jeudi 1 mai 2014

To cut a long story short, Spandau Ballet, 1980, une seconde British Invasion?


(Spandau Ballet sort, en 1980, un titre symbole de la New Wave et des New Romantics, fer de lance de la nouvelle British Invasion.... Leurs succès suivants, obtenus après un changement radical de style, fera oublier ce morceau magnifique)

Rentrée scolaire 1980, en novembre.

Classe de 1ère, « passe ton bac d’abord », et tout et tout. La culture britannique continue de me démanger et envahi mon esprit, sans que j'en aie vraiment conscience, à coup de groupes Ska, post punks, et de tout ce qui me passe à portée d’oreille, grâce à RFM, à Feed Back sur Inter, à Antoine de Caunes, sur le petit écran , aux gouts musicaux certains et à l’anglophile communicative… (Les enfants du Rock, ou "séviront aussi Philippe Manoeuvre, Bernard Lenoir...)

A l’époque donc, la New Wave débarque, et avant de sombrer dans la dance-pop, donne l’occasion de découvrir plein de trucs sympa et différents, pas toujours froids et synthétiques.

C’est moins radical que pas mal de trucs parfois assez « hargneux » qu’on écoute à l’époque, (The Clash, The Specials, Madness, Selecters, The Police, Sex Pistols, et AC.DC, très, très mal vu à l’époque !! )

La plupart du temps, on trouve un truc sympa sur un 33 tours, le reste est moyen : cf Soft cell, Xtc, …. Et… Spandau Ballet, qui sort avec To Cut A Long Story Short une pépite !


  

Le groupe sera alors affublé de l’étiquette « new romantics », et affichera, comme Depeche Mode, Orchestral Manœuvre in the Dark, l’influence de Kraftwerk dans une pop froide et un poil désabusée.


Ce titre est de ceux qui ont vraiment encré en moi l’envie (qui était pourtant déjà bien présente) de partir à Londres. Va savoir pourquoi ?


Evidemment, j’ai dans les oreilles ces groupes de la British Invasion qui peuplent et peupleront ces pages. Bien sûr, arrivant « là-bas » en 1982 en pleine re-Beatlemania (on arrive début septembre pour les 20 ans de Love me do !!!), les Beatles salueront mon arrivée, et les Kinks, les Animals, les Stones, seront du voyage.

Mais ce truc « tout nouveau » qui arrive, la New Wave, semble vouloir faire oublier le trop commercial disco, et le trop radical punk, comme unis pour faire disparaitre « notre » rock’n roll. Alors la New Wave nous envoute, parce qu’elle nait à nos 20 ans ! Avoir 20 ans à Londres pendant l’éclosion d’un genre musical…

Spandau Ballet changera hélas très vite (aussitôt) de style pour aller vers le pop-song et la musique de discothèque, plutôt pas mal faite, d’ailleurs, mais plus guimauve, plus consensuelle, un peu trop « easy listenning » à mon gout : Fini le rythme rapide et syncopé, fini les PO GOS haletants, la mélodie entetante, la cassure de rythme entre le refrain et le couplet…. je n’y retrouverai plus le charme de « to Cut… », je n’écouterai plus Spandau Ballet qu’au détours de nos soirées en « boite ».