Parce que Mon Histoire du Rock ne vit pas (que) dans le passé, et a une vision assez rock’n roll du rock pour parfois… en sortir!
Découverte hier soir d’une artiste talentueuse accompagnée d’un groupe qui mêle habilement mood retro, jazz et… electro (un DJ ponctue certains titres de « riffs » au 33 tours martyrisé, pour un effet assez bien vu, en duo avec les cuivres).
Nous, on n'a pas eu droit à cette cover, hier, mais elle vaut le détour:
Caro Emerald fait le show, et la salle (avec un parterre de groupies acquises à sa cause) reprend en chœur et crie à chaque fois que la chanteuse, un brin racoleuse, clame son amour pour Paris, la France, etc, que si elle pouvait elle ferait toute ses tournées exclusivement ici. Ok. Un peu « trop », mademoiselle. Cela étant, sa « fameuse » reprise de Brel (qui après tout était peut être Rock'n Roll lui aussi, si on en croit cette reprise et celle, légendaire, d'Amsterdam par Bowie) en rappel étaye le propos, et il faut reconnaitre que cette cover fait le show.
L’ambiance est rapidement mise par le groupe et la générosité de la chanteuse (le terme vient de l’Ami Didier. L’histoire ne dit pas quelle acception du terme généreuse il choisit pour la qualifier). On est dans une « capsule » de voyage dans le temps baptisée Olympia, transformée en club de jazz à la Cotton Club, et on navigue entre le Chicago des années 40, le Cuba de Batista, les Andrews Sisters côtoient Billy Holiday, mais l’habille mélange compte aussi un brin de hip hop, une pointe de rythmes sud-américains, une once de soul et de blues bref, un étonnant mais joyeux mélange dont on ne peut sortir qu’avec une pêche et un optimise communiqué on ne sait trop par quelle magie, à l’issue de ce show.
La chanteuse, qui crée indéniablement une proximité avec son public, est très bien accompagnée par (« How do you like my band » ) ? son groupe donc.
On sait par la place prise par les cuivres et la (contre)basse, et celle, moindre, de la guitare (le guitariste, discret, manipule sa magnifique Gretsch White Falcon et le Bigsby avec parcimonie et dextérité)., qu’on est plus dans le Jazz que dans le Rock. Mais on sent aussi que ce dernier n’est pas loin, près d’Imelda May et Amy WineHouse, pas loin des Blues Brothers qui ne négligeaient pas, eux non plus, Cab Calloway…
Une modernité rafraichissante dans ce jazz-revival, coup de cœur du moment de Mon Histoire du.. Rock.
qui a sombré dans la variétoche mais fur en son temps assez rock'n roll et plein d'auto dérision. Il est vrai qu'outre manche, la distinction pop/rock/variété n'existe pas et... c'est tant mieux.
J'avais ça aussi, sur mes K7, Elton John .... Rocketman!
Tout le monde se moquait déjà de lui en, 1974, et lui le premier... Regardez le film Tommy, où il tient le rôle du Pinball Wizard, son accoutrement est une auto-satire qui montre à quel point ce type génial ne se prend pas au sérieux !!!
Pourtant, derrière ce personnage quasi clownesque, showman abandonnant le rock psychédélique pour la variété, qui deviendra le jet-seter apprécié de la Couronne britannique ET ami néanmoins de la would-be mythique princesse, il y a un immense mélodiste, pianiste hors pair (et pianiste patenté, 1 er prix de la Royal Academy svp).
J'ai déjà dit son talent sur un extrait du concert à Moscou (rappelons-nous que Sir Elton est le premier artiste de rock à aller jouer « là-bas » en 1979, et expliqué le détail pour vous.
Ici, on le voit en session d'enregistrement pour l'un des titres de ce magnifique album qu'est GYBR, Goodbye Yellow Brick Road (Ecoutez l’album, pas un seul morceau à jeter, du vrai rock, explorant différentes facettes du genre, pas de la variété, faisant mentir ceux qui collent sur ce type extraordinaire cette minable et méprisante étiquette).
Cela étant, mais on en reparlera car ce grand Homme mérite qu’on y revienne, même quand il cèdera à la « facilité » (fésé-le, vous..) du son FM, de la « variété », au cours des années 80 qui ont vu tant de choses s’affadir, ce qu’il composera sera encore du grand Elton John (Single Man, puis ‘’I’m still standing », qu’on chantait à tue tête dans les rues de Londres, tôt le matin en sortant de soirées…)
Enregistrement, donc, dans ce qu'il appelait Honky Chateau, car c’est lui qui donnera ce surnom à ce studio résidentiel, l’un des premiers du genre, qui garde pour une poignée de connaisseurs une aura fabuleuse et le triste parfum nostalgique des belles choses disparues… le Chateau d'Herouville (pas loin de Pontoise, Magny en Vexin, Gisors.. Si j'avais su ça en 1978/1982!!!), "château" mythique dès lors qu'on veut parler de Rock'n Roll en France, et pas seulement de Rock'n Roll.
Charlie Watts fit beaucoup pour la renommée du lieu, puis vint Elton John, qui va y enregistrer 3 albums mémorables, T-Rex, Higelin, Gratefull Dead, Bowie, la liste est longue, longue…La fille de Michel Magne (Le fondateur des studios, mais aussi grand compositeur de musiques de films… Les Tontons Flingueurs, par exemple (mais pas "Ne nous fâchons pas dont j'ai déjà parlé)) dit qu'on entend toujours Elton John chanter dans la cour abandonnée….
Cet endroit mythique, laissé aux mauvaises herbes, et que la rumeur, comme un mauvais « running gag », relance périodiquement, promettant la reprise, la restauration, la relance, le renouveau, contient toujours, car des photos le montre, le fameux piano dont joua Sir Elton…
(Pour en savoir plus sur ce chateau mythique, voir la page FB du chateau d'Herouville, on voit EJ enregistrer Candle in the wind, et c'est magique)
Elton John - HEROUVILLE HONKY CHATEAU,
Reading today (JAN, 2017) the french part of this post, I admit it is a little bit unproductive as for the webranking to mix in one text Elton John and Herouville studio… I don’t care, would Si Elton say. Neither do I.
The fact is I regret this post does not give its right place to Elton John, and particularly his trilogy (Honky Château, Don't Shoot Me I'm Only the Piano Player, Goodbye Yellow Brick Road) were recorded at the mythic studio Chateau d’Herouville near Paris, France… and this was in the text a digression I could not really avoid, nor could I escape from it to come back to Elton’s records. Herouville, created by a fantastic film soundtrack composer, “discovered” (as far as Rock’n Roll is concerned) by Charlie Watts, and well adopted by… close to every rock star, from Bowie to Gratefull Dead, T-Rex, Bee Gees, Cat Stevens, Uriah Heep, Fleetwood Mac, Marvin Gaye, Nina Hagen, Sham 69…..
As a matter of fact, Elton john was, in the 70’s, a very prolific rock singer, close to T Rex and, Glam Rock so close that he mocked himself in his Tommy “Pinball Wizard” participation. A bit sadly, we saw Elton John, in the 80’s, turning his back to rock’n roll and run into pop songs, easy listenning with no hope of return…
I often talk to youngsters about the Elton John I discovered around 1976/78, finding somewhere a Goodbye Yellow Brick Road LP (actually issued en 1973..), and couldn’t atke my ears out of it. A pure psychedelic front cover, a fantastic 11 minutes intro, and then a cataclism of 17 absolutely fantastic titles, no one to get rid off. It seems that Elton John gives here a show of his talent in creating great songs in every different style: Reggae, Rock, Glam, Psychedelic…… fantastic.
He who thinks Elton John is not a rock singer, is requested to pay a close attention and listening to GoodBye Yellow Brick Road…
The video I choosed for an illustration of this post shows Elton John during a recording session in Herouville “Honky Chateau”.