Dr Feelgood, Garage Blues Joël, bassiste émérite du magnifique sextet MysterYvan, m’a remis dans les oreilles un groupe que les années 80 m'avaient fait perdre. Merci Joël. Ce groupe avait, avec quelques difficultés au début, pris dans ma K7tothèque la place de The Motors. The Motors, (qu’on connaît en France surtout pour “Airport”, et peu pour d’autres titres un peu plus “épais”, et une Rickenbacker incroyable). Juste après, et dans les bacs du disquaire du coin (était-ce Dany Music avenue de Saint Cloud? Au drugstore de Parly 2?? Ce n’était déjà plus à Maurepas, c’était après 1977…). Dans ces bacs donc, je cherche un Rolling Stones à me mettre sur la platine, un import de Chuck Berry. Le gars du magasin (c’est donc aps à Parly 2) passe un truc fabuleux. DR. FEELGOOD. Ecoute, Blaise, écoute mon gars. Ecoute ce disque 33 tours qui passe dans la boutique… N’oublie pas. Dans 30 ans, un été, à Cabourg, des mecs dans le restau sur la digue joueront She does it right et ça te fera d’autant plus quelque chose que quelques semaines plus tard, Joël te parlera de DR.Feelgood et de son envie de jouer un de leur morceau “pour muscler notre répertoire”. Oui. Oui. Re OUI! Je veux jouer ça, je veux jouer comme Wilko Johnson!!! Non, je ne me souviens pas du titre entendu ce jour là chez ce disquaire. Même pour la beauté du concept (le mec écrit sur son blog qu’il se souvient d’un morceau entendu il y a 30 ans 5 minutes dans une boutique, ça fait Littérature de gare, non?). Roxette? She does it right? Down by the Jetty? Anyway…
Dr.Feelgood, c’était un truc énorme, du blues, bien sûr. Quoi d’autre que du Blues sur Mon Histoire du Rock?? Tu vois ce que c’est le garage rock? Un rock gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant. Eh bien, je décrète ici le Garage Blues, et intronise Dr.Feelgood maitres du genre. Un blues gras, rude, qui parait simple, rugueux mais tellement puissant. Et authentique. Un truc véritablement immense, une alchimie entre la voix de lee Brillaux (et son jeu d’harmonica), et la virtuosité détendue de Wilko Johnson… Non mais, écoutons un peu le jeu de guitare de Wilko Johnson…. La langue française est étrange. On parle de travailler un morceau, travailler l’instrument, mais de jouer de la musique. Alors, jeu, ou travail? Choisis ton camp, camarade! Wilko Johnson JOUE du blues. Ecoutez-le expliquer ses "techniques" de JEU. Qui parle de travail? Mais quelle maitrise, quel talent, quelle générosité! Revenons à Dr.Feelgood, et à un aveu que je vois dois faire: Londres et ses années 80 m’ont fait oublier ce choc reçu chez ce disquaire around 1979. Expliquer comment? Expliquer pourquoi? Vaines explications, prétextes fades, et, surtout, sans intérêt. On va dier que j’étais jeune, épris de sons “nouveaux” et synthétiques, en rejet des instruments traditionnels, même electrifiés, à cordes… du TRAVAIL de l'instrument... Je n'avais pas Internet et n'ai jamais vu JOUER Wilko Johnson en vrai... Bref, Dr.Feelgood est resté rangé, enfoui... dans ma mémoire, au fond de mes oreilles, réveillé cette année grâce à Joël. Merci my Friend. Laissons la conclusion à Wilko Johnson…
The Blues Brothers.... Le meilleur film Rock'n Roll? l'esprit de la Soul et du Blues, The Blues Brothers. Ma soeur m'avait dit d'aller voir ce film. J'étais en première - en terminale? Bref, à l'époque les conseils de ma soeur.... Je boudais le film. Comme beaucoup de monde, je m'imaginais un film bouffon, une énième comédie débile vaguement fondée sur un prétexte musical, un Grease, un American Graffiti. Je boudais le film à l'heure des Quadrophenia, Tommy et autres The Wall,. (Promis, finie l'anaphore). Arrivant à Londres, pour deux années mémorables, un copain me poussa à aller voir ce film quand il entendit...ce qu'il y avait sur mes K7... Mais il fallut qu’un soir, alors que nous étions chez des copains de promo, à une soirée, un petit groupe de jeunes Mods anglais tapent l’incruste – Ding dong, We’re just here for a couple of minutes, virent le 33T qui tournait, le remplacent par celui qu’ils trimbalent avec eux (The Blues Brother’s Soundtrack) sans la pochette, piste 4 (ne cherchez pas…) Shake Your Tail Feather du Genius (Ray Charles).
J e crois que je suis allé voir le film en late night le week end suivant. Ce film culte donc, n'en déplaise au Blaise mal à l'aise sur lequel pèse la honte d'avoir boudé le film à ses 18 ans, ce film (de J Landis, qui signera ensuite entre autre le clip de Thriller) est en réalité un hommage ENORME de deux gagmen américains au Blues, et la dernière occasion de voir une prestation (et de la conserver grâce à ce film) de quelques géants du blues: Au départ, il y a le SNL, Saturday night Live, émission de divertissement dont les débuts remontent au milieu des années 70. Canal + s'en inspira forcément pour Nulle Part Ailleurs, tant le duo De Caune - Garcia semble copié sur le duo Dan Aykroyd-James Belushi. Ce duo donc (l'américain) compose chaque soir des sketches, saynètes, déguisés, chansons... Ils créent deux personnages "récurrents", qui prennent vie au long des émissions, les frères Jake et Elwood Blues: Les Frères Blues! Déjà, parmi les musiciens qui accompagnent leurs prestations, des anciens de la maison de disque Stax (Memphis), oui, des anciens de Booker T and the MG's !! Donald "Duck" Dunn, bien sûr, et aussi Steve Cropper. Au fil des soirées où apparaissent les frères Blues, et grâce à la ferveur des deux "frères" pour conserver la mémoire du blues originel, germe le projet de monter un groupe, sortir un disque et tourner... Entre 1978 et 1982, ce sera le succès. Le film, donc, ponctuera cette aventure en 1980, et sera l'occasion de voir en situation (car ils jouent un personnage du film, qui soudain se met à chanter!), une ribambelle de stars de la soul et du blues, la plupart oubliées: cherchez, vous trouverez. Par exemple, Cab Calloway (chef d'orchestre du mythique Cotton Club), inoubliable en concierge du pensionnat, faisant attendre la foule en délire lors du concert final, en reprenant "Minnie the Moucher". Il fut dit-on très surpris qu'on lui demande de faire une version "classique" de son standard, lui qui avait pris l'habitude de la remettre en permanence au gout du jour, version soul, version disco...Cab Calloway, qui fut une star (Hello Dolly, le Cotton Club (le vrai club, pas le film de Copolla, quoiqu’il y fasse me semble-t-il aussi une apparition, Porgy And Bess mais aussi "You rascal You", que Gainsbourg repris avec Schmoll (vielle Canaille)) connut à 72 ans un regain de gloire...
Revoyez ce film, et traquez les stars qui apparaissent ici ou là: ce film est un catalogue vivant du blues, de la soul, de la Motown et de la Stax.... Merci à Dan Aykroyd et James Belushi, pour ce film sur le blues et la soul, ce film blues et soul, ces légendes du blues et de la soul.
En 1982, Belushi sombre de ses démons (drogue), aidé par sa petite amie.
Le second volet des Blues Brothers (2000), sera du coup sans âme, assez pathétique et raté. Mais il fourmille lui aussi de guest stars énormes et oubliés (Gary US Bond!!!! aussi sur les k7 de mes 20ans "I say hey hey hey hey hey", mais aussi Bo Diddley, l'un des pères oubliés du Rock et de son rythme (Diddley Beat, voir les Stones des débuts (Come On, Not Fade Away...)).
Dans le premier opus, une reprise de Solomon Burke "Every body needs someone to love".
Ensuite de quoi, revoyez ces films!
What shall I say about The Blues Brothers that has’nt been said yet? I’d rather, and anyway this is the purpose of this blog, turn around the true, officials facts you’ll read everywhere and recall souvenirs and feelings I (and may be some others) had, at the time this movie came out.
I actually missed the movie at the time of its rehersal. I then arrived in London as a student, and used to share a house in the surburbs. This is not so important as far as the movie is concerned, but there goes the story. One of the guys I was sharing the rent with (Hi Fred, how is it going these days?) said we should go and watch the movie.
This was agreed and planned for next weekend, but first we intended a party on this friday evening. Wait, here is the point!
At a point in the evening, a group of young Mods go ring the bell “Hi there, we just want to come in and share a moment. They come in and take a LP from a bag of theirs. Put the record on the stereo.
Whaou, here we are. The “revelation”. Them blokes face in sort of a circle and dance on “Shake Your Tail feather” the right way, shaking hands, and so on.
I think we went to see the movie down central London the very next evening.
Is It of any mean to tell once again here the story? The Blues Brothers is in the first place a comic duet created by Dan Aykroyd and James Belushi for SNL, to honour the blues glories that were being forgotten at that time. First a joke, the success made them decide to go further and try and gather a band. In which they eventually call former Memphis Group stars (Memphis Group, or MG’s, the studio band used by Mmephis Stax Studio while recording the big big stars (Otis Redding, for instance!!).
After a while comes the idea of a movie, where all the bigger blues and soul personnalities would held a part, come and sing a hit. That’s hos we have a testimony of Ray Charles, Cab Calloway, Aretha Franklin, Bo Diddley, Gary US Bond, James Brown and others…