mardi 1 juillet 2014

Pink Floyd - The Wall

Teachers leave them kids alone...

Dans les années 80, Pink Floyd sort son "opéra rock"...

http://www.pinkfloyd.com/index.php





Tout a déjà évidement été écrit, dit sur ce monument du rock, double album mythique du mythique groupe anglais. Ça va pas être facile de faire dans l'original…

Pour se remettre dans le contexte, le double album sort en 1979.

A peu près à la même époque, les Stones tombent dans la rythmique quasi disco avec Some Girls et les Who sortent Who Are You, baroud d'honneur (après ce sera plutôt Where are you…) et pierre tombale de Keith Moon.

Si les Stones, par leur habileté à adopter, à se fondre, dans les courants et les modes, arrivent à maintenir leur popularité, les Who sont devenus (restés?) un groupe "de fans", à l'auditoire devenu confidentiel.

Quant aux Pink Floyd…. Ah oui, la branchitude impose de nommer au singulier 'le' pink floyd, comme s'il s'agissait d'un flamand rose, alors que le nom du groupe est un hommage à deux musiciens Blues...

Bref sort The Wall, en 1979. Peu nombreux sont les fans des Who, à l'époque, il faut croire. Car beaucoup crient au génie, sans que l'analogie avec Tommy sorti dix ans plus tôt ne soit mise en évidence!

The Wall, c'est tout simplement une version pessimiste, noire, (le film pourra même descendre jusqu'au glauque, au sordide), de la même histoire: celle d'un (de tous??) les gamins anglais nés avant la seconde guerre, celle de l'éducation anglaise des 50's.

Loin de moi l'idée de partir en vrille dans l'accusation de plagiat, là n'est pas le sujet. Premier concept album pour les Who, dernier pour les Pink Floyd, peu importe.

On avait été surpris à l'époque, parce que pour nous les Pink Floyd c'était une musique de Bab' (baba cool), momole et un brin chiante (bah oui, là, c'est vrai, on (je) pensait (s) ça à l'époque, mea culpa), exception faite de l’énorme « Money », un peu ce que le free jazz est au jazz new orleans, tu vois… . Et là, ils sortent un double album rock, plutôt enlevé par moments, très 'dans l'air du temps'. Mais pas l'air du temps façon Miss You, un air du temps plutôt ancré dans le rock US, celui dont les radio FM naissantes ne tarderont pas à se nourrir…

Le style, et surtout le texte, du titre pivot "Another Brick in the Wall", lui-même, était très Rock'n Roll, très "rébellion adolescente", presque "No Future" et pour tout dire sans doute assez bien "marketé".. Elle deviendra un hymne étudiant en Afrique du Sud en 1980 et sera interdite par le pouvoir en place.

Nous, pour enquiquiner notre prof d'Anglais, un grand type qui à force d'enseigner la langue avait adopté le look (mustache and bien suuur the jacket Prince de Galle from Marks And Spencer à Parly 2), on écrivait les paroles sur le tableau… "We don't need no education…" avant de se prendre une rédac à rendre pour le prochain coup (il aimait bien dire "le prochain coup") " Carefully listen this record and explain".

OK Sir, I explain:


Here you are, Sir. 'Took me quite a long time, but I think that's the job. 'Hope you'll enjoy it as much as I do. Good trick that was, make me write this about The Wall to punish us for pulling your leg. Well, anyway, t'was funny thing to do. I specially enjoyed them kid's accent, you know? This cockney accent? You know what? I did the whole thing listening and writing down the bullshit. But I did more: I loved it, and I came to think about going and live there. Talk the way (WA-Ï ) them kids talk down there in London surburbs, and share somthing of this british way (WA-Ï) of life. And I've done that too, a few miles away close (don't forget to Ï the WA-Ï in a cokney style mate) from Islington where the choral you hear on The Wall stands...


So thanks a lot old chap!