoire du Rock n’est pas une encyclopédie savante, mais un recueil d’impressions et de souvenirs, je note ici l’ébahissement devant l’exposition sur scène, et la débauche de modèles joués par Paul Kantner miraculeusement rescapé du Summer of Love… 


Fêtons donc cette année les 60 ans de ce mythe, le mieux étant d’en jouer une, en faisant fi des images d’Epinal et de la réputation mal venue qui dit que cette guitare est très limitée, à un jeu cristalin et réduit à une tonalité “Beatles”, là où, en jouant des potentiomètres, on saura la laisser nous guider du gros son gras à la finesse du jeu délié au twang “à la télecaster”, voir bien plus encore.


samedi 10 mars 2018

Hair, Avril 1968

HAIR


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On a dit qu'on ferait un "focus" sur ce qui est sorti dans les années en "8", manière d'anniversaire...

Hair donc.


Hair.

1968…


Bon, ce qui m’a fait connaitre Hair, c’est le film de Milos Forman sorti dans les années 80. Pas le show de l’époque, ni sa version française en 1969. Avec un des chanteurs, shocking ma petite dame, tout nu. 

Du moins telle est la légende, que ledit chanteur démentira, il dira ensuite qu’il n’était pas tout nu.
Tu te rends compte, c’était il y a juste 50 ans et on n’arrive pas à être formel… Vicissitudes de l’histoire! 

Ou bien c’est qu’on s’en fout, après tout? 

Quand il sera devenu grand, rangé, chanteur à maman. Julien Clerc, on a du mal, nous, à le considérer comme “in”, “dans le vent”, “hippy” et tout et tout. On va pas faire l’article là-dessus, d’autant que j’écris “on a du mal, nous, à le considérer comme “In” “… A vrai dire, ma génération a du mal. 

Les plus jeunes s’en foutent, ont du mal à le considérer, tout court.
Pourtant….

Pourtant, On a connu Renaud rebelle, très très, même, et on l’a vu ensuite bien rangé des haricots… 

Pourtant donc, Julien Clerc a été un jeune chanteur engagé. Le Forestier à la même époque parait plus extrême, plus engagé, plus “profond”, aussi. Et il revient de San Francisco, et apporte avec lui cette part de mythe sur la ville du summer of love!!! 

Ce Sex and drugs and Rock’n Roll, que décrit Hair, et que chantera Ian Dury - regrettant de n’avoir pas déposé ce slogan…-, lui, il l’a vécu, il “en était”… 

Son premier disque restera, pour si peu rock’n roll qu’il puisse être, myhtique et validé par Mon Histoire du Rock: J’en suis pas à une contradiction près, y a qu’à lire les 190 autres articles (à ce jour).

Hair donc, Musicalement? Euh… pas très très inoubliable, si? C’est je crois plus une affaire de climat, d’ambiance. Bref, pas de quoi faire oublier Woodstock. Dans la famille films musical, loin ,loin derrière The Blues Brothers, Tommy, Quadrophenia, et donc Woodstock the movie sur l’échelle du uhhhh ça me touche.

Rien d’impérissable, y compris dans la provocation à deux balles (le titre Sodomy, qui ne va pas au bout d’1 minute 30..)
Bien sûr il il y a “let the sun shine”. Une tentative d’hymne, de chant choral à la gloier du flower power.
Jefferson Airplane avait fait mieux, non? Melanie, aussi… (haha).

Bref, on rêve d’un film musical vraiment prenant sur la période, qui ne soit pas apocalypse now (qui justement n’est en rien un film musical.. Un film non musical peut donc être plus musical qu’un film musical.
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire à ce sujet. Merci Forest Gump.


samedi 20 décembre 2014

Woodstock 15 16 17 Aout 1969,

WOODSTOCK 1969


Three days of peace and Music...





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Gravé dans l’inconscient collectif, Woodstock reste « le » festival rock !

Comme si c’était le seul, comme s’il avait été le premier.

L’histoire est injuste, Mon Histoire du Rock, marquée elle aussi par cet évènement évidement majeur, va tout de même respectueusement remettre tout ça en perspective.

D’abord, je ne me « souviens » pas de ce que Woodstock eut en 1969 comme « résonance » « par chez nous »… du haut de mes 6 ans.

En revanche je me souviens absolument d’avoir vu le film, aux environs de 1974/75, dans un cinéma de banlieue. Je me souviens de Canned Heat, de Joe Fish, de la foule nue, de la foule haranguant la pluie pour qu’elle cesse, de Roger Daltrey christique dans le soleil levant, devenu Tommy pour de vrai, de Joan Baez seule et frêle guerrière de la paix, Country Joe et son « I Feel Like I'm Fixin' to Die », oui, je me souviens bien, et ça m’avait marqué: En fin de 4ème, une prof de français "baba cool", nous avait demandé de faire une dissert et une intervention à l'oral, commentant un morceau qu'on aimait. Je venais de voir le film sur Woodstock au ciné, j'avais apporté un disque de protest songs sur lequel figurait le morrceau "Fixiing to die rag" qui illustre l'article, et expliqué Woodstock, le vietnam, et bien sûr "Gimme an F..."...

Sur le film encore, que je recommande évidemment, on doit le montage à Martin Scorcese auquel le rock filmé doit décidément beaucoup !! Le succès du film compensa le gouffre financier que fut le festival lui-même, et reste « LE » documentaire et de film musical exemplaire.

Woodstock a offert à certains une visibilité extraordinaire, à commencer par Richie Heavens à la prestation extatique et envoutante : il reste 3 heures sur scène, les autres artistes n’étant pas arrivés du fait des embouteillages monstrueux !

L’organisation fut un joyeux bordel, l’entrée devenant gratuite pour éviter les débordements, routes coupées, le gouverneur de l’état voulant « donner la troupe » par crainte d’émeutes, les sets décalés de plusieurs heures… Thownshend, mais aussi Grace Slick, raconteront que les conditions d’accueil des artistes étaient déplorables, et que le café servi était « aromatisé » au lsd..

Beaucoup diront ensuite les mauvais souvenirs que leur a laissé Woodstock : snobisme ??? à moins que le plus connu des festivals n’ait été aussi le plus déjanté, le moins musical (comparé à Monterey, à l’ile de Wight…)). Il y aura pire, dans le genre bad trip, les Stones, mais aussi Jefferson Airplane, vivront ensuite le cauchemar d’Altamont…

Des chiffres ? 3 jours et 3 nuits, 32 groupes ou artistes, 450 000 spectateurs…

Des performances éclatantes ? Y en a-t-il eu de sombres ? Pas que je sache, même si les improbables « Sha Na Na » font figure de Zombies !!!!! Celle de Joe Cocker, marionnette habitée par le blues….



Les Who, explosifs à leur habitude, pendant plus d’une heure au petit matin.. les revoir grâce au film (Summertime Blues énorme !!) montre à quel point ils distançaient alors leurs amis Beatles et Stones sur scène…

C’est sans doute en voyant le film que j’ai pris le virus « Who »….

Canned Heat, dans un magnifique "A change has come" !!

Mais aussi, plus calme, Joan Baez, à 1 h du matin… Santana, alors presqu’inconnu, venu avec un jeune batteur offrant un solo mémorable (Soul Sacrifice).. Hendrix, évidement lunaire, Jefferson Airplane, à l’aura énorme à l’époque, et bien oubliés aujourd’hui (nous les avons vu au Bataclan il y a quelques mois, et ne les avons pas oublié !). J’ai déjà parlé dans un précédent billet de Mélanie, elle aussi injustement oubliée. Les puristes décrivent la prestation de la Diva du blues Janis Joplin comme relativement décevante… je leur laisse cet avis, ce n’est pas le mien.

On ne saura rien de la prestation de Gratefull Dead, qui refusa que les enregistrements soient publiés du fait de la mauvaise qualité de ceux-ci. La mauvaise qualité du son nous prive aussi de CCR, dont la prestation devait elle aussi être mémorable… Le regretté Johnny Winter n’a pas, lui non plus, les honneurs du film mais on peut voir sur Youtube quelques extraits bien attrayants, avec sa guitare Fender XII, donc 12 cordes, sur laquelle il ne montait que 6 cordes....



samedi 13 juillet 2013

Roger McGuinn (The Byrds)


Mr Tambourine Man 

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Roger McGuinn (The Byrds) 

et sa mythique Rickenbacker 12 cordes

Roger McGuynn, dont nous fêtons aujourd’hui les 70 ans, est connu pour avoir enregistré avec les Byrds la reprise du morceau de Dylan « Mr Tambourine Man », et fait de ce titre un hit, en ayant accéléré le tempo dans un rythme plus rock’n roll. 

Il explique comment l’intro caractéristique lui est venue, à partir d’un jeu en arpège inspiré du 1er prélude de Bach. En tout cas, cette intro à la Rickenbacker 12 cordes devint la marque de fabrique de McGuinn, qui du coup fit énormément (et au moins autant que le Who Pete Townshend qui les détruisait sur scene, et le Beatle Georges Harrison qui s’en fit offrir par la marque) pour la renommée de cette guitare mythique, en 6 ou 12 cordes.

McGuinn adopta cette guitare dans une tentative de surfer sur la vague « Beatles » qui déferlait alors aux USA. Ce désir d’adopter les codes des anglais pour suivre le mouvement alla d’ailleurs pour le groupe (appelé alors The Jet Set) jusqu’à se renommer Byrds, le Y singeant le EA du nom Beatles. Bien tenté, mais alors que Beatle est un jeu de mot avec Beat, le rythme, et Beetle, l’insecte, ou est le jeu de mot sur Byrds????

Enfin bref.

Bizarrement, ce groupe, et Roger McGuinn en particulier, est considéré comme ayant eu une influence majeure sur le rock, le folk rock et le rock psychédélique, et aussi le rock anglais « British Invasion ». Pourtant, en dehors de ce morceau, et d’interventions dans la bande originale du film Easy Rider, on n’est pas loin du « One Hit Wonder », groupe n’ayant eu qu’un seul vrai succès.

Le groupe de McGuinn est l’illustration parfaite de l’impact qu’ont eu les groupes anglais débarquant aux USA pour, comme l’a alors exprimé Eric Burdon (The Animals), « faire découvrir aux jeunes blancs Américains les racines noires de la musique qu’ils écoutaient (le rock de Presley) ». Derrière les Beatles et les Stones, le courant « British Invasion » ( incluant les Kinks, les Animals, les Troggs, les Pretty Things………..) « menaçait » de faire tomber aux oubliettes les Beach Boys, Jefferson Airplane, Byrds… Les Byrds eurent en premier lieu la tentation de se vanter d’être « la réponse américaine aux groupes anglais »… avant de très vite abandonner ce positionnement belliqueux.

On retiendra donc le jeu de guitare de McGuinn, sa maitrise parfaite de la Rickenbacker 12 cordes et sa capacité à la faire sonner et à exprimer en plein le fameux « Jingle Jangle ». C’est quoi ? écoutez l’intro de Mr Tambourine Man, la version des Byrds, of course…



dimanche 26 mai 2013

Jefferson Airplane, Woodstock, San Francisco, Paul Kantner et Grace Slick..

Jefferson Airplane


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C’est la fête des mères, on va donc parler d’une « Maman du Rock », j’ai nommé Grace Slick... ...égérie du mouvement rock psychédélique, du Flower power et du San Francisco Sound. Moins connue que Janis Joplin, dont la carrière feu de paille (en gros trois ans entre les premiers succès et son décès), et la mort tragique ont bien évidement mythifié le personnage et marqué la mémoire collective, toujours avide de destins brisés et de sensationnel. Pour changer un peu (on parler, un jour, de Janis Joplin), j’ai voulu parler de Grace Slick, et plus largement de Jefferson Airplane. On peut à presque 50 ans découvrir des trucs qu’on connait pas, et ça c’est super. J’ai en effet la prétention de connaitre de près ou de loin quelques trucs musicaux autour du rock, mais j’avoue que je ne connaissais pas bien Jefferson Airplane. Oh bien sûr, tout petit déjà, j’avais vu la performance filmée de Woodstock, je devais être en 4ème, vers 1975 quand mes parents nous avaient emmené voir le film fait à l’époque. Mais sincèrement je n’avais pas conservé le souvenir de ce groupe. J’avais surtout retenu les performances de Joe Fish et de Joe Cocker, sans savoir pourquoi, et The Who, dont le « Summertime Blue» destructeur me fascina… J’ai donc redécouvert ce groupe il y a une paire d’années, chez un copain qui me fit écouter, plus exactement, la formation initiale de Grace Slick (The Great Sociéty), au travers de l’album live « First and Last», où certains morceaux sentent « bon » l’approximation des soirées fortement dosées en substances hallucinogènes. Encore plus récemment, j’ai pu assister au Bataclan au concert de Jefferson Starship, qui est le groupe maintenu dans une continuité baroque (forte colloration rock FM et assez habile modernisation du son du groupe, avec une chanteuse qui soutient bien la comparaison, , un batteur émérite et un lead guitar habile, quoique peut être un peu trop « gros rock »… Les « piliers » restent d’attaque, dont Paul Kanter (72 ans…), aux magnifiques guitares Rickenbacker (une différente à chaque morceau, et des sons extraordinaires au bout des doigts !!)… Grace Slick n’y est plus, remplacée par une chanteuse née… l’année de Woodstock, 1969… Grace Slick ayant expliqué que selon elle, faire du rock après 50 ans était stupide. . Point de vue, madame, que je ne partage pas. Derrière la chanteuse à la voix magique se cache une dame qui, lorsqu’elle décida d’arrêter le rock, ne décida pas d’arrêter les drogues et les excès, ni les prises de positions provocatrices et souvent décallées Ré-écoutons White Rabbit, dont la rythmique « boléro » évoque les volutes de fumée des plantes à la mode dans le quartier de Haight-Ashbury, autour des « maisons bleues » de toutes sortes, les mélodies très typées 60’s de Jefferson Airplane et la voix envoutante de cette chanteuse, et oublions les pans d’ombres des positions souvent très space de Madame Slick…