vendredi 15 novembre 2013

Le Rock progressif

Rock planant, prog rock...




llustration video-sonore modifiée grâce à l'aide éclairée d'Alain. Merci de ton soutien.

C’est des courants du rock que je connais le moins, étant plus attiré par le rock rythmé et furieux, le cri primal cher à Iggy Pop

Sauf à considérer Krafkwerk, Alan Parson’s Project comme issus de ce courant, j’avoue ne pas être très pointu sur Genesis ("Supper's Ready, 23 minutes..., Emerson Lake And Palmer, Marillion ou Magma, (avec les paroles dans une "langue" bizarre, issue d'un rêve de Christian Vander...Herouville n'est jamais très loin) ce dernier étant à mon goût le summum du casse pied..

Je me souviens d’avoir acheté, sans doute entre 1977 et 1980, à la braderie de Lille et pour quelques francs, deux 33 tours de Yes (ainsi que deux de Status Quo, preuve d’éclectisme…). Les pochettes étaient extraordinaires, je me souviens de celle de « Fragile », l’autre devait être « Close to the Edge » : Je trouvais, je trouve encore, ces exercices de style trop « free jazz » à mon goût, et reste peu réceptif aux 18 minutes de logorrhées dont cet album, mais aussi ceux de Magma, de Jethro Tull (la célèbre « Bourée » qui a bien failli illustrer ce billet, inspiré par une suite de Bach, était pourtant assez bien vue, ou, sur le même album, "We Used to Know", que les Eagles ont visiblement écouté avant d’écrire Hotel California !!), sont de « bons » exemples, comme les premiers Pink Floyd (dont le nom n'évoque absolument pas un flamand rose, évidement)…

Ce courant, et ses groupes les plus emblématiques, renaitrons de leurs « cendres » dans les années 80, et adouciront leur propos dans une démarche plus accessible, au premier rang desquels ledit Pink Floyd, dès « Dark Side Of The Moon », (à vrai dire dès que ce pauvre Syd Barett s’éloignera), mais aussi plus tard, Yes, (années 80 : "Owner of a Lonely Heart"), Genesis (Abacab) Tiens, un batteur qui chante…), rendront enfin le genre populaire et…. Audible : Genesis étant probablement le plus fidèle à ses origines et le plus habile à démocratiser le genre sans en dénaturer (trop) le propos : Pink Floyd avec The Wall étant à mon avis, à l’inverse, une démarche plus commerciale (tendance rock FM) et moins « pure », un peu comme Yes et son « Owner….. », très, très, très marqué 80’s…

D’autres pourront ainsi suivre ce courant « neo-prog-rock » , comme Marillion, mais aussi, d’une certaine façon Mike Oldfield, dont les premiers albums sont à mon avis remarquables, et dont on reparlera.


Mais les genres se mélangent parfois, et Deep Purple, trop souvent marqué, étiqueté, groupe de Hard Rock, est à l’origine très proche du prog rock : ré-écoutez « Child in Time », ou le premier album du groupe, pour en être convaincus !!! Et même sur le très rock « Machine Head », « Lazy » morceau magnifique, est de toute évidence une rechute prog-rock du groupe, extraordinaire (et en plus mon cher cri primal du rock y est : parfait). Tiens, j’arrête là sur Lazy, j’en parlerai un autre jour, ça vaut le coup.


Ne serait-ce que pour ne pas voler la vedette de ce post à Genesis, qui reste assurément un, le symbole du groupe prog rock ayant traversé le temps avec panache.