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samedi 29 novembre 2014

Gaspard Royant



Gaspard Royant, 

en tournée près de chez vous!

Gaspard Royant est, en 2014, « old style » :




Ses premiers titres datent (déjà) de 2012 ! Rholàlà, c'est vieux !!


Attends, écoute, tu verras, c'est encore plus fort que ça.


Gaspard Royant est un explorateur des sons d'hier, et, ça tombe bien, j'adore.

Au début de l'année, il sort un « album », compil des titres sortis depuis 2012 en single. Si on en croit ce qu'on a pu lire partout, l'inspiration est 60's…..

Ce que j'ai écouté me semble plutôt inspiré par les 50's. Partout la critique, sans doute guidée par un attaché de presse pointilleux, cite la Stax, Otis Redding et Roy Orbison, au point que certains articles semblent un plagiat de celui du voisin, et que leurs auteurs semblent au choix, n'avoir pas écouté « 10 Hits Wonder », ou les références qu'ils invoquent (comme disent les Pokemon).

L'album est entraînant, pêchu, rythmé, vraiment très cool. Oui, on est dans le rock (rockabilly) des 50's, avec un brin de « modernité 60's », et plus parfois (« The Big Sleep », presque folk, est somme toute très actuel). Mais, si l'inspiration est évidente, la diversité des sources et la talentueuse appropriation dess genres permet à Gaspard Royant de ne jamais être dans la mimique, la « parodie », le plagiat. On sent qu'il aime et maitrise le style, et c'est plaisant.

Ecartez-vous un peu de « Marty Mc Fly », et écoutez « The One You Need », pour entendre un son et une voix 50's, et comprendre qu'on vous a menti en mentionnant la Stax et Otis Redding : on est définitivement plus près des Everly Brothers, de Johnny Cash, de Carl Perkins (et, évidement, Roy Orbison cité plus haut) et de Sun Records (donc pas très, très loin d'Elvis Presley, période avant le service militaire…).

Parfois bien sûr, le style vient taquiner les 60's, les Beatles, et aussi la Stax (Monkeytown), avec autant de talent, au point qu'on s'impatiente de la suite et guette le prochain concert...


samedi 4 janvier 2014

The Everly Brothers - Phil Everly

The Everly Brothers


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Triste nouvelle qui nous fait évoquer aujourd’hui ce duo, puisque l’un des frères, Phil, vient de « nous quitter ».




Pour être franc, je n’ai jamais été trop « client » de ce duo. A l’extrême, je dirais qu’il ne fait pas réellement partie de « mon histoire du rock »…. Quoique. Par « rebond », en quelque sorte. Les membres de certains de mes groupes « repère », Les Rolling Stones, les Beatles, les mentionnent très, très fréquemment comme les ayant influencé :

McCartney pour les harmonies vocales, et Keith Richards pour la technique de jeu à la guitare.

En fait j’ai réellement découvert ce duo, et son influence sur le rock’n roll, à la lecture de Life, la bio de Keith Richards. Celui-ci mentionne les Everly Brothers une bonne quinzaine de fois, et montre bien à quel point les Stones les considéraient comme des références. En particulier, il dit tenir de Don Everly (qui lui-même les avait apprises de Bo Diddley) les techniques de jeu en accordage ouvert, pour une sonorité plus blues que Richard adoptera la fin des années 60 pour ne plus les quitter (Honky Tonk Women…).

Nos oreilles étonnées à l’écoute d’un titre de ce duo ont du mal à comprendre à quel point ce duo a été considéré comme des modèles pour les groupes des années 60, tant les premiers semblent distiller une musique calme aux mélodies sirupeuses et des paroles « rangées », alors que la musique des seconds ne sera que bruit, fureur et révolte…

Reconnaissons tout de même l’exploit réalisé par ces deux types, réussissant, avec deux voix et deux guitares acoustiques, à remplir l’espace sonore et même à donner un rythme presque rock à leurs « ballades »…