Le titre de l’album sonne comme un avertissement. La pochette, une promesse. L’album a 40 ans cette année, et le ré-écouter aujourd’hui me ferai presque regretter mon définitif et cassant avis précédemment émis. J’ai souvent dit qu’àprès 1971 et Exile on Main Street, la discographie des Rolling Stones ne valait pas grand chose.
Avec 40 ans de recul, il me semble que Some Girls s’est plutôt bonifié. Enregistré à Paris, lors de longues sessions , qui verront naître également les morceaux des deux album suivants.il est le premier où les figure Ron Wood, au moment ou Keith Richards s’empètre dans l’héroine, les procès… mais l’alchimie avec le jeu de Ron Wood est totale. L’ambiance n’est semble t il pas au top, Jagger et Richards se croisent et s’évitent… Mick Jagger dira qu’il a écrit la plupart des titres: on lui laisse Miss You, qui de mon point de vue fait honte à l’album mais… annonce hélàs le suivant… C’était l’époque des vinyls en couleur, le mien était rouge translucide. Mais c’est vers la pochette que se portait toute l’attention,dans la première version, avec Lisa Minelli, Farah Fawcett et Marylin… Cette mode du vinyl en couleur ne durera pas, et n’apportait à vrai dire pas grand chose. Pour revenir à Miss You, le titre fera une ombre injuste à d’autres titres de l’album, Beast of Burden bien sûr, mais aussi Fareway Eyes, aux accents country hommages à Graham Parson.. Pas à beaucoup d’autres, de Lies à Shatered, en passant par la “reprise” de Just my imagination. Before they make me run, qui évoque les déboires de Keith, sort également du lot, come Some Girl, en étant généreux.
Trois titres pour sauver l’album… bon, Some Girl n’est pas aussi mauvais que je l’ai souvent dit, et pensé. Peut être le dernier, le chant du cygne?
My girl.
Demo version chantée par Mike Barson:
https://www.youtube.com/watch?v=dw7-nEDpmH4
On poursuit le challenge qui consiste à chroniquer chaque titre de One Step Beyond.
Modestement contribuer à faire (re)connaitre cet album comme une pièce maitresse, un jâlon, un must du rock’n roll des années 80.
Du rock tout court.
De Mon Histoire du Rock, de toute façon.
My Girl. Ironie du calendrier, ce titre, sorti sur One Step Beyond en 1979 est en fait publié la première fois en 1978!
Quarante ans déjà!!
Ecrite par Mike “Monsieur Barso” Barson, à l’époque où Madness s’appelle “The Invaders”, à Camden Town… C’est lui qui chante à l’époque ce titre qui a alors comme nom “New Song”…
Mais c’est Suggs qui la chantera sur l’album, et partout ailleurs.
Second titre de l’album, c’est aussi le titre qui positionne Madness en groupe capable de composer des mélodies Pop, s’éloignant (déjà) du strict théorème Ska. Mais aussi capable d’autre chose que de reprises, ska justement, à la sauce 80s.
Pour les spécialistes, et amateurs de ‘song facts’, la structure et le rythme de My Girl ont inspiré Bowie pour Ashes to Ashes. Mais on n’es là pour ça.
Ni pour décortiquer, analyser la structure, 8 bars, ni la caractéristique absence de refrain, marque de fabrique du groupe…
Le morceau n’a pas pris un cheveu blanc, et même si de nos jours, Madness sur scene le démarre “en mode ballade”, ce qui renforce le côté Pop, et l’éloigne du Nutty sound, au moins au lancement, on ne peut pas oublier la version de 1979, clipée dans un pub de Camden Town, Monsieur Barso sur ce vieux piano baltringue qui fera date, le solo de piano mémorable, les ponctuations du saxo.
Sans oublier ce phrasé, et surtout cet accent des faubourgs de Londres, que je finirai par attraper, à force d’à force, au point d’en étonner plus d’un, en arrivant à Londres une paire d’années plus tard par ce cocktail franco/cockney improbable.
My Girl marque, une fois de plus, cet capacité (en dignes héritiers des Kinks, mais je l’ai déjà souligné) à composer, sur 2 à 3 minutes, une petite histoire qui parle à tout le monde.
Ma copine est en rage après moi, je voulais pas regarder le film ce soir.
D’une banalité, faire un tube!
Sur l’album, on sort à peine de la tornade One Step Beyond (certainement jugée usée par certains aujourd’hui, tant elle a masqué par trop de passages radio les qualités de compositeurs et d’interprètes de Madnes…).
On prend aussitôt après, My Girl, faussement plus cool, faussement ballade, mais en réalité tout aussi syncopé et efficace.
La reprise qu’en fera Tracey Hullman, masculinisant le titre (My Guy), ne relèvera pas le gant.
La version des Pet shop boys est à oublier dare dare! Youtube me montre une version d’un groupe (NUMERO6), qui en dehors d’avoir comme fond visuel une photo d’une rangée de maisons de la banlieue de Londres qu’on croirait Boyne Avenue à Hendon, où j’ai vécu, mais on s’en fout un peu, non…
In a lazy mood today, will write the english text soon I promise!
Je n'ai pas encore chroniqué l'album d'AC/DC par lequel j'ai fait connaissance avec le groupe...
....En 1980.
J'ai dû en parler, déjà, rapidement, trop rapidement?
Il faut détailler tout ça.
A ceux qui ont catalogué ce groupe dans la case "hardrock" je préconise une écoute attentive, sereine, au calme, de cet album explosif.
Powerage.
Ecoutez-le…. Vous voyez bien (j'adore ce "écoutez, vous verrez"; Oximore, quand tu nous tiens!) que c'est du blues pur fruit! Je viens de me remettre Sin City en écrivant ce billet.
A 2 minutes 40, l'orage s'apaise, comme dans une saison de Vivaldi. Reste la basse, un soupçon de batterie et ce cher Bon Scott. Puis ça reprend de plus belle.
Comment ne pas bouger la tête dans une sorte de jerk frénétique!!!
Puis vient Rock'n Roll Damnation, que le groupe prêtera à Trust, de l'énergie à l'état pur. Du cri primal, mais maîtrisé, avec, encore une fois, un "break" vers 2 minutes 05.
La voix de Bon Scott est l'un des instruments du groupe, elle se mêle à la perfection aux guitares des frères Young; La preuve? What's Next to the Moon…. On n'arrêtera pas de regretter Bon Scott. Dis, remets What's Next to the Moon…
Ce disque est un marathon couru comme un sprint.
Down Payment Blues…. En vlà, de la basse, en vlà, et pas des moindres. C’est celle de Cliff Williams, qui vient d'arriver à ce poste. On n'est pas dans la fioriture, mais damned, c'est bon. Je monte (encore) le son.
J'avais oublié Down Payment Blues!!. 2'17, petit break. Ça repart très vite. Très fort. Angus y va de son solo, on ferme les yeux et on le voit en duck walk, preuve que l'inspiration elle vient de là, elle vient du Blues.
Ça dure, ça tient, plus de 6 minutes, comme du... Supertramp. Un peu plus fort, un peu plus chaud. Ecoute, à 5'45… Blues.
On ne s'arrête pas. Gimme a Bullet. Boom-Paf? Ouais, mais pas du léger, pas de la demi portion. C'est millimétré, construit, efficace. Presque lent, le tempo. Un slow! Je blague. Ici, pas de break, on n'a pas le temps. Enfin, vers 2'25…
La vache, j'adore cet album. Je me remercie de l'avoir acheté quand j'avais 17 ans. Quel gout parfait! Bravo mon ptit gars.
Up To My Neck in You. On s'énerve! C'est bon. Crie, crie ta rage, qu'elle sorte. Tout le monde à fond, pas de sourdine, on met la gomme. Va-t-il falloir décider qu'un morceau est ici meilleur qu'un autre? 4'13 de bonheur pur, à fond les manettes…
Riff Raff, une joie en concert, passe peut-être un peu moins bien, en conserve… quoique. La plupart de stitres ont été enregistrés en une prise, comme en live ! Le groupe était encore relativement "jeune", et pourtant déjà tout est là, tout est en place! Une intro survoltée de presque 2 minutes, les guitares se mêlent. On a beaucoup vanté Angus, beaucoup moins, à tort, son frère Malcolm qui fait beaucoup plus que de l'accompagner à la rythmique.
Vous doutez encore? Il faut encore vous convaincre que Bon Scott était un Bluesman, un chanteur de Blues? Kicked in the Teeth. Il fait renaître (une fois de plus) le Blues, le réinvente, le survolte. Angus Young le rejoint à mi morceau avant de se presque effondrer à 2'30 pour mieux repartir dans une montée chromatique dont il ne cessera de peaufiner ensuite la force et la grâce. Oui, la grâce.
L'album, certes, moins produit que ne le sera, plus tard, Highway to Hell, est d'une netteté incroyable, mais conserve un aspect "root", brut, brutal, qui ajoute au charme. Il se termine sur Gone Shootin', et après ça vous ne direz pas que c'est pas du blues.
La version européenne (il y avait une version par continent, selon les choix "éditoraux" des antennes locales des maisons de disques), contient un véritable bijou, Cold Hearted Man. J'en illustre le billet. A écouter à fond, bien au calme, les yeux fermés. Les paroles de Bon Scott ponctuent et soulignent le rythme du couple Cliff William/Phil Rudd/Malcolm Young (ménage à 3), rythmique d'une précision démoniaque.
AC/DC a perdu beaucoup plus qu'un chanteur en 1980. Bon Scott était aussi un parolier hors pair.
Haletant, Exaltant, Powerage est un must, pourtant méconnu et délaissé. Such A shame!
Mon Histoire du Rock se devait de célébrer cet album, que je considère comme le meilleur du groupe. D'ailleurs, voyez la liste des titres que l'on vient de parcourir: rien à jeter, tous les titres sont "bons". Très bons. Énormes.
Non?
Si.
Powerage, AC/DC
Ladies and Gentlemen, youngsters, who think Thunderstruck is an old AC/DC song, and Back in Black an antic….
Ladies and Gentlemen, I will have the great privilege of introduce you to the real, the pure, the great AC/DC. The original.
Powerage.
The time of maturity for the Australian band. Here they are. Fifth album. Nothing to throw away.
10 tracks.
Well, on the european issue. The international LP misses “Cold Heated Man”. Such a shame!!!! I was about to call it the best track of the LP.
BUT NO TRACK IS THE BEST TRACK OF THIS LP. They all are.
No hit? All would be hits, but all born too early, and in the shadow of Highway to hell (only 1 year later), and in the sadness of Bon Scott’s death, which suddenly made Highway to hell sadly popular, and in the reverse, eclipsed all previous AC/DC albums…
Who said AC/DC is an heavy metal band? Blues, that is. Pure, good old blues. No “second choice” track…
Down Payment Blues: Hear this! Pure wonder. And then, 2’17, a stop: breathe, before they start again! Angus, his solo and his duck walk: that’s where it all comes from, dear Chuck Berry, they owe you so much, and celebrate you in every song. Whaou, long as a Supertramp song, but, well, a little more nervous, hey! And we love it. I do. WAIT! 5’45…ain’t that pure blues????
Sin City: Used to play this one over and over again. T’was in 1980! It was yesterday.
Bon Scott new how to write songs, and had probably learnt listening to Chuck Berry. He also new to play his voice like he’d played an instrument. His voice is part of the band. Malcom and Angus did right when they asked him to join.
This LP is a marathon, ran as a sprint. Track after track, you wonder if the presure is going to lower….
Damned, I love this LP. Up to my neck…. Poor Bon Scott, this will come soon. And you’ll leave us after only one more LP.
Powerage is rougher, more fresh, too, more “young”, less produced than will Highway to hell be. Of course, the success of the second will leave POWERAGE in the shadow. After Powerage, AC/DC sound will be more produced, studio feeling, FM sounding.
I am of those who regrets that. Think, while listening to POWEAGE: most of the tracks have been recorded once, in nearly live condition: Truth, nerve, spontaneity are at this price!
Kicked in the teeth: Can a blues song be so powerfull? God, I love the Blues. Jesus, I Love Powerage.
Mon Histoire du Rock, like Keith Richards (I love this sentence !!!! ) pretend that POWERAGE is the best AC/DC album.
Let’s say it aagin, Bon Scott was a bluesman. He renews the kind, he is highvoltage blues. Angus gathers him in the middle of the song, before to nealry collapse at 2’30, before to rebirth in a chromatic scale of his secrets, one of the kind he will use, and make better and better, song after song…