Affichage des articles dont le libellé est Sid Vicious. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sid Vicious. Afficher tous les articles

vendredi 26 octobre 2018

Chelsea Hotel, New York: Rock'n Roll Hotel

Chelsea hotel

Chelsea Hotel, 09 2018

 Lire en Français      Read in English


Du mythique Chelsea Hotel, il ne reste plus grand trace. 

Ce sera bientôt un palace haut de gamme.... 

Admirablement guidés par Helena et Maxence, qui s'est fait un devoir de me conduire devant l’hôtel, nous (Adélaïde, en fait) interroge un des ouvriers, qui fait une pose clope devant. Car le lieux est clos, cerclé d'échafaudages, en travaux..


"Dommage qu'on ne puisse pas entrer.... (je vous traduis, hein :)" 
Il nous dit:"Yeah man, the place is unbelievable. I didn't know about it when I came to work here. You back in those years long time ago, in the old days, this guy rock'n roll star, I don(t know who t'was, he killed his wife here...". 

 Il parle de “l’ancien temps”, celui des....  années 80....

Le Chelsea Hotel… Nous voulions absolument “le voir”! Tu parles!! 

Dans la liste des sightseeing points, il était en bonne place. Direction Chelsea village donc…. 

Ce quartier DOIT SON NOM à l’hotel - c’est pas le contraire!! 




Incroyable. Car il a été construit à une époque où.. Il n’y avait rien autour, donc pas de quartier nommé… il faudra nommer le coin plus tard, et Chelsea Hotel prêtera son nom.. Tant d’anecdotes sur ce lieux, qui hébergera les rescapés du Titanic, puis, par la grace de son directeur, Stanley Bard, qui acceptait d’héberger des artistes gratuitement, ou moyenant paiement en would be oeuvres d’art… 

 La période de gloire artistique du lieu est évidement les années soixantes, mais l’aura persistera au delà, et connaitra un second souffle dans les plus noires années que traversera la ville, entre 1970 et la fin des années 80, jusqu'au tragique destin de Nancy Spungen, dans la chambre 100 qu'elle partageait, ce 12 octobre 1978, avec Sid Vicious....

Puis, le manager de l’hôtel sera écarté, tout cela périclitera tristement jusqu’à la vente à une chaîne qui est en train d’en faire un palace, détruisant le mythe, décapant les murs peints par certains artistes en guise de loyer, effaçant le passé et gommant la légende. 


Un livre extraordinaire relate l'histoire de ce lieu mythique: "Inside the Dream Palace: The Life and Times of New York's Legendary Chelsea Hotel" par Sherill Tippins.


Il reste, pour s'en souvenir, quelques images dans le film Léon,de Luc Besson, quelques reportages sur Youtube, et quelques chansons et textes....



samedi 31 janvier 2015

Les Sex Pistols Anarchy in the U.K.

The Sex Pistols

Un rapport avec le Punk?


 Lire en Français      Read in English




Il est de bon ton aujourd'hui, lorsqu'on parle du mouvement Punk, de mentionner les Sex Pistols. 

Nous ne voyions pas ça comme ça, en 1977-78. (ça a un petit côté vieux con, un côté « en ce temps là », mais tant pis).

Bien sûr, la provocation systématique qui était la marque de fabrique – mais il faut plutôt parler de « fond de commerce » - de la bande de Johnny Rotten (John Lydon) et Sid Vicious supervisée par Malcom Mc Laren, pouvait faire illusion.

Evidemment, l’accoutrement et l'attitude, soigneusement calquée sur ceux des punks « authentiques », aurait pû donner le change, en n'y regardant pas de trop près.

S'il suffisait d'arriver bourré sur un plateau télé, en insultant le présentateur, pour être punk, alors Sid Vicious était punk.

Fêter la sortie du LP « Nerver Mind The Bollocks » sur une péniche en improvisant un concert devant House of Parliament à base de « God Save the Queen », Hymne que les perfides Anglais ont emprunté à NOTRE Lully, revisité fut présenté comme un acte ultime de rébellion : Prétextant que celle-ci n'étant pas le sol britannique, permettait les « pires outrages » à la couronne », sans « risque » de censure.

Les Sex Pistols nous faisaient marrer – sans doute parce que nous ne nous sentions pas très proche de l'esthétique et du mouvement Punk.

Je pense que les Sex Pistols gonflaient les Punks. A l'époque, mes copains « Punks » écoutaient les Ramones, les Dead Kennedys, éventuellement les Clash, quoique ces derniers avaient uen ambition plus large, et pas les Sex Pistols qu'ils considéraient comme des guignols.

C’était un peu au Punk ce qu’Au Bonheur des Dames de Ramon Pipin avait ét au Rock'n Roll. Une plaisanterie, un « coup » médiatique. Mais ABDD était Pop-Rock, c’est-à-dire bon enfant, rigolard et déconneur. The Sex Pistols étaient grognons, belliqueux, complètement désabusés et passablement accrocs à tout un tas de substances… Destroy…

Comme le truc fit relativement long feu, Malcom Mc Laren, qui était un malin, lâcha assez vite l'affaire et sortit un film censé « révéler l'imposture », et expliquer ce que tout le monde avait compris : le film s'appelait pompeusement « la plus grande escroquerie du rock'n roll » et démontrait que les Sex Pistols étaient une récupération commerciale.

T'excite pas on avait compris… Malcom Mc Laren, et sa nana Vivienne Westwood, qui tenaient une boutique de fringues branchée pseudo provoc (la boutique s'appelle alors « SEX »…) dans Londres, à Kings Road, surfaient depuis longtemps sur les modes et codes vestimentaires du rock : Baba Cool, teddy boys, 60's revival…. Le Punk fut donc une aubaine qu'ils saisirent bien vite. Monter un groupe « punk » pour faire de la pub à la boutique de Madame n'était pas compliqué puisque les punks revendiquaient leur incompétence musicale…

… Ce qui n’était d’ailleurs pas une réalité (voir The Clash, The Ramones…qui, eux, avaient une compétence musicale certaine..) même si le Punk revendiquait un retour a un son plus root, garage, moins « produit ». De là à afficher une nullité absolue, il y a un pas, que Vicious et Roten ont franchi sans complexe…

La principale activité des membres du groupe était d'avoir un comportement border line en permanence, lors des interviews, des passages télé, des concerts…. EMI, leur maison de disque, finira assez vite par se lasser et dénoncer le contrat qui les liait, donnant au groupe l'occasion d'une vindicte appuyée dans l'un de ses titres..

La blague tournait court.. On ne peut enlever au Sex Pistols un sens de la provocation et un rejet du politiquement correct. Cette volonté, toute marketée fut-elle, de bousculer ce qui est établi, avait encore cours au tournant des années 80, mais ne tardera pas à disparaitre dans une bien-pensance bien lisse.

Le groupe se séparera, chacun ira vers sa destinée, Sid Vicious rencontrera la sienne tout en bas de la pente que balisera pour lui l’héroïne… Destination finale Chelsea Hotel...