Prodige du Rock et de la guitare, roi de Woodstock et des 60's
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L'histoire et la gloire de cet artiste américain commence et se termine - tragiquement comme on le sait - en Europe, en Grande Bretagne, et très précisément à Londres (et un tout petit peu à Paris, convenons-en). Même si l'une des pages les plus souvent cités de son histoire se situent dans les grands festivals américains comme bien entendu Monterey et Woodstock.
Il est repéré aux USA par Chas Chandler, qui lui propose de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. La rencontre a lieu à New York, au Cafe Wha? Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l'époque à la guitare : Eric Clapton.
C’est à Londres aussi qu’il fait la connaissance de Johnny Hallyday (dans haut lieu du swinging London au nom génial, vous en conviendrez: Blaise’s Club).
C’est là que notre rocker national se lie d’amitié avec Hendrix et lui propose une série de concert en France, permettant au public hexagonal de découvrir le mythe en devenir. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager. Ce type légendaire fait littéralement corps avec sa musique, et avec sa guitare, puisque la légende dit qu'il dort avec. Plus sérieusement, il adopte une approche empirique de l'instrument. Empirique ne veut évidemment pas dire désordonnée et infondée, il est dans l'expérimentation permanente et remet en cause tout, et tout le temps.
Honnêtement, et au risque de faire bondir, je n'ai pas trop accroché au mythe Hendrix. Je serai presque de ceux qui le limitent à Hey Joe, titre qu'il avait presque renié tellement il lui collait à l'image, et le réduisait à un presque classicisme aux antipodes de ce qu'il ressentait.
C’est pourtant un musicien gigantesque, un guitariste énorme, bien plus encore…. Contrairement à Elvis Presley, qui fit la gueule quand on lui offrit une guitare à 8 ans, Jimi adulera très vite l’instrument, finissant, selon la légende, par dormir avec sa Stratocaster (un modèle pour droitier dont il joue “à l’envers”).
Après avoir joué devant les Beatles sa vision de Sgt Peper Lonely Heart Club’s band (trois quatres jours après la sortie du disque, hein), notre autodidacte est présenté par McCartney aux organisateurs du festival de Monterey… qu’il illumine radicalement. A Woodstock, où il joue le dernier jour, la performance est mal restituée (j’y étais pas, je peux pas dire comment c’était en live.) Je me souviens assez mal de ce que j’avais ressenti quand j’ai vu le film la première fois (à sa sortie).
Jimi Hendrix disparaitra, en 1970, à 27 ans, rejoignant ainsi le funeste "club".
Jimi Hendrix
Chas Chandler (producer, ex- Animals bass player) did certainly a lot for Jimi Hendrix’s fame. He as a producer enjoigned Hendrix to come over to London, the place to be then, due to British Blues Boom. Hendrix said ok, but held a condition: he wanted to be presented to Eric Clapton, then considered as a myth as far as blues and guitar were concerned.
Jimi Hendrix, a complete autodidact, was so in communion with his guitar one used to say he even slept with it. He could probably not read music, but he felt it so deeply, and was so edppe in his listening of music, that his talent and hability was even greater. He played so naturally you could figure he had always had a guitar in his hands. His approach was feeling, and was let’s have a go and try this.
Part of his fame is also to be put on behalf of the only rocker France’s ever had, Johnny Hallyday, ho met him at that (british invasion) time in london: in a club with a very nice name: Blaise’s club. And have him go over to France, playing in his sets. That’s how we frenchie came to know the legend.
To be true I’ve allways had difficulties with Hendrix’s music. Of course his dexterity and his art is great, but too close in my taste to free jazz and psychedelic mood, with great long and abstract solis and digressions. We’re in 1966/1969 and he plays the way people will (try to) play in the mid 70’s….
His performance while playing “Sgt Peper” ‘s theme in a club with The Beatles sitting there was so fabulous (a couple of days after the LP’s release), McCartney enjoigned Monterey’s festival to have Hendrix playing there. The performance is outstanding. Woodstock will be a great one too, allthough probably a tone under Monterey’s. He’s set is programmed on the last day, starts ever so late as the whole programmation has suffered hudge delay…. The sound takes are poor, and the musicians are drowned. Still, the set (thanks to the movie!) is part of the legend, especially due to Hendrix épic “Star Spangled Banner” cover and solo…
“Le monde”, disait Tuco dans Le bon, La brute et le Truand, se divise en deux catégories d’individus.” Je tordrai ici la citation ici pour dire: ceux qui s’émerveillent de la nobelisation de Bob Dylan, et ceux qui s’insurgent. C’est pas vrai, il y a ceux qui s’en foutent. Façon devoir de philo, tâchons de thèse/antithèser le truc.
Bob Dylan, icone Kerouaquienne des 60’s, est depuis longtemps considéré plus comme un poète que comme un compositeur de chansons. Le débat, enter art mineur et art majeur, est périodiquement relancé…Contribuons.
Bien, tout d’abord, je ne dois pas dire que Bob Dylan ait une place énorme dans ce que j’appelle “Mon Histoire du Rock”, c’est à dire le petit panthéon personnel illustré de mes souvenirs sonores.
Il y a le Dylan “scolaire” et un peu chiant des profs d’anglais qui, pour faire jeune et s’attirer la sympathie des “chères têtes blondes”, croyaient bien faire en nous faisant étudier “Blowin’ in the Wind”. Putain, un futur Nobel! On essaierai de montrer à ces têtes chenues, sauf le respect que je vous dois (Merci Georges Brassens, qui, lui, aimait le Rock’n Roll), de leur montrer donc, que ce qui serait jeune et Rock’n Roll ce serait d’étudier Madness (en 82), Pink FLoyd (The Wall, en 80: écrire “we don’t need no education sur le tableau n’eût pas l’heur de plaire à ce prof…). Ce Dylan là, peut-il prétendre à un prix Nobel? Que dit Nobel (un être Rock’n Roll puisqu’il a inventé la dynamite (chère à Keith Moon)? Le Nobel de literrature doit revenir à un auteur qui je cite (un peu aidé par Wikipedia, je ne sais pas àa par coeur :) ) « a fait la preuve d'un puissant idéal ». Le débat va prendre une hauteur stratosphérique sans l’aide des produites promus par Thimoty Leary (the pape of LSD pour les plus jeunes). Il faudrait pour le coup définir le concept d’idéal. On va s’amuser.
Ensuite, la rigueur intellectuelle incitera l’auteur à se poser la question de la sincérité du propos. Dylan a-t-il “fait preuve” de cet idéal? Qu’est-ce que “faire preuve”? l’homme est-il ce qu’il pense, pense-t-il ce qu’il dit. Je vosu avais promis des hauteurs….Ça risque d’être chiant comme une chanson de Dylan. Oh, pardon.
Puis, si l’on s’accorde sur le fait que Dylan a eu un idéal et a su en faire preuve, et non pas juste surfé sur un courant pour, comme c’est devenu la norme aujourd’hui, prendre l’oseille au passage, peut-être faudra-t-il disserter sur la valeur et la durée de l’engagement?
Par cette entourloupe stylistique et ce pied de nez à la dissertation, le lecteur aura compris que, quoique n’étant pas fan de Dylan, je lui reconnais une fidélité aux idéaux porteurs de rêve des années 60.
C’est en tout cas une validation du fait que le rock est une culture, l’expression d’un idéal. Une reconnaissance.
Du coup, les tristes sires s’insurgent contre l’ingrat qui ne réagit pas à l’annonce de cette reconnaissance. L’arroseur est surpris de n’être pas arrosé!!! Les “sages” du Nobel fulminent de n’être pas “reconnus” par celui qu’ils “reconnaissent”. Un peu de sagesse, de foi en votre Idéal, que diable!!!
Ne couronnez-vous que pour votre seule gloire? Vous seriez suspects d’avoir choisi Dylan pour faire controverse, et ainsi attirer sur vous les lumières du scandale!
Bob Dylan, à vrai dire, ne persiste-til pas, par ce silence, dans la fidélité à cet idéal? Son absence de réaction n’est-elle pas intrinsèquement constitutive de cette fidélité que le Nobel récompense? Dylan prône un détachement par rapport au système que la société moderne propose: accepter le Nobel ne participerait-il pas au un renoncement à cet idéal que le Nobel salue?
Donc, accepter le Nobel serait une raisons suffisante pour ne pas l’attribuer à Dylan.Prenez un cercle, caressez-le, il devient vicieux, disait Ionesco, qui n’est pas Nobel.
En son temps Bob Dylan eût-il cette tentation, passant, (en 1966) à la guitare electrique, au grand dam de ses fans, de rompre avec son idéal?
Est-ce faire entorse à son idéal que de le faire évoluer? Céder, quelque peu, à la mode electrique, fut-ce, pour Dylan, un renoncement à un idéal? L’idéal de Dylan se situe-t-il dans sa guitare? Le Nobel, en gratifiant Dylan, répond par la négative.
Dylan est salué pour l’idée, le verbe, son ivresse, non par le flacon. Il ne se renie pas en electrifiant sa guitare. Dylan est, Nobel ou pas, guitare electrique ou pas, un monument de la culture populaire. Sa Nobelisation est Rock’n Roll. Son silence consécutif l’est tout autant. Il me semble que Dylan fait au moins autant de lumière sur le prix Nobel, devenu un peu poussif et désuet, que Nobel n’en fait pour Dylan.
Bob Dylan Rebel, Nobel ?
So let’s jump on the buzz and talk about Nobel,and Dylan.
Dylan has built his history following Kerouac and Ginsberg steps, not to far from french Arthur Rimbaud. Commnly described as a folk singer, he thus hardly can prentend to any “literature” distinction.
That’s why many shout when the news come saying Dylan is honoured by a Nobel price. Well. Does Bob Dylan fell honoured? What is Nobel Price supposed to honour?
Alfred Nobel, when he testimonies (I required the help of Wikipedia to find this one) and creates the Nobel Price, argues that a Nobel Price in Literature shall reward a “proof of strong ideal”.
I must first of all say that Dylan is not one I am specially fond of. Bob Dylan has honestly a quite modest place in “Mon Histoire du Rock” , this being a shame, or not. I mostly remember english teachers at college so eager to pretend they were “in”, by having us studying “blowing in the rain” rather than Sheakespeare… We had several attempt at showing disaproval by writing “We don’t need no education” on the blackboard…
Dylan then appeared as old, old fashion, and his values, ideal seemed those of our elders… Hoping in a beter future and a society with peace, and love, when we mainly faced cold war and aids…
Nevertheless, I now admit Dylan beard an ideal, even if I hardly could recognise me in it.
From this, we can say he deserves a Nobel price.
More of this, it is quite interesting to notice rock’n roll can be honoured by an institution, as part of human culture.
Opponents raise to the news of Dylan being honoured! Dylan does not deserve such a disctinction, they say. Ok, Let’s see the point on this side:
First, is a song writer to be honoured with a literature price? Is songwriting.. Writing? Are songs to be compared to, or ranked as, poetry? Shall I leave this to eminent specialists? He who read (and shall he be thanked here) this blog know how much the Beatles (and some others) are great to me. But we can agree to the fact that “Love me do”, ‘Drive my Car” or “Back to USSRé are far from what we should call poetry. Is this the same with Dylan’s writing? How far is Dylan from Steibeck (Nobel price)….
Still remains te question: what is literature, and what is not? I would add: Who to judge?
Another argument is held by the silence of Dylan after proclamation. Ungrateful, thankless pop singer, not saying a word after being honoured by the honourables!
This rises a question (close to nonsensical values): Doesn’t the Nobel academy seek honours while honouring a famous personnality? Who, from Dylan and the Nobel Academy, has to gain anything? Are we not in a point where Dylan’s awarding brings more recognition - or, better to say, a touch of modernity they nowadays lack- to Nobel than Dylan has to gain in whatever from this Nobel Price?
To end this, I’d like to point to all people disaproving either this award or Dylan’s reaction (or lack of..) wit a syllogism:
Nobel Academy’s rule is to reward “Proof of strong Ideal”.
Dylan’s ideal is at the margin of society, and a refutation of many of its rules.
Dylan’s silence after reward is a proof of strongness of his ideal.