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samedi 1 décembre 2018

Paul McCartney, concert à Paris 28 Novembre 2018

Paul McCartney, en concert, en 2019


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Alors, raconte!!

Ok.

Un concert de McCartney, ça se raconte!! 

On nous avait dit d'arriver vachement en avance, pour ce qui est désormais notre quotidien pas très peace and love, pas très glamour et pas raccord avec un esprit de partage d’un moment rock, historique et de partage: les fouilles et contrôles de sécurité.

Ok.

Un concert mémorable, évidemment. 

En réalité, je ne suis pas objectif, en écrivant ça. Fort probablement, je le pensais avant même d’y assister. 

Mais tout de même!! 

Plus de 2h30 sans interruption, Sir Paul, à 76 ans, enchaîne les titres, parle peu, faisant mine de lire un texte en français au prompteur. 

Mais rarement plus d'une ou deux phrases. On regrette un peu une certaine distance, froideur… 
Flègme british? Lassitude? Professionnalisme, concentration?? 

Je vais opter pour l’idée que c'est pour la bonne cause, on aura plus de chansons dans le laps de temps du concert. 2h 30!!!!! 
Merci!!! Après avoir entendu sur Youtube le son et la voix du Fab Four lors du concert de New York Grand Central, on espère que la voix sera plus forte, moins fragile... 

La première partie du concert ne rassure pas sur ce plan. 

Mais l'émotion est là, énorme, intacte, on se fait prendre dès l'ouverture. 

Paul McCartney arrive vers 20h10, sans débauche d’effets, sans grand cérémonial, et donne le ton, en convoquant d’entrée de jeu les Beatles avec A Hard Days Night!!!!!! 

Ça va donner… Les titres se succèdent... 39 morceaux!!!!! Le dernier album n'est, bien sûr pas oublié! Mais les fans attendent les classiques!!

Beaucoup de titres des Beatles!!!!!! 23 titres!! 

Paul enlève la veste, sa voix s'est posée.... Whaou, frissons... Il passe de la basse à la Gibson, de la Gibson au piano, du piano au piano électrique… 

Il saisit un Ukulélé pour un hommage émouvant à “Mon Frérot Georges” Harrison, sur un “Something” sobre et troublant…. 

L’hommage avait été rendu à Lennon sur Blackbird…. 

Live and Let Die, qui est parmi les titres que je n’apprécie pas spécialement, est un moment fabuleux (feux d’artifices, jeux de lumière..). 

Le recours aux videos pendant les titres des Beatles nous montre des images d’archives bienvenues… 

Tout est fait pour satisfaire les fans des Beatles, des Wings, de McCartney… Sir Paul nous offre même un titre des Quarrymen (leur premier titre enregistré!!! (In Spite of All Danger)!!!!

Enorme émotion aux premières notes de Love Me Do..... c'est le titre qui m'a accueilli en octobre 1982 quand je suis arrivé à Londres, en plein Beatles revival pour les 20 ans de la sortie du titre!!


  Le public, … agé, évidement, mais “tu sais ce qu’il te dit le vieux?”, est plutôt calme et peu démonstratif. Mais, concentré et gouttant avec gourmandise chaque note, chaque instant de ce grand moment. L’ambiance est donc plutôt recueillie et bienveillante, pas remuante ni outrageusement festive…. 

Dès première note de “A hard days night”, l’audience est magnétisée, et restera un peu figée comme sortant d’un rêve, aux dernières notes du final… 


Bémol, s'il en faut, car on est tellement emporté que ça passe pour un détail. Le son de cette salle est un peu pateux, fouilli, décevant pour un concert d'un "ex-expérimenteur" des sons, pour l’un des pères de Sgt Peper, de Revolver et du White Album…. 
Nanterre n'est visiblement pas Abbey Road, dommage. 

On a parfois l'impression que le son des instrus est saturé pour supporter, masquer, les émouvantes faiblesses d'un Grand Monsieur qui donne tout, à 76 ans.. Après tout, on aurait accepté moins de saturation et d’entendre mieux sa voix, fut-elle parfois moins parfaite qu’autrefois… 

Séquence émotion sur Hey Jude, let it be.. Nous faisons donc partie maintenant du happy few (bon, pas si few que ça, j’avoue), du “club de ceux qui ont entendu Let it be en live par son auteur…. Hey Jude, le public s’ébroue et reprend Na, na na nananana…… pour un final émouvant.. 
Le concert se termine, toujours sans grand effet, Paul McCartney quitte assez sombrement la scène…. Évidemment, le public bat le rappel… On essaie d’entonner “Na, na na nananana..” Mais la fosse ne nous suit pas. 
Paul revient pour un meddey de 6, ou 6 titres pour le rappel, à un rythme soutenu, dans une tonalité définitivement Rock, parmi lesquels un Sgt Peper (reprise) génial et coloré (video psychédéliques de rigueur, suivi immédiatemetn d’un Helter Skelter de folie… 

Tu le ferais, toi, à 76 ans après plus de 2 heures de concert sans une pause, ne serait-ce que pour boire un coup de flotte?  

Sur un petit nuage, on pourra maintenant dire “j’y étais”. 


Merci Paul McCartney

samedi 6 octobre 2018

Paul McCartney EGYPT STATION

Egypt Station, Paul McCartney


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Un nouvel album de Paul!


Un nouvel Album de Paul McCartney EST un évènement. Lorsque j’écris ce texte, on vient d’apprendre la sortie d’un nouvel album de Jerry Lee Lewis. Toujours vaillants, les Oldies… ...but...  goldies? 

On va voir… ou entendre!

Restons aujourd’hui sur Egypt Station, on parlera de Jerry Lee une autre fois!

Cet article est donc un break dans la série de textes du blog consacrés à New York… J’évoquerai plus tard Central Park et Strawberry Fields Memorial, plus tard le triste Dakota building, plus tard la mémoire du Chelsea Hotel, plus tard Time Square et le Hard Rock Cafe…

Mais nous ne quittons pas New York tout à fait! Egypt Station, sorti quelques jours avant mon escapade à New York, sera pour Sir Paul l’occasion d’un concert privé - j’y serai pas, faut pas rêver, il faudra attendre les concerts parisiens… - A la gare mythique “Grand Central”, décors de tant de films!! 
Il y aura sans doute un article aussi sur cet endroit…

Revenons à Egypt Station. Je dois admettre que la première écoute n’a pas soulevé chez moi un enthousiasme extrême… D’un commun accord avec l’Ami Bertrand, que je tiens pour spécialiste passionné de la cause Beatlesienne (inventer des mots? Easy, man!), on doit réécouter pour “faire sûr”…
Dont acte, après avoir laissé “décanter” quelques jours, sur Spotify remettons notre ouvrage…

Sir Paul explique que c’est un concept album, comme au bon vieux temps. “Ça me rappelle les “album” albums qu’on faisait dans le temps” qu’il dit. OK.

En effet, ça commence par une plage de bruitage de scène de gare. Grand Central? Hasard? Chicago? Plagiat (je déconne, et pense ici par clin d’oeil à une compo de l’Ami nommé ci-dessus).
Paul McCartney a la réputation de grande maîtrise du genre “ballade”, et cette réputation est méritée. Il l’entretient avec force dès le premier titre. On va pas ici faire dans le commentaire et l’analyse “à la Rock’n Folk”, de chaque titre, c’est pas le genre de la maison, et je n’ai ni le talent, ni l’expérience pour ce faire. Mais tout de même. La chanson est tout à la fois mélancolique et pétillante, c’est la grâce et le talent du bonhomme!

Les titres s’enchaînent ensuite (concept album?). On a tout à la fois l’impression d’un style familier, et d’une agréable surprise, d’une fraîcheur inventive: Incroyable, à 76 ans, l’ancien Beatle continue de nous surprendre d’inventivité, de pêche et de capacité à se renouveler.

J’étais parti avec une telle attente, que ma première écoute avait été suivie d’un sentiment mitigé. Dès la seconde écoute, j’en viens à compter les rares morceaux que je pourrais affubler du qualificatif “décevant”, avec tout le respect dû à l’icône!



Eh bien, à part Who Cares et Confidante, que j'apprécie moins, je dois dire que je suis conquis par cet album, et vous le recommande!

Le dernier titre donnera des frissons aux fans des Beatles période 66/67…