Dr Feelgood, Garage Blues Joël, bassiste émérite du magnifique sextet MysterYvan, m’a remis dans les oreilles un groupe que les années 80 m'avaient fait perdre. Merci Joël. Ce groupe avait, avec quelques difficultés au début, pris dans ma K7tothèque la place de The Motors. The Motors, (qu’on connaît en France surtout pour “Airport”, et peu pour d’autres titres un peu plus “épais”, et une Rickenbacker incroyable). Juste après, et dans les bacs du disquaire du coin (était-ce Dany Music avenue de Saint Cloud? Au drugstore de Parly 2?? Ce n’était déjà plus à Maurepas, c’était après 1977…). Dans ces bacs donc, je cherche un Rolling Stones à me mettre sur la platine, un import de Chuck Berry. Le gars du magasin (c’est donc aps à Parly 2) passe un truc fabuleux. DR. FEELGOOD. Ecoute, Blaise, écoute mon gars. Ecoute ce disque 33 tours qui passe dans la boutique… N’oublie pas. Dans 30 ans, un été, à Cabourg, des mecs dans le restau sur la digue joueront She does it right et ça te fera d’autant plus quelque chose que quelques semaines plus tard, Joël te parlera de DR.Feelgood et de son envie de jouer un de leur morceau “pour muscler notre répertoire”. Oui. Oui. Re OUI! Je veux jouer ça, je veux jouer comme Wilko Johnson!!! Non, je ne me souviens pas du titre entendu ce jour là chez ce disquaire. Même pour la beauté du concept (le mec écrit sur son blog qu’il se souvient d’un morceau entendu il y a 30 ans 5 minutes dans une boutique, ça fait Littérature de gare, non?). Roxette? She does it right? Down by the Jetty? Anyway…
Dr.Feelgood, c’était un truc énorme, du blues, bien sûr. Quoi d’autre que du Blues sur Mon Histoire du Rock?? Tu vois ce que c’est le garage rock? Un rock gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant. Eh bien, je décrète ici le Garage Blues, et intronise Dr.Feelgood maitres du genre. Un blues gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant. Et authentique. Un truc véritablement immense, une alchimie entre la voix de lee Brillaux (et son jeu d’harmonica), et la virtuosité détendue de Wilko Johnson… Non mais, écoutons un peu le jeu de guitare de Wilko Johnson…. La langue française est étrange. On parle de travailler un morceau, travailler l’instrument, mais de jouer de la musique. Alors, jeu, ou travail? Choisis ton camp, camarade! Wilko Johnson JOUE du blues. Ecoutez-le expliquer ses "techniques" de JEU. Qui parle de travail? Mais quelle maitrise, quel talent, quelle générosité! Revenons à Dr.Feelgood, et à un aveu que je vois dois faire: Londres et ses années 80 m’ont fait oublier ce choc reçu chez ce disquaire around 1979. Expliquer comment? Expliquer pourquoi? Vaines explications, prétextes fades, et, surtout, sans intérêt. On va dier que j’étais jeune, épris de sons “nouveaux” et synthétiques, en rejet des instruments traditionnels, même electrifiés, à cordes… du TRAVAIL de l'instrument... Je n'avais pas Internet et n'ai jamais vu JOUER Wilko Johnson en vrai... Bref, Dr.Feelgood est resté rangé, enfoui... dans ma mémoire, au fond de mes oreilles, réveillé cette année grâce à Joël. Merci my Friend. Laissons la conclusion à Wilko Johnson…
Bill Withers, encore un type qui aura marqué l'histoire du rock, de la soul plus précisément, et dont personne ne parle jamais. Aujourd'hui on évoque Ain't no sunshine, pépite incroyable qui a fait le succès de Bill Withers au point de l'étouffer et de lui voler la vedette! Mais Bill Withers, c'est aussi Just the two of us (excusez du peu), Harlem… C'est l'un des grands représentants du son de Memphis, sans doute parce qu'il est accompagné par les stars de la Stax ( Ain't.. Est produit par Booker T Jones (qui signe les arrangements) quand même, hein, et Donald "Duck" Dunn (revoyez les Blues Brothers), Stephen Stills sont aux instruments).
Etonnant tout de même ce morceau, un brin bancal si on tient à une structure bien carrée, propre et tout. Comme Bill Withers vient auditionner alors que son morceau n'est pas terminé (il a pas tout écrit les paroles), il fredonne "I know" pour faire office de deuxième couplet. 26 fois "I know". 26 fois, quand même. Du coup moi aussi je fais un peu du remplissage… Tout petit déjà, Bill Withers voulait devenir artiste. Mais bon, il est pragmatique et prudent, il se fait donc embaucher dans une usine (qui fabrique des sièges pour les avions - en vlà un détail important). D'ailleurs, il ne quittera pas "tout de suite" son job. Prudent, on vous dit. Objectivement Bill Withers représente un style qui n'est pas, comme ne disent pas particulièrement les britaniques, ma tasse de thé.
Mais il faut avouer qu'il émane de ce titre, Ain't no sunshine, une magie rare. Due au dépouillement? A l'apparente fragilité de l'ensemble? Au sentiment qu'il "manque quelque chose"? Ce n'est, on l'a vu, pas qu'un sentiment! Au fait qu'on sent bien qu'on est loin des trucs sur-produits et tellement peaufinés qu'ils en perdent toute sensibilité toute âme. Car "la musique est un cri qui vient de l'intérieur", hein. La science mathématique est ce que les hommes, voulant tout codifier, ont plaqué dessus comme pour montrer qu'ils sont supérieurs aux émotions que la musique procure, qu'on peut les expliquer.
Bien plus blues que ce que fera Bill Withers ensuite, avec cet échange entre la voix et le riff de guitare, trois accords qui semble répondre au chanteur un peu comme Lucile répond à BB King. Le morceau commence 'A capella", puis viennent progressivement la guitare, puis la basse/batterie, avant le break du second couplet "I Know.." ponctué par la seule batterie. Simple, efficace. Magique. On pense aux Funk Brothers de la Motown (Ecurie concurrente!!), à "I heard it through the grapevine" et au fabuleux documentaire où les musiciens expliquent comment le morceau est né, puis le jouent en live… Ain't No Sunshine n'est pas seulement étonnant par sa structure et la litanie des "I know" qui l'ont rendu si célèbre: Morceau court (2 minutes à peine passées), il surprend aussi par sa fin… qui nous laisse sur la nôtre.
Le Rock'n Roll, celui des pionniers, mélange explosif de country, de Hillibilly, à dominance blanche et de Blues, à dominance noire, est moribond. La révolte adolescente qu'il a suscité s'essouffle dans le confort de la société de consommation. Le renouveau tarde à venir du côté du nouveau monde.
C'est en Grande Bretagne, devenue au début des années 60 "l'endroit où ça se passe" dès qu'on parle d'art, que ce soit musique, peinture, cinéma.
Sans doute dynamisée à la fois par le bonheur de se sentir sorti de la période de privation des années de guerre, et probablement aussi vitaminée par le boom économique issu du plan Marshal, qui inonde de dollars les pays qui en veulent bien, la Grande Bretagne va être le berceau du renouveau du Rock.
Cela étant dit, le Royaume de Sa Majesté n'est pas un modèle de laxisme et de souplesse d'esprit. A ce titre la "biographie" que livrera Pink Floyd dans The Wall est édifiante. C'est donc "overseas", principalement en Allemagne, que certains jeunes groupes britanniques feront leurs premières armes. Un peu plus tard, on y reviendra, les jeunes british s'extirperont de la censure bien pensante de la BBC en installant des émetteurs radio sur de vieux bateaux croisant en dehors des eaux territoriales (voir "Good Morning England").
Hambourg, port réputé (sans jeu de mot) pour sa faune et l'ambiance délétère qui y règne, accueillera donc un certain nombre de jeunes anglais, parmi lesquels les Beatles, bien sûr.
On s'extasie souvent sur la fulgurance du succès de ce groupe, son immense talent résumé en 200 titres publiés en moins de 10 ans. On en oublie souvent que ces quatre jeunes types ont eu un sacré entrainement, à Hambourg.
Mais c'est un peu une autre histoire. Il se fait donc que l'épicentre du rock'n roll s'est déplacé de Memphis à Londres, de Chicago à Hambourg, en ce début des années 60.
Les "vielles" star du Rock US (Chuck Berry à la quarantaine en 1964 et Jerry Lee la trentaine) profitent du regain d'intérêt qu'on porte ici, en Europe, à leur musique, celle qu'ils ont créée, et que les radios et le public tend à délaisser au profit des girls groups, de la surf music et autre Soul naissante.
Et puisque le public Européen en demande, on va leur en donner.
C'est donc l'histoire de la conquête de la vielle Europe par les vieux briscards du Rock! Elvis Presley, celui par qui tout à commencer, n'est plus de la partie, devenu une espèce de caricature guimauve et adipeuse pour mémé à Las Vegas. De vieux (mais persistants) restes de ségrégationnisme écartent Chuck Berry et Little Richards de la ruée vers Londres.
Cette épopée sera plutôt tragique pour chacun d'eux: Eddie Cochran laissera la vie dans un accident de taxi à Chippenham, à l'Est du Royaume Uni. Gene Vincent, qui partageait le même taxi, en sortira terriblement diminué.
Quand à Jerry Lee Lewis, il saccagera en 1958 son entrée en scène dès sa descente d'avion, piteusement piégé par un journaliste qui lui demande l'age de Myra Gale Brown, la (très très)jeune femme qu'il vient juste d'épouser.
A cette époque là, il faut croire que le métier d'attaché de presse n'était pas aussi développé, et Jerry Lee, souvent décrit comme frondeur et un brin naif, ne se doutait pas qu'en Europe, le concept de mariage avec une cousine âgée de 15 ans pouvait choquer (puisque cela était tout à fait légal chez lui).
Chacun pourra penser ce qu'il veut de ce sujet, mais il parait cependant clair que la question du journaliste britannique était savamment préparée, et destinée à savonner la planche de ce yankee venu entrainer la jeunesse britannique sur la mauvaise pente, celle du Rock'n Roll. En effet, cette révélation explosive ruinera tout espoir de carrière européenne… et également américaine, pour lui qui rêvait de surpasser "le King" Elvis, qu'il considérait comme un minable. Il faudra plusieurs années à Jerry Lee pour remonter la pente.
Jerry Lee réagira, en 1964, comme il n'a jamais cessé de réagir: avec rage et énergie. Il leur montrera, sur leur terrain , qui est le Killer. Sur leur terrain, c’est-à-dire à Hambourg.
Il nous reste aujourd'hui ce témoignage exceptionnel de l'incarnation du Rock'n Roll par Jerrry Lee Lewis: les concert au Star Club de Hambourg mettent tout le monde d'accord: Jerry Lee est l'énergie, la bestialité, la rage, le cri du rock'n roll.
Quelques mois plus tard, les Beatles déclarent qu'ils ne se produiront plus sur scène.
Mais bien sûr que si vous connaissez Booker T an the M.G..'s….. d'une façon , ou d'une autre…
Soit parce que vous avez vu (revu et re revu) The Blues Brothers, film culte dans lequel Dan Aykroyd et James Belushi, on l'a vu il y a déjà quelques temps, ont rendu hommage à la scène Soul US avant que ses acteurs ne disparaisse et qu'il ne soit trop tard
. Eh bien, on peut voir deux membres de Brooker T & the MG's dans ce film, Steve Crooper, et Donald « Duck » Dunn, respectivement guitariste et bassiste.
Mais avant cela, et pour les plus « anciens », tous ceux qui ont écouté Otis Redding ont écouté ce groupe ;
Pour aller plus loin, il va falloir aller un peu plus près…
En réalité, cette courte introduction est réductrice. Brooker T and the MG's, c'est bien plus que ça. Dans les années 60, trois maisons de disque règnent sur la musique populaire américaine, le Rock, la Soul : On a déjà parlé de Chess Records, qui « sévit » à Chicago, au coeur du Blues. En gros dix ans plus tard nait Stax Records, à Memphis, un peu avant la Motown (Detroit).
La Stax, comme ses concurrentes, dispose de musiciens « maisons » attitrés, utilisés pour enregistrer les artistes qui n'ont pas de groupe. Ils sont là pour accompagner l'artiste, mais aussi pour faire les arrangements, éventuellement composer avec lui ou pour lui.
A Memphis, ville du sud, le son est plus marqué par le gospel qu'à Detroit ou à Chicago, mais aussi sans doute plus « country».
Mais étonnamment, alors que le sud est souvent jugé plus conservateur et moins enclin à l'intégration raciale, c'est à la Stax que la mixité semble la plus évidente : Ainsi, le « groupe maison » sera composé de Noirs et de Blancs, là où Chess et la Motown resteront très cloisonnés.
Booker T and the MG's donc, c'est avant tout Booker T Jones, espèce de prodige capable très tôt de jouer du piano, des vents (Hautbois, saxo, trombone ;…), donne donc son nom à ce groupe, et il lui donne sans doute un peu plus, tant ses talents de compositeurs sont grands.
Le groupe jouera donc surtout avec Otis Redding, et la mort de celui-ci en 1967, sans donner un coup d'arrêt à la carrière du groupe, réduisit quelque peu le rythme de sa carrière.
Lennon et McCartney affichaient une dévotion pour le groupe, et cette admiration était réciproque ; le groupe « commit » ainsi une espèce d'évocation, de « cover », d'Abbey Road, pour tout dire pas heureuse du tout, et bien loin de la magie des compositions pour Otis Redding, Sam And Dave, Wilson Picket, Albert King, Eddie Floyd… ou The Mar-Keys (Last Night) sans compter également l’énorme Green Onions !!
Les amateurs de Quadrophenia, le film, se souviennent que la bande son n'était pas seulement constitué du génial 'opera rock' des Who, et de la scène mythique où "The Ace", joué par Sting, concentre tous les regards, et l'envie de Jimmy, dans la boite de nuit alors que passe Green Onions. C'est là, dans cette scène, que j'ai découvert Booker T & the MG's.
On a oublié Booker T and the MG's (pour Memphis Group, peut être, mais plus surement pour faire honneur à la voiture du producteur...), et ce ne sont pas les tournées avec Neil Young qui feront oublier les reprises guimauve des titres des Beatles et de bien d'autres. Heureusement, les Blues Brothers et en particulier la volonté de Dan Aykrod et James Bellushi) rendront honneur à ce groupe emblématique !
Parce que Mon Histoire du Rock ne vit pas (que) dans le passé, et a une vision assez rock’n roll du rock pour parfois… en sortir!
Découverte hier soir d’une artiste talentueuse accompagnée d’un groupe qui mêle habilement mood retro, jazz et… electro (un DJ ponctue certains titres de « riffs » au 33 tours martyrisé, pour un effet assez bien vu, en duo avec les cuivres).
Nous, on n'a pas eu droit à cette cover, hier, mais elle vaut le détour:
Caro Emerald fait le show, et la salle (avec un parterre de groupies acquises à sa cause) reprend en chœur et crie à chaque fois que la chanteuse, un brin racoleuse, clame son amour pour Paris, la France, etc, que si elle pouvait elle ferait toute ses tournées exclusivement ici. Ok. Un peu « trop », mademoiselle. Cela étant, sa « fameuse » reprise de Brel (qui après tout était peut être Rock'n Roll lui aussi, si on en croit cette reprise et celle, légendaire, d'Amsterdam par Bowie) en rappel étaye le propos, et il faut reconnaitre que cette cover fait le show.
L’ambiance est rapidement mise par le groupe et la générosité de la chanteuse (le terme vient de l’Ami Didier. L’histoire ne dit pas quelle acception du terme généreuse il choisit pour la qualifier). On est dans une « capsule » de voyage dans le temps baptisée Olympia, transformée en club de jazz à la Cotton Club, et on navigue entre le Chicago des années 40, le Cuba de Batista, les Andrews Sisters côtoient Billy Holiday, mais l’habille mélange compte aussi un brin de hip hop, une pointe de rythmes sud-américains, une once de soul et de blues bref, un étonnant mais joyeux mélange dont on ne peut sortir qu’avec une pêche et un optimise communiqué on ne sait trop par quelle magie, à l’issue de ce show.
La chanteuse, qui crée indéniablement une proximité avec son public, est très bien accompagnée par (« How do you like my band » ) ? son groupe donc.
On sait par la place prise par les cuivres et la (contre)basse, et celle, moindre, de la guitare (le guitariste, discret, manipule sa magnifique Gretsch White Falcon et le Bigsby avec parcimonie et dextérité)., qu’on est plus dans le Jazz que dans le Rock. Mais on sent aussi que ce dernier n’est pas loin, près d’Imelda May et Amy WineHouse, pas loin des Blues Brothers qui ne négligeaient pas, eux non plus, Cab Calloway…
Une modernité rafraichissante dans ce jazz-revival, coup de cœur du moment de Mon Histoire du.. Rock.
Aujourd’hui un coup de cœur pour un groupe de maintenant !!!
La route et les encombrements, parisiens ont beaucoup de talents, dont celui d’user les nerfs de ceux qui les fréquentent…
Mais aussi, voyons le verre à moitié plein, celui de permettre d’écouter tranquillement la radio et de découvrir de nouvelles petites choses.
Hier, par exemple, bien bloqué sur cette magnifique A86 en sortant de l’A1, un endroit parfait pour se livrer à l’exercice ci-dessus, tant il rare qu’il ne soit pas complètement bouché.
Ce doit être un art à part entière, celui de concevoir des routes si propices aux bouchons !!
Bref, hier soir donc, j’ai découvert ce groupe originaire de Barcelone, The Excitements
L’émission dans laquelle j’ai entendu ce groupe (Au secours, c’est du Live, sur Oui FM) étant en direct et demandant à ses groupes invités de faire une cover, j’ai d’abord cru à… une cover..
Allergiques au son Motown, aux 60’s, au Blues fut-il rythmé, passez votre chemin. Autant vous prévenir tout de suite, tout dans le groupe rappelle la bonne vieille soul, du son aux paroles en passant par la gestuelle… ne manquent que les Ikettes pour faire les cœurs.
C’est bien fait, c’est entrainant et c’est habile :
Heureusement, car ainsi la critique pour imitation est évitée : on n’est pas dans la récup’, on est dans l’hommage sincère ! On pense bien sûr à Aretha Franklin, même si la chanteuse semble surtout mentionner Tina Turner.
Pour ceux qui aiment cette époque et cette musique, on a là un groupe qui puise toute son énergie et son inspiration dans la soul et même le gospel, vous l’avez compris, les Blues Brothers ne sont pas loin…
On dit que la jeune chanteuse a vécu, et appris à chanter à l’église : aussitôt les images de la scène de la révélation dans celle du révèrent James Brown nous sautent aux yeux !!!
A suivre donc, avec intérêt : ce groupe pourra-t-il se renouveler dans le genre, le réinventer ???
The Blues Brothers.... Le meilleur film Rock'n Roll? l'esprit de la Soul et du Blues, The Blues Brothers. Ma soeur m'avait dit d'aller voir ce film. J'étais en première - en terminale? Bref, à l'époque les conseils de ma soeur.... Je boudais le film. Comme beaucoup de monde, je m'imaginais un film bouffon, une énième comédie débile vaguement fondée sur un prétexte musical, un Grease, un American Graffiti. Je boudais le film à l'heure des Quadrophenia, Tommy et autres The Wall,. (Promis, finie l'anaphore). Arrivant à Londres, pour deux années mémorables, un copain me poussa à aller voir ce film quand il entendit...ce qu'il y avait sur mes K7... Mais il fallut qu’un soir, alors que nous étions chez des copains de promo, à une soirée, un petit groupe de jeunes Mods anglais tapent l’incruste – Ding dong, We’re just here for a couple of minutes, virent le 33T qui tournait, le remplacent par celui qu’ils trimbalent avec eux (The Blues Brother’s Soundtrack) sans la pochette, piste 4 (ne cherchez pas…) Shake Your Tail Feather du Genius (Ray Charles).
J e crois que je suis allé voir le film en late night le week end suivant. Ce film culte donc, n'en déplaise au Blaise mal à l'aise sur lequel pèse la honte d'avoir boudé le film à ses 18 ans, ce film (de J Landis, qui signera ensuite entre autre le clip de Thriller) est en réalité un hommage ENORME de deux gagmen américains au Blues, et la dernière occasion de voir une prestation (et de la conserver grâce à ce film) de quelques géants du blues: Au départ, il y a le SNL, Saturday night Live, émission de divertissement dont les débuts remontent au milieu des années 70. Canal + s'en inspira forcément pour Nulle Part Ailleurs, tant le duo De Caune - Garcia semble copié sur le duo Dan Aykroyd-James Belushi. Ce duo donc (l'américain) compose chaque soir des sketches, saynètes, déguisés, chansons... Ils créent deux personnages "récurrents", qui prennent vie au long des émissions, les frères Jake et Elwood Blues: Les Frères Blues! Déjà, parmi les musiciens qui accompagnent leurs prestations, des anciens de la maison de disque Stax (Memphis), oui, des anciens de Booker T and the MG's !! Donald "Duck" Dunn, bien sûr, et aussi Steve Cropper. Au fil des soirées où apparaissent les frères Blues, et grâce à la ferveur des deux "frères" pour conserver la mémoire du blues originel, germe le projet de monter un groupe, sortir un disque et tourner... Entre 1978 et 1982, ce sera le succès. Le film, donc, ponctuera cette aventure en 1980, et sera l'occasion de voir en situation (car ils jouent un personnage du film, qui soudain se met à chanter!), une ribambelle de stars de la soul et du blues, la plupart oubliées: cherchez, vous trouverez. Par exemple, Cab Calloway (chef d'orchestre du mythique Cotton Club), inoubliable en concierge du pensionnat, faisant attendre la foule en délire lors du concert final, en reprenant "Minnie the Moucher". Il fut dit-on très surpris qu'on lui demande de faire une version "classique" de son standard, lui qui avait pris l'habitude de la remettre en permanence au gout du jour, version soul, version disco...Cab Calloway, qui fut une star (Hello Dolly, le Cotton Club (le vrai club, pas le film de Copolla, quoiqu’il y fasse me semble-t-il aussi une apparition, Porgy And Bess mais aussi "You rascal You", que Gainsbourg repris avec Schmoll (vielle Canaille)) connut à 72 ans un regain de gloire...
Revoyez ce film, et traquez les stars qui apparaissent ici ou là: ce film est un catalogue vivant du blues, de la soul, de la Motown et de la Stax.... Merci à Dan Aykroyd et James Belushi, pour ce film sur le blues et la soul, ce film blues et soul, ces légendes du blues et de la soul.
En 1982, Belushi sombre de ses démons (drogue), aidé par sa petite amie.
Le second volet des Blues Brothers (2000), sera du coup sans âme, assez pathétique et raté. Mais il fourmille lui aussi de guest stars énormes et oubliés (Gary US Bond!!!! aussi sur les k7 de mes 20ans "I say hey hey hey hey hey", mais aussi Bo Diddley, l'un des pères oubliés du Rock et de son rythme (Diddley Beat, voir les Stones des débuts (Come On, Not Fade Away...)).
Dans le premier opus, une reprise de Solomon Burke "Every body needs someone to love".
Ensuite de quoi, revoyez ces films!
What shall I say about The Blues Brothers that has’nt been said yet? I’d rather, and anyway this is the purpose of this blog, turn around the true, officials facts you’ll read everywhere and recall souvenirs and feelings I (and may be some others) had, at the time this movie came out.
I actually missed the movie at the time of its rehersal. I then arrived in London as a student, and used to share a house in the surburbs. This is not so important as far as the movie is concerned, but there goes the story. One of the guys I was sharing the rent with (Hi Fred, how is it going these days?) said we should go and watch the movie.
This was agreed and planned for next weekend, but first we intended a party on this friday evening. Wait, here is the point!
At a point in the evening, a group of young Mods go ring the bell “Hi there, we just want to come in and share a moment. They come in and take a LP from a bag of theirs. Put the record on the stereo.
Whaou, here we are. The “revelation”. Them blokes face in sort of a circle and dance on “Shake Your Tail feather” the right way, shaking hands, and so on.
I think we went to see the movie down central London the very next evening.
Is It of any mean to tell once again here the story? The Blues Brothers is in the first place a comic duet created by Dan Aykroyd and James Belushi for SNL, to honour the blues glories that were being forgotten at that time. First a joke, the success made them decide to go further and try and gather a band. In which they eventually call former Memphis Group stars (Memphis Group, or MG’s, the studio band used by Mmephis Stax Studio while recording the big big stars (Otis Redding, for instance!!).
After a while comes the idea of a movie, where all the bigger blues and soul personnalities would held a part, come and sing a hit. That’s hos we have a testimony of Ray Charles, Cab Calloway, Aretha Franklin, Bo Diddley, Gary US Bond, James Brown and others…
dans mes "K7-souvenirs": D'abord, "What I'd Say" figurait effectivement sur l'une de ces bandes magnétiques, et, avec Guitar Boogie, l'un des deux morceaux que j'ai appris à jouer à la guitare "sèche" lorsque j'étais lycéen, avant d'abandonner cet instrument pour quelques décennies...
Ensuite, lorsque nous avons abandonné les vinyles pour les CD, une compil du "Genius" figurait parmi les premiers cd acquis....
Aujourd'hui chaque écoute de ce cd ces années nous reviennent en mémoire ....
Enfin, nous avons eu l'immense plaisir d'assister à un concert de Ray Charles, en 1988, donc à la même époque, lors d'une soirée de promotion d'un fournisseur, illustrant un concours où une Ferrari était à gagner. Je n'ai pas gagné la Ferrari, mais bien mieux, on a eu un concert du "Genius", "rien que pour nous" (on était quand même au moins 2000 personnes).
Le secret de sa venue avait été bien gardé, et je me souviens encore de la standing ovation qui lui avait était faite, tous surpris d'apprendre qu'on allait assister à un concert en fin de soirée.
On n’en revenait pas. Ray Charles n’était plus tout jeune, il faisait un concert alimentaire, lui qui avait déjà joué partout, devant tant de grands, dans tant d’endroits mythiques.
Il donna cependant un concert inoubliable, et semblait se donner à fond.
Que raconter de plus sur « the Genius » ? Comme pour pas mal de trucs que j’aborde dans ce blog, des bouquins, des films (celui sur Ray Charles me parait très, très bon et je le recommande), je n’ai pas la prétention d’ajouter quelque chose, de dévoiler un truc, de fournir une analyse pertinente au-delà de ce que j’ai pu ressentir en entendant cette musique.
Ray Charles est intéressant en ce qu’il a établi un pont entre le soul et le rock, rassemblant les deux, et décevant aussi parfois les puristes de chacun des « deux mondes ».
What I'd Say date de 1959. c'est à l'origine une impro de Ray Charles lors d'un concert. Caractéristique, reconnaissable entre toutes, l'intro au piano électrique Wurlitzer...
Le morceau avait été jugé tellement long qu'il a été édité en 2 parties, la seconde, fameuse pour son dialogue avec les Raelettes, mais aussi le public....Il fut interdit sur de nombreuses radios, jugeant obscène ce long morceau qui commençait comme un gospel et se terminant comme un râle érotique et bestial. Quelle époque! Le film qui porte son nom montre bien sa capacité à utiliser les affres de sa vie privé pour en imaginer des titres et des façon de les chanter (ou faire chanter par ses choristes) propres à nous faire vibrer (What Kind Of Man Are You, Hit the Road…)
Je cherche souvent, et ne peux me remémorer quel fut le premier morceau de rock que j’entendais, et qui m’a marqué. Oui, je dois dire que ça me « travaille » souvent. Confusément, je crois que certains titres de Ray Charles évoquent des souvenirs de petite enfance, sans qu’aucune certitude ne me soit permise : aucun indice du genre 33 ou 45 t retrouvé chez mes parents ne me permettent de « résoudre cette énigme ». Des trucs comme I Had a Dream, I Gotta Woman, My Bonnie, pourtant, semblent réveiller quelque chose??
Évidement, j'écris tout ça en écoutant, à chaque fois, les morceaux que je commente. Bine sûr, je reprends souvent le texte plusieurs fois. Et là, aujourd'hui, sans doute parce qu'ayant écrit ce qui précède il y a quelque temps, mon cerveau a continué à chercher « en tâche de fond », me revient un souvenir enfoui depuis longtemps.
Oui, J'ai entendu Ray Charles étant tout petit, à Lille, je devais avoir 5 ou 6 ans maxi. Je vois le salon de l'HLM familial, une jeune fille au pair qui venait nous garder, passait des 45t sur l’électrophone familial, en fumant des clopes, et c'était (sans doute pas toujours) Ray Charles. Je me souviens de ma sœur (ainée) disant « T'as vu ELLE SE DROGUE » car elle fumait, et « faudra pas le dire, hein », disait la minette. Je crois qu’on l’avait « dit », Ray Charles n’est pas revenu.
Bref, le vieux Ray est définitivement un mythe de mon histoire du Rock. Le grand-père toujours souriant que la vie n’avait pourtant pas épargné, semblait toujours optimiste et devoir nous mettre de bonne humeur avec son art… Souvenons-nous également de l'apparition de Ray Charles en prêteur sur gage dans les BluesBrothers op1....
Ray Charles
Now you feel more familiar with the main idea of this blog: not an accurate relation of historic facts about Rock’n Roll culture, but a feeling, my feeling, and memories of the feeling I’ve had while listening to a masterpiece of Rock’n Roll music… Taking as granted the fact that I MUST have had this milestone recorded on a stereotape… Once.
Ray Charles, and Ray Charles’ “What I’d say” surely has a special place in Mon Histoire du Rock. What I’d Say is the first piece of music I tried to play on a guitar, an acoustic one, a theatre accessory in fact, I had used to play in a “rock’n roll adaptation” of a Moliere’s play, at school. The result was such I left the guitar for decades….
I told you Mon Histoire du Rock was not used to give important facts about whatever…. Shall this be a proof of it.
What I’d Say was recorded on a stereotape, in good place with some rock’n roll standards, oldies but goldies, such as Be Bop a Lulla, Johny Be Goode, Hootchie cootchie man, Lucile, Nadine, and other Great Balls of Fire.
Ray Charles issues What I’d Say in 1959; He records what is in fact an impro, played live one day when in trouble with the bar he was playing in, the guy willing not to pay him because he’d not played long enough. The record company had to record it in two parts, because it was too long to stand on one side of a record. Hence part 1, a break, and part 2.
The song was banned from lots of radios, because of sexual healing. The tune started as a godspel, and then turned out to finish as an animal hot and sexfull groan.
Ray Charles drew a line between Soul and Rock’n Roll music, and although he seldom is shown as an iconic figure of rock culture (but by Belushi and Aykroyd’s Blues Brothers), we rock’n roll “kids” owe him so much…
A tout seigneur, tout honneur, juste après la fantasmatique blonde de nos adolescences, c'est aux "Animals" d'Eric Burdon que reviennent en réalité l'honneur des premières pages de ce blog.
De mes premiers souvenirs rockenrolesques, tant je suis sûr que c'est ce son caractéristique, fait de cette voix de bluesman black extraordinaire, ces arrangements d'Alan Price à l'orgue Vox Continental mémorables, auquel je dois le quasi culte que je voue à la musique des 60's, au "British Invasion", au "Mersey Beat"...
Véritable usine à tubes soul, reprises le plus souvent de standards oubliés....: Je crois qu'en 1964, les Animals ont dû sortir à peu près un hit par mois! Comme les Kinks, les Animals sont les autres "perdants" de cette vague appelée la "British Invasion". Avec les groupes US bien sûr, qui furent littéralement écrasés par tous ces groupes anglais venus ré-apprendre aux jeunes américains les racines de leur culture populaire: En reprenant les titres de Bo Diddley, . John Lee Hooker entre autres, que tous étaient en train d'oublier une première fois... La seconde "résurrection" des pères fondateurs du Rythm'n blues sera le fait des "Blues Brothers", 20 ans plus tard...
Ecrasés par les gentils Beatles et les vilains Rolling Stones, au management marketing extrêmement bien fait, (inventé d'ailleurs, car tout était à créer) , les Animals ne passeront pas à la postérité, malgré une dizaine de titres classés à l'époque dans les 'top 20' aussi bien aux US qu'en Grande Bretagne.
Je crois que ma fascination pour les Animals remonte très, très loin, sans que je puisse me remémorer un souvenir précis. Je me souviens en revanche qu'au début des années 80, alors qu'un des 2 groupes était déjà séparé depuis longtemps, et l'un de ses leaders était toujours mort, (Les Beatles ne se reformeront pas tant que J Lennon sera mort, disait Georges "While my Guitar"Harrison), à la question "Beatles ou Stones" je répondais Animals, et quasi personne ne voyait ce que je voulais dire.
Je me souviens très précisément d'avoir vu à la télévision (couleur, chez mes grands-parents, en 1977,j'avais 14 ans) le "clip" de "The House of the Rising Sun" et d'avoir ressenti un frisson "à la madeleine de Proust", me disant: P..! ça me rappelle quand j'étais petit. Je n'ai jamais pu me rappeler ce à quoi se souvenir antérieur se raccrochait...
... Un autre jour, on racontera House of the rising sun.... on reparlera d'Eric Burdon.... The Animals feront l'objet d'autres articles...
To start with (this text is the first real text of the blog, if we forget the “introductions and let me get in the mood” ones before. I found it perfectly obvious that a blog describing my own feeling, my journey into rock’n roll culture, the way I was introduced to it and my first “good vibrations”, had to start with The Animals, with The House of the Rising Sun.
Well, Debbie Harry came first on last weeks post, but, Eric Burdon had to sit here in this place.
In fact, I am convinced that my first steps in Rock’n Roll culture are due to hearing Eric Burdon’s typical bluesman warm and crying voice, as well as Alan Price Vox Continental harmonies. From there comes my forever devoutness to British invasion sound, 60’s sound, “Mersey Beat”…
… And for sure the necessity I felt, when 18, to go and spend some time in the UK.
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The animals, around 1964, are a really amazing hit-making machine: In the period, the Animals record not far from 1 hit per month, The House of the rising sun, When I was young, Ginhouse Blues.. Long is the list. Their inspiration is in Bo Diddley Rithm, John Lee Hooker feeling, and others… Quite like the Kinks, The Animals were not then lucky enought to meet a Brian Epstein, a Andrew Loog Oldham… And thus did dot gain the right to access posterity in the public hears…
I remember “when I was young”, some still used to ask :” are you “Stones” or are you “Beatles”. I used to answer I go for the Who, because the Who were still quiet famous in these times. My true feeling was “I’d go for The Animals”