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mardi 28 juillet 2015

Popcorn le premier tube electro rock

POPCORN


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Popcorn symbolise dans mon "inconscient musical", dans Mon Histoire du Rock, mon arrivée en région parisienne. 


Il y a donc sans doute dans ma mémoire un décalage: Si la version originale de ce titre date effectivement de 1969, la version "commerciale", du même auteur (l'Allemand Gershon Kingsley), apparaîtra deux ans plus tard.



Y a pas de guitares, y a pas de batterie… c'est y du Rock? J'en sais rien, ma foi. Mais peu importe, Pop Corn est, un poil avant Kraftwerk, un standard du synthpop, et a marqué ma mémoire. Il se doit donc de figurer ici.

On a là véritablement le premier morceau de musique pop (pour populaire) synthétique (électronique) de l'histoire. Le premier morceau composé dans un format lui permettant d'être largement diffusé, à la radio. Et donc de connaitre le succès, de passer à la postérité.

Popcorn, c'est un peu le Louie-Louie de la synth pop. On ne compte plus les reprises, et tout groupe revendiquant de près ou de loin une affinité avec le genre "se doit" d'avoir sa cover (voir le cas "récent" de Muse).

Pour être exact d'ailleurs, la version que nous avons tous en tête (tant il est vrai que pour historique que soit ce morceau, il n'en est pas moins entêtant au-delà du raisonnable), n'est pas la version originale, ni même sa revision par l'auteur quelques mois plus tard, pour en faire une version moins "expérimentale", dans le cadre du groupe qu'il crée pour "tourner": le First Moog Quartet, qui porte bien son nom.

A l'époque des balbutiements du synthétiseur, alors que sa manipulation tient plus de l'ingénierie que de la pratique instrumentale, peu sont ceux qui s'aventurent à trimbaler ces objets sur scène.


Emerson Lake and Palmer (cliquez, c'est édifiant) seront parmi les rares à le faire, et à s'aventurer dans d'interminables improvisations sans filet: Il s'agit en effet de combiner jeu au clavier et connexion de câbles à la volée et rotation de potentiomètres, acrobaties hasardeuses s'il en est.

Gershon Kingsley, et le Quartet qu'il crée, puis ensuite Hot Butter (dont les membres sont en partie issus du Quartet) joueront sur un autre registre (haha): celui du morceau court, chantants, facile à retenir.


Et on a retenu!


Pour ceux d'entre vous qui veulent voir à quel point le fonctionnement des premiers synthétiseurs était compliqué...





vendredi 29 mars 2013

Vangelis ou les premiers pas de la musique electro

VANGELIS

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Intrusion dans la pop electronique, 

le prog rock, le rock planant,

 comme on voudra...

Vangelis, (pour faire stylé prononcer VangUelis), c’est pas le nom d’un groupe, c’est le nom d’un gars. Un grec, dont on fète aujourd’hui l’anniversaire. On le connait surtout pour être le compositeur de musiques de films qui ont marqué les esprit (les musiques, parfois plus que les films, d’ailleurs !). Chariots of Fire, 1492, et, au début, les films animaliers de Frédéric Rossif (apocalypse des animaux, les quinquagénaire se souviendront peut-être de ces films prise de conscience écolo post soixante huitards : Hulot n’a rien inventé).




Evángelos Odysséas Papathanassíou, (il signera ses premiers disques « Vangelis Papathanassiou", et tout le monde trouvait ça joli (comme disait Desproges) puisque c’est son imprononçable nom, est un autodidacte qui prétend ne pas connaitre le solfège. C’est aussi l’un des précurseurs de la musique électronique, bien avant notre Jean-Michel Jarre national.

Pour revenir aux débuts, Vangelis, fuit la Grèce des colonels en 1968, arrive à Paris et fonde, avec un certain Demis Roussos le groupe Aphrodite Childs. On se souvient du titre Rain and Tears, à la mélodie pompée sur le canon de Pachelbel écrit au 17ème siècle, mais qui bizarrement venait de « sortir de l’oubli », et qu’on entendait, à l’époque, à toutes les sauces.

Vangelis travaillera ensuite avec le groupe Yes (qui ressurgira dans les années 80 avec un tube « rock fm » « Owner of a Lonely Heart », assez vigoureux), qui faisait dans le planant psychédélique avec des morceaux de 20 à 30 minutes..

S’ensuivront plus tard des titres co-signés « Jon and Vangelis » comme par exemple « The Friends of Mr Cairo », espèce de story-telling song avec bruitages de poursuites auto et coups de feu, sur un rythme parfois un peu trop disco, mais qui reste agréable à écouter et dans les bon souvenirs des années 80.

Un peu avant, dans une période où j’écoutais les Allemands de Kraftwerk, découverts en 1975/76, j’écoutais également le Vangelis d’Albedo 039, planant, presque pink-floydien et à vrai dire un peu chiant :

Je me souviens d’avoir eu le 33T, je n’en ai aucun souvenir musical, si ce n’est la voix d’outre je ne sais ou, égrenant les indices de réflexion solaire des planètes de notre système, pour en arriver au titre de l’album, Albedo 039. C’était branché (juste après juillet 1969, « on a marché sur la lune »), baba cool et technophile, mais chiant.

Pour être sincère, autant je me souvenais de "Friends of M Cairo", des musiques de film, autant j'avais oublié Albedo 039, que je ré-écoute aujourd'hui. Il y a, bien sûr, là-dedans, un côté musique d'ascenseur. Mais on ne peut pas nier (à salade) un optimisme, un élan, bien loin du rock planant de Yes par exemple. Bref, j'aurai pas dû écrire que c'était chiant.