Affichage des articles dont le libellé est Olympia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Olympia. Afficher tous les articles

vendredi 11 octobre 2019

Eric Burdon Olympia 2019 It's my life

Eric Burdon @ Paris Olypia


Eric Burdon Paris Olympia 2019


 Lire en Français      Read in English


Paris, le 9 octobre 2019.

En intro, si quelqu'un sait où se procure une affiche, sois sympa de me faire un message!!

Eric Burdon nous faisait l'honneur d'un détour par Paris Olympia hier soir, dans le cadre de sa tournée d'adieux 'It's my life'.

Quelle soirée! Emotion, Blues, fucking good sound, et bien sûr, "the House of the Rising Sun". Mais comment et pourquoi hélàs limiter Eric Burdon à ce titre mythique?

On sait combien ce titre lui est douloureux, symbole d’un grand gachis: La perte d’un groupe prometteur en pleine gloire. la fin des illusions, des amitiés de jeunesse….
Il (ils, car le groupe est au top) nous en offre une version (7 minutes 30 environ) magnifique, avec un clavier qui ferait oublier l’original… 7 minutes 30, mais je ne sais pas pourquoi, j’ai le sentiment qu’Eric Burdon n’est pas dans un jour où il veut en parler, comme il le fait parfois, prenant la parole pour parler au public, lors de l’intro ou pendant l’un des solos…

Merci, merci d’avoir chanté ce titre qui compte tant pour nous, malgré ce qu’il vous en coûte! Respect.

Il intervient peu, d’ailleurs, et ce sera le seul regret de ce concert. Arte avait livré il y a quelques jours un documentaire qui nous le montrait plein d’humour, mais aussi très “bavard” et plein d’anecdotes et formidable comteur du blues…. Pas de paroles donc, est-il désabusé, fatigué, déçu de sa récente mésaventure en Hollande (concerts annulés)? Mais il nous donne un concert au son parfait, au groove incroyable,où il donne tout dès qu’il chante. Eric Burdon est un Soul man. On se croirait dans une gospel church, c’est fantastique.

Oh, il n’a plus tout à fait la même voix qu’à 17 ans! Et? Un charisme, une présence, une aura même, incroyables. Sa voix? Elle est plus grave, plus forte, et tellement émouvante quand il chante:
“In this dirty old part of the city
Where the sun refused to shine
People tell me there ain't no use in tryin'”
(We gonna get out of this place, qu’il chante, malicieusement, au 2eme rappel, avant dernier titre d’un set de rêve).

Sa voix? la voix du blues. fantastique, charismatique... Il rend hommage aux Maitres, Memphis Slim en tête.
Un regret? (No, no regrets..): Je rêvais d’un “Bo Diddley Special”… Mais le set est magnifique.

Le concert avait tellement bien commencé avec Mamma told me not to come! Une fusée. Amusant, Eric... Il commencera le second rappel avec la cover anglaise de "je ne regrette rien", encore l'humour anglais, pour finir sur "we gotta get out of this place" et Hold on I'm coming, magnifique. Comme si les titres choisis exprimaient ce qu’il n’a plus envie de dire, ce qu’il n’a jamais pu oublier vraiment du gachis expliqué plus haut?

A la fin de l’ent’acte, après la première partie, le trac m’a pris: j’attends ce moment depuis tellement longtemps que…. Et si j’étais déçu de trop avoir imaginé ce moment, imaginé le son, ce son qui raisonne dans ma tête depuis tant et tant, “When I was young”…
Les premières mesures sonnent et balaient mon trac: 

Le concert est inoubliable.

 

Z’auriez dû venir…  (un clic sur l'image ci-dessus vous amènera délicatement sur la page AMAZON du LIVE d'Eric Burdon à Ventura Beach en 1990!)

lundi 21 septembre 2015

Trad’Ouir ou la musique folk participe-t-elle de Mon Histoire du Rock ?


Nous sommes allé vendredi dernier écouter Trad’Ouir, groupe de musique folk/traditionnelle ami.

Plusieurs questions peuvent se poser.

D’abord va-t-on « écouter » un groupe comme Trad’Ouir, alors que le public présent vient avant tout danser sur leur musique ?

J’avoue facilement que, fan absolu d’expression corporelle et terriblement à l’aise dans ce genre d’exercice…. Je penche facilement pour « on va écouter ».

Et de tendre l’amical reproche aux convives (car ils sont conviviaux et acceptent ta gaucherie quand tu essaie de leur emboîter le pas…) : Mais voyons arrêtez-vous de danser un peu et écoutez les musiciens !!!

Que ceux qui veulent découvrir quelques instruments étonnants et désuets se précipitent : Bombarde, cornemuse, acordéon diatonique.

D’autres sont plus courrants, mais pas plus faciles, parmi lesquels le violon, tenu magistralement par l’ami Denis.

Le ton est donné, et l’ambiance est résolument au bal folk. On serait tenté par moments d’un retour aux années 70, où le genre eut son heure de gloire, dans une ambiance pas très éloignée de Woodstock.. L’humeur est joyeuse et le l’objectif que semble s’être fixé Trad’Ouir, partager et transmettre un état d’esprit et des émotions, est définitivement atteint.

On peut donc poser, et tenter de répondre, à la seconde question : La musique folk participe-t-elle de Mon Histoire du Rock ?

Ou suis-je l’être borné et étroit qu’on imagine, vautré dans un fauteuil, entre une pile de CD d’AC/DC, un tas de K7 de ZZ TOP, des singles des Stones et les 33 tours des Who ?

Eh bien qu’on se se le dise il y a dans mon histoire du rock, dans la musique qui a fait ma culture musicale, bien des univers, et celui du folk en fait aussi partie. On retourne loin, aux annes 70 du siècle dernier, pour trouver dans ma discothèque des 33 tours d’Alan Stivell, dont l’enregistrement du fameux concert à l’olumpia 1972, avec à ses côtés Gabriel Yacoub ( qui se souvient de Malicorne,dont un tours voisinait le premier cité) et Dan Ar Braz, rockifiant et electrifiant ces folks songs bretonnes qu’on allait alors jusqu’à qualifier de Rock Celtique ! CQFD. Je me souviens alors d’un fol espoir : ce violon, dont je tentais de maitriser les difficultés, pourrait-il me suivre dans le rock ? Je n’ai pas su,je n’ai pas pu.


L’été dernier, le même Denis dont j’ai parlé, tout à l’heure, nous fit l’honneur de se joindre à nous pauvres rockers, et d’ajouter la grâce de son violon à nos péripéties.


Merci

samedi 8 novembre 2014

Cats on Trees

Cats on Trees

Concert au Trianon,

le 6 novembre 2014, Paris



Mon Histoire du Rock n'est pas, on l'a déjà constaté, le blog sectaire d'un rockeur borné, ne jurant que par un courant, un style, un groupe.

Pour plagier Robert Lamoureux qui disait de Coluche : « Il n'est pas vulgaire puisqu'il me fait rire », je dirai volontiers « c'est du Rock'n Roll puisque ça me plait ».

Il y a donc déjà eu ici des articles sur des sujets à la limite du Rock (Elton John, quoique celui-ci fût Rock dans les 70's, Coluche récement, Lilly Wood And The Prick, Ray Charles, Mike Oldfield…).

Cats on Trees, entre décidément dans ce schéma : Le style est de toute évidence plus pop que franchement rock'n roll, plu sprès de la ballade que du déchainement et du cri primal d'un Little Richards

A priori… mais regardons tout ça de plus près !,

On arrive au Trianon pour constater une disposition étonnante sur la scène :


Étonnante pour un groupe pop/song duquel on attend une relative douceur « calme », étonnante tout court dans l’académisme (il y en aurait un?) de l'agencement d'une scène Rock'n Roll.


En 1965, les Who révolutionnent la scène Rock en montrant leurs amplis, aujourd'hui, doit-on saluer Cats on Trees pour placer le batteur et son set AU PREMIER PLAN ??? héhé….

Et, alors qu'on aurait de prime abord tendance à décrire ce duo frenchie (saluons la maitrise de la langue de John Lennon par Nina Goern, on va y revenir) pour ses mélodies, cet ordonnancement tonne, jusqu'à ce que le groupe entre en scène.

On va avoir, pendant toute la durée du concert, les yeux rivés sur Yohan Hennequin, qu'on découvre habité par les rythmes qu'il envoie avec une apparente décontraction mêlée de puissance.

Les mélodies pop sont littéralement transformées par la richesse du jeu du batteur, puissant sans jamais écraser la voix ou le piano de sa camarade.

Il place (enfin) la batterie au rang d'instrument dans la formation rock, devient « lead batteur », existe.

Evidemment, certains me diront qu'avant lui de bien plus énormes batteurs, les Keith Moon (The Who), John Bonham ( Led Zeppelin), Charlie Watts (The Rolling Stones) ont marqué le Rock'n Roll, leur temps, l'histoire de la batterie…

Que les puristes restent quiets, ne courent pas à l'écurie chercher leurs grands chevaux pour monter dessus, il n'est pas question de comparer, rivaliser, introniser.


Juste de remarquer ce talent, vrai, et cet audace de mise au premier plan, réussie.


Cela dit ce garçon est bel et bien un grand batteur, et aucun de ceux que j'ai cité n'a eu, de la part des membres de leur groupe, droit à une telle mise en avant, de leur vivant…


… Qui plus est, il évolue sans pour autant reléguer le reste du groupe aux arrières plans.


Le dit reste du groupe étant donc constitué de la chanteuse/pianiste Nina Goern.


J'avoue l'avoir, au premier chef, cantonnée (un peu vite) à un registre là encore, folksong, pop, bluette (Tikiboy, Who you are, Too much à l'influence Sergent Peper…). Avec une voix plaisante, juste, mais qui me semblait ne pas aller au bout de ses possibilités – quoique la très belle reprise de Mad World tempère un peu ce jugement sévère !!!.


Puis le groupe se lance, et, déjà, sur le très entraînant 'ouh ouh' que la salle reprend vivement, on sent la voix de la chanteuse prête et capable d'aller vers un son plus chaud, plus profond, plus Soul…


l'honnêteté me pousse à avouer que je n'ai pas retenu le titre du dernier morceau avant les rappels, mais sur ce morceau la chanteuse plaçait sa voix dans cet esprit Soul, et vraiment c'était cool.

reprise de « Love you like a love song » me donne raison sur ce point, Cats on Trees est, ce qui est déjà pas mal, une bonne formation pop. On se prend donc à rêver que le duo aille vers les univers où les voix sont plus chaudes, plus graves et rugueuses, aux sources du Blues, pour retrouver Etta James, Aretha Franklin…

samedi 5 juillet 2014

Caro Emerald

Caro Emerald

Olympia 2014

'The Shocking Miss Emerald' Tour



Parce que Mon Histoire du Rock ne vit pas (que) dans le passé, et a une vision assez rock’n roll du rock pour parfois… en sortir!


Découverte hier soir d’une artiste talentueuse accompagnée d’un groupe qui mêle habilement mood retro, jazz et… electro (un DJ ponctue certains titres de « riffs » au 33 tours martyrisé, pour un effet assez bien vu, en duo avec les cuivres).

Nous, on n'a pas eu droit à cette cover, hier, mais elle vaut le détour:




Caro Emerald fait le show, et la salle (avec un parterre de groupies acquises à sa cause) reprend en chœur et crie à chaque fois que la chanteuse, un brin racoleuse, clame son amour pour Paris, la France, etc, que si elle pouvait elle ferait toute ses tournées exclusivement ici. Ok. Un peu « trop », mademoiselle. Cela étant, sa « fameuse » reprise de Brel (qui après tout était peut être Rock'n Roll lui aussi, si on en croit cette reprise et celle, légendaire, d'Amsterdam par Bowie) en rappel étaye le propos, et il faut reconnaitre que cette cover fait le show.


L’ambiance est rapidement mise par le groupe et la générosité de la chanteuse (le terme vient de l’Ami Didier. L’histoire ne dit pas quelle acception du terme généreuse il choisit pour la qualifier). On est dans une « capsule » de voyage dans le temps baptisée Olympia, transformée en club de jazz à la Cotton Club, et on navigue entre le Chicago des années 40, le Cuba de Batista, les Andrews Sisters côtoient Billy Holiday, mais l’habille mélange compte aussi un brin de hip hop, une pointe de rythmes sud-américains, une once de soul et de blues bref, un étonnant mais joyeux mélange dont on ne peut sortir qu’avec une pêche et un optimise communiqué on ne sait trop par quelle magie, à l’issue de ce show.


La chanteuse, qui crée indéniablement une proximité avec son public, est très bien accompagnée par (« How do you like my band » ) ? son groupe donc.


On sait par la place prise par les cuivres et la (contre)basse, et celle, moindre, de la guitare (le guitariste, discret, manipule sa magnifique Gretsch White Falcon et le Bigsby avec parcimonie et dextérité)., qu’on est plus dans le Jazz que dans le Rock. Mais on sent aussi que ce dernier n’est pas loin, près d’Imelda May et Amy WineHouse, pas loin des Blues Brothers qui ne négligeaient pas, eux non plus, Cab Calloway…


Une modernité rafraichissante dans ce jazz-revival, coup de cœur du moment de Mon Histoire du.. Rock.