Affichage des articles dont le libellé est Flower Power. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Flower Power. Afficher tous les articles

samedi 10 mars 2018

Hair, Avril 1968

HAIR


 Lire en Français      Read in English

On a dit qu'on ferait un "focus" sur ce qui est sorti dans les années en "8", manière d'anniversaire...

Hair donc.


Hair.

1968…


Bon, ce qui m’a fait connaitre Hair, c’est le film de Milos Forman sorti dans les années 80. Pas le show de l’époque, ni sa version française en 1969. Avec un des chanteurs, shocking ma petite dame, tout nu. 

Du moins telle est la légende, que ledit chanteur démentira, il dira ensuite qu’il n’était pas tout nu.
Tu te rends compte, c’était il y a juste 50 ans et on n’arrive pas à être formel… Vicissitudes de l’histoire! 

Ou bien c’est qu’on s’en fout, après tout? 

Quand il sera devenu grand, rangé, chanteur à maman. Julien Clerc, on a du mal, nous, à le considérer comme “in”, “dans le vent”, “hippy” et tout et tout. On va pas faire l’article là-dessus, d’autant que j’écris “on a du mal, nous, à le considérer comme “In” “… A vrai dire, ma génération a du mal. 

Les plus jeunes s’en foutent, ont du mal à le considérer, tout court.
Pourtant….

Pourtant, On a connu Renaud rebelle, très très, même, et on l’a vu ensuite bien rangé des haricots… 

Pourtant donc, Julien Clerc a été un jeune chanteur engagé. Le Forestier à la même époque parait plus extrême, plus engagé, plus “profond”, aussi. Et il revient de San Francisco, et apporte avec lui cette part de mythe sur la ville du summer of love!!! 

Ce Sex and drugs and Rock’n Roll, que décrit Hair, et que chantera Ian Dury - regrettant de n’avoir pas déposé ce slogan…-, lui, il l’a vécu, il “en était”… 

Son premier disque restera, pour si peu rock’n roll qu’il puisse être, myhtique et validé par Mon Histoire du Rock: J’en suis pas à une contradiction près, y a qu’à lire les 190 autres articles (à ce jour).

Hair donc, Musicalement? Euh… pas très très inoubliable, si? C’est je crois plus une affaire de climat, d’ambiance. Bref, pas de quoi faire oublier Woodstock. Dans la famille films musical, loin ,loin derrière The Blues Brothers, Tommy, Quadrophenia, et donc Woodstock the movie sur l’échelle du uhhhh ça me touche.

Rien d’impérissable, y compris dans la provocation à deux balles (le titre Sodomy, qui ne va pas au bout d’1 minute 30..)
Bien sûr il il y a “let the sun shine”. Une tentative d’hymne, de chant choral à la gloier du flower power.
Jefferson Airplane avait fait mieux, non? Melanie, aussi… (haha).

Bref, on rêve d’un film musical vraiment prenant sur la période, qui ne soit pas apocalypse now (qui justement n’est en rien un film musical.. Un film non musical peut donc être plus musical qu’un film musical.
C’est à peu près tout ce que j’ai à dire à ce sujet. Merci Forest Gump.


samedi 30 décembre 2017

Credence Clearwater Revival


Crendence Clearwater Revival


 Lire en Français      Read in English




 On peut avoir du succès avec un nom imprononçable: CCR en est la preuve. Crendence Clearwater Revival, faut oser, non?


Un groupe de l’ouest américain, dont la profession de foi est de faire revivre le blues du sud est! Une gageure!

Une provocation? Non, car c’est bel et bien fait, messieurs dames. S’en suivent des titres inoubliables, comme Proud Mary ou Have you ever seen the rain, fortunate song ,popularisé par quelques apparitions dans des films à succès.
Hélàs, c’est difficile pou un groupe (US de surcroit), de se maintenir lorsque la mode est aux groupes des vilains anglais, qui font rien qu’à inonder.. Les ondes et à truster les premières places des hits parade. (parlez-en aux Beach Boys….).

Les frères Forgety (un homonyme…) se démènent! Bientôt, leur son est tellement authentique que leurs titres passeraient presque pour des reprises de blues du Bayou. Encore plus fort:

Tina Turner reprend Proud Mary. La dame est encore, toujours ou déjà, une icône, sa reprise est à elle seule un label, une consécration. Mais que dire, lorsque tout un chacun pensera que c’est elle qui a créé le titre, tellement elle l’incarne, et que CCR “n’a fait que” l’adapter, le reprendre! Fatalitas, une fois encore!
Malins, ils s’en diront flattés. Et peuvent l’être. Les débuts du groupe, renaissance après plusieurs années de galère, sont ostensiblement marqués par le Blues, avec de belles reprises de standards du genre sur le premier album, éponyme (I put a spell on you, et une interprétation fantastique de Suzie Q!!!).

Mais il faut reconnaître qu’à part pour une poignée d’initiés, les titres phares de CCR sont souvent connus à travers les reprises qui en ont été faites, et qu’aujourd’hui le groupe est un peu éloigné de la notoriété qu’il mériterait d’avoir…

Le ton est donné, dans un blues du sud revisité par une rythmique country, comme un rappel aux sources en pleine vague psychédélique. Woodstock en sera le témoin…. Invisible pour nous autres, puisque le groupe refusera que la prestation filmée apparaisse dans le film. Ce n’est donc pas là que Mon Histoire du Rock a découvert CCR!

Non, il faudra, étrangement, attendre les années… 80 ; 1983 précisément et les trajets Norwich /Londres, les weekends de cet été là, en autocar, casque vissé sur les oreilles, soundsystem dans le sac à dos… On en a déjà parlé. CCR rêvait du sud et du Mississipi, Je descendais vers la Tamise… raccord, non?

En 1969, alors que Beach Boys, Beatles, Kinks, Stones et autres s’engouffre dans le psychdélisme, le studio, les albums (sur) produits et la débauche d’effets et d’instruments (Wall of Sound, Dulcimer, Melotron, Sitar….), CCR reste fidèle à un rock authentique et sans artifice. L’album Willy and the Poor boys en est le témoin (Enorme Side o’the road, entre autres!!) . Je crois qu’on peut saluer cette fidélité au “son d’origine”, cette volonté de ne pas “suivre”, de ne pas prendre le risque de se perdre en n’étant qu’un pâle suiveur d’une mode, pour le seul but d’ “en être”.



Ce n’est pas pour avoir refusé le virage du rock progressif, mais plutôt du fait d’un progressif éloignement de feeling entre les membre du groupe (et particulièrement les frères Forgety), que le groupe périclitera au tout début des années 70.

Sans doute une raison pour laquelle Mon Histoire du Rock ne l’a découvert que tardivement, une dizaine d’année plus tard, et de façon très partielle, au détour de deux ou trois de ses grands succès, probablement après avoir vu les rediffusions britaniques de “the twilight Zone”, et la bande son (Midnight Special..), ce blues rock somme toute assez léger et contrastant avec le blues grave et lourd des Doors…. Toute la musique que j’aime, qu’il disait!



samedi 10 janvier 2015

Imagine ce que le monde est devenu, Lennon...

Lennon aurait-il été Charlie?

.. Il aurait, comme nous tous, été sidéré..





En cette triste semaine, au soir même du choc

J'ai reçu, sur Facebook, et comme une évidence

Le clip de Lennon condamnant la violence,

Qui n'a donc pas fini de ruiner notre époque



Au soir du jour où meurent ceux qui librement croquent

D'un crayon pas toujours d'une finesse immense

D'un humour parfois lourd qui n'est jamais offense

Car c'est un pays libre celui où on se moque


Je reçus donc Lennon, qui chantait Imagine,

Comme la marque terrible d'une histoire qui piétine

On avait pas vingt ans, il en avait quarante

On le trouvait ringard, il en faisait des tonnes


Mais ce soir écoutez combien ses mots raisonnent

Au milieu d'une époque devenue effrayante.