Ce titre fait partie de ceux qui submergent les ondes quelques semaines après mon arrivée à Londres où je resterai deux ans.
Les ondes britanniques donc…
Les radios françaises “recevaient” les ‘hits” plusieurs semaines, quelques mois parfois, plus tard.
Ça prête à sourire, de nos jours, où l’instantanéïté est la règle. C’était le temps du Walkman, mais aussi le temps des Beatboxes, ces gros et puissants radio K7 stéréo avec des gros hauts parleurs, parfois détachables et souvent assez puissants. A Leicester (prononcer Lei’ster) Square, à l’angle d’Oxford Street et de Totteham Court Road, mais, plus encore, autour de Coven Garden, de jeunes gars (je les trouvais jeunes du haut de mes 20 ans…, Beatbox à l’épaule, dansaient le Smurf, et le reggae, parfois sur Pass the Dutchie…
(j’ai pas réussi à couper cette phrase…). En tout cas, c’est ce titre qui vient à mes oreilles quand je repense à ça, et quand je retourne à Londres vers Coven Garden. Mémoire audiobidule, j’ai Pass the Dutchie sur l’image de Coven Garden… C’était déjà devenu endroit touristique et festif, pas le Coven Garden montré par Hitchcock… Mais pas aussi snob et propret qu’aujourd’hui!
Il y avait, aux coins de la “halle”, des groupes de gars autour de leur Beatbox, des smurfeurs donc, mais aussi les derniers punks, cannette de Lager à la main.
Pas loin de là, il y avait Soho, le Blitz, dont l’entrée était farouchement filtrée par Steve Strange….
Comme mes articles sont rarement encyclopédiques, vous irez lire sur Wikipedia l’histoire courte de ce groupe, et de ce titre “One Hit Wonder”, qui me revient en tête ces jours-ci. Mondialiste, le propos jouait sur les mots et cherchait à sensibiliser sur la faim dans le monde (avant les méga concerts pour l’Ethiopie), en parodiant l’original qui lui, proposait de faire tourner non pas une assiette de bouffe, mais un joint...
Each time I come to hear this tune, 1982’s London automn comes to my mind. I can(t explain why I connect it with young guys qith a stereo beatbox on the shoulder, forming circles in Coven Garden, having break dance sessions in the sound of pre-Hip-Hop sounds.
Not pretty sure Pass the Dutchie, this “remake” of a tune about smoking pots, made by this One Hit Wonder “Musical Youth”, was what they were dancing on.
Nevertheless, when I happen to go back to London, and my feet drive me to Soho, then to Conven Garden, it is not Hitchcock that come sto my mind. Pass the Dutchie, replacing Pass the Koutchie, sounds in my head…
Fade to Grey , le feeling d'une époque flippante...
Encore un représentant emblématique du son des années 80. Visage, l’un des (rares) groupes qui, d’un seul titre, ont marqué les esprits, et indiqué le chemin…
Ceux qui ne comprennent pas ce qu’est un « one hit wonder » vont comprendre : Visage, avec Fade to Grey, est un one hit wonder.
Un premier titre au succès planétaire, gigantesque et puis… plus rien.
Enfin, plus rien. Enfin, je suis dur. Plus rien de marquant, de significatif, de successful.
Fade to grey est le second single du groupe, après une reprise de « In the Year 2525 », qui, déjà, donnait le ton.
Cette reprise positionne en 1979 les ingrédients de ce que sera la New Wave, et en particulier le courant « Neo Romantics ». Le style de la reprise, bien sûr, ce ton de voix froid qui se mêle à la dureté sèche des « instruments » électroniques et effets de réverbération et autres Vocoders…
Mais le choix du morceau (hérité des années psychédéliques post summer of love) n’est pas innocent, et les paroles résonnent comme le manifeste de ce qui sera bientôt la New Wave, en abordant avec fatalisme le devenir de l’humanité…
Fade To Grey est aujourd’hui considéré comme le premier titre New Wave, l’initiateur.
Sans surprise, ce morceau vient compléter l’argument que portait le premier succès de Visage, en ce qu’il porte et exprime les valeurs androgynes, l’émergence du mouvement Gay, que porteront également Culture Club, Bronsky Beat, Soft Cell et bien d’autres.
Ce qui passe aujourd’hui pour une froide ballade pop, résonnait alors de la glaciale angoisse de la guerre froide, et marquait l’angoisse dans laquelle la jeunesse des années 80 allait se débattre, s’ébattre, entre Cruise missiles et Sida, loin du summer of love… La bande son de ces années là serait glacée, entre Depeche Mode et Ultravox, OMD et The Cure.
Visage avait donné le ton, et on regrettait alors que le groupe aille pas plus loin, et en reste à ce « seul » succès… Mais les gènes de Visage seront en partie transmis à Ultravox!!!
Steve Strange, après avoir un temps tourné du côté des Punks, s’était rapproché des mouvances qui émergeaint, et se chercheaint, sur fond d’androgynie, de rythmes synthétiques et de looks exubérants. Bowie avait donné le ton, ils perpétuent le genre. On se souvient évidement de Boy Georges et Culture Club (pas très rock, mais très « neo romantic », d’Ultravox… et de Visage !! Ce courant se cherche dans les années 1979 1980, de « Futurists » à « Cold Wave », entre disco futuriste, electro-pop, rock industriel, avec un apport déterminant du punk (en partie grâce à Steve Strange, d’ailleurs). Au point de s’auto proclamer « Positive Punk », avant de devenir « Neo Romantics », tant le look, inspiré comme on l’a vu, par le Glam Rock, Roxy Music et Bowie.
L’épicentre du courant londonien est à Soho, ancien territoire glauque de Londres, non loin de Covent Garden qui n’est pas encore le lieu chic en 1979 termine sa reconversion avant de devenir un endroit chic et branché : Ce n’est plus le grouillant marché central de Londres que Hitchock décrit dans Frenzy !!! Un club en particulier, le Blitz Club verra naitre ce courant, et les groupes qui le portent : Visage, évidement, puisque Steve Strange est aux commandes du lieu, Ultravox tout près de Visage puisque le line up de l’un provient de l’autre. Mais aussi Spandau Ballet, pour lesquels le Blitz Club sera un peu ce que le Cavern sera au Beatles...
En 1982, l’endroit sera devenu select, réservé à une élite, n’y avaient accès qu’un happy few, au look forcément exubérant, glam, sévèrement filtrés à l’entrée par Steve Strange himself.
On parlait, ces derniers temps, d’une possible reformation de Visage, espérant quelque chose de plus convainquant que les précédentes tentatives…
Fade to grey, the feeling, the manifest of 80’s fears. The birth act of New Wave.
Visage, with Fade to Grey, is amongst the bands who, with one and only hit, produce a shock, and remain in everyone’s memory for ever.
If some of you don’t know what we’re talking about when we mention ‘one hit wonder’… well, Visage, Steve Strange’s group, is, with Fade to grey, a One Hit Wonder. The song is a worldwide hit, and gives hope for a great career for Visage, but.. The hope will be deceived. Steve Strange had many other things to accomplish.
Fade to grey actually is the second hit for Visage, the first being a cover of Sparks “In the Year 2525”, which was showing the way and anouncing the tone of the 80’s, giving the receipe for a New Wave hit:
Cold voices, synthetic instruments, vocoders, reverbs… The choice of Sparks song, too, was a hint, a clue of what will be the spirit of the 80S: What sounded then as a cold pop ballad was indeed writen in the shadow of cold war, the fear of cruise missiles and world war III, and, far from the summer of love, Aids…. The 80’s soundtrack was going to be frozen, somewhere between Depeche Mode and Ultravox, OMD and the Cure…
Visage had anticipated, and gave the tempo. A pity the band did not go further… But the DNA was to be transmitted to Ultravox!!
Steve Strange, after a Punk period, became a leader for a emerging wave. Founding roots somewhere between No Future and pessimistic resignation, androgynism and necessity to hide behind a mask. An outrageously sophisticated appearance was the key: The movment, one time self called “Positive Punk”, became “Neo Romantic” due to the look very inspired by Glam rock, Roxy Music and Bowie, and more of this by 19th century fashion.
The center of New Romantics night life is Soho, Covent Garden: No more the “frightening” market place described by Hitchcock in Frenzy, but not yet the fashionable place it is nowadays.
Around there, Steve Strange establishes “The Blitz Club”, place of birth for the Neo Rmantic wave (and soon the New Wave itself): Visage of course, Ultravox (its line up issued mainly from Visage), but also Spandau Ballet (The Blitz Club will be for Spandau ballet something close to the Cavern for The Beatles…).
In 1982, when I arrive in London, the Blitz Club has became a very very selective and elitist place. Steve Strange himself was used to come at the door and only let in the more exuberant-clothed people.