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jeudi 2 août 2018

1978, il y a 40 ans... La New Wave


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1978, les débuts de la New Wave!




Il est difficile, en 2018, d’imaginer à quel point la “New Wave” a représenté un souffle de modernité extraordinaire dans ce qu’il est convenu d’appeler la culture Rock. 

C’est aussi relativement difficile, pour ceux qui l’ont vécu, de s’en souvenir. 

Même si au début, le terme recoupe aussi bien la vaque Punk que, bizarrement, les groupes qui s’en distinguent, bien vite la terminologie New Wave désigne tout autre chose: 

Ce qui s’est d’abord auto proclamé ‘Neo Romantic”, et qui, prenant le relais du Glam Rock, se démarque “philosophiquement” de la résignation nihiliste punk: 

Là ou le Punk, constatant que la société doit être rejetée, veut la détruire, vers un autre idéal, la New Wave, sur le même constat, entend “s’amuser quand même puisqu’on va tous y passer”. 

Là ou le Punk tend à délivrer de façon rageuse, violente, dépouillée musicalement voire volontairement brouillonne, un message politique fort et destructeur, la New Wave tend à utiliser la technologie (synthés, boites à rythmes, vocoders..) pour délivrer une musique dansante, commerciale et agréable: 

Même détruire est inutile puisqu’à quoi bon reconstruire? Et surtout quoi? 

Ce n’est plus “hope I die before I get old”, c’est “have fun before we die”. 

Sous des aspects plus mélodiques, ludiques, romanesques, kitch,qui confinent parfois au culcul, la New Wave contient quelque chose de profondément romantique au sens classique du terme: 

C’est le triomphe des sentiments et de l’imagination sur la raison. 

C’est le rejet de l’académisme et de la tradition dans un élan vers ce qui est moderne. 

Certains méprisent aujourd’hui, d’autres… ont toujours décrié, d’autres encore ont oublié que ça avait été un sacré renouveau pour le rock qui, en ce temps là, était bien fatigué et mal en point. 

Oh, il en a vu d’autres, et s’en est toujours remis: à la fin des 50’s, quand il a failli tomber dans l’oubli de la surf et des girls groups, avant d’être relancé par les anglais, mais aussi à la fin des 70’s, puis dans les années 90… 

 Pour en revenir à la New Wave, pour la première fois un courant musical émergeait non pas dans un seul pays, non pas aux USA ou en Grande Bretagne, mais… de façon plus globale, A LA FOIS aux US et en Grande Bretagne, mais aussi en Allemagne - d’ailleurs, l’inspiration New Wave était très germanique, de Kraftwerk (dont on ne soulignera pas assez souvent l’influence... The Model, premier hit New Wave???), à la période Berlinoise de Bowie (quoiqu’en partie vécue… à Hérouville dans le Val d’Oise!! 




Il faut dire qu’une partie des angoisses Neo Romantiques prenaient leur source dans les angoisses de la Guerre Froide, et donc, autour du Mur de Berlin… La scène Allemande est donc particulièrement active (Neue deutsche Welle): Alphaville, Nena, Trio, Falco…. Vous en voulez d’autres? 

Vous vous souvenez de Klaus Nomi?

En fait, la New Wave était née d’un besoin urgent de se divertir “pour oublier”, devant le constat qu’il n’y avait pas d’espoir de changer comme nos ainés l’avait naivement cru. 

Alors, à Londres comme à Berlin, la New Wave s’est mis à rythmer la peur des missiles, du Sida et du chômage. 

Oui, je radotte, j’ai déjà dû le dire. 

Au caractère “international”, fortement européen de cette “vague”, vient s’ajouter une résurgence d’une multitude d’influences, et ça aussi c’est nouveau: 

La New Wave est multi forme, du ska revival au post glam, de la synth pop au “pré-boys bans”, de l’electro funk aux prémices de la techno… Ses influences sont multiples et assumées (World Music, Ska, Funk, rock, Punk et bien sur electro). 

Pour la plupart, les groupes New Wave s’en remirent, dans un désir de se démarquer des ainés (et en particulier du Punk), aux synthés, ce qui fit dire que les groupes à guitare étaient morts (on avait déjà entendu ça au debut des 60’s, hein, M Dick Rowe :) ). 

Mais il n’en fut rien, et beaucoup revinrent aux instruments à corde un peu plus tard…





samedi 16 janvier 2016

David Bowie, Starman...

David Bowie


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J'ai écrit récemment combien je considère T.Rex comme plus représentatif du Glam Rock que Bowie.
Même si je dois à l'honnêteté de reconnaitre que David Bowie est peu présent dans mon panthéon, "Mon Histoire du Rock".  
Je dois saluer cependant l'artiste énorme, le showman visionnaire. 

On ne va pas faire ici un retour sur la carrière, une nécro exacte, pointue, obséquieuse (haha), mais un petit tour autour de ceux de ses titres qui m'ont marqué.

En effet, David Bowie est, entre tous, l'artiste complet et non uniquement musicien, le plus représentatif de l'école artistique britannique, née après la seconde guerre mondiale, qui consista à ouvrir les cours d'art universitaires à l'art moderne, au Pop Art, sous toutes ses formes: sous le vocable "Arts, Music and Design" ces cours intègrent Théatre, mime, arts graphiques.

L'enseignement est très avant-gardiste et pousse les étudiants à explorer toute forme d'expression, y compris bien entendu les musiques populaires. Il est pourtant  parfois difficile de faire la part de ce qui tient du "génie créatif" de Bowie et de celui de ceux (!!!) qui l'entourent: Mick Ronson, avant tout, mais aussi Iggy Pop, Tony Visconty, Brian Eno, et tout eux auprès desquels il puise, d'une période à l'autre (Kraftwerk, le Velvet, et même notre Claude François indirectement, puisque ce titre lui inspire, par dépit (de n'avoir pas obtenu le contrat d'adaptation en anglais) utilisera al base mélodique pour "Life on Mars")
A ce titre les britanniques ont toujours eu un esprit beaucoup plus ouvert, sans frontière entre art populaire et art "intello", variété et pop, etc. Je me souviens et l'ai déjà raconté, que dans les années 80 une de mes amies suivait ce type de cursus à l'Université de Norwich, et l'un de ses sujets d'étude était l'œuvre de Mike Oldield "Tubular Bells" écrite par celui-ci 5 ans avant à l'age de 17 ans…


En hommage à ce grand nom de l'histoire du rock, le premier morceau qui m'ait marqué à sa sortie au point que je me souviens très précisément de moments (la fameuse madeleine de Proust) associés à ce morceau sublime, est Ashes to Ashes, sortie en 1980. On préparait le BAFA dans la triste ville de Lievin, Ashes to Ashes était je crois le slow qui peuplait nos soirées, nous cherchions tous à séduire une nana qui semblait préférer ses propres copines, et nous ignorait copieusement. Le clip qui accompagnait le morceau, que je ne découvrirai que dans l'année qui suivi, préparait la New Wave et voyait apparaitre un gars dont on reparlerai et qui aller marquer l'époque: Steve Strange. Bowie quittait le Glam et les 70's pour inaugurer les années 80.

C'est ensuite China Girl qui vient à ma mémoire; titre de 1977 écrit pour et par Iggy Pop, à Hérouville, revisité en 1982, j'en ai déjà parlé ici. Paru sur  l'album Let's dance, je vais donc m'attarder deux minutes sur le titre éponyme. C'est probablement  l'un des titres et des albums les plus faciles, les plus "commerciaux" comme on dit par chez nous, les moins créatifs de Bowie, mais c'est aussi à l'époque un énorme succès, et la preuve que l'artiste est décidément à l'aise dans chacun des styles qu'il décide d'apprivoiser. C'est aussi celui ma période londonienne…

Mais la période la plus innovante dans son œuvre, précède tout cela: en particulier la période Ziggy Stardust, mais aussi Hunky Dory (Life on Mars) Station to Station (TCV15), la suite et les années 80 me paraissent nettement moins étonnantes et innovantes. 
On trouve dans chaque album au moins un titre marquant, mais je n'arrive tout de même pas à porter Bowie au rang auquel le mettent ses inconditionnels.


Il reste que Bowie était sans conteste un maitre dans l'art de se mettre lui-même en perspective, de conceptualiser sa création au-delà de la seule composition musicale. Est-ce Bowie ou Ziggy Stardust? La mise en abime est gigogne, de David Jones à Aladin Sane… au point de mêler au plus profond le personnage et sa création. La sortie de son dernier album, deux jours avant la mort de l'artiste, semble évidement devoir être rapprochée de la fin décidée de ses multiples personnages…

Pour finir, David Bowie admirait Jacques Brel, et fit d'ailleurs de la traduction d'Amsterdam par Mort Shuman l'un de ses titres favoris; Il chercha dans les années 70 à rencontré Brel à Paris. Ce dernier aurait, dit-on écarté cette demande pour des "raisons" pas tellement à l'honneur gars...  l'ouverture d'esprit ne semblaient pas le fort du bonhomme... Rumeur? Réalité? Who knows...


dimanche 5 avril 2015

Au Bonheur des Dames, Oh, les filles, 1974 entre Rock et déconne, ou si le rock était dérision de lui-même,

Au Bonheur des Dames

"Oh les filles, oh les filles, elles me rendent marteau"




Voilà bien un titre… rock’n roll. 

C’est bien connu, le rock, c’est la rebelion adolescente, la musique, les sensations fortes souvent à base de voiture rapide, et les filles.

Oh les filles, donc. Titre qui semble débarquer en 1974, en même temps donc que Coluche, Renaud, et… Giscard d’Estaing.

Ramon Pipin ne sera pas très loin de Coluche, et de Renaud, collaborant avec lui sur pas mal d'albums. (et pas les moins bons!)

Groupe bizarre que cet « Au Bonheur des Dames », composé d’hurluberlus comme semble en produire l’époque (peu après les Martin Circus).


Le premier 33 tours « Twist » montre un savoir faire dans les différents styles qui gravitent autour du rock : Du Surf Rock (Ramses), au Twist, rockabilly, presque même hard rock (Ego-Dames) et une dérision certaine qui fait penser à un « coup » rigolo plus qu’à une intension de durer.

Les pseudonymes choisis par les membres du groupe ne laissent pas de place au doute, non plus que l’acoutrement scénique, qui montre une tentation Glam Rock, et le texte qui présente le groupe, au dos de la pochette. Le groupe trouvera une prolongation quelques années plus tard avec Odeurs, non moins porté au délire.

Le disque enchaine reprises (Twist à Saint Tropez) et créations ((Ego Dames, l’Ile du Bonheur), avec un talent certain.


La lecture des pages consacrées au Château d’Herouville nous apprend que l’album a été enregistré là-bas.

On sait (et si on sait pas, on peut aller voir les pages de ce blog qui en parlent, ou les liens que je mets sur le nom de ce lieu !) que le Château d’Herouville est un des rares lieux français mythique de la musique populaire et du rock :


Eh bien Twist a été enregistré là-bas. Les hasard font parfois des recoupements étonnants, puisque le titre phare, et qui fera le succès de l’album et du groupe, est en fait une reprise d’un groupe tombé dans l’oubli, les Pingouins… Non sans ajouter à ce titre un couplet parodique et une chute à ralonge sous forme de rappel ‘ben qui c’est qui a dit de s’arrêter ? »

Contemporain des « ainés », Chaussettes noires et autres, les Pingouins auront un succès en reprenant « Sugaree », traduit en « Oh les filles… ».


L’ingénieur du son qui officie aux consoles à Hérouville est Dominique Blanc Francard qui n’est autre que l’ancien batteur des Pingouins…Le monde est petit !!!!!






dimanche 24 novembre 2013

Elton John au château d’Herouville

Elton John


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qui a sombré dans la variétoche mais fur en son temps assez rock'n roll et plein d'auto dérision. Il est vrai qu'outre manche, la distinction pop/rock/variété n'existe pas et... c'est tant mieux.

J'avais ça aussi, sur mes K7, Elton John .... Rocketman!

Tout le monde se moquait déjà de lui en, 1974, et lui le premier... Regardez le film Tommy, où il tient le rôle du Pinball Wizard, son accoutrement est une auto-satire qui montre à quel point ce type génial ne se prend pas au sérieux !!!

Pourtant, derrière ce personnage quasi clownesque, showman abandonnant le rock psychédélique pour la variété, qui deviendra le jet-seter apprécié de la Couronne britannique ET ami néanmoins de la would-be mythique princesse, il y a un immense mélodiste, pianiste hors pair (et pianiste patenté, 1 er prix de la Royal Academy svp).

J'ai déjà dit son talent sur un extrait du concert à Moscou (rappelons-nous que Sir Elton est le premier artiste de rock à aller jouer « là-bas » en 1979, et expliqué le détail pour vous. 


Ici, on le voit en session d'enregistrement pour l'un des titres de ce magnifique album qu'est GYBR, Goodbye Yellow Brick Road (Ecoutez l’album, pas un seul morceau à jeter, du vrai rock, explorant différentes facettes du genre, pas de la variété, faisant mentir ceux qui collent sur ce type extraordinaire cette minable et méprisante étiquette).

Cela étant, mais on en reparlera car ce grand Homme mérite qu’on y revienne, même quand il cèdera à la « facilité » (fésé-le, vous..) du son FM, de la « variété », au cours des années 80 qui ont vu tant de choses s’affadir, ce qu’il composera sera encore du grand Elton John (Single Man, puis ‘’I’m still standing », qu’on chantait à tue tête dans les rues de Londres, tôt le matin en sortant de soirées…)

Enregistrement, donc, dans ce qu'il appelait Honky Chateau, car c’est lui qui donnera ce surnom à ce studio résidentiel, l’un des premiers du genre, qui garde pour une poignée de connaisseurs une aura fabuleuse et le triste parfum nostalgique des belles choses disparues… le Chateau d'Herouville (pas loin de Pontoise, Magny en Vexin, Gisors.. Si j'avais su ça en 1978/1982!!!), "château" mythique dès lors qu'on veut parler de Rock'n Roll en France, et pas seulement de Rock'n Roll.

Charlie Watts fit beaucoup pour la renommée du lieu, puis vint Elton John, qui va y enregistrer 3 albums mémorables, T-Rex, Higelin, Gratefull Dead, Bowie, la liste est longue, longue…La fille de Michel Magne (Le fondateur des studios, mais aussi grand compositeur de musiques de films… Les Tontons Flingueurs, par exemple (mais pas "Ne nous fâchons pas dont j'ai déjà parlé)) dit qu'on entend toujours Elton John chanter dans la cour abandonnée….

Cet endroit mythique, laissé aux mauvaises herbes, et que la rumeur, comme un mauvais « running gag », relance périodiquement, promettant la reprise, la restauration, la relance, le renouveau, contient toujours, car des photos le montre, le fameux piano dont joua Sir Elton…

(Pour en savoir plus sur ce chateau mythique, voir la page FB du chateau d'Herouville, on voit EJ enregistrer Candle in the wind, et c'est magique)


vendredi 15 novembre 2013

Le Rock progressif

prog rock...


Rock planant, 




llustration video-sonore modifiée grâce à l'aide éclairée d'Alain. Merci de ton soutien.

C’est des courants du rock que je connais le moins, étant plus attiré par le rock rythmé et furieux, le cri primal cher à Iggy Pop

Sauf à considérer Krafkwerk, Alan Parson’s Project comme issus de ce courant, j’avoue ne pas être très pointu sur Genesis ("Supper's Ready, 23 minutes..., Emerson Lake And Palmer, Marillion ou Magma, (avec les paroles dans une "langue" bizarre, issue d'un rêve de Christian Vander...Herouville n'est jamais très loin) ce dernier étant à mon goût le summum du casse pied..

Je me souviens d’avoir acheté, sans doute entre 1977 et 1980, à la braderie de Lille et pour quelques francs, deux 33 tours de Yes (ainsi que deux de Status Quo, preuve d’éclectisme…). Les pochettes étaient extraordinaires, je me souviens de celle de « Fragile », l’autre devait être « Close to the Edge » : Je trouvais, je trouve encore, ces exercices de style trop « free jazz » à mon goût, et reste peu réceptif aux 18 minutes de logorrhées dont cet album, mais aussi ceux de Magma, de Jethro Tull (la célèbre « Bourée » qui a bien failli illustrer ce billet, inspiré par une suite de Bach, était pourtant assez bien vue, ou, sur le même album, "We Used to Know", que les Eagles ont visiblement écouté avant d’écrire Hotel California !!), sont de « bons » exemples, comme les premiers Pink Floyd (dont le nom n'évoque absolument pas un flamand rose, évidement)…

Ce courant, et ses groupes les plus emblématiques, renaitrons de leurs « cendres » dans les années 80, et adouciront leur propos dans une démarche plus accessible, au premier rang desquels ledit Pink Floyd, dès « Dark Side Of The Moon », (à vrai dire dès que ce pauvre Syd Barett s’éloignera), mais aussi plus tard, Yes, (années 80 : "Owner of a Lonely Heart"), Genesis (Abacab) Tiens, un batteur qui chante…), rendront enfin le genre populaire et…. Audible : Genesis étant probablement le plus fidèle à ses origines et le plus habile à démocratiser le genre sans en dénaturer (trop) le propos : Pink Floyd avec The Wall étant à mon avis, à l’inverse, une démarche plus commerciale (tendance rock FM) et moins « pure », un peu comme Yes et son « Owner….. », très, très, très marqué 80’s…

D’autres pourront ainsi suivre ce courant « neo-prog-rock » , comme Marillion, mais aussi, d’une certaine façon Mike Oldfield, dont les premiers albums sont à mon avis remarquables, et dont on reparlera.


Mais les genres se mélangent parfois, et Deep Purple, trop souvent marqué, étiqueté, groupe de Hard Rock, est à l’origine très proche du prog rock : ré-écoutez « Child in Time », ou le premier album du groupe, pour en être convaincus !!! Et même sur le très rock « Machine Head », « Lazy » morceau magnifique, est de toute évidence une rechute prog-rock du groupe, extraordinaire (et en plus mon cher cri primal du rock y est : parfait). Tiens, j’arrête là sur Lazy, j’en parlerai un autre jour, ça vaut le coup.


Ne serait-ce que pour ne pas voler la vedette de ce post à Genesis, qui reste assurément un, le symbole du groupe prog rock ayant traversé le temps avec panache.

dimanche 4 août 2013

China Girl David Bowie, Iggy Pop...


CHINA GIRL

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Qui n'a pas fredonné ce tube des années 80: 

China Girl...
Tube des années 80, l’un des deux qui marquent le retour de Bowie surfant opportunément sur la New Wave.

Après tout, il avait anticipé le style et peut donc passer pour un précurseur des Néo-Romantics, new wave, cold wave, et de la mode androgyne des 80’s...

L’autre titre est bien entendu Let’s Dance, mais là n’est pas le sujet.

Bowie, « star incomprise » des années 70, adulé par quelques « happy few ». Pour ma part j’ai toujours trouvé un peu snob ceux qui le montaient en épingle…

Au début des années 80, il revient donc, d’abord avec le fameux « Ashes to Ashes »... C'est LE slow de 1980, espèce de comptine faisant référence aux personnages de ses « concepts albums », ce titre apparait comme une volonté de tourner la page des années 70 : Bowie le décrit comme une épitaphe aux années hippies… Bien plus qu'Angie ou Hotel California, c'est l'usine à drague de l'époque!!

Arrive donc le Bowie-New Wave, visiblement très à l’aise au milieu des plus jeunes mais aussi grimés que lui.

China Girl semble lui « aller parfaitement », et pourtant…

...Ce titre est une reprise… d’un morceau d’Iggy Pop!!!!

Bowie a produit "L'iguane' dans les années 70 (en 77, précisément, à l’ époque où ce dernier était près de sombrer dans les démons « traditionnels » (sex& drugs &…). Vivant comme un clochard, addict à l’héroine, le « Parrain du Punk » est au plus mal. Bowie le tire d’une déchéance certaine, l’entraine en tournée à Berlin, et produit ses albums, dont "Low", où figure « China Girl ». Curieuse "alliance" que celle du dandy du rock, clean parmi les clean, et du plus destroy des destroys...

Pour être franc, la version d’Iggy Pop n’est pas terrible… en tout cas, très très grunge, très garage, très brute.

La version de Bowie, à minima, rappellera ses 18 ans à ma gégégénération.. « Détail » pour fans de guitaristes d’exception, c’est Stevie Ray Vaughan qui tient ‘le manche’ !!

Mais qui est cette China girl « oh baby just you shut your mouth…. ». Eh bien voilà, vous allez voir, le monde est tout petit:

La version d’Iggy Pop est enregistrée… en France, dans les mythiques studios du mythique Château d’Hérouville (95), où Bowie avait ses habitudes. Parmi les « locataires/squatters », la « famille Higelin », c’est-à-dire M Jacques « eh, c’est le Concorde hahaha » Higelin, Madame Sa Dame (Kuelan Nguyen de son vrai nom), et sans doute leur fils mais bon.


C’est là qu’Iggy tombe raide dingue de cette jeune femme, lui fait une cour assidue et suffisamment lourdinque pour qu’elle l’envoie gentiment balader « she says shhhhhhhhhh ».

…Non mais.

Il en reste une chanson plutôt sympa, quelque chose me dit qu’un groupe de vielles pierres pourrait être tenté par une reprise…



mercredi 3 avril 2013

Jacques Higelin....... Champagne!!!!

Jacques Higelin est-il Rock'n Roll?


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Peut-on évoquer Jacques Higelin dans une histoire du Rock ? ????

Dans MON HISTOIRE DU ROCK, on peut,

je peux.

Higelin, maintenant plus très jeune homme, je l’ai vu ce week end excellent acteur dans un film qui m’a « pris », alors que je n’étais pas à priori client du genre.

Le film, Japelou, raconte une histoire pas faite pour me passionner, mais un reste de galanterie me fît accompagner Madame Ma Dame, et je ne le regrette pas.

Higelin donc, joue peu, mais joue bien.

Pour revenir à mes k7... En 1979, Jacques Higelin nous sidère avec "Champagne Pour Tout Le Monde".

Références à Charles Trenet, pêche incroyable, univers surréaliste, et plein d'humour, sens de l'improvisation, de la scène.

Ce mec est à la fois une pile électrique, un show man exceptionnel (voir si ça traine quelque part la vidéo de « Hold Tight » en public aux Francofollies de La Rochelle (en ? 1981 ?)), performance après la pluie, fatigués, énorme.

On dirait qu’il ne compose que pour donner sur scène. Bruel ( Patriiiiiiiiick) dit que c’est en voyant Higelin sur scène à La Rochelle qu’il a eu envie de faire ce métier, et qu’il a écrit son « Casser la voix », en hommage, scié qu’il était par un tel charisme, une telle pêche, un tel enthousiasme communicatif. Faut dire, voyez-le en live, ça donne. Mais même en studio, le gars semble habité, hilare, survolté, joyeux.

Enregistré à Hérouville, où il résidait (squattait ? d’une forme hyppie de squat accepté par les maitres du lieu) avec femme et enfants, cet album ( qui donc n'était pas sur une k7...) a été un des rares français à tourner en boucle sur ce qu'on appelait une chaine hifi, ma chaine hifi.
Quand il s'écrie "c'est le Concorde", il le crie de la cour de ce château, en fait une grosse demeure, siège des mythiques studios de Michel Magne, premiers studios résidentiels d’Europe, vite devenus le MUST pour tout un tas de rock stars, après un bouche à oreille fait par Charlie Watts, le batteur des Stones venu en ami au temps d'Exile On Main Street.


« Hahaha, C’est le Concorde !» donc, s’ébahit-il, ( intro de "Vague à l'Ame" en voyant le point bruyant et déjà mythique (lui aussi) dans le ciel au début d'une prise de son en plein air(car Herouville est "sur la route" aérienne du Paris Rio, ce que je savais déjà à l’époque, puisque nous venions « à la campagne" non loin de là, à Gisors.





Il faudra reparler d’Hérouville, en même temps que d’Elton "Honky Chateau" John par exemple)...

En fin de compte, il est rock'n roll, Monsieur Higelin, non? Lalanne pleurait déjà, Higelin se marrait, et c'était l'essentiel Les filles préféraient Lalanne, ça nous faisait bien chier, parce que déjà, se plaindre faisait intello, rigoler semblait la démonstration d’une imbécile insouciance, et moi j'aimais bien ça:En attendant on restait entre mecs, à écouter Higelin et d’autres clowns en espérant rester jeune longtemps: Lui, qui est notre ainé, a réussi. Et nous???

Champagne pour tout le monde!!!!!



vendredi 22 mars 2013

Et sur la cassette, il y avait ça.... (Blondie - Debbie Harry)

Blondie, 


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ah, Blondie...





Très, très glamour.

Je me souviens de l'émission Feed Back, de Bernard Lenoir, juste, tout juste avant les "radios libres", qu'on écoutait religieusement, à l'affût des nouveautés dont on pourrait parler le lendemain "au bahut". Il me semble que l'émission en question était co-animée par Patrice Blanc-Francard (dont le frère était ingénieur du son au mythique studio d'Hérouville).

Bref, on a beaucoup dit que la new wave et la scène rock des 80's devait tout en France à la FM, aux "radios libres", à l'RFM de l'époque... Je ne suis pas spécialiste de l'histoire de la FM, et vous recommande si le sujet vous intéresse le blog "Le Transistor", dont l'auteur maitrise le sujet.

Je me souviens de Feed Back, à chaque fois que j'entends Eruption de Van Halen 'c'est à dire pas très souvent) mais aussi Debbie "Blondie" Harry, Lavilliers, Joe Jackson (qu'est-il devenu?) et tant d'autres.



Un soir, dans le poste à Modulation de Fréquence posé dans la cuisine, "ils avaient passé" Atomic...

On avait été scotché! Et le lendemain, au bahut, on n'avait parlé que de Blondie, à qui irait en premier chez le disquaire, chpoer un album, l'écouter...