mardi 16 avril 2013

Boby Lapointe, né a Pezenas le 16 avril 1922

ATTENTION: CE BILLET N EST PAS ROCK N ROLL... 

et pourtant...


Bien avant le stéréoK7 dont je parlais il y a quelques temps, vers 1976, 77 peut-être, je découvre Bobby Lapointe.

Ce n'est pas très rock'n roll, mais allez, Boby Lapointe fait pour moi partie de cette culture "rock" de la mienne, celle que je raconte ici.

Je me souviens, le "Tube de Toilette", entendu sur le vieux poste à lampes, Grandes Ondes, Ondes Moyennes, que j'avais pu installer dans ma chambre quand mes parents avaient voulu s'en séparer.. Pas de FM à l'époque, hein! Europe 1 et France Inter, c'est tout. Ayant bricolé l'engin, je pouvais enregistrer le son sur un magnetocassette monophonique emprunté à mon paternel.

Je me souviens d'un cassette ou j'avais religieusement recueilli "le tube de toilette", mais aussi d'un autre grand penseur aujourd'hui disparu (Pierre Desproges) "L'a bobo le Bébé", en duo avec je crois Chantal Ladessou, mais je m’égare.

Il y avait donc Claude Villers et déjà Bernard Lenoir, et aussi, je ne sais plus, Jean-Louis Foulquier peut-être, qui essayaient de maintenir la mémoire de ce génie mathématique (qui inventa le calcul hexadécimal, base 16 préfigurant les modes de fonctionnement des supercalculateurs. Sa méthode "Bibi-binaire", où les nombres de 10 à 16 sont des syllabes (be ba bi...), sera étudiée très sérieusement dans un traité d'informatique des années 70, que mon père avait dans sa bibliothèque "Les Cerveaux Non Humains"... assez inaccessible au non matheux que je suis!

Il fut d'abord chanté par les autres (Bourvil - Aragon et Castille), Aznavour (Framboise)... Hyper timide (pire que Brassens avec qui il était assez ami - et "pays", Sète et Pezenas), il finit par chanter lui même en se dandinant et à toute vitesse des chansons qu'il fallait sous-titrer (dans le film de Truffaut 'Tirez que le Pianiste') pour que les gens les comprennent.

Dans certaines chansons (Je suis né au Chili, Mon père et ses verres) les jeux de mots s'entremêlent,. Dans d'autres, (Andréa c'est toi...) la même phrase dite deux fois avec deux intonations ou des césures différentes portent des significations différentes. Dans d'autres encore (Ta Katie t'a quitté), il nous montre toute sa maitrise du rythme et de l'allitération.

J'ai ensuite un peu oublié Bobby Lapointe. Redécouvert un peu avant mon séjour dans la perfide Albion ("l'oubli" n'aura donc duré que 3 ou 4 ans!), mais ce fut pour mieux le réapprendre et le découvrir "à fond". Je me fis offrir le fameux double 33T, (produit par Joe Dassin), que je remplacerai évidement par son équivalent cd... J'ai longtemps fait subir à mes proches, mais aussi à mes collègues de travail partageant des trajets automobilistiques, ces textes portés, desservis diront certains par des airs désuets, pas très rock'n roll, pas très tendance... Sans doute ces orchestrations et la musique typée ont fait beaucoup pour faire sombrer trop vite ces textes, burlesques, mais souvent poétiques, dans l'oubli. Dommage.

" Et je veux rendre à ma façon grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c'est ce que mes vers pour l'âme sont.
De tout ce qu'à ma peau me fîtes, combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m'épatâtes mon bon petit cœur confus doit"


Bon Anniversaire, et... le bonjour à Monsieur Lafée...

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