samedi 1 mars 2014

Safety dance Men Without Hats, 1982

Alors voilà, 1982, on arrive à Londres. Banlieue nord ouest précisément.


The Safety Dance, Men without hats..
Wood Green, dans une résidence universitaire qu’on se dépêchera de quitter pour, bien avant l’auberge espagnole, colloquer une maison typique de banlieue avec son bow window, ses pièces minuscules ses fenêtres sans volets et sa porte d’entrée intégralement vitrée.

A Hendon, NW5. Non loin de Finchley, 'fief' de Madness. Dans le Middlesex

Middlesex, ça nous faisait marrer, surtout l’endroit où on allait en cours, un « Polytechnics », en gros l'équivallent de nos universités.

Le « Student Union » vendait des fournitures estampillées du nom de l’école, on avait des classeurs "Middlesex Polytechnics" desquels on cachait el Middle et le Poly, très drôle.

On arrive donc à Wood Green, et le premier soir, il y avait une soirée organisée dans la résidence, ou pas très loin.. Nous eûmes donc très vite notre baptême de soirées à l’anglaise, de Po-Gos ravageurs et découvrîmes cette façon si particulière de danser qu’qu’avaient les nanas anglaises, en ligne, leur sac à main posée par terre devant elles.

Safety Dance, donc…. Gros succès du quasi One Hit Wonder groupe canadien « Men Without Hats ». La version longue, version club, version 12 inch, comme on voudra, est la plus sympa, comme souvent à l’époque. (Tainted Love....).

Je vous raconte pas le clip, comme diraient les Inconnus. Décalé et campagnard, et n’ayant rien à voir avec la musique, les paroles, ou le genre du moment (plutôt glacial et high tech).

La version longue nous gratifie donc d’une intro scandant le titre lettre par lettre, puis d’un premier couplet parlé, avant le lancement du morceau proprement dit.

Au risque de surprendre ceux qui connaissent mon goût pour le rock et le blues de bonne facture, me croient enfermé dans le carcan du BritRock des 60’s qui m’a profondément marqué, et arrêté sur Madness dès qu’il s’agit des années 80 (ça c’est de la phrase longue, et elle n’est pas finie !!), j’affirme que ce titre est énorme qu’il fait partie de ma « top of the pops list » et que je l’ai beaucoup, beaucoup, passé sur MES K7….

Bah oui, c’est easy listening, bah oui, c’est gros rythme et pas grand-chose derrière… Eh bien oui.

Mais bon.... Mais non!!!

Que les amateurs de morceaux à thème, de sens "caché" et de message dans le propos et les paroles se ravisent!!!

En fait ce morceau est une grosse blague, un "message" du chanteur/compositeur, et ça me faisait bien marrer à l’époque, moi qui alternait Po-Gos et danses ska à l’exclusion de toute autres (ah, quelques jerks modernisés pour l’occasion sur « Allways The Sun »…) :

Safety Dance, c’est une diatribe adressée aux videurs des boites de nuits qui, trouvant le Po-Go dangeureux, sortaient les PoGoistes par crainte qu’ils ne blessent les autres danseurs. « You can act really rude and totally removed and I can act like an imbecile »…

Cette petite rengaine gentillette est une farce du chanteur, qui dit aux videurs, au début des années New Wave qui chassent le Disco (et c’est pour ça qu’on a aimé la New Wave !!!) : « On peut danser comme on veut, et laisser vos amis derrière (vos amis, les danseurs disco), etc etc ».

Merci Mon Histoire du Rock pour cette jolie annecdote!