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samedi 18 janvier 2014

The Jam All Mod Cons

THE JAM


Un groupe qui aime la Rickenbacker et le Mersey Beat ne peut pas être complètement mauvais….

Magnifique groupe britannique, aujourd’hui tombé dans l’oubli, et auteur de l'album "All Mod Cons", magnifique souvenir de mes années 80...



A vrai dire, le groupe a surtout été apprécié – adulé – outre-manche, et assez peu ici, si ce n’est par quelques (enfin, un nombre certain quand même…) de fans de cette musique assez typique de la perfide Albion, ce qu’on qualifie souvent de « Mod Revival », un style très inspiré des ainés comme les Kinks, les Who, les Animals…

Cela dit, on n’a pas à faire à un groupe de nostalgique surfant sur une vague retro, mais à un feeling « bien dans l’air du temps », avec une rythmique très typée 80’s. On sent bien que le Punk est passé par là, et l’alchimie se fait bien. Un groupe qui aime la Rickenbacker et le Mersey Beat ne peut pas être complètement mauvais….

Le groupe a vécu 10 ans, s’est séparé en 1982, mais reste encore aujourd’hui très aimé du public UK.

J’ai découvert The Jam avec le 33 tours « All Mod Cons », un peu après sa sortie, donc.

L’album est un signe en direction des fans purs et durs du groupe, les « Mods », enfin, les jeunes anglais qui font revivre ce courant 60’s au début des années 80.

Dès la pochette, le ton est donné, non seulement par le titre-jeu de mot ( All Mod Cons est le petit panneau qui figurait « jadis » sur les maisons « meublées » signifiant « All Modern Conveniances » qu’il y avait tout le confort moderne, un peu le « Eau et Gaz à tous les étages » ; mais il y a le « mot » Mod, et on « peut » lire « Tous les Mod ensemble », hahaha).

Petit "rappel', un Mod est un jeune « middle class, (c’est-à-dire « prolétaire) » dans les années 60, il adopte, au contraire des Rockers, une tenue élégante (costume 2 ou 3 pièces, cravate, godasses de ville…) car il cherche à « monter dans la société » et non vivre en marge ou à la détruire, et doit bosser pour vivre et faire vivre sa famille. Souvent considéré par les Rockers comme puérils, efféminés (par le soin qu’ils portent à leur tenue), souvent critiqués pour une vision politique nationaliste (la parka et les insignes qu’ils portent par-dessus leurs costar y est pour quelque-chose, mais leur fierté britannique également…). Ce ne sont pas pour autant des enfants de chœur, et leur parti pris est avant tout de faire la fête, profiter de leur jeunesse sans soucis du lendemain « Hope I die before I get old », comme chantera Roger Daltrey (The Who). On doit à une volonté « marketing » de Brian Epstein et George Martin le fait que les Beatles aient adopté le look Mod (coupe de cheveux, costume-cravate et Beatle Boots, ces descendantes des Chelsea boots revues et corrigées (par l’ajout de talons en particuleir) par Lennon et McCartney), et abandonné le look rocker-blouson-de –cuir-T-shirt-blanc, et Pete Best par la même occasion : Ils n’en deviendront pas pour autant le groupe référence du « mouvement Mod », ce que resteront The Who et The Small Faces..

Bref The Jam est l’étendard de ce Mod revival, qui coïncide au début des années 80 avec la sortie du film culte Quadrophenia (The Who).

Je n’avais pas ré-écouté ce disque depuis longtemps, mais aujourd’hui encore la magie opère.

La reprise de David Watts (The Kinks) est vigoureuse, avec l'ajout d'un petit 'Oï' bien dans l'air du temps, le texte de « To Be Someone » sonne comme un manifeste Mod, tout comme « In The Crowd » et surtout « Mr Clean » faussement doux et calme, mais au propos destructeur…., puis « ‘A’ bomb in Wardour Street » et « Down in the tube Station At Midnight » terminent l’album dans une explosion de riffs qui permettent d’oublier les un peu trop sirupeux « The Place I love » et « It’s Too Bad ». Sur chaque titre, la Rickenbacker sonne bien comme il faut, donnant à l’album la tonalité « 60’s » qui s’impose, tandis que la rythmique très 80’s apporte une « Modernité » (hahaha) et un groove qui n’est pas sans rappeler Joe Jackson et la new wave naissante.

J’aurai bien conclu par un « The Jam, un groupe à redécouvrir et à ne pas oublier », mais j’avoue que si « All Mod Cons » est de ces albums qui ont marqué « mes » années 80, j’ai été moins sensible au reste de leur discographie…

mardi 3 décembre 2013

The Beatles, 3 décembre 1965.. Rubber Soul

Rubber Soul

un must!

COURREZ CHEZ LE DISQUAIRE ! 




AUJOURD'HUI SORT LE SIXIEME ALBUM DES BEATLES !!!!

(enfin, en Angleterre, en France il faudra attendre septembre…)

Oh... Pardon de vous décevoir, c’était il y a 48 ans…

Album charnière pour les Beatles, qui sortent de l’image « jeunes garçons dans le vent », pour entrer dans la plus controversée « yéyés dans la fumée » : C’est effectivement à peu près à cette époque-là qu’ils découvrent la « marie-jeanne » et, surtout, le LSD, qui ternira leur image auprès des foules amoureuses....

Les compositions s’en ressentent, mais c’est aussi l’ajout d’instruments exotiques (le Sitar, par exemple), qui donne à l’ensemble un côté moins rock’n roll, parfois un peu guimauve, mais aussi plus travaillé.

Les Beatles sortent de la trame « classique » des titre précédents, aussi bien sur la forme que sur le fond: On n’est plus dans le dialogue entre le chanteur et ses fans ‘love me do’, ‘she loves you ‘, etc, l’univers devient plus descriptif, contemplatif.



C’est d’ailleurs étonnant, parce que nos ex-gendres parfaits ont bossé vite, réalisant l’album en 4 semaines : c’est rapide pour un changement de cap !!!

Après Rubber Soul, plus rien ne sera jamais comme avant pour les Fab Four, ni pour le monde du Rock !! Depuis deux ans ½, les Beatles enchainent les succès et « obeïssent » à l’appétit de leurs fans: Cette fois, ils prennent le risque de les surprendre, et leur album n'est plus un empilage de titres mais offre une homogénéité, un tout, un concept: c'est le mot qui sera retenu, ensuite.

Le temps presse, dans quatre ans, ce sera fini, et le plus dur reste à faire : montrer à ces fans que leur talent est plus large, qu’il y a des voies nouvelles à explorer… et qu’ils peuvent les suivre sans crainte.

Encore cinq, six albums (le dernier, dans la douleur…), pour offrir:

- l’excellence des albums-concept (qui « achèvera » mentalement Brian Wilson (The Beach Boys, qui sortiront « Pet Sound » en réponse à Rubber Soul, puis verront arriver « Sergent Peper.. » comme une réponse cinglante et un démenti à leur possibilité de rivaliser), concurrent de toujours (enfin, selon lui, et McCartney, parce que moi je n’ai jamais comparé les 2…),

- les prémices du hard rock,

- le rock contestataire,

- le rock synthétique (enfin, les synthé dans le rock, les melotrons...).

- La post production

- le contre emploi d'instruments (exotiques, on l'a vu, et même les Stones suivront...)


Puis viendra le temps de la séparation, et là aussi, les Beatles innoveront, dans la façon de se séparer, filmant les sessions douloureuses ou chacun semble faire la gueule aux autres (le roof top concert est édifiant…)

Mais c'est une autre histoire.... Ecoutons, pour l'instant, Rubber Soul!!!

mardi 11 juin 2013

1963


1963  MON HISTOIRE DU ROCK

 Lire en Français      Read in English



la K7, la Beatlemania, 

le premier disque des Rolling Stones, 

et la naissance de Mon Histoire du Rock!

Si le post d’aujourd’hui revient sur année 1963 dans l’histoire du rock, dans mon histoire du rock, ce n’est bien sûr pas un hasard, et ce n’est pas par manque d’inspiration. L’idée est « bien sûr » de saluer l’année qui m’a vu naître, au regret de n’avoir pas, évidemment, de souvenir auditif de cette année, ni des 3 ou 4 qui suivront..

Y a pas de hasard, je suis donc né l’année où Les Rolling Stones, bien aidés par les Beatles, ont sorti leur premier disque. Le disque en question « Come On » en face A, est sorti le 7 juin. Mes parents n’étant pas très portés sur la « musique de jeunes » (de jeunes de l’époque), c’est pas l’écoute de ce 45t qui m’a donné envie de naitre 5 jours plus tard… ç’aurait eu de la gueule, mais non.

Sagement, timidement, les Rolling Stones commenceront comme un groupe de reprises, très marqué Chicago Blues ; ce sera donc une reprise de Chuck Berry (l’un des alchimistes de la transformation du Blues en Rock’n Roll) La face B est aussi une reprise, de Willie Dixon (lui aussi poulain de Leonard Chess et du fameux label Chess Records)… Leurs compositions arriveront plus tard, ils seront avant bien aidés par leurs ainés Mc Cartney et Lennon qui composeront pour eux en novembre 1963 (I Wanna Be Your Man).

50 ans plus tard, à un jour près, le groupe de vieux dans lequel j’officie fera son premier concert, y a pas de hasard, là, si ? Pour un groupe qui a commencé par des reprises des Stones, et auquel le nom et chaque composition fait référence???

C’est aussi en 1963 que les Beatles sillonneront la Grande Bretagne pour promouvoir leur « Love Me Do », enregistré en juin 1962.. C’est, 20 ans plus tard, ce titre qui accueillera mes premiers pas lors de mes deux années de résidence à Londres en plein revival Beatlemania (un mot inventé en 1963 !!!). C’est d’ailleurs en 1963 que les Fab Four sortiront leur premier album.

En me documentant pour cet article (j’invente rien, mais je ne sais pas non plus tout par cœur), j’apprends un truc étonnant : Ce blog a pour prétexte de relater « ce qu’il y avait sur mes cassettes » : la cassette audio (k7) était dans ma jeunesse un vecteur énorme de notre culture, comme le 45t l’avait été dans les sixties pour nos ainés:

Eh bien la cassette audio a été « inventée » en 1963 !!! Mon père avait vers 1968/69 acquis un cassetophone, pour son boulot : je le détournerai quelques années plus tard pour enregistrer mes « idoles » à la radio :

Merci Monsieur Philips, Merci Madame 1963 : MonHistoire du Rock pouvait commencer.



vendredi 24 mai 2013

George Harrison, While My Guitar Gently Weeps,

While My Guitar Gently Weeps



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Un titre des Beatles particulier à plus d’un... titre. 


D’abord, je trouve que c’est l’un de ceux qui résiste le mieux. Peut-être suis-je influencé par l’actualité de la reprise magnifique qu’en a fait Jeff Healey en 2010 ? Plus qu’une reprise, ce type en a fait une réinterprétation magnifique, rajeunie, à la fois dynamique et profonde.

La version originale parait du coup en retrait : Il faut dire que le morceau est enregistré fin 1968, au moment où le groupe commence sérieusement à partir en sucette. Il faut de nombreuses prises pour arriver au résultat, et Eric Clapton vient filer un coup de main pour « souder » tout ça : C’est lui qui joue le solo. L’intro au piano est ajoutée après, je ne suis pas persuadé qu’Harrison ait apprécié.

C’est en effet l’un des (relativement) rares morceaux des Fab Four qui n’est pas composé par Lennon et McCartney : Ces deux-là, qui trustent la majorité des compositions des Beatles, ont toujours été plus ‘ouverts’ que leur copains Mick Jagger et Keith Richards sur le sujet… C’est donc une composition de  Georges Harrison. Ce dernier est, pour prolonger le parallèle avec les Rolling Stones, comme BrianJones, attiré très vite par les instruments et les formes musicales « décalées » : C’est lui qui introduira le sitar (dans Norvegian Wood, puis Lucy In The Sky With Diamond), mais aussi l’orgue Hammond(sur Something).

D’ailleurs, les instruments présents sur le morceau « ne rendent pas justice » à Harrison : On aurait, j’aurai, bien vu une intro à la guitare 12 cordes, sa fameuse Rickenbacker 360/12 par exemple…. L’intro, d’ailleurs de la version originale semble, quand on l’écoute, avoir pris un coup de vieux, le couple basse batterie y est sans doute pour quelque chose. Là encore, le solo d’intro de Jeff Healey a rajeuni l’ensemble, tout en restant dans un « classicisme » qui ne dénature pas le morceau.

Ceux d’entre nous qui trouvent étonnantes les paroles (Je regarde le sol et vois qu’il faut le laver…) noteront qu’Harisson prétendra avoir écrit ça en quasi « écriture automatique », sous l’inspiration de philosophie chinoise… Il faut dire que notre homme n’était pas le moins allumé de la bande, et que ses addictions lui firent, également, plus tard, écrire « My Sweet Lord » sans se rendre compte qu’il reprenait la mélodie d’un vieux tube des Chiffons « He’s so fine » : ça n’arrive pas qu’à Keith Richards, mais les mêmes causes ont souvent les mêmes effets….





Pour conclure sur le même ton que le billet sur Tainted Love, voici donc encore un titre dont la reprise (Merci donc Jeff Healey) est plus réussie que l’original. (ps : d’autres s’étaient avant essayés à la reprise, dont Toto, par exemple, avec un peu moins de bonheur).


A écouter :


-          While My Guitar Gently Weeps, The Beatles, Toto et Jeff Healey


-          MySweet Lord, ( G Harisson) et He’s so Fine (The Chiffons)




jeudi 2 mai 2013

Angie ou Hotel California ? Rolling Stones ou Eagles?

Angie, Hotel California, We used to know...



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Sur mes k7, il y avait aussi les

 Rolling Stones. Angie.

Quand Les Rolling Stones, Jethro Tull et les Eagles sortent le même titre...

Angie, que les Eagles plagieront 3 ans plus tard volontairement ou non, pour leur Hotel California, qui pourtant est resté comme Le slow à drague du début des 80's, éclipsant presque l'original. Cela dit, l’un et l’autre semblent inspirés d’un autre titre, de Jethro Tull, We used to know,  sorti à la fin des années 60…

Les Stones y étaient pourtant allés avec l’artillerie lourde, violons, sanglots longs, guitares acoustiques, etc. Angie semble faire référence à une histoire que Mick Jagger eût avec Madame Bowie. Evidemment, Mick et Keith ont démenti: Selon Keith, la chanson est dédiée à sa fille (souvenons-nous que ce subterfuge a été utilisé par Lennon et Mc Cartney pour Lucy in the Sky with Diamonds: Merci les enfants!)…

Mais il a aussi écrit que Angie est une métaphore pour l’héroïne, drogue avec laquelle il était très accro à l’époque et dont il essayait de décrocher. Va savoir et…quelle importance?

Quoiqu’il en soit, Angie, mal considéré à sa sortie par les fans « purs » des Stones, est en gros le seul titre de l’album qui ait résisté au temps. C’est pas la meilleure époque pour les stones, un peu empêtrés dans les addictions de Keith Richards. C’est je crois le dernier album avec Mick Taylor qui a donné aux Stones quelques morceaux d’anthologie (Honky Tonk Woman, Brown Sugar, Ventilator Blues…).

Contrairement à Satisfaction, rarement joué en live, Angie l’est je crois quasi systématiquement. Au concert des Stones auquel j’ai eu la chance d’assister, ce devait être en 1993 me semble-t-il, le jeu de scène était extraordinaire, chacun des membres du groupes étant regroupés dans un ambiance intimiste au milieu de cette scène immense ou Mick Jagger courrait et sautait 5 minutes avant, pour une version paisible et géniale, façon feu de camp, à l’acoustique, contrastant de façon éclatante avec les déluges de pyrotechnie, de lumières, de watts et de chorégraphies du reste du show.

Alors, oui, Angie dénote un peu dans un répertoire stonien réputé blues, rock, teigneux. Mais j’écoutais ces jours-ci quelques « vieux » titres, (Ruby Tuesday, Lady Jane, As Tears Go By (ce dernier écrit, il est vrai, pour Mariane Faithfull, mais bien écrit par les Glimer Twins, Mick et Keith…) : Angie n’est, ni, plus, ni moins « guimauve », et mérite selon moi, qu’on le ré-écoute et qu’on l’apprécie. Pour en finir avec la querelle vis-à-vis d’Hotel California, qu’Angie en ait inspiré les créateurs, ou pas, peu importe : c’est également un titre très, très recommandable. A ré-écouter, donc, également.