dimanche 1 novembre 2015

Supertramp Even in the quietests moments

Even in the quietests moments

Even in the quietests moments
Pochette du 33 Tour Even In The Quietests Moments

Supertramp





En décalage total avec l'évènement, j'optais chez le disquaire pour 'Even In the Quietest Moments", quand tout le monde se ruait sur "Breakfast in America" et sa pochette figurant un Manathan en tasses à café et petites cuillères. 

Le piano dans la neige qui ornait Quietest m'avait sans doute fait de l'œil, et, la première écoute m'avait emballé. 
Qui se souvient qu'alors: 

- On achetait des DISQUES
- Chez un DISQUAIRE 
- Ces disques avaient une pochette, un carré d'environ 30x30 cm véritable œuvre graphique (parfois complètement nulle). 
- Chez le disquaire, on pouvait écouter les disques. Ce dernier point est un immense paradoxe quand on sait que les disques étaient fragiles, se rayaient à la moindre mauvaise manipulation. 
Mais tu le sais, tout ça, puisque la mode revient du vinyl et de sa fragilité. 

Supertramp avait pour habitude de composer, sur chaque album, un morceau "long", un format peu propice à la diffusion radio et qui n'arrangeait rien pour la notoriété du titre en question. 
Le piano mis en exergue sur la pochette est en effet à l'honneur sur ce 33 tour: intro de Lover Boy (et lead tout au long du moreau), titre lui aussi assez long et construit dans un crescendo qui apporte une tension renforcée par le temps mort avant la coda accélérée. Ballade triste (et un brin geignarde) Babaji, suivi d'un titre contrepoint, toujours au piano,From now on. Tout ça avant LE titre phare, et fleuve commeon l'a vu: Fool's Overture. Plus de 10 minutes, c'est pres de 5 fois plus long que ce que les radios tolèrent. C'est aussi beaucoup plus court que les titres des prédécesseurs du prog rock, auxquels Supertramp font référence. Là encore le piano est au centre de la composition, mais les "samples" et collages d'enregistrements (Big Ben, extrait du discours de Churchill lors de l'entrée en guerre du Royaume Uni), avant que la basse ne lance véritablement le morceau alors que le piano se transforme en synthé, accentuant le sentiment de folie et d'oppression. Puis arrive la section cuivres, au paroxysme de tension du morceau. On est à la moitié du morceau, et c'est très exactement à 5 minutes 26 que commence la partie chantée. Puis le chant s'arrête pour un solo de cuivres, avant que le rythme s'accélère pour un dernier couplet rapide et tendu.