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samedi 11 avril 2015

I am the Walrus, John Lennon, The Beatles, Novembre 1967

I am the Walrus



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Malgré John Lennon, malgré I am the Walrus, les profs d’anglais persistent à faire étudier les chansons des Fab Four.


C’est donc au prof d’anglais de mon petit dernier que l’on doit cette chronique. Puisqu’il faut étudier la chanson de son choix, il décide de décrire à son prof la chanson de John Lennon réputée impropre à l’explication de texte.

"De mon temps,lui dis-je, les profs d’anglais nous faisaient commenter Simon et Garfunkel ou Bob Dylan". Tiens à propos, Lennon a prétendu avoir écrit cette chanson pour montrer qu’il «était capable d’écrire le même genre de débilité » que Dylan… Le roi des pacifistes était parfois véhément!!

Les légendes autour des Beatles et de leurs chansons sont nombreuses, et I am the Walrus serait pleine de "clefs"… bien qu'elle soit sensé n’en avoir aucune… !

Et bien évidement, les spécialistes s’éreintèrent à trouver à ce titre une foultitude de sens, plus ou moins cachés, plus ou moins mystiques, plus ou moins tordus. Lennon s’amusait parait-il, par avance des sens que les « spécialistes » sauraient trouver à sa chanson.

Mais il donnera plus tard le change en donnant lui-même des significations « après coup »..

On a donc droit à de nécessaires indices sur la mort prétendue de McCartney en 1966, de nombreuses références à Lewis Caroll (De l’autre côté du Mirroir, « le Morse et le Charpentier »), à la lutte des classes, au LSD (puisque Lucy in the Sky est mentionnée), au Police Detective Pilcher, fameux pourchasseur de stars drug addicts….

Mais faut-il donner crédit à ces interprétations ?

Écrite par Lennon en plein summer or love, en plusieurs fois et en plein trip de LSD, la chanson est pour le moins excentrique et décousue…


Elle serait en fait un « collage » de plusieurs chansons inachevées que Lennon aurait combiné avec l’aide de Yoko Ono.


Placée en face B d’un 45 tours dont la face A est « Hello Goodbye » écrite par Mc Cartney, elle sera plus tard l’un des symboles de la rupture entre les deux hommes, Lennon reprochant à Mc Cartney d’avoir sous estimé son "chef d’œuvre"... Celui-là même qu'il décrivait à sa sortie comme un canular sans importance.

La chanson fut interdite sur la BBC parce qu’on y parle de petite culotte.

Les Beatles sont dans leur période « on expérimente plein de trucs », donc l’orchestration regorge d’instruments classiques, et des extraits d’enregistrements du Roi Lear de Shakespeare sont mixés. Lennon prétendra avoir enregistré ce qui passait un soir de mixage, sans savoir ce que c’était. Sans doute pour ajouter à la légende ou à la confusion autour de ce titre.


Ben voilà, y en a des trucs à dire sur une chanson sans sujet !



jeudi 24 juillet 2014

Madness, The Rise And Fall 1982

Madness….


The Rise and Fall


Connu surtout par ici pour avoir commercialement lancé le « SKA », façon 80’s, ce Reggae rapide et rythmé (avec d’autres, les Specials, les Selecters...

Les 80’s, époque où nait la New Wave, mais aussi une espèce de nostalgie d’« avant » (j’en sait quelque chose…), que les Who cultiveront avec Quadrophenia, mais qui fera naitre aussi les Stray Cats dans la nostalgie rockabilly, et dans laquelle tous (Billy Joel, reprenant Elvis, etc, etc..) tomberont.

Madness, déniché par le Specials Jerry Dammers, voudra remettre à l’honneur cette interprétation jamaïcaine du boogie woogie, et fêter à l’envie Prince Buster, le Héros du genre.

« Well, Listen Buster, you’d better start to move your feet… » scande le chanteur Chas Smash en introduction de One Step Beyond, reprise-hommage au « créateur » du genre.


Voilà pour l’intro, le contexte.

En 1982 sort le quatrième album de Madness. Celui-ci se démarque franchement des 3 premiers, très typés ska même si la tendance s’émoussait au gré des albums.

The Rise And Fall est, comme le sera bien plus tard The Liberty Of Norton Folgate une espèce de Concept Album, sonnant bien plus pop que le très radical premier album.

C’est la première fois que Madness s’aventure en dehors des sentiers du Ska, du Rocksteady, des racines musicales 50’s et jamaïcaines. Mais la continuité vient du fait que Madness reste un groupe qui, au gré des titres, raconte une histoire, parfois burlesque, souvent nostalgique, toujours humaniste malgré l’image (facho) débile dont ils ont été à tort affublés, alors que c’est tout le contraire.


The Rise And Fall, égratignant l’ère Tatcher ("Blue Skinned Beast", étonnamment assez brouillon), est, plus encore que les clownesques évocations des personnages de One Step Beyond (In the Middle of The Night, Bed And Breakfast Man), une peinture de la société britannique, acidulée, bouffonne mais toujours tendre et gentiment moqueuse.

Madness est rarement dans le « I love you », « You are my …‘whatever’ » ou le « she’s pretty »…

Our House reste le titre qui vient à l’esprit de tous quand on évoque cet album, et parfois plus, quand on évoque ce groupe, au point d’éclipser non seulement le reste de l’album pourtant souvent bien supérieur (Madness is all in me mind, Pimrose Hill, Rise And Fall, ce dernier d'une nostalgie magnifique..etc..), mais au point même que pour certains, Madness est une sorte de One Hit Wonder qui n’aurait produit que Our House.

Ce même Our House, dont on entend le riff sur « Just My Imagination » des Cranberries... on va dire que les Cranberries aiment bien Madness et que c'est un hommage ! Hommage ici, donc

Pour ce qui me concerne, ce titre est de loin l’un de ceux que j’aime le moins, sans doute pour l’avoir, à cette époque, trop entendu !

L’album célèbre Primrose Hill mais c’est Parliament Hill, dans Hampstead Heath, qui illustre la couverture de l’album. Ce disque est donc lié dans a mémoire au souvenir que j’ai de cet endroit étonnant que nous avons découvert à l’époque.

Nous logions pas très loin, Hampstead Heath était à 2 stations de Tube de là. L’été venant il nous est arrivé souvent d’aller, après une journée dans Londres, une virée aux puces de Camden Town, d’aller finir la soirée dans le parc.

Je me souviens parfaitement d’avoir « posé un cul » sur ce banc que l’on voir sur la pochette de l’album. La vue y est magnifique sur Londres et je me souviens d’avoir été frappé, au milieu du silence de la nuit, par le ronronnement et le halo de lumière qui montait de la ville.


Malgré cet album moins typé, qui montre la capacité de Madness à sortir d’un carcan trop étroit pour devenir un grand groupe de la scène musicale rock, le succès restera très britannique et Madness continue aujourd’hui encore à acquérir le statut de vrai grand groupe rock qu’il mérite pourtant. Il faut ré-écouter The Rise And Fall et oublier Our House. Pour cela je propose « Madness is All In Me Mind ».

vendredi 25 octobre 2013

Enola Gay, Orchestral Manœuvre in the Dark (OMD), 1980, new wave, cold wave..

OMD




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Cold wave et musique electronique, 


L'après Kraftwerk et l'avant Depeche Mode...

On est en 1980, le 26 septembre : C’est la rentrée, du disco partout, John Lennon est en sursis, Bon Scott et John Bonham n'ont pas cette chance...

Une New Wave synthétique, pathétique envahi les ondes et chasse les sacro-saints groupes à guitare, le rock, le vrai, mis à mal déjà par la soul, le disco et le punk.





Pink Floyd nous a pourtant concocté The Wall, Mc Cartney survit avec les Wings, les Stones tombent dans le disco d’un impardonnable Emotional Rescue… Seuls les Who semblent résister, après avoir pourtant inspiré la ravageuse vague Punk, « Who are You » restant très rock dans ce triste désert… Ils n’en ont pourtant plus pour longtemps, et peineront à se renouveler ensuite.

Pour nous, à l’époque, ce sont tous des vieux nazes et personne ne parierait que 30 ans plus tard, Macca serait encore debout et plutôt en meilleure forme, et que les Stones seraient revenus des bas-fonds du disco..

Ces « vieux », peu les écoutent encore en 1980. Ils regagneront, plus tard « en l’an 2000 », une aura et une notoriété, un statut de mythe vivant : en 1980, qui irait passer la nuit devant l’Olympia pour voir Mac Cartney, alors que le Palace, les « Bains » et le Rose Bonbon nous tendent les bras ?

Mais je digresse… en 80 donc, alors que je rêve déjà de cette culture rock anglo-saxonne et de Londres, sans savoir que je vais y aller poser un temps mes valises, quelques pépites new wave pourraient me faire oublier le british beat et mes chères 60’s…

Je ne sais plus où j’ai entendu Enola Gay pour la première fois ?

Pas le 26 septembre, date de la sortie britannique. A cette époque-là souvenez-vous, il y a un vrai décalage entre les sorties radio grandes bretonnes et l’arrivée des morceaux en France : Je gouterai bientôt le plaisir d’initié d’annoncer (par… lettre manuscrite !!!!) à mes potes français les sorties entendues sur BBC1…

A la radio, sur RFM, certainement pas, la station n’existe pas encore ! Radio 7 ? « Chez » Bernard Lenoir, dont le « FeedBack » nous fera découvrir aussi Blondie ? Je ne sais plus….

Chez ce copain, plus probablement, avec qui je partagerai beaucoup de gouts musicaux et de sottises lycéennes, après une virée chez le disquaire dont j’ai déjà parlé. Je filerai d’ailleurs le 33 tours « Organisation » à sa (très jolie) sœur qui en était très fan. Sur ce 33 tour figurait aussi les très étranges « Misunderstanding » et « Motion and Heart », plus une reprise de « The more I see You », le tout dans un style à la fois froid, glacial, et aérien… Etrange alchimie de la voix hyper grave et du synthé suraigu…

C’est marrant, parce que, comme je l’ai mentionné plus haut, je n’ai pas gardé ce 33 tours très longtemps, et il ne hantera pas longtemps ma platine moins et pourtant, je garde en mémoire cet album et ses sonorités, y compris celles de titres bizarres comme VCL XI, sans pouvoir expliquer pourquoi. En ré-écoutant aujourd’hui, il me semble que les titres cités plus haut me sont hyper familiers..

Enola Gay donc, rien à voir avec « les Gays », comme diront certains, juste l’histoire de cette bombe d’Hiroshima et le sentiment de culpabilité qu’engendre à l’occident ce triste largage un matin du mois d’Aout 1945.

En 1980, on est en pleine guerre froide, crise des missiles de croisière (Cruise Missiles, chantera Fisher Z, autre groupe oublié), et Margaret Thatcher ne tardera pas à préparer, par crainte de la « troisième », l’évacuation de Londres et un discours sorti du secret 30 ans plus tard (en.. 2013). Glacial ? OMD est bien dans l’ambiance du moment !

Il y a dans le son d’OMD une forte référence à la Synth Pop des précurseurs que sont Kraftwerk, mais avec une humanité et un groove qui manque aux ainées teutons, même dans leurs opus les plus « chantants », comme le très typé « Man Machine », dont on reparlera...

Cette new wave, ces synthétiseurs, vocoders, et autres boites à rythmes qui, on l’aurait alors juré, allaient envoyer les guitares au grenier, ne tiendront pas la durée, et cet élan futuriste durera une dizaine d’année avant que les vieux groupes à guitare, ne fassent leur retour et de nouveaux adeptes, et ne relèguent à leur tour les synthés au placard, entraînant presque dans l’oubli la plupart de ces groupes étonnants :

OMD ne mérite pas cet oubli.



mercredi 27 mars 2013

Ian Dury, 27 mars 2000, du rock'n roll en pleine New Wave

Le 27 mars 2000 disparaissait Ian Dury.


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En dehors d’une apparition furtive sur un clip de Madness, (rare groupe emblématique des 80s à avoir su passer le cap et persister jusqu’à aujourd’hui sans trahir l’esprit de ses débuts), Ian Dury était retombé dans l’oubli peu de temps après un succès dont le titre servit de bannière à une époque : « Sex and Drugs and Rock’n roll ».

Interdit d’antenne à la BBC à l'époque, le titre restera néanmoins célèbre, tout comme l’allure si particulière du chanteur, due à une attaque de poliomyélite mal soignée. 


A la faveur du succès de Sex and drugs and Rock’n Roll, enregistré en 1977 et ressorti en 1981, la maison de disque de Ian Dury ressortira un titre plus ancien, « Hit Me With Your Rythm Stick », qui ne réussira pas à sortir Ian Dury du statut de « One Hit Wonder ».

Sex and Drugs and Rock’n Roll est un titre composite, pas tout à fait ska, pas tout à fait reggae, pas tout a fait new wave, et finalement pas du tout punk, bien que devenu en quelque sorte l’étendard de la culture punk-rock (ouh, ces deux mots collés ensembles, alors que le punk, comme le disco, a bien failli avoir « la peau » du rock). Il y a même un groove un peu funky, des syncopes quasi jazz, et puis cet accent londonien caractéristique, effectivement, Madness n'est pas loin ce ce "mélange", cette fusion des styles dans une dérision et un humour british caractéristique! (Que l'on retrouve dans "Wake Up and Make Love To Me", que je vous recommande!!!)

Si je parle de Madness au début de ce billet, c’est que le groupe site invariablement Ian Dury comme l’un des inspirateurs du groupe.

Ian Dury se définissant lui-même comme grand fan de Gene Vincent (preuve d’un non-punkisme de Dury, puisque les punks ne revendiquaient aucune affinité avec le rock et le passé), la boucle est bouclée…



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