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dimanche 28 octobre 2018

LEONARD COHEN

LEONARD COHEN

La voix chaude et paisible du crooner du blues?


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J’avoue avoir mis cet artiste de côté, une fois passé le temps des veillées de colos… 

ça se faisait, à l’époque, de passer le brevet d’animateur de colo.., le BAFA. 

Qui disait colo disait veillées à la guitare, avec ces éternels books de chansons, format 1/3 de A4, collection si ma mémoire est bonne, DIAPASON? 

Dedans ces recueils, bien entendu Suzanne, et So long Mariane. 

Pas grand chose d’autre, de l’homme du Chelsea Hotel. Mais Léonard Cohen était un artiste bien plus conséquent, liant le folk au blues, la poésie au rock’n roll. Du coup, je reconnais que Leonard Cohen, sans doute trop marqué “feu de camp” et pas assez “rock’n roll”, est un peu sorti de Mon Histoire du Rock. 

Un peu comme Dylan, qui réussit à lui piquer la vedette et la palme du poète rebelle marqueur de cette génération, de ce style folk song désabusé. Bien sûr, il m’arrivait de poser sur la 12 cordes les accords de “So Long…”, mais il m’a fallu l’aide récente de Youtube, et un passage auprès du fameux Chelsea Hotel, qu'il a chanté: plus exactement, c'est Janis Joplin qu'il chante, dans cette magnifique chanson "Chelsea Hotel" pour mieux découvrir (y a pas d’age) l’univers du personnage…. 

…Pour entendre, au delà d’une voix envoutante à souhait, un sens de la mélodie simple et marquante qui ne peut laisser indifférent, et des racines blues évidentes.




vendredi 26 octobre 2018

Chelsea Hotel, New York: Rock'n Roll Hotel

Chelsea hotel

Chelsea Hotel, 09 2018

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Du mythique Chelsea Hotel, il ne reste plus grand trace. 

Ce sera bientôt un palace haut de gamme.... 

Admirablement guidés par Helena et Maxence, qui s'est fait un devoir de me conduire devant l’hôtel, nous (Adélaïde, en fait) interroge un des ouvriers, qui fait une pose clope devant. Car le lieux est clos, cerclé d'échafaudages, en travaux..


"Dommage qu'on ne puisse pas entrer.... (je vous traduis, hein :)" 
Il nous dit:"Yeah man, the place is unbelievable. I didn't know about it when I came to work here. You back in those years long time ago, in the old days, this guy rock'n roll star, I don(t know who t'was, he killed his wife here...". 

 Il parle de “l’ancien temps”, celui des....  années 80....

Le Chelsea Hotel… Nous voulions absolument “le voir”! Tu parles!! 

Dans la liste des sightseeing points, il était en bonne place. Direction Chelsea village donc…. 

Ce quartier DOIT SON NOM à l’hotel - c’est pas le contraire!! 




Incroyable. Car il a été construit à une époque où.. Il n’y avait rien autour, donc pas de quartier nommé… il faudra nommer le coin plus tard, et Chelsea Hotel prêtera son nom.. Tant d’anecdotes sur ce lieux, qui hébergera les rescapés du Titanic, puis, par la grace de son directeur, Stanley Bard, qui acceptait d’héberger des artistes gratuitement, ou moyenant paiement en would be oeuvres d’art… 

 La période de gloire artistique du lieu est évidement les années soixantes, mais l’aura persistera au delà, et connaitra un second souffle dans les plus noires années que traversera la ville, entre 1970 et la fin des années 80, jusqu'au tragique destin de Nancy Spungen, dans la chambre 100 qu'elle partageait, ce 12 octobre 1978, avec Sid Vicious....

Puis, le manager de l’hôtel sera écarté, tout cela périclitera tristement jusqu’à la vente à une chaîne qui est en train d’en faire un palace, détruisant le mythe, décapant les murs peints par certains artistes en guise de loyer, effaçant le passé et gommant la légende. 


Un livre extraordinaire relate l'histoire de ce lieu mythique: "Inside the Dream Palace: The Life and Times of New York's Legendary Chelsea Hotel" par Sherill Tippins.


Il reste, pour s'en souvenir, quelques images dans le film Léon,de Luc Besson, quelques reportages sur Youtube, et quelques chansons et textes....



vendredi 28 octobre 2016

Bob Dylan : Nobel ? Rebel ?

BOB DYLAN...


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Bob Dylan Rebel, Nobel ?

“Le monde”, disait Tuco dans Le bon, La brute et le Truand, se divise en deux catégories d’individus.” Je tordrai ici la citation ici pour dire: ceux qui s’émerveillent de la nobelisation de Bob Dylan, et ceux qui s’insurgent. 

C’est pas vrai, il y a ceux qui s’en foutent. 

 Façon devoir de philo, tâchons de thèse/antithèser le truc. Bob Dylan, icone Kerouaquienne des 60’s, est depuis longtemps considéré plus comme un poète que comme un compositeur de chansons. 

Le débat, enter art mineur et art majeur, est périodiquement relancé…Contribuons. Bien, tout d’abord, je ne dois pas dire que Bob Dylan ait une place énorme dans ce que j’appelle “Mon Histoire du Rock”, c’est à dire le petit panthéon personnel illustré de mes souvenirs sonores. Il y a le Dylan “scolaire” et un peu chiant des profs d’anglais qui, pour faire jeune et s’attirer la sympathie des “chères têtes blondes”, croyaient bien faire en nous faisant étudier “Blowin’ in the Wind”. Putain, un futur Nobel! On essaierai de montrer à ces têtes chenues, sauf le respect que je vous dois (Merci Georges Brassens, qui, lui, aimait le Rock’n Roll), de leur montrer donc, que ce qui serait jeune et Rock’n Roll ce serait d’étudier Madness (en 82), Pink FLoyd (The Wall, en 80: écrire “we don’t need no education sur le tableau n’eût pas l’heur de plaire à ce prof…). 

Ce Dylan là, peut-il prétendre à un prix Nobel? Que dit Nobel (un être Rock’n Roll puisqu’il a inventé la dynamite (chère à Keith Moon)? Le Nobel de literrature doit revenir à un auteur qui je cite (un peu aidé par Wikipedia, je ne sais pas àa par coeur :) ) « a fait la preuve d'un puissant idéal ». Le débat va prendre une hauteur stratosphérique sans l’aide des produites promus par Thimoty Leary (the pape of LSD pour les plus jeunes). Il faudrait pour le coup définir le concept d’idéal. On va s’amuser. Ensuite, la rigueur intellectuelle incitera l’auteur à se poser la question de la sincérité du propos. Dylan a-t-il “fait preuve” de cet idéal? Qu’est-ce que “faire preuve”? l’homme est-il ce qu’il pense, pense-t-il ce qu’il dit. Je vosu avais promis des hauteurs….Ça risque d’être chiant comme une chanson de Dylan. Oh, pardon. Puis, si l’on s’accorde sur le fait que Dylan a eu un idéal et a su en faire preuve, et non pas juste surfé sur un courant pour, comme c’est devenu la norme aujourd’hui, prendre l’oseille au passage, peut-être faudra-t-il disserter sur la valeur et la durée de l’engagement? Par cette entourloupe stylistique et ce pied de nez à la dissertation, le lecteur aura compris que, quoique n’étant pas fan de Dylan, je lui reconnais une fidélité aux idéaux porteurs de rêve des années 60. C’est en tout cas une validation du fait que le rock est une culture, l’expression d’un idéal. Une reconnaissance. Du coup, les tristes sires s’insurgent contre l’ingrat qui ne réagit pas à l’annonce de cette reconnaissance. L’arroseur est surpris de n’être pas arrosé!!! Les “sages” du Nobel fulminent de n’être pas “reconnus” par celui qu’ils “reconnaissent”. Un peu de sagesse, de foi en votre Idéal, que diable!!! Ne couronnez-vous que pour votre seule gloire? Vous seriez suspects d’avoir choisi Dylan pour faire controverse, et ainsi attirer sur vous les lumières du scandale! Bob Dylan, à vrai dire, ne persiste-til pas, par ce silence, dans la fidélité à cet idéal? Son absence de réaction n’est-elle pas intrinsèquement constitutive de cette fidélité que le Nobel récompense? Dylan prône un détachement par rapport au système que la société moderne propose: accepter le Nobel ne participerait-il pas au un renoncement à cet idéal que le Nobel salue? Donc, accepter le Nobel serait une raisons suffisante pour ne pas l’attribuer à Dylan.Prenez un cercle, caressez-le, il devient vicieux, disait Ionesco, qui n’est pas Nobel. En son temps Bob Dylan eût-il cette tentation, passant, (en 1966) à la guitare electrique, au grand dam de ses fans, de rompre avec son idéal? Est-ce faire entorse à son idéal que de le faire évoluer? Céder, quelque peu, à la mode electrique, fut-ce, pour Dylan, un renoncement à un idéal? L’idéal de Dylan se situe-t-il dans sa guitare? Le Nobel, en gratifiant Dylan, répond par la négative. 



Dylan est salué pour l’idée, le verbe, son ivresse, non par le flacon. Il ne se renie pas en electrifiant sa guitare. 

Dylan est, Nobel ou pas, guitare electrique ou pas, un monument de la culture populaire. Sa Nobelisation est Rock’n Roll. 

Son silence consécutif l’est tout autant. 

Il me semble que Dylan fait au moins autant de lumière sur le prix Nobel, devenu un peu poussif et désuet, que Nobel n’en fait pour Dylan.