Affichage des articles dont le libellé est 12 cordes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 12 cordes. Afficher tous les articles

samedi 13 juillet 2013

Roger McGuinn (The Byrds)


Mr Tambourine Man 

 Lire en Français      Read in English


Roger McGuinn (The Byrds) 

et sa mythique Rickenbacker 12 cordes

Roger McGuynn, dont nous fêtons aujourd’hui les 70 ans, est connu pour avoir enregistré avec les Byrds la reprise du morceau de Dylan « Mr Tambourine Man », et fait de ce titre un hit, en ayant accéléré le tempo dans un rythme plus rock’n roll. 

Il explique comment l’intro caractéristique lui est venue, à partir d’un jeu en arpège inspiré du 1er prélude de Bach. En tout cas, cette intro à la Rickenbacker 12 cordes devint la marque de fabrique de McGuinn, qui du coup fit énormément (et au moins autant que le Who Pete Townshend qui les détruisait sur scene, et le Beatle Georges Harrison qui s’en fit offrir par la marque) pour la renommée de cette guitare mythique, en 6 ou 12 cordes.

McGuinn adopta cette guitare dans une tentative de surfer sur la vague « Beatles » qui déferlait alors aux USA. Ce désir d’adopter les codes des anglais pour suivre le mouvement alla d’ailleurs pour le groupe (appelé alors The Jet Set) jusqu’à se renommer Byrds, le Y singeant le EA du nom Beatles. Bien tenté, mais alors que Beatle est un jeu de mot avec Beat, le rythme, et Beetle, l’insecte, ou est le jeu de mot sur Byrds????

Enfin bref.

Bizarrement, ce groupe, et Roger McGuinn en particulier, est considéré comme ayant eu une influence majeure sur le rock, le folk rock et le rock psychédélique, et aussi le rock anglais « British Invasion ». Pourtant, en dehors de ce morceau, et d’interventions dans la bande originale du film Easy Rider, on n’est pas loin du « One Hit Wonder », groupe n’ayant eu qu’un seul vrai succès.

Le groupe de McGuinn est l’illustration parfaite de l’impact qu’ont eu les groupes anglais débarquant aux USA pour, comme l’a alors exprimé Eric Burdon (The Animals), « faire découvrir aux jeunes blancs Américains les racines noires de la musique qu’ils écoutaient (le rock de Presley) ». Derrière les Beatles et les Stones, le courant « British Invasion » ( incluant les Kinks, les Animals, les Troggs, les Pretty Things………..) « menaçait » de faire tomber aux oubliettes les Beach Boys, Jefferson Airplane, Byrds… Les Byrds eurent en premier lieu la tentation de se vanter d’être « la réponse américaine aux groupes anglais »… avant de très vite abandonner ce positionnement belliqueux.

On retiendra donc le jeu de guitare de McGuinn, sa maitrise parfaite de la Rickenbacker 12 cordes et sa capacité à la faire sonner et à exprimer en plein le fameux « Jingle Jangle ». C’est quoi ? écoutez l’intro de Mr Tambourine Man, la version des Byrds, of course…



dimanche 26 mai 2013

Jefferson Airplane, Woodstock, San Francisco, Paul Kantner et Grace Slick..

Jefferson Airplane


 Lire en Français      Read in English


C’est la fête des mères, on va donc parler d’une « Maman du Rock », j’ai nommé Grace Slick... ...égérie du mouvement rock psychédélique, du Flower power et du San Francisco Sound. Moins connue que Janis Joplin, dont la carrière feu de paille (en gros trois ans entre les premiers succès et son décès), et la mort tragique ont bien évidement mythifié le personnage et marqué la mémoire collective, toujours avide de destins brisés et de sensationnel. Pour changer un peu (on parler, un jour, de Janis Joplin), j’ai voulu parler de Grace Slick, et plus largement de Jefferson Airplane. On peut à presque 50 ans découvrir des trucs qu’on connait pas, et ça c’est super. J’ai en effet la prétention de connaitre de près ou de loin quelques trucs musicaux autour du rock, mais j’avoue que je ne connaissais pas bien Jefferson Airplane. Oh bien sûr, tout petit déjà, j’avais vu la performance filmée de Woodstock, je devais être en 4ème, vers 1975 quand mes parents nous avaient emmené voir le film fait à l’époque. Mais sincèrement je n’avais pas conservé le souvenir de ce groupe. J’avais surtout retenu les performances de Joe Fish et de Joe Cocker, sans savoir pourquoi, et The Who, dont le « Summertime Blue» destructeur me fascina… J’ai donc redécouvert ce groupe il y a une paire d’années, chez un copain qui me fit écouter, plus exactement, la formation initiale de Grace Slick (The Great Sociéty), au travers de l’album live « First and Last», où certains morceaux sentent « bon » l’approximation des soirées fortement dosées en substances hallucinogènes. Encore plus récemment, j’ai pu assister au Bataclan au concert de Jefferson Starship, qui est le groupe maintenu dans une continuité baroque (forte colloration rock FM et assez habile modernisation du son du groupe, avec une chanteuse qui soutient bien la comparaison, , un batteur émérite et un lead guitar habile, quoique peut être un peu trop « gros rock »… Les « piliers » restent d’attaque, dont Paul Kanter (72 ans…), aux magnifiques guitares Rickenbacker (une différente à chaque morceau, et des sons extraordinaires au bout des doigts !!)… Grace Slick n’y est plus, remplacée par une chanteuse née… l’année de Woodstock, 1969… Grace Slick ayant expliqué que selon elle, faire du rock après 50 ans était stupide. . Point de vue, madame, que je ne partage pas. Derrière la chanteuse à la voix magique se cache une dame qui, lorsqu’elle décida d’arrêter le rock, ne décida pas d’arrêter les drogues et les excès, ni les prises de positions provocatrices et souvent décallées Ré-écoutons White Rabbit, dont la rythmique « boléro » évoque les volutes de fumée des plantes à la mode dans le quartier de Haight-Ashbury, autour des « maisons bleues » de toutes sortes, les mélodies très typées 60’s de Jefferson Airplane et la voix envoutante de cette chanteuse, et oublions les pans d’ombres des positions souvent très space de Madame Slick…


vendredi 24 mai 2013

George Harrison, While My Guitar Gently Weeps,

While My Guitar Gently Weeps



 Lire en Français      Read in English

 

Un titre des Beatles particulier à plus d’un... titre. 


D’abord, je trouve que c’est l’un de ceux qui résiste le mieux. Peut-être suis-je influencé par l’actualité de la reprise magnifique qu’en a fait Jeff Healey en 2010 ? Plus qu’une reprise, ce type en a fait une réinterprétation magnifique, rajeunie, à la fois dynamique et profonde.

La version originale parait du coup en retrait : Il faut dire que le morceau est enregistré fin 1968, au moment où le groupe commence sérieusement à partir en sucette. Il faut de nombreuses prises pour arriver au résultat, et Eric Clapton vient filer un coup de main pour « souder » tout ça : C’est lui qui joue le solo. L’intro au piano est ajoutée après, je ne suis pas persuadé qu’Harrison ait apprécié.

C’est en effet l’un des (relativement) rares morceaux des Fab Four qui n’est pas composé par Lennon et McCartney : Ces deux-là, qui trustent la majorité des compositions des Beatles, ont toujours été plus ‘ouverts’ que leur copains Mick Jagger et Keith Richards sur le sujet… C’est donc une composition de  Georges Harrison. Ce dernier est, pour prolonger le parallèle avec les Rolling Stones, comme BrianJones, attiré très vite par les instruments et les formes musicales « décalées » : C’est lui qui introduira le sitar (dans Norvegian Wood, puis Lucy In The Sky With Diamond), mais aussi l’orgue Hammond(sur Something).

D’ailleurs, les instruments présents sur le morceau « ne rendent pas justice » à Harrison : On aurait, j’aurai, bien vu une intro à la guitare 12 cordes, sa fameuse Rickenbacker 360/12 par exemple…. L’intro, d’ailleurs de la version originale semble, quand on l’écoute, avoir pris un coup de vieux, le couple basse batterie y est sans doute pour quelque chose. Là encore, le solo d’intro de Jeff Healey a rajeuni l’ensemble, tout en restant dans un « classicisme » qui ne dénature pas le morceau.

Ceux d’entre nous qui trouvent étonnantes les paroles (Je regarde le sol et vois qu’il faut le laver…) noteront qu’Harisson prétendra avoir écrit ça en quasi « écriture automatique », sous l’inspiration de philosophie chinoise… Il faut dire que notre homme n’était pas le moins allumé de la bande, et que ses addictions lui firent, également, plus tard, écrire « My Sweet Lord » sans se rendre compte qu’il reprenait la mélodie d’un vieux tube des Chiffons « He’s so fine » : ça n’arrive pas qu’à Keith Richards, mais les mêmes causes ont souvent les mêmes effets….





Pour conclure sur le même ton que le billet sur Tainted Love, voici donc encore un titre dont la reprise (Merci donc Jeff Healey) est plus réussie que l’original. (ps : d’autres s’étaient avant essayés à la reprise, dont Toto, par exemple, avec un peu moins de bonheur).


A écouter :


-          While My Guitar Gently Weeps, The Beatles, Toto et Jeff Healey


-          MySweet Lord, ( G Harisson) et He’s so Fine (The Chiffons)