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samedi 13 janvier 2018

Madness, My Girl, album One Step Beyond, 1979

My Girl, Madness, 

sur l'album One Step Beyond, 1979


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My girl.
Demo version chantée par Mike Barson:
https://www.youtube.com/watch?v=dw7-nEDpmH4

On poursuit le challenge qui consiste à chroniquer chaque titre de One Step Beyond.
Modestement contribuer à faire (re)connaitre cet album comme une pièce maitresse, un jâlon, un must du rock’n roll des années 80.
Du rock tout court.
De Mon Histoire du Rock, de toute façon.
My Girl. Ironie du calendrier, ce titre, sorti sur One Step Beyond en 1979 est en fait publié la première fois en 1978!
Quarante ans déjà!!

Ecrite par Mike “Monsieur Barso” Barson, à l’époque où Madness s’appelle “The Invaders”, à Camden Town… C’est lui qui chante à l’époque ce titre qui a alors comme nom “New Song”…
Mais c’est Suggs qui la chantera sur l’album, et partout ailleurs.
Second titre de l’album, c’est aussi le titre qui positionne Madness en groupe capable de composer des mélodies Pop, s’éloignant (déjà) du strict théorème Ska. Mais aussi capable d’autre chose que de reprises, ska justement, à la sauce 80s.
Pour les spécialistes, et amateurs de ‘song facts’, la structure et le rythme de My Girl ont inspiré Bowie pour Ashes to Ashes. Mais on n’es là pour ça. Ni pour décortiquer, analyser la structure, 8 bars, ni la caractéristique absence de refrain, marque de fabrique du groupe…
Le morceau n’a pas pris un cheveu blanc, et même si de nos jours, Madness sur scene le démarre “en mode ballade”, ce qui renforce le côté Pop, et l’éloigne du Nutty sound, au moins au lancement, on ne peut pas oublier la version de 1979, clipée dans un pub de Camden Town, Monsieur Barso sur ce vieux piano baltringue qui fera date, le solo de piano mémorable, les ponctuations du saxo.
Sans oublier ce phrasé, et surtout cet accent des faubourgs de Londres, que je finirai par attraper, à force d’à force, au point d’en étonner plus d’un, en arrivant à Londres une paire d’années plus tard par ce cocktail franco/cockney improbable.
My Girl marque, une fois de plus, cet capacité (en dignes héritiers des Kinks, mais je l’ai déjà souligné) à composer, sur 2 à 3 minutes, une petite histoire qui parle à tout le monde.
Ma copine est en rage après moi, je voulais pas regarder le film ce soir.
D’une banalité, faire un tube!
Sur l’album, on sort à peine de la tornade One Step Beyond (certainement jugée usée par certains aujourd’hui, tant elle a masqué par trop de passages radio les qualités de compositeurs et d’interprètes de Madnes…). On prend aussitôt après, My Girl, faussement plus cool, faussement ballade, mais en réalité tout aussi syncopé et efficace.



La reprise qu’en fera Tracey Hullman, masculinisant le titre (My Guy), ne relèvera pas le gant.
La version des Pet shop boys est à oublier dare dare! Youtube me montre une version d’un groupe (NUMERO6), qui en dehors d’avoir comme fond visuel une photo d’une rangée de maisons de la banlieue de Londres qu’on croirait Boyne Avenue à Hendon, où j’ai vécu, mais on s’en fout un peu, non…

samedi 18 octobre 2014

In the Middle Of the night.. Madness, album One Step Beyond

Madness In the Middle of the night






But when darkness hits the town, And there's washing on your line, Get your knickers down, Before the dreaded sign.



En vinyl, avec les craquements qui vont bien!!!

Osera-t-il « rester sur » One Step Beyond, pour un second article coup sur coup, une semaine après avoir fêté les 35 ans de cet album mythique, fondateur et complètement oublié, tout comme le groupe qui l’a fait naitre ?



Eh bien oui, et je parle aujourd’hui, comme l’envie m’en a pris en écrivant le billet précédent, plus spécifiquement de l’un des morceau de cet album qui ‘fit’ littéralement mon année 1980 et sans doute bien plus encore. J’ai déjà dit les Who, AC/DC, dont on parle beaucoup (trop) ces jours-ci, après en avoir trop eu parlé.., Kraftwerk et autres Mike Oldfield qui peuplaient alors ma discothèque.

Madness les délogea de ma platine pour une paire d’année (ah, bah, c’est un peu exagéré, d’autres « choses » y passaient…), et il faut donc ici appuyer cet hommage.

Car il est injuste d’oublier Madness, et il est injuste de cantonner le groupe à une mode, à un style. Madness est à coup sûr Ska revival, rendant justice à ce rythme Jamaïcain des années 60, mais, au fil du temps devenu beaucoup plus (même si en soit, c’est déjà beaucoup), sans renier ce mouvement, mais en l’élargissant.

J’oserai, mais serai bien seul, une comparaison (que j’ai déjà faite) avec les Kinks, et une autre, plus hardie, avec les Beatles, ouiiiiiiiiiiiiiiiii les Beatles dont Madness reprend l’insouciance, l’aisance à composer, et aussi la manière de raconter une petite histoire dans un titre de 3 minutes…

AUJOURD’HUI DONC, évoquons In the Middle of the Night…. Et réhabilitons Madness..

Voilà l’illustration du talent de Madness à écrire une comédie musicale de 3 minutes !!!! L’histoire de Georges, le marchand de journaux du coin de la rue, mec sympa, doux et insoupçonnable, qui, « when the clock strikes eight » rentre dans ton jardin pour piquer les soutifs et petites culottes de Madame.

Evidemment, c’est Madness, alors, c’est de la dérision, de la rigolade. Mais aussi comme une référence aux anciens, à Syd Barrett, au Pink Floyd, à leur tube Arnold Lane de 1966..

Ça commence d’ailleurs « piano », à la voix avec une guitare grattée légèrement après qu’on ait entendu le fameux Georges à la criée…. Puis le piano martèle une gamme descendante qui va nous plonger dans le sordide… pour rigoler.

Plus ça va, et plus l’appui mélodique est soutenu, le piano insistant….

Le saxo, cher à Madness, prend de l’ampleur, la musique monte pour souligner l’intensité « dramatique » de cette tragi-comédie.

Puis tout s’allège à nouveau quand on comprend que Georges, informé… par les journaux qu’il est démasqué, s’est fait la malle.. Ce sont les badaux qui parlent « Isn’t it Georges on page one… ». L’histoire est vivante, on s’y croirait, à Camden Town, à East Finchley, devant ce pub où nous allions et aurions pu croiser Suggs, Mike Barson, Chas Smash et les autres puisque c’était « leur » pub…

Au-delà de l’histoire, du rythme bien ska tout comme il faut, cet accent cockney, si caractéristique, si appuyé et que je finis par « prendre » à force de Madness…

Ce titre est à ranger parmi les morceaux « calmes » de Madness, pas de ceux sur lesquels on pouvait, en cercle ou en ligne, enchainer pogos et gesticulations Ska dans lesquelles nous excellions quand tous privilégiaient un Rock que nous jugions ringard…

Je le recommande néanmoins, mais vous avez compris que j’aurai du mal à ne pas recommander TOUT cet album…