mardi 18 avril 2017

Jimi Hendrix



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L'histoire et la gloire de cet artiste américain commence et se termine - tragiquement comme on le sait - en Europe, en Grande Bretagne, et très précisément à Londres (et un tout petit peu à Paris, convenons-en). Même si l'une des pages les plus souvent cités de son histoire se situent dans les grands festivals américains comme bien entendu Monterey et Woodstock.

 

Il est repéré aux USA par Chas Chandler (mais si, l'ex-bassiste des Animals, devenu producteur, sans doute un peu grâce aux royalties partagées de façon étonnante -mais ça se verra dans d'autres groupes, n'est-ce pas?- en particulier du hit planétaire et intemporel "The House of the Rising Sun"), qui lui propose de venir se faire connaître et d'enregistrer son premier single au Royaume-Uni, alors en pleine effervescence musicale avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. Jimi Hendrix aurait accepté à condition de rencontrer celui qui apparaît comme la référence britannique de l'époque à la guitare : Eric Clapton. C’est à Londres aussi qu’il fait la connaissance de Johnny Hallyday (dans haut lieu du swinging London au nom génial, vous en conviendrez: Blaise’s Club). C’est là que notre rocker national se lie d’amitié avec Hendrix et lui propose une série de concert en France, permettant au public hexagonal de découvrir le mythe en devenir. Sur le chemin, il adopte alors définitivement le nom de Jimi Hendrix (au lieu de Jimmy) sur les conseils de son manager. Ce type légendaire fait littéralement corps avec sa musique, et avec sa guitare, puisque la légende dit qu'il dort avec. Plus sérieusement, il adopte une approche empirique de l'instrument. Empirique ne veut évidemment pas dire désordonnée et infondée, il est dans l'expérimentation permanente et remet en cause tout, et tout le temps. Honnêtement, et au risque de faire bondir, je n'ai pas trop accroché au mythe Hendrix. Je serai presque de ceux qui le limitent à Hey Joe, titre qu'il avait presque renié tellement il lui collait à l'image, et le réduisait à un presque classicisme aux antipodes de ce qu'il ressentait. C’est pourtant un musicien gigantesque, un guitariste énorme, bien plus encore…. Contrairement à Elvis Presley, qui fit la gueule quand on lui offrit une guitare à 8 ans, Jimi adulera très vite l’instrument, finissant, selon la légende, par dormir avec sa Stratocaster (un modèle pour droitier dont il joue “à l’envers”). Après avoir joué devant les Beatles sa vision de Sgt Peper Lonely Heart Club’s band (trois quatres jours après la sortie du disque, hein), notre autodidacte est présenté par McCartney aux organisateurs du festival de Monterey… qu’il illumine radicalement. 
A Woodstock, où il joue le dernier jour, la performance est mal restituée (j’y étais pas, je peux pas dire comment c’était en live.) Je me souviens assez mal de ce que j’avais ressenti quand j’ai vu le film la première fois (à sa sortie).
Jimi Hendrix disparaitra, en 1970, à 27 ans, rejoignant ainsi le funeste "club".