dimanche 5 avril 2015

Au Bonheur des Dames, Oh, les filles, 1974 entre Rock et déconne, ou si le rock était dérision de lui-même,


"Oh les filles, oh les filles, elles me rendent marteau"



Voilà bien un titre… rock’n roll. 

C’est bien connu, le rock, c’est la rebelion adolescente, la musique, les sensations fortes souvent à base de voiture rapide, et les filles.

Oh les filles, donc. Titre qui semble débarquer en 1974, en même temps donc que Coluche, Renaud, et… Giscard d’Estaing.

Ramon Pipin ne sera pas très loin de Coluche, et de Renaud, collaborant avec lui sur pas mal d'albums. (et pas les moins bons!)

Groupe bizarre que cet « Au Bonheur des Dames », composé d’hurluberlus comme semble en produire l’époque (peu après les Martin Circus).

Le premier 33 tours « Twist » montre un savoir faire dans les différents styles qui gravitent autour du rock : Du Surf Rock (Ramses), au Twist, rockabilly, presque même hard rock (Ego-Dames) et une dérision certaine qui fait penser à un « coup » rigolo plus qu’à une intension de durer.

Les pseudonymes choisis par les membres du groupe ne laissent pas de place au doute, non plus que l’acoutrement scénique, qui montre une tentation Glam Rock, et le texte qui présente le groupe, au dos de la pochette. Le groupe trouvera une prolongation quelques années plus tard avec Odeurs, non moins porté au délire.

Le disque enchaine reprises (Twist à Saint Tropez) et créations ((Ego Dames, l’Ile du Bonheur), avec un talent certain.


La lecture des pages consacrées au Château d’Herouville nous apprend que l’album a été enregistré là-bas.

On sait (et si on sait pas, on peut aller voir les pages de ce blog qui en parlent, ou les liens que je mets sur le nom de ce lieu !) que le Château d’Herouville est un des rares lieux français mythique de la musique populaire et du rock :


Eh bien Twist a été enregistré là-bas. Les hasard font parfois des recoupements étonnants, puisque le titre phare, et qui fera le succès de l’album et du groupe, est en fait une reprise d’un groupe tombé dans l’oubli, les Pingouins… Non sans ajouter à ce titre un couplet parodique et une chute à ralonge sous forme de rappel ‘ben qui c’est qui a dit de s’arrêter ? »

Contemporain des « ainés », Chaussettes noires et autres, les Pingouins auront un succès en reprenant « Sugaree », traduit en « Oh les filles… ».


L’ingénieur du son qui officie aux consoles à Hérouville est Dominique Blanc Francard qui n’est autre que l’ancien batteur des Pingouins…Le monde est petit !!!!!