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dimanche 17 mars 2019

Madness Night Boat to Cairo album One Step Beyond



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Les mecs de Madness montrent sur ce premier album qu’ils aiment bien les structures iconoclastes dans la construction de leurs titres: pas de refrain, ou des changements d’accords bizarres, des titres qui n’ont pas grand chose à voir avec les paroles des morceaux… 

Ici, sur Night Boat to Cairo, ça commence comme un instrumental avec l’exclamation du titre scandé par Suggs… titre qui ne sera pas répété ensuite, sans refrain non plus. Bref, pour saisir, le mieux c’est que tu écoutes! 

C’est pas mon titre préféré de l’album, mais comme je l’ai déjà écrit, je n’ai jamais considéré un seul des morceaux de One Step Beyond comme de moindre valeur… 

One Step Beyond, c’est 14 titres (parce que Chipmunks,c’est pas vraiment un titre, n’est ce pas..) inoubliables, nouveaux à l’oreille pour l’époque: 

Avoue, ça n’a pas pris une ride, 40 ans plus tard!! 

Madness, s’inspirant du Rocksteady et du Ska, se démarquent assez fortement de leur ‘mates’ du label 2 tones, des Specials, des Selecters. A vrai dire, le son est moins “rough”.

Mais si le son perd en “authenticité”, par ce beat très marqué et ce son à vrai dire assez marqué “FM” et “New Wave”, Madness apporte (mais suis-je objectif?) avec ce “Nutty sound” une nouveauté, une pêche, un “vibe” étonnant, “rafraichissant”… 

J’ai toujours pensé que “Night Boat” était un titre un peu plus “facile”, “radio edit”, et mon côté snob boudait un peu ce titre. Mais franchement c’est se la jouer un peu, et faire la fine bouche. 

En novembre 2018, Salle Pleyel, Madness termine, comme souvent, le rappel avec ‘Night Boat’. 

Le titre a mes faveurs actuelles, pour la place assez significative donnée au saxophone une place de choix…. On se l'écoute?


Envie d'un saxo? cliquez sur l'image!!



samedi 13 janvier 2018

Madness, My Girl, album One Step Beyond, 1979

My Girl, Madness, 

sur l'album One Step Beyond, 1979


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My girl.
Demo version chantée par Mike Barson:
https://www.youtube.com/watch?v=dw7-nEDpmH4

On poursuit le challenge qui consiste à chroniquer chaque titre de One Step Beyond.
Modestement contribuer à faire (re)connaitre cet album comme une pièce maitresse, un jâlon, un must du rock’n roll des années 80.
Du rock tout court.
De Mon Histoire du Rock, de toute façon.
My Girl. Ironie du calendrier, ce titre, sorti sur One Step Beyond en 1979 est en fait publié la première fois en 1978!
Quarante ans déjà!!

Ecrite par Mike “Monsieur Barso” Barson, à l’époque où Madness s’appelle “The Invaders”, à Camden Town… C’est lui qui chante à l’époque ce titre qui a alors comme nom “New Song”…
Mais c’est Suggs qui la chantera sur l’album, et partout ailleurs.
Second titre de l’album, c’est aussi le titre qui positionne Madness en groupe capable de composer des mélodies Pop, s’éloignant (déjà) du strict théorème Ska. Mais aussi capable d’autre chose que de reprises, ska justement, à la sauce 80s.
Pour les spécialistes, et amateurs de ‘song facts’, la structure et le rythme de My Girl ont inspiré Bowie pour Ashes to Ashes. Mais on n’es là pour ça. Ni pour décortiquer, analyser la structure, 8 bars, ni la caractéristique absence de refrain, marque de fabrique du groupe…
Le morceau n’a pas pris un cheveu blanc, et même si de nos jours, Madness sur scene le démarre “en mode ballade”, ce qui renforce le côté Pop, et l’éloigne du Nutty sound, au moins au lancement, on ne peut pas oublier la version de 1979, clipée dans un pub de Camden Town, Monsieur Barso sur ce vieux piano baltringue qui fera date, le solo de piano mémorable, les ponctuations du saxo.
Sans oublier ce phrasé, et surtout cet accent des faubourgs de Londres, que je finirai par attraper, à force d’à force, au point d’en étonner plus d’un, en arrivant à Londres une paire d’années plus tard par ce cocktail franco/cockney improbable.
My Girl marque, une fois de plus, cet capacité (en dignes héritiers des Kinks, mais je l’ai déjà souligné) à composer, sur 2 à 3 minutes, une petite histoire qui parle à tout le monde.
Ma copine est en rage après moi, je voulais pas regarder le film ce soir.
D’une banalité, faire un tube!
Sur l’album, on sort à peine de la tornade One Step Beyond (certainement jugée usée par certains aujourd’hui, tant elle a masqué par trop de passages radio les qualités de compositeurs et d’interprètes de Madnes…). On prend aussitôt après, My Girl, faussement plus cool, faussement ballade, mais en réalité tout aussi syncopé et efficace.



La reprise qu’en fera Tracey Hullman, masculinisant le titre (My Guy), ne relèvera pas le gant.
La version des Pet shop boys est à oublier dare dare! Youtube me montre une version d’un groupe (NUMERO6), qui en dehors d’avoir comme fond visuel une photo d’une rangée de maisons de la banlieue de Londres qu’on croirait Boyne Avenue à Hendon, où j’ai vécu, mais on s’en fout un peu, non…

samedi 18 octobre 2014

In the Middle Of the night.. Madness, album One Step Beyond

Madness In the Middle of the night






But when darkness hits the town, And there's washing on your line, Get your knickers down, Before the dreaded sign.



En vinyl, avec les craquements qui vont bien!!!

Osera-t-il « rester sur » One Step Beyond, pour un second article coup sur coup, une semaine après avoir fêté les 35 ans de cet album mythique, fondateur et complètement oublié, tout comme le groupe qui l’a fait naitre ?



Eh bien oui, et je parle aujourd’hui, comme l’envie m’en a pris en écrivant le billet précédent, plus spécifiquement de l’un des morceau de cet album qui ‘fit’ littéralement mon année 1980 et sans doute bien plus encore. J’ai déjà dit les Who, AC/DC, dont on parle beaucoup (trop) ces jours-ci, après en avoir trop eu parlé.., Kraftwerk et autres Mike Oldfield qui peuplaient alors ma discothèque.

Madness les délogea de ma platine pour une paire d’année (ah, bah, c’est un peu exagéré, d’autres « choses » y passaient…), et il faut donc ici appuyer cet hommage.

Car il est injuste d’oublier Madness, et il est injuste de cantonner le groupe à une mode, à un style. Madness est à coup sûr Ska revival, rendant justice à ce rythme Jamaïcain des années 60, mais, au fil du temps devenu beaucoup plus (même si en soit, c’est déjà beaucoup), sans renier ce mouvement, mais en l’élargissant.

J’oserai, mais serai bien seul, une comparaison (que j’ai déjà faite) avec les Kinks, et une autre, plus hardie, avec les Beatles, ouiiiiiiiiiiiiiiiii les Beatles dont Madness reprend l’insouciance, l’aisance à composer, et aussi la manière de raconter une petite histoire dans un titre de 3 minutes…

AUJOURD’HUI DONC, évoquons In the Middle of the Night…. Et réhabilitons Madness..

Voilà l’illustration du talent de Madness à écrire une comédie musicale de 3 minutes !!!! L’histoire de Georges, le marchand de journaux du coin de la rue, mec sympa, doux et insoupçonnable, qui, « when the clock strikes eight » rentre dans ton jardin pour piquer les soutifs et petites culottes de Madame.

Evidemment, c’est Madness, alors, c’est de la dérision, de la rigolade. Mais aussi comme une référence aux anciens, à Syd Barrett, au Pink Floyd, à leur tube Arnold Lane de 1966..

Ça commence d’ailleurs « piano », à la voix avec une guitare grattée légèrement après qu’on ait entendu le fameux Georges à la criée…. Puis le piano martèle une gamme descendante qui va nous plonger dans le sordide… pour rigoler.

Plus ça va, et plus l’appui mélodique est soutenu, le piano insistant….

Le saxo, cher à Madness, prend de l’ampleur, la musique monte pour souligner l’intensité « dramatique » de cette tragi-comédie.

Puis tout s’allège à nouveau quand on comprend que Georges, informé… par les journaux qu’il est démasqué, s’est fait la malle.. Ce sont les badaux qui parlent « Isn’t it Georges on page one… ». L’histoire est vivante, on s’y croirait, à Camden Town, à East Finchley, devant ce pub où nous allions et aurions pu croiser Suggs, Mike Barson, Chas Smash et les autres puisque c’était « leur » pub…

Au-delà de l’histoire, du rythme bien ska tout comme il faut, cet accent cockney, si caractéristique, si appuyé et que je finis par « prendre » à force de Madness…

Ce titre est à ranger parmi les morceaux « calmes » de Madness, pas de ceux sur lesquels on pouvait, en cercle ou en ligne, enchainer pogos et gesticulations Ska dans lesquelles nous excellions quand tous privilégiaient un Rock que nous jugions ringard…

Je le recommande néanmoins, mais vous avez compris que j’aurai du mal à ne pas recommander TOUT cet album…

jeudi 24 juillet 2014

Madness, The Rise And Fall 1982

Madness….


The Rise and Fall


Connu surtout par ici pour avoir commercialement lancé le « SKA », façon 80’s, ce Reggae rapide et rythmé (avec d’autres, les Specials, les Selecters...

Les 80’s, époque où nait la New Wave, mais aussi une espèce de nostalgie d’« avant » (j’en sait quelque chose…), que les Who cultiveront avec Quadrophenia, mais qui fera naitre aussi les Stray Cats dans la nostalgie rockabilly, et dans laquelle tous (Billy Joel, reprenant Elvis, etc, etc..) tomberont.

Madness, déniché par le Specials Jerry Dammers, voudra remettre à l’honneur cette interprétation jamaïcaine du boogie woogie, et fêter à l’envie Prince Buster, le Héros du genre.

« Well, Listen Buster, you’d better start to move your feet… » scande le chanteur Chas Smash en introduction de One Step Beyond, reprise-hommage au « créateur » du genre.


Voilà pour l’intro, le contexte.

En 1982 sort le quatrième album de Madness. Celui-ci se démarque franchement des 3 premiers, très typés ska même si la tendance s’émoussait au gré des albums.

The Rise And Fall est, comme le sera bien plus tard The Liberty Of Norton Folgate une espèce de Concept Album, sonnant bien plus pop que le très radical premier album.

C’est la première fois que Madness s’aventure en dehors des sentiers du Ska, du Rocksteady, des racines musicales 50’s et jamaïcaines. Mais la continuité vient du fait que Madness reste un groupe qui, au gré des titres, raconte une histoire, parfois burlesque, souvent nostalgique, toujours humaniste malgré l’image (facho) débile dont ils ont été à tort affublés, alors que c’est tout le contraire.


The Rise And Fall, égratignant l’ère Tatcher ("Blue Skinned Beast", étonnamment assez brouillon), est, plus encore que les clownesques évocations des personnages de One Step Beyond (In the Middle of The Night, Bed And Breakfast Man), une peinture de la société britannique, acidulée, bouffonne mais toujours tendre et gentiment moqueuse.

Madness est rarement dans le « I love you », « You are my …‘whatever’ » ou le « she’s pretty »…

Our House reste le titre qui vient à l’esprit de tous quand on évoque cet album, et parfois plus, quand on évoque ce groupe, au point d’éclipser non seulement le reste de l’album pourtant souvent bien supérieur (Madness is all in me mind, Pimrose Hill, Rise And Fall, ce dernier d'une nostalgie magnifique..etc..), mais au point même que pour certains, Madness est une sorte de One Hit Wonder qui n’aurait produit que Our House.

Ce même Our House, dont on entend le riff sur « Just My Imagination » des Cranberries... on va dire que les Cranberries aiment bien Madness et que c'est un hommage ! Hommage ici, donc

Pour ce qui me concerne, ce titre est de loin l’un de ceux que j’aime le moins, sans doute pour l’avoir, à cette époque, trop entendu !

L’album célèbre Primrose Hill mais c’est Parliament Hill, dans Hampstead Heath, qui illustre la couverture de l’album. Ce disque est donc lié dans a mémoire au souvenir que j’ai de cet endroit étonnant que nous avons découvert à l’époque.

Nous logions pas très loin, Hampstead Heath était à 2 stations de Tube de là. L’été venant il nous est arrivé souvent d’aller, après une journée dans Londres, une virée aux puces de Camden Town, d’aller finir la soirée dans le parc.

Je me souviens parfaitement d’avoir « posé un cul » sur ce banc que l’on voir sur la pochette de l’album. La vue y est magnifique sur Londres et je me souviens d’avoir été frappé, au milieu du silence de la nuit, par le ronronnement et le halo de lumière qui montait de la ville.


Malgré cet album moins typé, qui montre la capacité de Madness à sortir d’un carcan trop étroit pour devenir un grand groupe de la scène musicale rock, le succès restera très britannique et Madness continue aujourd’hui encore à acquérir le statut de vrai grand groupe rock qu’il mérite pourtant. Il faut ré-écouter The Rise And Fall et oublier Our House. Pour cela je propose « Madness is All In Me Mind ».